Chapitre III - L'enseignement chamanique de la souffrance animale

"Voyage dans les tréfonds de la prédation"

 

L'aventure du staphylocoque et des antibiotiques, grâce à laquelle je fis un grand pas vers l'acceptation de la prédation, n'était qu'une introduction...

 

Le staphylo revint deux mois plus tard. Mais cette fois-ci en s'attaquant au bas de mon dos. Les symptômes étaient les mêmes : démangeaisons-brûlures intenses qui me lançaient et contre lesquelles je ne pouvais rien mettre en contact. Cette fois-ci le développement était bien plus rapide que lors de la première manifestation mais il n'apparaissait pas de cloques puisqu'il n'y avait pas de canaux lymphatiques sous cette zone.

 

A nouveau désemparée, les peurs resurgirent de plus belle accentuées par le réflexe d'anticiper l'évolution de la maladie... J'avais quand-même bien retenu ma leçon et je savais que cette fois-ci, je ne me laisserais pas mourir en proie à une résistance comme celle qui m'avait dominée à l'idée de prendre des antibiotiques, traduisant mon rejet d'un puissant symbole de contrôle et domination patriarcale. Mais cela n'empêchait pas de fortes angoisses de prendre de l'ampleur.

 

J'avais peur de m'engager dans ce cycle destructeur que connaissent de nombreuses personnes : prendre des antibios de plus en plus puissants pour lutter contre une bactérie qui revient systématiquement avec de nouvelles ruses, pour parer aux attaques chimiques.

 

Cependant, quelque chose me disait que cette fois-ci, j'avais une autre leçon à intégrer, mais je ne me doutais pas du raz-de-marrée qui se préparait...

 

 

Face à l'intolérable

 

Avec le recul que j'ai maintenant, je peux vous présenter comment les signes se sont complétés les uns les autres, car évidement sur le moment j'étais tellement embrumée par mes croyances et mes émotions, que je n'y voyais pas plus loin que le bout de mon nez !

 

A cette même époque, Sand et Jenaël avec qui nous partagions déjà les aventures d'un cheminement commun, vivaient tout un processus qui les amenait à se rendre compte de leurs croyances erronées concernant le végétarisme.

 

Ce fut pour moi un énorme choc et je me souviens même des effets sur mon corps lorsqu'ils nous annoncèrent que, ça y est, ils recommençaient peu à peu à manger de la viande. Une fois dans mon lit, j'eus une sensation très désagréable qui me donnait l'impression d'avoir moi-même mangé de la viande et j'eus envie de vomir...

 

Il y avait à mes yeux deux possibilités concernant l'apparition d'une telle information, ou bien Sand et Jenaël avaient baissé leur garde et s'étaient fait complètement avoir par leur prédateur au point de sentir qu'il était bénéfique pour eux de manger des animaux (et ce qui voulait dire que nos chemins se séparaient !), ou bien, si nous cheminions effectivement dans la même direction, c'était une invitation à remettre en question mes croyances sur lesquelles était fondé mon lien aux animaux, à la nourriture, à la planète, à la spiritualité... bref, à mon existence !

 

Non, c'était trop ! Mon ego résistait et se débattait dans tous les sens !

 

 

Des croyances ancrées depuis l'enfance

 

Il m'était impossible de revenir sur mon orientation végétarienne, j'avais confiance en cette voie qui était comme innée pour moi. Cela a commencé toute petite car j'étais déjà très sensible à la mort et à la souffrance des animaux. Je ne tirais pas cela de lubies ou de films puisque c'était la réalité profonde qui était la mienne et qui donnait le ton aux expériences qui m'affectaient dans la ferme où j'ai grandi. Je ne pouvais simplement pas manger les animaux que j'avais vus auparavant vivants.

 

 

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Puis j'étudiais pour passer un Bac spécialisé dans la "production animale" où je fus évaluée sur toutes les techniques de torture à mettre en œuvre dans un élevage intensif pour parvenir à des fins productives. Cela participa à l'ancrage décisif de ce régime alimentaire.

 

Ma classe, bien représentative de la population ardéchoise était scindée en deux : les écolos et les chasseurs. Et c'était la guerre (comme ma famille et moi, gamine, l'avions vécus avec les chasseurs de la commune). Mes "camarades" m'offraient leurs trophées de chasse tels que pattes de chevreuil, yeux de sangliers... Vous pouvez imaginer à quel point j'aimais les chasseurs !

 

Et Puis j'aspirais profondément à un épanouissement spirituel et manger de la viande m'apparaissait aller totalement à l'encontre de cette voie. En plus d'intoxiquer mon corps, j'allais intoxiquer mon âme. J'allais m'alourdir, faire baisser mon taux vibratoire en mangeant la chair pleine de souffrance et d'adrénaline d'un être que je considérais comme mon frère. Je ne pourrais plus méditer... Il était évident pour moi que le devenir d'un individu en quête de vérité, de spiritualité aspirant à se connecter aux énergies divines allait de pair avec végétarisme.

 

 

 

 

Et biologiquement, j'étais convaincue que mon corps qui savait ce qui était bon pour lui allait rejeter cette nourriture pleine de toxines. Ma digestion serait difficile, je sentirais mon ventre lourd, ce qui déclencherait rots, pets et cacas d'une puanteur que je n'osais imaginer !

 

Et qu'est-ce que je pouvais souhaiter de mieux pour notre Terre que les différentes espèces la peuplant vivent en paix les unes avec les autres ?

 

L'acte de prédation obéissait certainement à nos vieilles croyances, et changer celles-ci ainsi que notre mode alimentaire pourrait sûrement influencer jusqu'à la prédation entre les animaux, puisqu'ils répondent aussi à nos croyances... Je rêvais d'un monde où chaque être n'aurait plus besoin de nourriture physique et alors la plupart des conflits pourraient cesser. Je commençais donc par l'appliquer à moi-même, et mon entourage en confirmait la justesse puisque de nombreux amis sur la même voie avaient aussi fait ce choix en conscience.

 

J'avais l'impression d'accepter plutôt facilement que ma famille ou d'autres personnes proches, aient un régime omnivore puisqu'elles avaient une certaine éthique. Je n'étais pas aussi extrême que certains individus qui provoquaient les mangeurs de viande en leurs demandant s'ils n'avaient pas honte de manger des "animaux morts" ou encore "du cadavre" ! Mais si j'étais honnête avec moi-même, il y avait en moi un jugement et un certain dégoût envers ceux qui consommaient de la chair animale...

 

Ayant traversée un nombre incalculable de situations de détresses, de maltraitances, d'agonies et de morts de ces êtres, je connaissais parfaitement cette terrible sensation d'impuissance ! J'avais déjà versé une mer de larmes par rapport à la souffrance animale.

Et comment serait-il possible que maintenant je contribue à ça ?

 

 

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C'est exactement le genre de militante que j'aurais pu devenir avec l'ampleur de mon "karma animal", car à l'époque j'ai sérieusement songé à m'investir dans les actions de Green Peace. Mais je n'ai pas eu besoin d'aller sur la banquise pour être confrontée à l'horreur et l'injustice, et heureusement finir par comprendre que lutter jusqu'à en crever, ne fait pas partie des options les plus évolutives pour le cheminement de l'âme !

 

Voilà donc ce qui occupait mon esprit et mes émotions depuis le partage avec Sand et Jenaël. Et tout était décuplé par l'avancée rapide de la maladie, je n'avais pas le droit de chaumer !

 

 

Tremblement de terre et manifestation du fauve

 

 

Ces deux stress cumulés, celui de la maladie progressant physiquement ainsi que le message encore étouffé d'un besoin carné, étaient d'une telle violence qu'ils me plongeaient dans un état second et ouvrèrent certainement une faille en moi.

 

Je me souviens de ce moment où j'étais assise dans l'herbe avec les chevaux, accueillant tant bien que mal ce qu'il se passait en moi, quand soudain j'eus cette "vision-ressenti" : je sentais mes dents comme des crocs acérés, ainsi que mes ongles comme de puissantes griffes. Je me vis bondir sur un herbivore et planter mes griffes dans sa croupe, le mettre à terre et le tuer...

 

J'étais sous le choc et fus traumatisée par ce que je venais de vivre. Un tel fauve existait en moi ?

 

J'éprouvais répugnance et dégoût vis à vis de cette chose, vis à vis de moi-même. Je me remis à pleurer de plus belle...

 

 

 

 

Ayant acquis un certain discernement par rapport aux raisonnements New-Age qui, dans des cas comme celui-là, renvoient automatiquement la balle dans le camp des entités négatives à chasser impérativement, j'exerçais mon discernement. Je sentais sans l'ombre d'un doute que cette énergie féline émanait de mon fort intérieur.

 

Lors d'un voyage que je peux qualifier "de guérison émotionnelle" au Mexique, je me retrouvais à explorer une nature inconnue, très sauvage, très dense. J'étais émerveillée et à la fois impressionnée. Dans cette jungle avec son "cenote" (résurgence d'une rivière formant un lac tout rond), la présence du jaguar était palpable. Je croisais sur mon chemin ses traces et ses crottes et peut-être m'observait-il...

