Apprendre à redevenir des abeilles

Pour ceux qui ont eu ou qui ont la chance d'assister à l'ouverture d'une ruche en pleine activité au printemps, ils ont pu contemplé la plus belle manifestation d'une « parfaite anarchie ».

Tout semble chaotique et désordonné et pourtant cet insecte nous enseigne la perfection de l'alchimie de la matière sans que nous puissions trop le comprendre.

Nous n'avons sûrement pas entendu correctement les messages alarmants qui pointent le risque de la disparition des abeilles car c'est bien ce qu'elles nous offrent à comprendre qui risque d'être perdu plutôt que les colonies elles-mêmes.

 

L' abeille est cette belle messagère, témoin de toute notre involution et par ce qu'elle est, nous pouvons entrevoir un peu mieux ce que nous pouvons devenir.

 

Sa vie au sein de la ruche se décompose ainsi :

  • dès sa naissance, elle nettoie les cellules
  • elle devient ensuite nourrice
  • elle est ensuite bâtisseuse et construit des cellules
  • puis elle réceptionne pollen et nectar que lui remettent les autres abeilles butineuses
  • elle endosse ensuite un double rôle : ventileuse pour réguler la température de la ruche et gardienne à l'entrée de la ruche surveillant la venue d'éventuels intrus
  • désormais butineuse, elle récolte pollen et nectar
  • fin de sa vie (environs 40 jours vécus pleinement)

Cette perfection que même les scientifiques peinent à expliquer malgré leur belle blouse et leur microscope ne trouve pas d'explication en dehors de ce qui anime la ruche et cette perfection repose notamment sur cette succession des rôles endossés.

 

L'abeille ne demande pas à « partir butiner » (envol) sans avoir appris l'intention qui sous-tend cette recherche de pollen et de nectar, elle va intégrer l'ensemble de ces rôles pour s'approprier le but de la ruche (que chaque individu soit nourri et que la colonie perdure dans cet état de perfection et d'adaptation à ce qui peut survenir : climat, frelons asiatiques (= sphères d'involution stellaire).

 

Voilà pourquoi nous sommes invités à retrouver notre ruche : chacun y sera correctement nourri et aura la place qui lui conviendra d'avoir dans l'intérêt de cet harmonieux fonctionnement (le plan divin). Pour l'instant, nous cherchons ou revendiquons une place sans pour autant savoir si celle-ci est la plus Juste au sens de la plus cohérente du point de vue de notre propre plan divin.

 

Mais le pire réside parfois dans notre refus d'apprendre l'ensemble des rôles (expériences) qui feront de nous des êtres s'étant retrouvés :

le nettoyage des cellules n'est-il pas ce que nous sommes en train de vivre d'une manière régulière et souvent douloureuse ?

 

Le don (devenir nourrice) est difficile à intégrer sauf lorsqu'il est intéressé: nous retenons, résistons, cherchons à garder, et ralentissons ainsi l'arrivée de ce qui vient après (les futures abeilles). Le don est une affaire de temps qui ne préoccupe pas l'abeille, ce qui doit être fait s'accomplit dans cet instant présent qui souvent nous échappe car nous ne Savons pas encore.

 

L'abeille sait quant il va y avoir de l'orage avant même qu'il ne se manifeste et interrompt alors ses sorties.

Elle n' a pas besoin d'applications sur un smartphone car elle accède à tous moments à sa réalisation issue de son futur accompli qu'elle se contente d'actualiser dans son présent. Il n'y rien à prévoir ou à anticiper mais bien à accueillir dans cette certitude intérieure que tout est parfait et juste.

Ce temps linéaire n'existe que dans nos prisons respectives.

 

Construire ou bâtir correspond uniquement à nous conforter dans nos besoins personnels primaires et du ressort de l'égo car nous ne nous percevons pas encore comme faisant partie du Tout et manquons de confiance, de foi ou créons des projections illusoires. Alors que notre création pourrait pleinement s'inscrire dans la cohérence du plan divin que nous apprenons à redécouvrir.

 

En acceptant d'intégrer toutes ces étapes, ces compréhensions nous pouvons enfin être en contact avec le nectar et le pollen (l'essence de la Fleur, notre Ange, le Soi…) Nous sommes de nouveau en contact, l'envol n'est pas pour tout de suite mais nous avons compris ce pourquoi nous étions des abeilles et pouvons accepter facilement les rôles de ventileuses et de gardiennes : cette étape nous inscrit dans une véritable co-création, accompagnant les mouvements énergétiques et ceux de l'involution dans la plus grande humilité... puisque l'abeille ne se préserve pas et est prête à donner sa vie (lorsqu'elle pique) pour défendre la ruche.

Car cette redécouverte de ce que nous sommes a un prix : elle nous prendra tout ce que nous croyions posséder (temps, amis, travail, famille, croyances...) mais nous le rendra dans une conscience qui nous permettra de panser ces blessures provoquées par toutes ces ruptures subites ou accompagnées.

