La perception de l'ombre

Au départ, l'ombre n'existe pas et de toute façon, on a bien d'autres choses en tête dans le ronron quotidien de notre vie d'esclave.

Et puis, en fonction des événements que la Vie amène vers nous (ou plutôt que nous créons avec elle et attirons à nous), on réveille nos vieilles superstitions issues de notre héritage familial, religieux ou culturel : le mauvais sort, la malchance, le mauvais œil, etc (autant d'appellations que de croyances et de pays).

 

Il ne reste plus qu'une chose à faire : conjurer ce qui nous veut du mal et vient perturber le « bonheur » que nous avons mis tant de temps à créer et maintenir. C'est alors que l'on en vient à s'intéresser aux choses occultes, aux mystères du subtil mais aussi à éventuellement consulter une personne qui pourra nous défaire de cette spirale de loose dont on est à peu près sûr qu'elle vient de « quelque chose qui n'a ni forme, ni contour » mais qui cherche notre perte.

 

Ce type de croyance est une porte d'entrée comme il en existe d'autres dans la dimension de l'éveil intérieur et elle vient nous présenter le rôle que joue vraiment l'ombre dans notre démarche de redécouverte de ce que l'on est.

 

Pour celui qui s'est gentiment engagé dans une « pratique spirituelle », il est hors de question d'accorder du crédit à l'existence de l'ombre : « cela est une invention qui crée la dualité », il ne faudrait surtout pas ébranler les phases extatiques vécues en pleine méditation collective pour aider la Terre à ascensionner ! « Nous sommes Lumière, l'Ombre ne peut rien contre nous ! »

 

Cependant, la circulation de l'information est trop importante et on ne peut rester dans notre bulle : Nouvel Ordre Mondial, matrice, ET, projet Haarp… tout s’enchaîne et nous ne pouvons désormais plus le nier puisque tout le monde en parle.

Il faut donc s'en prévenir et se protéger : acheter des pierres et des cristaux, procéder à des rituels de protection que l'on nous a conseillé (un petit coup de flamme violette et beaucoup d'encens sans oublier l'eau spécialement consacrée et encodée à cet effet) et pourquoi pas creuser un bunker en cas d'événements apocalyptiques (et puisque la masse le fait, c'est que çà doit être efficace).

Tout réside dans le fait de repousser le plus loin possible de notre sphère d'existence « ce mal », l'ombre (qui pour l'instant reste un ramassis d'entités et de grosses structures mondiales que l'on a peine à différencier et à définir : les gris, les illuminatis, les maçons, les …)

 

Puis, on va intégrer dans cette ombre tous ceux que l'on va suspecter de porter des énergies trop « basses » par rapport aux nôtres que l'on a su recontacter récemment au cours d'un stage dans le Périgord, il faut augmenter la dose de rituels et s'entourer d'un peu plus de grigris qui vont accroître nos champs auriques et élever nos vibrations, d'autant plus que l'on vient d'entamer un régime crudivore.

 

Sur cette voie là, on finit avec une brocante à la maison et il va être très difficile de changer sa vision des choses qui ne repose que sur le fait de fuir et éloigner ce qui voudrait prendre possession de nos énergies nous plongeant dans une quasi schizophrénie paranoïaque.

 

Pour celui qui cherche un temps soit peu à comprendre le(s) monde(s) qui l'entourent, la rencontre avec l'Ombre reste un passage délicat : accepter l'idée que certaines entités co-existent sur notre planète, qu'elles vivent parmi nous, que nous sommes implantés, squattés, pompés énergétiquement… alors que nous pensions « licorne, fées, êtres lumineux de blanc vêtu ». Ce stade informationnel incontournable ne fait que préparer ce qui va suivre ensuite par le biais de rencontres éthérées ou au cours de rêves : les bêtes sortent du bois, on peut les distinguer, les voir, on se réveille en sursaut...

 

On en parle donc à nos accompagnateurs thérapeutiques, nos maitres reiki etc, qui nous renvoient à notre vision de basse fréquence nous conduisant inévitablement dans l'astral. Ça y est, nous sommes moches, exclus du Cercle de Lumière auquel on croyait appartenir, les autres commencent même à nous éviter car si ce genre de « trucs » est derrière nous, c'est qu'on a dû en faire des belles dans nos vies passées !

 

Et pourtant, c'est bien ici que tout commence mais nous ne le savons pas encore : nous sommes sortis d'un groupe, d'un égrégore que nous pensions positifs par le biais de l’œuvre de l'Ombre.

 

La solitude qui s'installe est désormais propice à appeler à nous les rencontres et les informations qui nous manquaient, les choses s’apaisent mais seulement en dehors des attaques transdimensionnelles. Comment en finir ? Comment s'en protéger ?

