Nous vivons la Terre comme nous sommes

Il ne faudrait pas voir ce qui suit comme un enseignement ou une prescription mais bien comme un outil de compréhension de ce que nous pouvons expérimenter ou avons expérimenté et ainsi mieux savoir où nous en sommes.

 

 

Notre rapport à la Terre peut nous dévoiler profondément ce que nous ne voyons pas de nous-mêmes et révéler nos illusions personnelles comme nos limites (tout comme les invitations que la Vie nous fait !). C'est également une invitation à comprendre et accepter ce que vit l'autre et à mieux discerner ce que l'on vit avec lui.

 

On peut l'appréhender par le biais des « niveaux de conscience » suivants :

 

- agricole : la Terre est perçue avant tout comme une ressource destinée à nourrir nos besoins primaires qui relèvent d'une forme de survie. Ce schéma se répercute sur les modes de relation entretenus avec nos congénères et nous manifestons finalement au mieux ce qu'est la prédation, nous sommes sans cesse en quête de nourriture (physique, émotionnelle, affective…) et de sécurité. = JE PRENDS

 

- écologique : il s'agit de la même chose que précédemment mais sous des aspects plus « respectueux ». S'inscrit ici une dimension affective mais aussi technologique et mentale qui témoigne du besoin de se différencier du premier état par une sorte de connaissance et de respect des « lois de la nature ».

On trouve ici une aspiration à une harmonisation de notre relation à notre environnement nous rendant plus « beaux » que les autres ou tout du moins moins bêtes… = JE PRENDS MAIS MIEUX QUE LES AUTRES

 

- communautaire : à ce stade, nous désirons partager nos connaissances, nos expériences et nous regrouper d'une manière affinitaire pour exploiter les ressources d'une manière plus efficace et plus en phase avec ce que nous définissons comme nos principes. On retrouve ici ce qui a engendré l'émergence des éco-villages, des communautés spirituelles de toutes sortes. = JE PARTAGE (MAIS EN VEILLANT A NE PAS ÊTRE LÉSÉ)

 

Ces trois niveaux font écho à notre programmation génétique intrinsèque nous conduisant inexorablement à nous maintenir dans une vie de « garde-manger » et d'esclaves bénéficiant aux sphères de prédation (pour approfondir, il existe de nombreux articles et récits d'expérience sur ce réseau notamment, je pense par exemple à la question du végétarisme abordée sans faille par Sand et Jenael)

 

- créatif : ici, on a fait le tour de la question, la maison en paille est belle, on commence à s'ennuyer et l'âme cherche à insuffler un peu plus de conscience. Nous nous tournons vers des formes d'expression personnelle à partir de ressources diverses : peinture, danse, musique, cuisine, écriture… Nous retrouvons un peu plus de simplicité et de vrai plaisir s'il est l'heure que notre Enfant intérieur puisse de nouveau s'exprimer. Pour autant, il y a également de grandes chances que cette phase soit au service de l'égo cherchant à se différencier de la masse ou exprimant ce besoin inassouvi de reconnaissance. = JE PENSE CRÉER

 

Ce qui est à noter ici, c'est tout de même une possible dimension gratuite de l'acte, un besoin de nourrir une partie de nous que nous n'identifions pas ou mal… l'attente vis à vis du résultat n'est pas consciemment exprimée ou marquée (mais elle existe quoiqu'il en soit).

L'émergence du Land art dans les années 70, des mouvements de liberté d'expression sont en résonance avec cette phase individuelle... et on retrouve ce pendant de récupération dans les Crop-circle qui ont su à grande échelle jouer sur les clés que sont les formes, les couleurs et les sons pour prévenir notre éventuel réveil.

 

- de l'enseignement : cette phase se présente lorsque l'équilibre entre l'âme et l'égo est rompu au profit de la première et nous commençons à percevoir de mieux en mieux ce que nous créons à travers la Création pour accompagner notre éveil intérieur. (par exemple, le témoignage de cette personne qui a été « harcelée » par le moment de Noël.)

 

Cette étape est longue et ne finit pas réellement car nous ne sommes pas en mesure de dire définitivement « je sais », elle va d'ailleurs réinjecter à d'autres niveaux de conscience les 3 premiers niveaux : la recherche de nourriture spirituelle, la comparaison de notre parcours avec ceux des autres nous amenant à dire que notre voie est meilleure que celle de nos voisins et enfin le rapprochement affinitaire (méditations collectives, stages, forums, communautés spirituelles etc.).