 

Il faudra même accepter que certaines abeilles se fassent déchiquetées par les frelons asiatiques ou soient victimes de parasites (semblables aux tiques…) tout comme les êtres qui auront laisser la prédation guider leur incarnation, le mouvement continue et la ruche suit son propre rythme et parmi eux il y a ceux que nous aimions humainement ou avec lesquels nous avions fait un long chemin. Mais les choix ne regardent que l'âme...

 

Enfin, c'est l'heure d'être une butineuse (envol) et d'aller récolter soi-même le nectar et le pollen afin de le ramener à la ruche qui est finalement notre Terre tout comme notre corps par lesquels nous avons tous reçu et tout appris.

 

L'abeille ne choisit pas une fleur spécifique, elle vole sans se demander si la fleur contiendra du pollen : elle va le vérifier par elle-même et sait communiquer aux autres les trajets qui leur permettront de retrouver ces espaces où l'abondance peut-être récoltée (l'autonomie, la confiance et le partage de la Connaissance).

 

Si la ruche est prospère et la colonie forte alors l'ancienne reine partira avec une partie de la colonie pour créer un nouvel essaim au sein d'une autre ruche, d'un tronc d'arbre creux ou autre assurant ainsi l'expansion du mouvement et la préservation de l'espèce. (cela ne nécessite pas d'explication ou de mise en image = nouvelle Terre ?)

 

Fin de la vie de l'abeille, ce qui pour nous correspond à la fin de notre ancienne vie accrochée à la 3D tout comme à notre potentiel de Libération enfin manifesté (on n'en est pas là, c'est vrai !)

Le message n'est-il pas assez beau pour que nous ne puissions pas l'entendre ? Observons bien la couleur du miel, la perfection créatrice de cet insecte qui à partir de nectar et de pollen et d'eau peut produire non seulement ce miel mais aussi de la cire aux alvéoles symétriques et parfaites dans leur reproduction, c'est à dire à la fois « ce qui nourrit et ce qui reçoit la nourriture ».

 

L'abeille est nourrie par son activité au sein de la ruche, elle ne peut se nourrir seule. Cela renforce cette importance de la Terre tout comme celle du corps physique dans l'ensemble des processus en cours et à venir. Si elle se perd à l'extérieur de la ruche, l'abeille ne peut survivre. (message à ceux qui ont la nostalgie des étoiles... gare aux pesticides qui empoisonnent la conscience)

 

L'abeille est d'essence féminine et le rôle des mâles très limité, cela ne veut pas dire que le futur ne sera que lié aux femmes mais bien au Féminin dans ce qu'il revêt de primordial et que nous sommes amenés à recontacter.

 

Pour finir, un petit secret ! : l'abeille est le seul être vivant capable de passer à sa guise dans d'autres sphères de dimension parallèle et si vous ne le croyez pas, prenez la peine de leur demander vous-mêmes lorsque vous croiserez l'une d'entre elles ou lorsqu'elle sera venue se poser sur votre main !

 

Transmis par Florence et Cyril

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Commentaires : 1
  • #1

    Stéphane M. (dimanche, 24 avril 2016 08:29)

    Merci, chers Florence et Cyril ! Des frissons me parcourent encore après la lecture de ce récit fabuleux.

    Nature est bien Mère de Sagesse et l'abeille le symbole de la Connaissance.

    Humble est la voie et riche l'essence d'être Soi en toute présence...

    L'homme n' a rien inventé dans la science, l'art,etc. Il a su prendre le temps d'une observation délicate de la Nature, afin d'en récolter les informations des plus simples aux plus complexes ; de la technologie à la philosophie en passant par la peinture, la poésie, la musique : C'est le biomorphisme qui règne, soit la reproduction par l'homme des structures fondamentales natur-elles ! (Cire est ciment, ferment de vie ! Gelée Royale et Propolis (propos lisses) toute une symbolique alchimique !).

    Allons voir du côté du génial Leonardo Da Vinci et de tant d'autres inventeurs autodidactes ! L' architecture alvéolaire est sacrée (ça crée bien sûr !) ; ainsi, elle se fait échos du Plan divin en figures fractales dans nombre d'édifices religieux (au sens d'une reliance au Ciel, à la Gnose, à la Connaissance des choses cachées) puisqu'elle favorise la circulation de l' énergie au sein (beau dessein, bel essaim) des univers subtils...

    Je me pique (aiguillon précieux) d'en apprendre chaque jour devant les Merveilles (les Mères veillent... nos chères génitrices reptiliennes !) de la Création (Créa Sion... Créa sillons dans la terre pour y essaimer les pollens (peau laine) de l'évolution...).

    Merci pour les abeilles, pour la Nature. Heureuse quête aux co-créateurs du LEO porté par EOL(E) !