 

Je savais qu'il attaquait très rarement les humains, mais j'étais tout de même sur mes gardes. C'est dans ce pays culturellement et chamaniquement imprégné de ce félin que je venais y réveiller cette énergie en moi. J'y ressentis la même chose que dans le pré des chevaux : des griffes et des dents présentes et puissantes. Sauf qu'à sa première manifestation, l'animal m'aidait dans mon besoin de m'affirmer, de poser des limites, de sortir de mes schémas de soumission. Il correspondait bien à l'image du "gentil totem protecteur" dont j'avais besoin. Je l'invoquais et le ressentais dans mon corps lorsqu'une situation de ce genre se présentait. Pourtant cette fois-ci (dans le parc des chevaux), il ne m'aidait en rien mais au contraire, me plongeait encore plus dans mes peurs et mes résistances !

 

 

Jusqu'à cette expérience, je n'avais jamais fait tilt qu'un totem a lui aussi ses deux polarités et qu'inévitablement, j'en étais porteuse. Courser une proie, lui sauter dessus, planter ses griffes dans sa chair, la mettre au sol, la tuer puis la déchiqueter et la dévorer ! Il m'était dévoilé le côté terrible de la prédation...

 

Et si une telle information arrivait à ce moment, c'est qu'elle pouvait enfin remonter à la surface car la coque de mes croyances et notamment celle de la culpabilité envers les animaux (très fortement ancrée) ne pouvait plus m'offrir la sécurité que je m'étais créée : celle de ne pas contacter une réalité prédatrice inconcevable pour mon ego. Illusion que je cultivais par mon régime végétarien.

 

 

 

 

Les jours suivants, il m'arrivait de percevoir comment cette partie en moi avait un besoin vital de chair et prenait plaisir à imaginer croquer dedans. J'étais évidemment très mal face à cela, mais d'un autre côté je sentais sa gratitude et son soulagement d'être enfin reconnu. Je commençais à entrapercevoir les effets et la puissance du déni : capable de museler un  fauve !

 

Ceci me permit de faire le lien avec la manière dont la maladie évoluait sur mon corps. Le staphylocoque se répandait dans le bas de mon dos : déjà, il s'attaquait à mon arrière train comme une lionne attrapant un gnou, mais en plus il dévorait littéralement ma chair !

 

 

 

 

Le message ne pouvait être plus clair et pourtant, je réalisais qu'il m'en fallait des aventures pour que mon ego veuille bien ouvrir un petit peu les yeux... Mon fauve intérieur me signifiait simplement qu'il était en train de "crever la dalle" et que tant qu'émotionnellement je ne l'acceptais pas, il s'attaquerait à mon corps.

 

Voilà encore une fois une leçon très pédagogique que l'on peut appliquer à tous les niveaux concernant la prédation, puisque quand l'on s'efforce (consciemment ou pas) d'adopter l'attitude des 3 singes qui n'ont rien vu, rien entendu et rien dit, il ne faut pas s'étonner si une grande gueule se referme soudainement sur nous ! Et comme l'ont clairement transmis les Cassiopéens à Laura Knight : "La connaissance protège, l'Ignorance expose au péril".

 

De plus, cette microscopique bactérie "dorée" se transformant pour l'occasion en gros lion, coexiste normalement en équilibre avec mon organisme puisqu'elle fait partie des innombrables micro-organismes formant l'écosystème de la peau. Elle m'enseigne que vivre en paix avec le prédateur est naturel sauf si l'on persiste à ne pas entendre ces besoins, notamment en lui faisant manger seulement des végétaux ! A présent, je ne pouvais plus lui raconter de salades mais le point interrogation persistait...

 

 

Arrêter de combattre, abdiquer

 

J'en étais là de mes compréhensions et le staphylo continuait de me ronger. Il m'était à nouveau impossible de m'asseoir et de marcher, les nuits étaient très pénibles et les démangeaisons me lançaient en permanence. J'avais peur...

 

J'étais munie de tout un attirail d'huiles essentielles antibactériennes constitué trois mois plus tôt lors de la précédente attaque. J'en ingérais certaines, m'en passais régulièrement sur les zones touchées, puis dans cette période où l'angoisse allait crescendo, je commençais aussi à m'en appliquer sur l'intérieur des poignets pour que les principes actifs puissent pénétrer plus rapidement dans le sang.

 

Quelques heures plus tard, de petits boutons faisaient leur apparition sur ces zones ! Et cette fois-ci, l'ego ouvrant un peu plus les yeux, laissa l'information monter plus rapidement au cerveau : voyant les démangeaisons apparaître très exactement là où j'avais appliqué l'anti-bactérien, alors que le reste était toujours localisé dans le bas du dos, je compris immédiatement (encore une fois abasourdie par la précision de la guidance), que le message qui m'était adressé était : "Arrêtes de lutter contre le mal !!!"

Et comme il laissait la trace de deux menottes, sa continuité était "Sinon tu es menottée à lui !".

 

A nouveau, il m'était vivement conseillé d'écouter plutôt que de réagir et m'y opposer. Facile à dire quand on n'a jamais réellement appris à écouter... C'est pour cette raison que l'apprentissange (je viens de faire une faute de frappe en écrivant "apprentissage", mais je la laisse car je la trouve très parlante !) est coriace car il nous faut sortir de la prison que nous nous sommes construite !

 

 

 

 

Le soir-même, David ramenait une surprise ! Deux steaks-hachés pour le repas !!!

Et oui, appliquer est la finalité de la compréhension, c'est ça raison d'être ! Autrement cela revient à pisser dans un violon !

 

Mais quelle épreuve ! Par une simple bouchée, j'allais anéantir tous les fondements de mes croyances. Et j'allais commencer par manger une vache. A chaque fois que j'en voyais, j'étais émerveillée par sa sérénité, l'affection qu'elles se témoignent les unes les autres et leur dimension divine, majestueuse... D'autant plus que sur le paquet était noté : "de race Salers". C'était bien visé car cette race me subjuguait plus que les autres ! J'allais ingérer une divinité ! J'étais pleine de reconnaissance, mais la culpabilité l'emportait.

 

 

 

 

J'eus besoin de pleurer toutes les incompréhensions de mon ego. Comment était-ce possible que je me retrouve dans cette situation ? Pas d'autres choix que d'aller dans un sens qui me paraissait si mortifère... Quand j'eus lâché toute ma détresse, je pus sentir sans en avoir eu l'intention, la présence de ce jeune bovin. Il était doux et calme et me faisait sentir que c'était également très important et initiatique pour lui, cette interaction de nos âmes par cet acte de prédation conscient.

 

A l'ouverture du paquet, du sang s'écoula : j'avais sous mes yeux la réalité de la mort dont j'allais me nourrir... Les odeurs de cuisson de viande étaient tellement inhabituelles dans notre maison. J'observais, un cône se formant au centre d'un steak qui finit par cracher du sang comme de la lave s'écoulant d'un volcan ! J'en eu un haut-le-cœur. C'était le début de l'extériorisation, de l'éruption de mes anciennes croyances !

 

Puis vint le moment fatidique. Assaisonné d'une bonne dose d'herbes de Provence, je goûtais consciemment cet animal sacrifié pour nous. Ma première viande depuis au moins 15 ans ! Elle était caoutchouteuse (je crois que nous avons un peu forcé sur la cuisson, de peur qu'il reste une goutte de sang !) donc pas très agréable à manger. Mais je fus tout de suite surprise par une étrange sensation de douceur qui envahissait mon corps ! Malgré ma culpabilité, je ressentais une immense gratitude pour cet animal qui m'accompagnait, par sa mort, à ma renaissance.

 

La digestion fut très bizarre. Je n'eus aucune douleur d'estomac mais j'étais consciente en permanence avec une précision déconcertante d'où en était la viande dans le processus !

 

 

Enseignement époustouflant

 

Le lendemain matin, j'avais l'impression que les plaques de boutons cessaient de gagner du terrain et dans la journée, j'eus la confirmation : le staphylocoque régressait !!!

 

Je n'osais à peine y croire, j'observais… De jour en jour, les démangeaisons s'atténuaient, je pus à nouveau dormir d'un sommeil régénérant, porter des habits "normaux", faire une balade au soleil…

La peur me quitta et j'eus la sensation de revivre. C'était ma période de mue (un petit clin d’œil de mes origines reptiliennes Amasutum !), je perdais littéralement des lambeaux de peau. Je faisais peau neuve !

 

Cette régénérescence fut aussi rapide et efficace qu'avec les antibiotiques, à la grande différence que ce coup-ci je n'eus pas à introduire dans mon organisme une arme luttant contre les bactéries, mais bien la substance carnée pour nourrir mon prédateur (donc mon être dans sa globalité), tout en cessant complètement de lutter.