 

Dans tous les cas, nous alimentons des égrégores plus ou moins puissants jusqu'à ce que nous puissions stabiliser une dimension intérieure nous éloignant progressivement de cette dynamique où l'extérieur influence nos choix personnels. = JE SORS DE LA MATRICE (par la compréhension de ce qu'est la prédation notamment)

 

- de la co-création : certains l'expérimentent de plus en plus et prennent conscience de leur participation à un Grand Tout… il n' y a rien à décrire ici si ce n'est la conscience de ce qui pourrait s’appeler « un multi-dimensionnel terrestre » nous permettant par exemple de comprendre d'une manière certaine et soulagée toute la valeur des étapes qui nous ont conduit jusque-là et pénétrant l'ensemble de nos sphères d'existence dont notre corps physique.

 

Cela dit, la co-création SDS existe également et nous pouvons devenir ces relais parfaits d'une involution cherchant à préserver ses sources d'alimentation.

Le choix des options qui se présentent à nous est en cela déterminant mais établit une frontière franche entre ces deux voies où l'une repose sur l'attrait du pouvoir, l'emprise et l'illusion tandis que l'autre permet d'absorber toutes les ondes de choc inhérentes à ces périodes de choix personnels.

 

- de la « fusion » : on ne vous dira pas ici que l'on connait cet état, on serait les plus gros des menteurs !! La phase précédente est à mettre en relation avec ce qui semble conduire à la 4e SDA tandis que celle-ci semble se rapprocher de ce que pourrait être la 5e SDA.

 

A ce niveau, nous serions une véritable RESSOURCE, c'est à dire que notre soi a définitivement intégré les aspects de la densité, de la matière… pour être une partie intégrante de la Création.

On vous laisse débattre à propos de cet état mais le mieux reste d'y aller et de le découvrir bien au-delà des mots !!…

 

Nous finirons juste par ces quelques invitations : il n' y a rien à condamner dans ce que nous sommes et celui qui vit dans une maison écologique n'est pas forcé de la vendre car on ne passe pas d'un niveau de conscience à un autre en rejetant ce que l'on est ou ce que l'on a été, on les intègre progressivement comme ces parties de l'humanité que nous sommes invités à transcender en nous et nous pouvons ainsi redécouvrir d'autres vérités sur ce que nous étions auparavant (il n' y a jamais de rupture définitive).

 

Nous pensons que ce rapport à la Terre peut également nous indiquer ce qui est en jeu du point de vue de nos corps subtils et physique, ce qui n'est pas négligeable quant on sait à quel point aller chercher l'information dans les sphères subtiles est périlleux du point de l'objectivité.

 

Et enfin, toute cette présentation n'est qu'un outil d'accompagnement qui permettra peut-être d'affiner ceux que chacun s’évertue à appliquer ou d'en découvrir de nouveaux liés à son essence en devenir.

 

Transmis par Florence et Cyril

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Commentaires : 1
  • #1

    Stéphane M. (vendredi, 15 avril 2016 13:22)

    Merci, Florence et Cyril, pour cet article très intéressant !

    Sur le terrain (tes reins, c'est une information à filtrer, il faut même apprendre à passer entre les gouttes "rain" d' un petit crachin so british ! DEVOS, sors de ce corps !),
    baignant entre le créatif et l'enseignement, j'ai tenté la mise en place de projets co-créatifs, mais tout paraît encore frappé d'inertie.

    Ainsi, la co-création est complexe pour le mental-égo-personnalité, car elle me semble s'apparenter à une micro-fusion, expérience initiatique sur la voie d'une FUSION plus globale.

    La co-création invite à tenir sa juste place, ni plus ni moins, à être un des instruments de l'orchestre, à accepter qu'il y ait un "chef" dont c'est la mission de guider le groupe, sans évocation hiérarchique, sans expression aliénante et falsifiée du pouvoir. L'égo se met donc au Service...

    Le LEO SDA symbolise cette nouvelle forme d'évolution humaine où chacun offre son expérience au service de Tous, avec pour dessein d'échapper à nombre de conditionnements sociaux...

    Le concret-action est en marche, crinière au vent...

    Gratitude à tous les co-créateurs du LEO !