 

Il n'y rien à faire, juste à comprendre de plus en plus ce qui permet tout cela et là, c'est le coup de grâce : nous sommes les seuls créateurs de ces rencontres, de ces emprises par effet de résonance vibratoire. Une partie de nous vibre à l'unisson avec ces forces-là, ce que nous n'acceptons pas du fait de la sincérité de notre démarche, de notre intention, du contrôle de nos sorties et de nos rencontres et de nos régimes alimentaires végétariens.

 

Il faudra bien se faire à cette idée mais peut-être en envisageant les choses sous un autre angle : les résidus mémoriels individuels et collectifs sont la base première des phénomènes d'insertion que nous vivons mais lorsque l'on va un peu plus loin dans notre remontée à notre propre Source, on s'aperçoit que nous sommes tous enfants de l'involution (dieux An et grandes lignées reptiliennes) alors avant de pouvoir retrouver pleinement notre enfant intérieur, il va falloir éprouver nos propres origines galactiques et notre propre programmation génétique.

 

Ce qui veut dire qu'avant cette phase de grande compréhension, il va falloir aller d'étapes en étapes, se défaire de tout ce qui nous sépare de la Source et qui va finalement nous être le plus utile dans ce beau parcours ? C'est l' OMBRE ! (bah oui, parce que l'on ne peut même pas compter sur nos frères humains mais on pourra compter sur l'ombre qui s'exprime à travers eux pour comprendre ce que nous avons besoin d'apprendre dans une situation donnée).

 

Voilà la vraie magie de l'interaction qui nous unit tous dans cette sortie de 3D et si on y prête un peu plus attention : quoi de plus normal que les entités que nous avons servies, adorées, craintes dans notre passé commun soient celles qu'il va falloir rencontrer en nous et aimer afin d'accéder aux étapes successives de notre libération.

 

Le plan divin est sans faille et respecte évidemment les lois terrestres et ce qui a été, donnant ainsi à certaines familles dites prédatrices cette opportunité de nous accompagner en devenant nos initiateurs car ce sont bien eux qui nous permettent nos plus grands passages.

 

C'est par eux que nous accédons à nos peurs fondamentales, c'est par eux que nous découvrons certains pans des dimensions parallèles, c'est par eux que nous nous Voyons. (Peut-on s'imaginer faire ce travail intérieur, ces rééquilibrations sans avoir de partenaires face à nous ? Inimaginable).

 

Alors, vivons pleinement ces attaques nocturnes et autres phénomènes. Il est vrai désagréables, sans recourir ni à l'exorcisme, ni à une interprétation trop simpliste de nos expériences et acceptons d'aller là où çà pique et là où çà pue !

Car ce sont bien ces entités (et là, peut importe leurs noms, leurs formes, leur agressivité, nous les choisissons d'une manière parfaitement adaptée aux enseignements que nous pouvons potentiellement intégrés dans le manifesté et l'invisible), ces situations qui nous remettront la clé de chaque passage nous ramenant à notre Etreté.

 

Le savoir ne permettra jamais d'éviter d'avoir peur ou de souffrir, mais il s'agit bien de faire confiance aux processus que nous engageons avec ces parties de nous-mêmes (rien que parce que nous sommes de nature humaine et fondamentalement rattachés à la prédation).

 

Que risquons-nous finalement ? Pas grand-chose si ce n'est de perdre l'opportunité d'une belle expérience qui nous fera grandir en conscience avant qu'elle ne se représente sous une autre forme car nous l'aurons appelée à nous pour passer aux leçons suivantes.

Et progressivement, ce type de phénomène va s'estomper et peut-être disparaître pour laisser place à un autre champ d'expériences.

 

L'ombre existera toujours mais nous n'en n'aurons plus besoin et aurons su la remercier pour ce qu'elle nous aura permis de révéler en nous et autour de nous. Et c'est ainsi que l'on va vers la fin d'une dualité non pas mentalisée mais bien intégrée cellulairement, c'est en cela que nos parcours et les voies que nous prenons sont à ce point singulières.

 

Un individu = une voie qui lui est propre à travers la rencontre de SON OMBRE.

La dualité n'existe pas du fait de l'Ombre mais bien parce que nous ne la reconnaissons pas.

 

Transmis par Florence et Cyril

Écrire commentaire

Commentaires : 5
  • #1

    Stéphane M. (vendredi, 15 avril 2016 11:10)

    Merci pour ce récit, Florence et Cyril,
    Nous sommes l'ombre, l'obstacle à traverser, à aimer, à transmuter pour retrouver la Lumière !

    C 'est un back in black avant un now in light ! La prédation est subtile et donc une voie secrète d'enseignement (monde de l'image du par-être, où l'enseigne ment, les faux néons du New Age !).

    Le face d'une blancheur immaculée qui lave plus blanc que blanc devrait parfois titiller notre discernement, notre côté pile à énergie libre des conditionnements.

    La voie du milieu peut nous aider sur notre chemin vers qui Nous sommes (une somme d'ombres et de lumières marchant vers la clarté !).