 

Je fus lors de cette deuxième apparition enfin apte à saisir le sens profond du déséquilibre que venait me signifier le Staphylocoque. Une énième fois, j'étais impressionnée par la clarté, la rapidité et les qualités pédagogiques de l'enseignement de l'unité que forment Corps, Âme, Prédateur et Supra Conscience. C'est lorsque l'ego lâche son sac de conditionnements, d'orgueil et de peurs, qu'enfin l'individu peut attraper la main qui se tend vers lui (celle de sa Supra Conscience) et appliquer LE message reçu.

 

 

Au cœur du champ de bataille

 

Tout ne fut pas réglé pour autant, car les émotions suscitées par l'intégration de la viande dans mon alimentation furent terriblement confrontantes…

 

La suite fut un enchaînement d'expériences très perturbantes, de doutes, de pleurs, de recherches d'informations concernant les différents élevages et abattages.

 

Voici un texte que j'ai écrit sur le moment pour vous faire une idée des états émotionnels, des révoltes et incompréhensions que j'ai pu traverser. Il est très peu modifié (juste quelques jurons en moins !) :

 

 

OK, je comprends que l'accueil de mon prédateur est une étape obligée pour réunir les opposés et passer de la dualité SDS au monde SDA. Mais jusqu'à quel point le manifester dans la matière ?

 

L'expérience de Sand et Jenaël quant à l'alimentation carnée me touche, me parle, me perturbe... Par le biais du Staphylocoque et de mon désir de voir au-delà de mes croyances les plus ancrées, j'ai contacté avec certitude, le besoin de viande de mon organisme, exprimé par ma partie refoulée que j'ai osé, pour une fois, écouter : mon prédateur...

 

J'ai tenté l'expérience et nous avons mangé (étalé sur quelques jours), un steak haché, un beau filet de lieu noir et enfin quelque tranches de saucisson pas bio.

 

Quatre jours plus tard, j'en suis malade, triste, écœurée, révoltée ! Comment ai-je pu ? Comment se fait-il que moi qui ai arrêté de m'alimenter de viande lorsque j'étudiais les systèmes d'élevage, j'ai pu remanger CETTE VIANDE-LA !


Je l'ai mangé en observant mes émotions : j'ai éprouvé de la culpabilité d'ingérer cet animal en sachant par quel système il est passé, puis de la gratitude et j'ai pu sentir mon fauve intérieur soulagé d'être enfin écouté...

 

Tout cela fait peut-être parti du chemin vers l'acceptation totale de mon prédateur, de cette société prédatrice... Mais à quel prix pour le monde animal ? Quelque chose en moi crie "CE N'EST PAS POSSIBLE !!!" C'est ce même quelque chose qui m’a secouée de sanglots profonds et de douleur hier soir. Une telle intensité, ça faisait longtemps...

 

Comment expliquer... C'est simple, j'ai l'impression que ces animaux, ce sont ma famille, mais pas seulement dans les mots ! Cela me paraît tellement évident qu'un animal a la même sensibilité et les mêmes émotions, sinon plus qu'un humain ! Et donc, c'est très clair pour moi que les conditions d'élevage "traditionnel" (que j'ai étudié en détail), de transport, puis d’abatage sont identiques étape par étape aux camps d'exterminations qui ont existé pour les humains !!!

 

Alors, si je pousse les choses à l’extrême : "Comment ai-je pu payer (donc cautionner et donner de l'énergie à ce système ultra violent et pervers) pour en retour manger la chair d'un être de ma famille qui a subi ces tortures ?"

 

C'est comme si c'était moi qui faisait fonctionner les rouages de cette machine à torturer et tuer pour en plus en tirer profit !!! Je revisite alors sans doute mes mémoires de prêtresse satanique cannibale : je mange un être de ma propre race après l'avoir torturé puis sacrifié !!!

 

Je vois bien une leçon à tirer de cela : incarner la Mal jusqu'au plus profond de mes cellules pour finir par accepter qu'il vive en moi et trouver un équilibre...

 

Le fauve a besoin de viande, je commence à le comprendre et souhaite satisfaire ses besoins. Mais bon-sang ! C'est là où je me sens incapable d'aller plus loin : c'est que le moindre bout de viande dans n'importe quel magasin (même s'il est bio ou local) provient d'un animal qui a fini ces jours dans un camp d'extermination (dans certains pays, le gazage est utilisé dans les abattoirs afin d' "insensibiliser la bête" comme les gens civilisés l'expliquent !). Et maintenant, pour couronner le tout, l’abatage selon le rituel Casher ou Hallal devient un avantage économique car moins d'étapes. En effet l'animal doit être conscient lorsqu'il est égorgé, plus la peine de l’assommer avant, donc gain d'argent. Ainsi la plupart des abattoirs se mettent à tuer selon les règles Hallal des animaux qui ne sont pas vendus pour !

 

Et il n'en reste pas moins que si je continue à manger des animaux, d'autres seront inclus dans ce système. Oui, c'est ma culpabilité qui parle, mais y a-t-il des limites à l'expérience du dépassement des croyances de culpabilité ?

 

Même si je tente de me donner bonne conscience en me disant que leurs âmes avaient choisi de vivre ça, je ne peux tout simplement pas !!!

 

C'est un carrefour. Il y a deux directions : à droite je continue à être végétarienne par respect pour ma famille, à gauche je recommence à manger la viande que la société me propose pour nourrir le fauve. Ni l'une, ni l’autre ne me convient ! En face de moi pas de 3ème solution qui réunit les opposés mais un mur immense devant lequel je me sens démunie.

 

En clair, je me sens paumée. Je ne sais plus quoi penser de ce que je ressens, contrôle ou pas contrôle ? Prédateur ou pas prédateur ? Respect ou pas respect ?

 

Si je veux accepter mon prédateur, faut-il que j'accepte d'ingérer le côté le plus pervers de la société ?

 

Est-ce du contrôle que de vouloir manger un animal qui a été tué avec respect ? Puisque l'humain est doté d'une conscience, elle pourrait peut-être l'aider pour cela !

 

Donc, la seule solution, c'est d'accepter d'être "contrôlante" ! Si je souhaite offrir une proie saine à mon prédateur, alors comme je le pense depuis longtemps : si quelqu’un souhaite manger de la viande, et bien qu'il assume ! Qu'il élève lui-même l'animal qu'il désir manger et qu'il soit capable de le tuer ! C'est autre chose que de manifester contre la souffrance des animaux et puis aller acheter son poulet "Top budget" en grande surface les yeux fermés ! Le problème, c'est que je ne suis tout simplement pas capable de tuer une souris, alors une vache...

 

Je me sens incapable de trouver le juste chemin au milieu de cet enchevêtrement de questionnements, de souffrances et de résistances...

 

 

 

 

Un an plus tard...

 

Voilà ce par quoi je suis passée et que je revisite encore par bribes ! Depuis, la compréhension concernant ces éléments (donc mes croyances qui me mettaient hors de moi) a bien évolué.

 

Déjà biologiquement et physiologiquement, j’ai pu constater tout en le vérifiant par diverses informations, que dans les proportions adéquates, la viande et la graisse animale de bonne qualité n'intoxiquent pas l’organisme et bien au contraire participent à la détoxification du foie.

 

Elles fournissent le carburant originel le plus adapté au corps : les corps cétoniques issus de la dégradation des graisses, à condition de supprimer les sources de glucide (céréales, féculents, fruits et autres sucres…). L'encrassage par ces derniers peut cesser ainsi que toutes les « maladies de civilisations » : cancers, infarctus, diabète, obésité, Alzheimer, nombreuses maladies mentales et dépressions…

 

L'énergie cétonique est un carburant de longue durée sans l'effet hypoglycémique des glucides et je mesure l'importance de ce changement, puisqu'il était très fréquent que je doive arrêter toute activité (car j'en arrivais souvent au point de ne plus tenir sur mes jambes et de ressentir une épaisse brume '’installer dans mon cerveau) sous le coup du manque et je cherchais automatiquement une forme de sucre, ma dose pour pouvoir continuer à vivre… Je suis actuellement bien plus vite comblée et moins obsédée par la nourriture. C'est une grande libération que je ressens.

 

 

Dérouillage du cerveau

 

De nombreuses études détaillées expliquent l'importance des graisses animales (de qualité !) pour le fonctionnement et le développement du cerveau et démontrent même que les glucides participent à son entropie : en clair, ils rendent bêtes !

 

Et ça aussi, je l'ai senti car ma capacité et ma motivation à chercher l'information, la traiter puis en restituer une partie basée sur mon expérience s'est accrue. C'est une sensation difficile à expliquer, une lucidité nouvelle s'accompagnant du désir d’en savoir toujours plus. Auparavant, sans m'en apercevoir, j'entretenais une espèce de flemme cérébrale…

 

 

Dans son livre "Le mythe végétarien", Lierre Keith raconte et pousse au-delà des compte-rendus d'études tronqués et mensongers destinés au grand public, ses recherches concernant l'alimentation d'origine animale et glucidique. Tout cela illustrée de son expérience de végétalienne déchue.

 

Elle m'a grandement aidé à y voir plus clair en apprenant à démêler ce nœud de manipulation et de désinformation touchant au domaine de la nourriture...

 

 

Voici quelques extraits d'un entretien avec elle sur la Radio Interactive SOTT :

 

Lierre : "Et je ne voulais pas tuer. Je pensais que je voulais vraiment que ma vie soit possible sans mort. Et ce n'était pas possible. Donc je me racontais une histoire. Et c'était une histoire très jolie mais c'est un conte de fée. […]

Et c'est ça le truc. Ce n'est pas pour me blâmer. Ce n'est pas pour blâmer qui que ce soit. On ne sait pas. On ne vit pas dans un monde où on nous offre la vérité dès le plus jeune âge. C'est le coût de la vie. Quelque chose d'autre doit mourir. Et vous devez respecter toutes les vies qui vont entrer en vous et le faire bien. Et participer, rendre grâce et être humble à ce sujet car votre tour viendra aussi. […]

Et pour moi, quand j'avais cet état d'esprit végétalien, je pensais que c'était de la domination. C'était tout ce que je voyais quand je regardais. Et je ne voulais pas faire partie d'une hiérarchie dominante. Donc, j'ai tenté de m'en extraire et de dire : « Bon, je ne suis pas un des dominateurs. Je vais être quelqu'un qui respecte la vie en ne prenant pas la vie ». Mais il s'est avéré que ça n'était pas possible. Chacun de mes souffles dépendait de la mort de certaines créatures quelque part. […]

Nous devons tuer certaines choses pour vivre. Mais ça a été une terrible réalisation pour moi. Il m'a fallu des années pour m'y faire intellectuellement et l'accepter émotionnellement. C'est vraiment dur. Et je pense que c'est l'un des problèmes avec l'idéologie qui accompagne souvent le fait d'être végétarien ou végétalien. Vous commencez à créer votre identité autour de cela et cela devient vraiment dur à remettre en question quand ça commence à s'écrouler. Donc, je pense que beaucoup de gens passent par ce genre d'effondrement de leur vision du monde quand, pour une raison ou une autre, d'autres informations commencent à les envahir. Cela se met à fissurer votre système. Et c'est un processus terrible pour beaucoup d'entre nous. C'est très douloureux. […]

Parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont incroyablement passionnés face à ce qui arrive à notre planète. Ils en ressentent l'urgence et ils pensent faire la bonne chose en mangeant végétarien ou végétalien. Et je voulais vraiment leur expliquer que la blessure originelle faite à cette planète, l'activité la plus destructrice que nous ayons faite, c'est l'agriculture. Donc, suggérer que ces aliments sont un moyen de sauver la planète est une fausse route totale. Mais je ne savais pas ça quand j'étais végétalienne. […]

Donc, nous avons quelques problèmes ici : le premier est qu'il s'agit d'un nettoyage biotique. On parle de nettoyage ethnique quand on tue des gens et qu'on prend leurs terres. Eh bien c'est du nettoyage biotique car on tue des communautés biotiques entières. On les dégage. On les fait partir. Et c'est la façon longue de dire extinction massive. C'est le premier problème. Le second est que ça laisse la population humaine se développer jusqu'à ces nombres réellement considérables car au lieu de partager ce terrain avec des millions d'autres créatures, il n'y a que les humains qui poussent sur ce morceau de terrain. Pour mettre un nombre là-dessus, pour un chasseur-cueilleur sous le genre de climat dans lequel je vis, la forêt tempérée de base, environ deux-cent soixante hectares suppléent à ses besoins élémentaires. Pour un agriculteur sous le même climat, il ne faut qu'un demi-hectare, d'accord ? C'est parce qu'il ne partage pas cette terre. C'est parce qu'il n'y pousse qu'un humain. Donc, vous pouvez faire pousser beaucoup plus d'humains. Mais personne d'autres ne peut y vivre. C'est ça le problème." [...]

Pierre : " Et en parlant de ça, je ne suis pas sûr que la solution vienne d'en haut parce que comme vous l'avez dit, les psychopathes sont au pouvoir. Quand vous vous informez sur la psychopathie, une des deux principales caractéristiques de ces étranges profils psychologiques est : a) leur pouvoir, la quête de davantage de pouvoir et d'argent, et b) le plaisir à la souffrance d'autrui. Et finalement j'ai réalisé qu'avec l'agriculture, ils ont atteint ces deux objectifs. Ils ont réussi à transformer toute la population en drogués, littéralement des mort-vivants qui veulent payer la drogue qui les détruit. Donc, ils obtiennent l'argent et la souffrance des autres. Donc, d'un point de vue psychopathique, l'agriculture est géniale." […]

Lierre : "Et honnêtement, je pense que les solutions sont très simples. Ils n'ont qu'à cultiver leur propre nourriture et ils verront. Et c'est comme ça que j'ai appris. J'ai simplement essayé moi-même et j'ai pu voir que peu importe la façon de m'y prendre, ça se terminait avec un animal mort. Et à un moment donné, dans la lutte contre les limaces, j'ai tout simplement abandonné. Je n'arrivais pas à les tuer. Je ne savais pas quoi faire. Donc, je suis allée au magasin acheter de la laitue et du brocoli au lieu de les cultiver et pendant une seconde, j'ai éprouvé un sentiment de soulagement, du style « Oh, dieu merci. J'en achèterai à la place ». Et je me suis littéralement retrouvée là avec cette laitue dans les mains et il y a eu ce moment : « Mais grandis. Grandis enfin ! C'est ridicule. Penses-tu que les gens qui ont produit cette laitue n'ont pas tué de limaces ? Évidemment qu'ils ont tué des insectes pour que tu aies cette laitue. Ils en ont probablement tué bien plus. Ils ont probablement utilisé d'horribles produits chimique et tué des oiseaux, des reptiles et des mammifères ainsi que quelques limaces. Tu te leurres si tu penses qu'il n'y a pas de mort à chaque étape de la culture de cette laitue. ». Et ça a été un moment vraiment difficile mais c'était la réalité. Mais c'était tellement mieux de finalement y faire face et d'arrêter de fuir. C'est comme si ma vie dépendait de la mort." [...]

Pierre : "Et ça me rappelle quand j'étais végétarien, la seule viande que je consommais c'est en fait quand j'allais à la pêche sous-marine, donc passer des heures dans la mer à essayer d'attraper un poisson. Et il fait froid, c'est fatiguant. Vous attrapez le poisson. Vous le tuez, ce qui n'est pas très séduisant et vous le ramenez. Vous devez l'éviscérez, etc., etc. C'est beaucoup de travail. Et vous vous sentez vraiment mal en le tuant. Et c'est une telle inversion des valeurs. Quand vous mangez du brocoli, vous vous sentez bien. « OK, je n'ai pas tué d'animaux. Tout est propre. Tout est joli », bien que cela induise un tas de destruction. Et de l'autre côté, quand vous tuez vous-même un poisson, comme un chasseur ou un pêcheur, vous vous sentez mal parce que vous avez la mort en face de vous bien que dans ce cas, ça pourrait être la façon la moins nuisible de vous nourrir. Parce que les choses sont claires, la dernière question est : OK, c'est lui ou moi, parce que si je ne mange pas je meurs, si je le mange, il meurt. Donc, on ne peut pas retirer la mort de l'équation." [...]

Lierre : "Et c'est pourquoi le cancer est ce qu'on appelle une des maladies de civilisation. Les chasseurs-cueilleurs n'attrapaient pas le cancer. Ce sont seulement les agriculteurs qui le font. Et on considère que ça fait partie de la vie parce que tout le monde l'attrape. Mais c'est faux. Même dans les années 1950, dans le Canadian Medical Journal, il y a eu un article qui débutait par quelque chose comme : « Bon, on sait tous que les Esquimaux n'ont pas de cancer ». Et non, regardez ce qu'ils mangent. Des mammifères marins et du poisson, il n'y a pas de sucre dans leur alimentation. Et ils n'ont pas le cancer. Bien sûr, tout a changé maintenant. Leurs modes de vie traditionnels ont été quasiment détruits. Mais on a pu observer le cancer se répandre tandis que ce que Weston Price appelait les aliments déplacés du commerce moderne à se diffusaient dans le monde. Mais ce n'est pas normal. Ce n'est pas naturel. On n'est pas tous censés attraper le cancer. Et rien que ce simple fait que le cancer mange du sucre peut sauver de nombreuses vies si on le sait. Éliminez les céréales. Éliminez le sucre et regardez ce qui arrive." [...]

Joe : "Je pense, comme Lierre l'a mentionné tout à l'heure, quand ont dit que la morphine du gluten et la morphine tirée de la caséine, la casomorphine je crois, les gens mangent du blé et des produits laitiers tous les jours de leur vie, la plupart des gens du monde occidental. Donc ils sont drogués et ils aiment ça. Dans une certaine mesure, les gens vivent évidemment des épreuves mais cela calme beaucoup de monde. Je ne pense pas qu'on puisse ignorer l'effet de la nourriture sur les gens pour ce qui est de les maintenir satisfaits et tranquilles." [...] Pierre : "Les opioïdes vous gardent suffisamment en vie pour être esclave mais pas suffisamment vivant pour vous libérez."