    En outre, juger l'ombre, c'est nourrir un programme ; c'est alimenter une énergie en l'isolant au sein d'un niveau vibratoire ! C'est à ce stade qu'apparaissent l'Amour et le Pardon, les ailes du Divin ! Nous évoluons tous vers une forme de rédemption intérieure...

    Merci, chers membres du LEO SDA.
    Merci à tous les chercheurs...

  • #2

    fisso (vendredi, 15 avril 2016 12:14)

    à travers ce texte, je trouve une réponse à une question que j'ai posté dernierement et qui etait peut etre un peu trop personnelle pour avoir une réponse directe ! mais je me rapelle que dans dialogue, Sand disait avoir du chasser une ombre noire et lui interdire de la "posseder", alors peut etre que parfois on peut en repousser certaines ? merci !!!! ;) fisso

  • #3

    gabrielle cesarini (vendredi, 15 avril 2016 12:37)

    le B A BA de la spiritualite de tout poils c est bien d aller mettre le doigt ou ca fait mal d 'abord, et ensuite ou simultanement aller vers la lumiere, mais dire ca n est pas vendeur, car personne ne veut fouiller dans sa m...e !!! c est pas facile, d'ailleurs meme l eveil n'est pas facile...de la a negocier avec eux perso je le deconseille fortement mais bon je parle de ce que j ai vecu mais je le partage merci a sand et jenael et vous aussi

  • #4

    muriel (vendredi, 15 avril 2016 22:06)

    Ah ah ah merci ! J'ai lu ce texte en riant tellement j'ai reconnu des éléments de mon parcours passé, tous les petits et grands pièges de l'amour et la lumière.

    J'ai particulièrement ri en lisant cette phrase : "...Il faut donc s'en prévenir et se protéger : acheter des pierres et des cristaux, procéder à des rituels de protection que l'on nous a conseillé (un petit coup de flamme violette et beaucoup d'encens sans oublier l'eau spécialement consacrée et encodée à cet effet) et pourquoi pas creuser un bunker en cas d'événements apocalyptiques (et puisque la masse le fait, c'est que çà doit être efficace) , et celles ci aussi : " ...Puis, on va intégrer dans cette ombre tous ceux que l'on va suspecter de porter des énergies trop « basses » par rapport aux nôtres que l'on a su recontacter récemment au cours d'un stage dans le Périgord, il faut augmenter la dose de rituels et s'entourer d'un peu plus de grigris qui vont accroître nos champs auriques et élever nos vibrations, d'autant plus que l'on vient d'entamer un régime crudivore".....Sur cette voie là, on finit avec une brocante à la maison et il va être très difficile de changer sa vision des choses qui ne repose que sur le fait de fuir et éloigner ce qui voudrait prendre possession de nos énergies nous plongeant dans une quasi schizophrénie paranoïaque"..... .

    Même quand j'avais commencé à lire les textes de Sand et Jénaël, je m'étais aussitôt auto-proclamée SDA moâ ! Ben tiens ...

    L'humour est un outil précieux et vous savez en user judicieusement, ça fait du bien, ça aide à prendre un recul bienveillant sur nos agitations.

    Depuis quelques années tout ce je peux dire c'est que je grimpe des côtes intérieures très ardues et très .... ombre-âgées.

    C'est l'ange de Gitta Mallasz qui lui avait dit: "Va au sommet de tes questions c'est là que tu trouveras tes réponses". J'aime ces petites phrases auxquelles je ne comprenais rien ou pas grand chose quand je les lisais ou les entendais, sauf que je les trouvais belles et que je ne les ai pas oubliées , et elles reviennent me visiter régulièrement à la faveur de circonstances particulières.

    Il y en a une autre qu'un ami m'avait citée il y a plus de 20 ans : "Prends garde à ce que tu demandes, il se pourrait bien qu'on te le donne". Il disait que c'était les vieux sages d'une réserve amérindienne du Dakota du sud, où il vivait à l'époque, qui enseignaient cela aux plus jeunes. J'en ai mis du temps, et j'en ai vécu des agitations de tous ordres avant d'en appréhender enfin le sens.

    Merci à toutes celles et ceux qui partagent sur ce réseau.

  • #5

    Tardy Ruiz Anne (samedi, 16 juillet 2016 13:45)

    Merci pour ce merveilleux texte si plein d'humour.
    J'ai ri de me reconnaître dans tous ce déballage de gri gris et d'invocations divers, le New Âge, le crudivorisme, le végétarisme. ....vraiment j'ai expérimenté un maximum dans cette vie.
    J'ai été le gobe mouche le plus consciencieux qui soit.
    La connaissance de l'ombre m'a effrayée au début et j'ai trouvé cette situation très inconfortable. Grâce à Sand et Jenael j'avance à mon rythme. Le réseau Léo est formidable, il permet de se sentir moins seul dans ce monde où cette conscience de notre partie sombre me paraît bien peu présente. Personne dans mon entourage n'est dans cette connaissance et j'aspire à partager pour avancer encore et encore.
    Merci à tous les Léo.