 

Et voici un exemple de désinformation véhiculée par nos "Stars" :

 

 

Puis un autre beau mensonge enrobé de vérité, technique efficace de manipulation faisant des ravages dans les courants New Age où les gens commencent à se poser des questions :

 

L'importance du régime végétarien pour l'évolution personnelle et spirituelle

[…] Passons maintenant à l'aspect spirituel. S'il est évident que l'homme des cavernes ou les tribus des contrées les plus retirée du monde aient besoin de la chasse et de la pêche pour survivre, il n'en est pas de même pour les êtres humains évolués et baignant dans le confort que nous sommes.

Il va de soi que notre comportement s'adapte à nos conditions de vie, un esquimau devra forcément pêcher et chasser pour sa propre survie, pour se nourrir dans un premier temps, mais aussi pour se vêtir avec des peaux qui lui tiendront chaud. C'est ce qu'on appelle l'instinct de survie, l'homme s'adapte à son environnement et c'est ce qu'il a toujours fait depuis la nuit des temps, comme toutes les autres espèces. Mais nous, hommes modernes vivant dans des pays développés, nous devons également nous adapter à notre environnement, et ce dernier nous offre le choix, la science nous a prouvé que nous pouvions vivre sans prendre la vie, et même pire, que la consommation de viande n'est pas adaptée à notre corps et à notre façon de vivre (nous sommes plus souvent 7h par jour dans un bureau qu'en train de courir après le gibier qui fera le dîner du soir). Par conséquent, puisque nous avons le choix, pourquoi choisir de prendre la vie par simple gourmandise? Admettez que c'est cruel et égoïste, d'autant plus quand on sait que ça va jusqu'à aggraver la pauvreté du tiers monde. Hors le principe du karma nous apprend que nous devons être juste au cours de notre existence afin d'évoluer et de stopper le cycle des réincarnations, et que chacun de nos actes s'inscrit dans notre karma et que tout devra être assumé, dans cette vie ou dans une autre. Ne croyez-vous pas que lorsque l'on a le choix de vivre sans tuer d'autres espèces notre karma pourrait se charger de nous rappeler à l'ordre si nous choisissons de tuer par égoïsme? Je crois sincèrement que oui, c'est une question de logique, il ne peut pas en être autrement selon moi.

Ensuite, manger sainement joue sur notre corps qui est en meilleure santé, et qui est comme lavé de l'intérieur. N'avez-vous jamais ressentis cette sensation de bien-être après avoir mangé des fruits et des légumes pendant plusieurs jours? Votre corps est comme purifié, c'est d'ailleurs ce que certains appellent une détoxification. C'est une sensation réelle qui est reconnue, même par ceux qui ne baignent pas dans l'ésotérisme. Et bien cette sensation est accompagnée d'un accroissement des capacités psychiques.

Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien, c'est juste un fait que j'ai constaté par moi-même, et que d'autres ont aussi remarqué. Je pense que cela vient du fait que le corps, purifié et débarrassé de cette forme de pollution intérieure, favorise le bon fonctionnement des chakras et la circulation de l'énergie, mais ce n'est qu'une hypothèse personnelle.

Voilà pourquoi, selon moi, le régime végétarien est nécessaire à une bonne évolution spirituelle, ainsi qu'à votre santé et à vos valeurs morales. Il n'y a que de bonnes raisons de devenir végétariens !

 

 

[…] J'espère que cet article vous aura convaincu, ou tout du moins qu'il vous fera réfléchir."
http://terredemystere.canalblog.com/archives/2013/03/10/26615749.html

 

 

C'est ainsi que par l'alimentation que mon corps et mon âme réclamaient, je dus bousculer les croyances (très fortement ancrées en moi) subtilement distillées par une élite conspirationniste qui cherche elle-même à préserver sa nourriture humaine... J'appris et apprends encore à déloger la manipulation dans ce genre de textes et vu que je commence à en intégrer la gymnastique et que mon cerveau retrouve ses capacités, cela devient de plus en plus facile !

 

En ce qui concerne mon cerveau du bas, la digestion n'est pas devenue difficile, au contraire, la sensation de lourdeur après le repas a aussi disparu puisque je ne suis plus obligée de m'en mettre plein la panse pour être rassasiée. Ma digestion est légère, mes cacas ne puent pas et je rote et ne pète quasiment plus. Véridique !

 

Quant à mon ouverture spirituelle : si le corps est respecté dans ces besoins métaboliques, que des connexions cérébrales n'existant pas auparavant se créent, que le voile sédatif entretenu par les glucides, que son addiction ainsi que de multiples croyances restrictives disparaissent, mais surtout que j'accepte de mieux en mieux l'existence et les besoins du prédateur en moi ; il est évident que l’âme peut se manifester avec beaucoup plus de facilité (puisque moins d'entraves) et sa guidance deviendra de plus en plus fine. C’est ce qu'il se passe effectivement !

 

 

Et les animaux dans tout ça ?

 

Enfin touchons le point sensible...

 

Au quotidien, je vis beaucoup d'aventures en lien avec eux. Certaines personnes se retrouvent plus souvent confrontées à la souffrance humaine, de mon côté, c'est celle des animaux qui joue un rôle important dans mon processus de réveil !

 

Elle est tellement insupportable pour moi qu'inévitablement je suis renvoyée à ma propre souffrance. Lorsque j'y suis face, comme avec la jument Loukoum pendant ses crises d'arthrose, cela provoque chez moi une profonde tristesse et une rage de ne pouvoir maîtriser la situation. Mais le fait de ne pouvoir agir dans la matière, accompagné de la lucidité que j'aie maintenant par rapport à mes schémas de fuite, me pousse à me poser (faire une pause !) avec mes émotions.

 

Puisqu'on voit toujours mieux les choses à l'extérieur qu'à l’intérieur, les animaux jouent entre-autre, ce rôle avec moi : le rôle de miroir… Ma Supra Conscience, en se manifestant à travers eux, met en scène mes propres blessures !

 

Et c'est maintenant une certitude (au vue de mes heures de larmes…), que cette "mise en scène" est le pont qui me permet de passer d'un côté à l’autre de la rive. Ce pont que créent pour moi les animaux a pour fonction de m'apprendre à lâcher tout contrôle afin d'accueillir le flot qui demande à circuler.

 

Il m'a parfois été retourné que je faisais de l'hypersensibilité (à la limite de la maladie !) ou bien que je développais une dépendance aux émotions et m'y complaisais... Je me suis beaucoup jugée et dévalorisée par rapport à ce phénomène qui était perçu comme une faiblesse en société ! Et maintenant je sais, qu'au contraire, c'est une précieuse aide de transmutation et de guérison. Et que mon lien aux animaux n'est pas "sensiblerie" mais bien une opportunité de reconnexion à cette force alchimique émotionnelle féminine, rendue tabou par le système patriarcal.

 

Les animaux me guident à travers le vaste réseau de conditionnements et de blessures qui m'habite et donc à la rencontre de la prédation qui s'y cache...

 

C'est une évidence : ils m’accompagnent "très généreusement" pour le meilleur et pour le pire !

 

Par "le pire", j'entends "émotions ultra-douloureuses". Elles deviennent finalement "le meilleur" puisque c'est grâce à elles que je peux apercevoir les racines de mes illusions, de mes conditionnements et donc des mémoires me gardant prisonnière du cycle karmique.

 

 

Une journée balisée par les animaux

 

Pour commencer, je vous donne l'exemple détaillé de cette journée parmi tant d'autres illustrant la ténacité et la fréquence de l'interaction des animaux avec mon quotidien. Celle-ci eue lieu il y a déjà plus d'une année, ce qui veut dire que j'étais encore végétarienne :

 

 

Ce soir j’écris après une journée particulièrement riche. Je ressens que quelque chose de fondamental a eu lieu dans mon lien avec les animaux. Ils ont été de bons pédagogues car chaque événement était placé au millimètre près pour que je comprenne ! En fait, ce n’est pas nouveau que je vive un tel enchaînement d’aventures, ce qui est nouveau, c’est la manière dont je le perçois.

 

 

La biquette

Tout d’abord, pour situer le contexte, une histoire "à devenir chèvre" : Une personne nous propose un parc temporaire pour les chevaux. Dans ce parc il y avait une écurie… Et dans cette écurie, une biquette abandonnée… Le tout appartenait ou appartient à un papi qui perd la boule et fini ces jours dans une maison de retraite. Et quel était son métier ? Il tenait la boucherie chevaline du coin ! Ben tiens… On nous propose donc de mettre nos chevaux sur le lieu où tous ces animaux étaient engraissés pour finir à la boucherie ! Comprenant de mieux en mieux ce que j'ai à dépasser par l'intermédiaire des animaux, cela ne m’étonne pas du tout d’atterrir là, chez le chevalin (comme l’appelle les gens d’ici) ! Une biquette naine très vieille (avec des problèmes de dents et les articulations déformées) a été laissée sur le lieu. Depuis plus de huit ans, elle se débrouille. Heureuse de retrouver des chevaux, elle se fond vite dans sa nouvelle famille et adopte les deux poulains.

Nous nous attachons de plus en plus à elle, mais il n’est pas concevable de l’emmener avec le troupeau lors du prochain changement de parc puisque qu’ailleurs il n'y a ni abri et ni grillage pour la protéger de chiens désireux de croquer une biquette. Plus le moment de les enlever approche, plus la culpabilité de la laisser à nouveau seule, grandie. Je suis prise entre la volonté de lui trouver un lieu pour ses vieux jours ou de ne rien faire par peur d’interférer sur son chemin de vie.

Deux jours avant de changer les chevaux de parc, je ne peux m’empêcher de tenter quelque chose... Je sonne à la porte d’une maison où il y a des moutons nains qui ont l’air chouchoutés. Le contact s’établit facilement et le couple très attentif à cette histoire me dit : "A l’époque, nous avions deux biquettes qui venaient du chevalin, elles étaient peut-être les sœurs de celle-ci…On vient la chercher aujourd'hui !" Et chose dite, chose faite !

Étonnée de la simplicité et de la rapidité à laquelle les choses se sont déroulées, j’étais rassurée de la justesse de mon initiative.

Ceci-dit, quelques jours plus tard je reçois un coup de fil. Le couple me raconte navré, qu’après avoir tenté de différentes manières, elle ne s’intègre pas. Malgré son âge et ses malformations, elle a déclaré la guerre aux brebis ! Ils ont essayé dans deux parcs mitoyens où les animaux pourraient faire connaissance plus tranquillement. Mais en se battant à travers le grillage, elle s’est coincée dedans et le bélier, qui voulait la remettre à sa place lui a fendu une corne !

Une bonne partie de la nuit (précédent cette fameuse journée), j’ai pensé-rêvé à la biquette. De bon matin, mon cerveau ne me laisse aucun répit et je suis écrasée par les émotions. Je me sens coupable et cherche encore une solution pour elle…

 

 

L'oiseau

Nous prenons la voiture, David conduit (trop vite à mon goût) et je lui explique ce qui se passe en moi lorsqu’il y a des oiseaux sur la route. La plupart du temps, je sais qu’il les a vu et qu’il n’a pas l’intention de les écraser mais une peur me prend au bide (ou plutôt à l’utérus !) et je ne peux m’empêcher de m’écrier « Attention !» en lui attrapant le bras…

Ce qui est intéressant, c’est que petite, je vivais exactement les mêmes situations avec mon père. En rentrant le soir du cinéma par exemple, malgré la fatigue j’étais la seule de la fratrie à avoir les yeux grands ouverts, dressée sur la banquette arrière pour pouvoir détecter rapidement un éventuel animal qui traverserait la route !

Je vis une grande angoisse du fait de risquer de les tuer, de les blesser ou simplement de leur faire peur ! Et parallèlement une colère envers celui qui joue ce rôle patriarcal car j’ai l’impression qu’il ignore ou plus crûment qu'il s’en tape complètement des émotions que peuvent éprouver ces petits êtres sensibles !

David me fait part de son point de vue : « Ce serait intéressant que tu comprennes l’origine de ce cercle vicieux que tu vis à répétition. Les entités prédatrices se régalent de l’énergie que crée tes émotions, et cela durant plusieurs heures ! Il y a un moment où tu seras capable de voir cette partie de toi qui entretient ce schéma ! »

Je me retenais de l’envoyer bouler car j’avais conscience que tout ce qu’il me disait était juste et j’avais sûrement besoin de l’entendre encore… J’étais irritée, je savais que les animaux sont l’appât qui sert à me harponner pour que je serve de nourriture. Et je l’ai vécu des milliers de fois… Je me sentais tellement désemparée avec mes œillères dans ma voie sans issue ! Je ne pouvais même pas concevoir la possibilité de trouver un autre chemin.

Après cet échange, j’étais anxieuse à l’idée qu’il pouvait se passer quelque chose avec les oiseaux. Et bien ça n’a pas loupé ! Et avec un oiseau de taille : un faisan ! Sur une route étroite, il cherchait une issue à travers un grillage très haut. Il essaya de s’envoler une première fois mais se heurta au grillage et retomba. Et là je demande expressément à David de ralentir. Le faisan, un peu moins paniqué, trouve un trou, passe à travers le grillage puis s’envole.

La symbolique de cet événement est intéressante si l'on s'imagine à la place du faisan : soumis à la peur, nous sommes aveuglés et gardés prisonniers des filets de la Matrice. On a beau tenter de s'élancer, nous nous heurtons à cette limite. Par contre quand nous cessons d'être manipulés par nos peurs, un recul et une vue d'ensemble deviennent possibles nous permettant alors d distinguer le passage à travers le grillage de l’illusion et même de s’envoler vers une nouvelle réalité.

 

Nikita la ponnette

Comme je ne parvenais pas encore à lâcher le contrôle sur le destin de la biquette, nous sonnons une nouvelle fois à une porte… Celle d’une famille ayant acquis une ponette Shetland. Encore une fois, une personne très aimable nous guide vers Nikita. J’observe que malgré la bienveillance envers elle, les humains qui s’en occupent sont totalement ignorants des besoins fondamentaux des équidés : surpâturage, solitude, pas de soins pour les pieds, anomalie aux reins. Je me sens prise une fois de plus d’une tristesse en vivant cette situation que je connais tellement bien… Mais à la fois, je sens une complicité avec cette ponette. Quelque chose de doux et joyeux me pénètre. Cela m’aide à comprendre-ressentir que Nikita a choisi de vivre cette situation. Je m’efforce donc de tempérer mon ego et d’intervenir au minimum… En même temps que je constate que ce n’est pas un bon endroit pour la biquette, j’observe que celle-ci se débrouille bien pour rentrer au bercail ! Tout comme la ponette, elle a aussi son rôle sur un lieu précis avec des personnes précises !

 

 

 

 

Loukoum la jument

De retour nous passons voir les chevaux dont nous nous occupons, ou plutôt les chevaux qui s'occupent de nous... Que ce soit sur le plan de l’émotionnel, de la compréhension ou de la guérison, ils exercent leur rôle à la perfection !

Loukoum est une jument avec qui j'ai un lien très étroit depuis sa naissance, ou même avant sa naissance puisque j’ai choisi son père pour la faire naître avec comme maman la jument de la ferme où j'ai grandi. J’étais adolescente et c’était le premier cheval dont j’étais responsable de A à Z ! Cependant, je ne me doutais pas de ce qui m'attendait...

Depuis maintenant plus de 5 ans, elle développe de l’arthrose dans les membres. Et ce jour-là, elle avait beaucoup de peine à suivre le troupeau car chaque pas lui provoquait une douleur intense. Une nouvelle fois, face à mon impuissance à pouvoir la soulager, des émotions oppressantes me mettaient en état d’hypoglycémie… J'étais face à ma raideur, à ma grande difficulté de lâcher le contrôle quand le changement se fait sentir.

 

La chenille

Un petit moment plus tard, je marche avec la voisine dans le champ des chevaux. Je l’entends rouspéter « Ha, ça y est, ça commence avec ces bestioles ! » tout en piétinant une magnifique chenille poilue. Elle allait faire une deuxième tentative car la petite bête n’avait pas l’air morte. Cette fois-ci je m’interpose physiquement en m’écriant « mais non ! Ce ne sont pas les chenilles processionnaires, celle-là est très grosse et toute seule ! » (même s'il n'y a aucune raison d'écraser une chenille processionnaire). « A bon !», me répondit-elle simplement, peut-être un peu gênée par ma réaction… Moi, je me sentais triste et j’avais mal pour la chenille. J’étais aussi en colère de me retrouver une nouvelle fois face au conditionnement bête et méchant de l’humain.

 

Les rats

Mais la journée n’était pas finie…

Toujours dans le champ des chevaux, je trouve un rat tout juste mort avec du sang dans la bouche. Un rat empoisonné qui est venu mourir là. A nouveau envahie par cette même tristesse-colère, je fais une prière pour lui, en fait pour nous deux puisque je le remercie de ce qu’il enseigne aux humains (moi en l’occurrence). Voilà ! Quasi la même situation qu’avec la chenille, sauf que c’est un rat. Et justement… Je me sens très proche de cet animal puisque étant ado, j'avais comme animal de compagnie une ratoune, Isis, qui vivait avec moi, ou plutôt sur moi ! Elle passait très peu de temps dans sa cage, elle faisait la sieste dans mon cou sous mes cheveux, dans ma manche ou encore dans mon soutien-gorge ! Et la nuit, elle dormait souvent dans mon lit, blottie en boule contre moi. Nous avions une relation très fusionnelle, c’était comme entre un humain et son chien… Nous avions nos codes : je la laissais parfois en liberté dans ma chambre et j’avais un petit signal spécial pour l’appeler. Elle sortait de sa cachette en courant et s'agrippait à mon pantalon pour monter jusque sur mon épaule. Elle mettait ces petites mains sur mes lèvres et je lui donnais de la salive qu’elle adorait !

Elle est morte une nuit où justement je ne l’avais pas prise avec moi dans le lit, je l’ai retrouvée les deux mains sur les barreaux de sa cage ! De toutes les morts que j’ai connu (chiens, chevaux, humains, etc…), c’est celle qui m’a fait le plus souffrir. Je me sentais tellement coupable… J’en pleure encore en écrivant ces lignes.

Un détail intéressant dans cette aventure, est qu’à l’époque je trouvais la cage d’Isis belle et originale. Elle était faite de courbures et les barreaux étaient teints en ...? Doré ! Elle est morte les mains sur les barreaux de sa prison dorée. L'image douloureuse me parlait et c'était sans aucun doute une mise en garde de ma Supra-Conscience qu'Isis est venue concrétiser sous mes yeux.

Tout cela avait donc sa raison d'être et ce petit rat que je trouvais ce jour-là empoisonné, me remémorait Isis car j’avais encore des choses à comprendre.

Ils me renvoyaient tous deux à cette colère ou même cette rage envers l’humain qui profite, maltraite, abandonne, tue, torture, mange les animaux (considérées comme inférieures, donc peu importe ce qu'on leur fait subir…) et que je revisite sans-cesse...

A quel type d’êtres cela me renvoi ? Aux bons GROS PREDATEURS ! Depuis gamine, je cultive une haine contre l’humain qui détruit sa propre mère, la Terre.

C'est seulement à présent que je prends conscience que ce cercle vicieux dans lequel je m'enferme est dû à une incompréhension : que c'est justement la non-acceptation et donc la réaction à la souffrance qui maintient cette haine.

Ce lien de prédation existe sur tous les plans et fait partie de l'équilibre de l'univers : ce qui se joue de l’humain envers l’animal, existe exactement de la même manière des prédateurs de 4ème dimension envers l’humain. Ils ont besoin de notre énergie émotionnelle pour vivre, donc grâce à leurs technologies de pointe, « Mind Control » ou directement par pénétration de notre champ psychique, ils agissent à travers notre ego et suscitent les émotions bien denses dont ils ont besoin. Nous sommes donc des moutons nourris à l’illusion de la matrice, et gardés par nos prédateurs prenant l’apparence de bergers qui, en nous faisant croire en leur guidance, nous mangent en fait un par un…

Donc objectivement, que ce soit l’humain qui mange ses moutons ou bien le reptilien qui mange ses humains, c’est du pareil au même ! C’est le même fonctionnement, la même mémoire, les mêmes programmations, donc la même génétique. Ainsi, ce GROS PREDATEUR contre lequel je me bats fait entièrement parti de la génétique humaine ! Et pas de bol, j’appartiens à cette race ! Une partie de moi est donc ce prédateur à qui je voue une haine démesurée ! Pas étonnant que ce système fonctionne si bien pour nous garder prisonnier du cercle vicieux...

Car ces personnes (dont je faisais partie) qui s’appliquent, par le biais de rituels, à chasser de certains lieux ou d'eux-mêmes cette énergie reptilienne, se battent en fait contre des moulins à vent ! Voire mieux, ils donnent de l’énergie à leur propre prédateur…

Voilà qu’aujourd’hui, j'intègre un peu plus profondément encore cet enseignement manifesté par ces deux petits rats. Comme quoi, les leçons d'une expérience peuvent émerger une dizaine d'année plus tard !

 

 

La minette trois pattes

De retour à la maison, un événement extraordinaire (pour moi !) eu lieu. Nous nourrissions une chatte trois-pattes depuis plus de six mois car j'avais eue pitié d'elle par sa maigreur, une grave plaie à la tête et du peu de soin qu'elle recevait. Elle était très méfiante des humains donc ne se laissait pas toucher et peu approcher.

Ce soir-là, je la sentis confiante et tentais une caresse, elle l'accepta et à ma grande surprise en profita et malgré son appréhension revint en demander. Je la sentais frémir de plaisir sous ma main : pour la première fois, elle avait un contact chaleureux avec un humain et de mon côté, j'étais aux anges car je sentais bien qu'il se passait quelque chose d'important en lien avec cette succession d'aventures animales et l'intégration d'un palier lié au contrôle et à la prédation...

 

 

 

Changement de paire de lunettes

 

Je vais aborder ma perception actuelle de mon lien à la souffrance et au stress animal, qui depuis l'écriture de ce texte a beaucoup évolué. Cette nouvelle vision que je découvre depuis peu ou "nouvelle paire de lunette" comme dirait Sand, me permet d'explorer la réalité sous un autre angle.

 

Elle peut rebuter, faire frémir celui qui reste cramponné à sa paire de lunette 3D, comme moi il n'y a pas si longtemps. Elle nous pousse à voir et vivre différemment ce que nous jugions auparavant d'inconcevable, d'immoral, d'intolérable... Car c'est bien en s'affranchissant de toutes les barrières basées sur des millénaires de conditionnements, dont font parties les notions de concevable, moral et tolérable, que notre âme peu sortir de ce cycle de destruction programmé.

 

Il faut regarder l'écran sur lequel se déroule le scénario depuis les derniers sièges de la salle : ma culpabilité, ma peur de faire souffrir les animaux sont sollicitées en permanence et me plongent avec une répétition hallucinante dans ces situations qui me mettent si mal. Mes proches m'ont souvent fait remarquer qu'en ma présence les scènes avec un animal en détresse est récurrent.

 

Ces incidents très intelligemment orchestrés, viennent remuer le couteau dans mes plaies les plus douloureuses et les plus ancrées. C'est donc par cette culpabilité et cet attachement que la Matrice me tient. En m'attrapant par là où ça fait mal, le système prédateur tente de me détourner de quelque chose d'essentiel, à ne surtout pas voir.

 

Chacun a son programme qui ouvre une faille dans laquelle la prédation s'engouffre mais la subtilité et la richesse de ces attaques, sont qu'elles nous offrent l'occasion de découvrir une clé de L'ÉPREUVE libératrice. Car si ces expériences étaient cycliques, c'est bien que ma Supra-Conscience cherchait (par le biais de la prédation) à me faire voir quelque chose que jusqu'à présent, je refusais de regarder en face ! Elle me tendait une perche en m'indiquant précisément où se trouvent les racines de ce voile d'illusion, donc par rapport à quels événements il me faut redoubler de vigilance.

 

Le piège et son contraire, la libération, se trouvent toujours dans nos plus grandes blessures et tant qu'il me serait inconcevable de visiter ce que je me suis construite comme tabous, je resterais piégée.

 

Donc il ne tenait qu'à moi de changer mes croyances, c'est-à-dire mes perceptions de cette réalité de troisième dimension ainsi que mes actes qui en découlent... Facile à dire !

 

 

Culpabilité, l'arme redoutable de la prédation

 

Il est sûr que cet effort permanent d'ouvrir grand les yeux pour distinguer le balisage du sentier au milieu d'un épais brouillard tout en s'égarant puis revenant sur nos pas jusqu'à distinguer à nouveau les signes, est parfois épuisant et douloureux, mais la récompense est à l'échelle de nos efforts quand nous arrivons à un palier et qu'en quelques secondes la brume retombe et nous offre le spectacle d'une vue d'ensemble sur un nouveau paysage.

 

 

 

 

Si j'observe rétrospectivement, lorsque j'ai tout mis en œuvre pour consommer de la viande d'animaux qui n'étaient pas passés par un abattoir, j'ai dépensé une énergie émotionnelle à n'en pas dormir la nuit. Et en plus, le seul agriculteur qui rendait possible ce à quoi je m'attachais (puisqu'il tuait ses cochons dans leur parc sans qu'ils n'aient le temps de stresser), ne donnait plus signe de vie malgré notre accord et toutes mes relances. Je fus obligée de lâcher cette option et de visiter pleinement la culpabilité de manger la viande d'un animal ayant fini ses jours dans un abattoir.

 

Toujours en gardant cette vue d'ensemble, que ce passait-il ?

 

Je cherchais à tout prix à esquiver cette déchirante culpabilité de faire souffrir un être et la vie m'y remettait systématiquement le nez dedans ! Elle me disait "c'est par là, c'est par là !" Mais moi engluée dans mes jugements d'inconcevable, d'immoral, d'intolérable, je freinais des quatre fers quant à l'exploration de cette voie...

 

Ayant maintenant pris conscience que cette culpabilité me maintenait prisonnière du jeu de la Matrice, mon comportement changeait peu à peu : à la différence de l'époque où j'obéissais aveuglément à mes blessures (donc à mon prédateur), je m'applique avec tout le recul qu'il m'est possible de prendre, d'identifier ce besoin jusqu'à présent inconscient de fuir ma culpabilité en agissant sur l'extérieur.

 

Cela ne veut pas dire que je souhaite encourager les actes de barbarie envers les animaux, comme acheter volontairement la viande du pire élevage intensif. Mais tant que possible, tenir compte des signes qui se mettent en travers de mon chemin, m'indiquant un contrôle excessif de ma part et ainsi être très très vigilante à ne pas continuer à me faire menotter par ma culpabilité.

 

Donc si ça doit passer par là, j'accepte de manger la viande du pire élevage intensif, mais pas dans le déni, le plus consciemment possible !

 

J'ai pu constater la répétition de ce schéma (à intensité variable en fonction de ma capacité à intégrer la leçon) de vouloir contrôler et atténuer la souffrance de l'animal.

Par exemple, je fus invitée au restaurant, mais la viande n'était pas bio ni locale et il m'était impossible d'en savoir plus sur sa provenance exacte et le type d'élevage, donc dans quelles conditions l'animal avait vécu.

 

Mon premier réflexe était de sortir de table pour chercher ailleurs, voir même rentrer me cuisiner quelque chose à la maison. Et c'est ce qu'attendait la prédation ; que je lui cède mon énergie émotionnelle de colère et frustration tout en s'assurant que je fuyais une fois de plus ma culpabilité, donc que j'en restais prisonnière. A l'heure actuelle, observer ma culpabilité envers cet animal et décider de traverser l'épreuve qui m'est proposée, devient possible...

 

 

Co-évolution proie-prédateur

 

Depuis que je remange de la viande, je mange beaucoup plus consciemment. Les végétaux aussi méritent la même attention, mais ingérer un être que je sens très proche de moi me plonge automatiquement dans une attitude plus présente à ce qu'il se passe dans mon corps et dans le subtil, dans la synergie entre nos âmes... Cela me renvoie aux chasses autochtones basées sur un profond respect à l'égard de l'animal qui s'offre et une communion naturelle avec lui, via la Supra Conscience (qui peut prendre ou non la forme d'une entité) décrite dans le texte qui suit comme "le troisième terme du triangle de communication" :

 


"... Entre le chasseur et l’animal chassé, il y a une identité invisible que notre concept occidental de personne peut permettre d’exprimer. L’humain et l’animal ont tous deux une intériorité, la capacité d’avoir des intentions et de les déployer dans l’action. Tous ont des règles organisant leurs groupements sociaux. Cette similitude permet la communication, même si, la plupart du temps, les caractéristiques physiques distinctes rendent celle-ci difficile et requièrent des moyens spécialisés disponibles dans des répertoires rituels. Mais en plus de l’humain-personne et de l’animal-personne, existent d’autres personnes animées situées dans d’autres dimensions ou espaces et qui, de ce fait, se donnent très rarement à percevoir, mais qui constituent le troisième terme du triangle de communication au sein duquel fonctionne la chasse autochtone. ..."

http://www.teluq.ca/rel7314/bloc2/chasse.php

 

 

 

Assumer pleinement mon rôle de prédateur vis à vis de l'animal que je mange, permet, au fur et à mesure que je me dégage des œillères de ma culpabilité, une interaction de plus en plus libre de parasitage émotionnel et donc plus authentique entre nos âmes.

 

Cette interaction que nous avons choisie sur un autre plan d'avoir ensemble, fait partie du besoin d'expérience (aussi dure qu'elle puisse être) de l'âme dans la matière afin d'évoluer. Donc si je me retrouve, comme au restaurant, dans cette situation (qui n'était pas consciemment voulue, mais spécialement orchestrée par ma guidance) avec dans mon assiette la viande d'un animal qui avait certainement souffert, l'unique et véritable cadeau que je peux me faire et lui faire, est de le manger en conscience tout en observant ma culpabilité si elle est là. L'âme de l'animal et la mienne peuvent alors mutuellement profiter de leur plein potentiel d'évolution...

 

Par le fait d'accepter de remanger de la viande, je me sens appartenir pleinement au cycle de la Vie, beaucoup moins dans une énergie de lutte et bien plus proche des animaux...

Visite des tréfonds de la prédation

 

Vu que j'aspire de tout mon être à briser les chaînes qui me maintiennent encore prisonnière de cette réalité déguisée, ma Supra Conscience ne manqua pas de m'offrir les situations idéales d'une précision et d'une profondeur renversante (au sens propre et figuré !).

 

Depuis plusieurs mois, je m’occupe "malgré moi" d'une chatte du village (la fille de la trois-pattes). Elle "appartient" a Angèle, la mamie du village pour qui "un chat ça se débrouille !"

 

J'ai commencé à la nourrir lorsqu'elle eut une portée que personne n'a trouvée et qu'elle n'avait plus que la peau sur les os. Ses trois chattons ayant déjà un mois lorsqu'ils furent découverts, je demandais à Angèle de ne pas les tuer et m'engageais à les caser. Je fus donc présente tous les jours avec les petits chats pour les nourrir et les sociabiliser. Je m'attelais ensuite aux photos, aux annonces à placarder partout, au Boncoin ainsi qu'aux échanges avec les nombreuses personnes potentiellement intéressées.

 

Je m'attachais progressivement à ces petites boules de poil et ce fut une épreuve émotionnelle éprouvante que de lâcher le contrôle quant à leur chemin de vie. Je dus les séparer un à un de leur mère et confier les chatons miaulant d'angoisse à leur future famille. Cette transition ne se fit pas dans les conditions très soft pour eux comme pour moi. Tout au long de ces nombreuses péripéties je contactais des peurs et des inquiétudes à en avoir mal au ventre, en pleurer et en cauchemarder ! Je vécus ce processus riche en enseignements jusqu'au bout...

 

Mais... ce printemps, rebelote ! Le ventre de la Mimine gonfle et cette fois-ci, ce ne sont pas trois petits chats qui vont naître car elle est énorme. La nature est bien faite : puisqu'elle est bien nourrie, elle peut faire plus de petits !

 

Les semaines passant, mon ego avait tout le temps de me ballotter d'une croyance accompagnée de son lot d'émotions, à une autre :

"Non, je ne vais pas renouveler cette expérience qui m'avait pris tant d'énergie !"

"Mais quand même, je ne peux pas les abandonner à leur triste sort ! Si cette fois-ci on les trouve avant, ils seront plus facile à donner..."

 

"Et puis, il faudrait faire quelque chose pour cette minette : la faire stériliser, mais elle va être traumatisée car elle est sauvage. Alors je pourrais peut-être lui donner tous les jours la pilule..."

 

J'étais en train de me faire rattraper par ma culpabilité et perdre les pédales. Je voulais à nouveau contrôler, agir sur l'extérieur plutôt que de voir le sens profond de cette leçon qui venait me chercher sur le pas de ma porte !

 

Puisque le voile de mes émotions m'empêchait d'observer la situation de manière objective, j'eus besoin de mettre tout à plat lors d'un échange entre amis pour y voir à nouveau clair.

J'en étais à la même étape que pour l'exemple de la viande au restaurant : soit je persévérais à vouloir "alléger mes émotions", en tentant de modifier la situation qui se présentait, soit je lâchais le contrôle et acceptais de les laisser me traverser.

 

En continuant dans ce déni, j'allais "créer" ou attirer à moi, par des boucles de rétro-causalité ce genre de situation de plus en plus clairement (donc de plus en plus violemment).

 

Et si j'observe les signes que me renvoie mon entourage, la marche à suivre m'est clairement indiquée : je discutais avec Angèle de l'avenir des chatons et elle me dit, quasi sans me laisser le choix, que de toute manière il y a trop de chats dans le village et que son mari va s'en occuper. Là encore, je pourrais me battre contre, me révolter ou bien simplement accepter ce qui m'est demandé de traverser, aussi pénible soit le chemin.

La minette fit ses bébés pendant les deux jours où j'étais en vadrouille, ce qui est très rare pour moi en ce moment, et Angèle n'avait rien vu. Elle avait "d'autres chats à fouetter" (voilà une expression bien à propos que je n'emploie jamais tellement elle éveille en moi dégoût et colère face à un tel acte banalisé par le système prédateur !) puisque son fils était à l'hôpital.

Toutes mes projections, mes doutes et mes peurs se mirent à tourbillonner à nouveau en moi. Il fallait trouver les petits chats rapidement pour ne pas qu'ils grandissent trop...

 

Je savais que la technique utilisée jusqu'à présent pour les tuer était de les noyer dans la fontaine du village. J'en étais malade et je me remis à vouloir contrôler la situation : je me renseignais d'abord si quelqu'un de mon entourage aurait le courage de les assommer mais je ne trouvais personne qui voulait le faire. Une amie me proposa son aide pour les noyer comme cela se faisait chez elle : dans un seau d'eau à température du corps en appuyant avec le fond d'un autre seau par dessus... Cette manière-là, leur éviterait (à eux et à la mère) le stress du transport jusqu'à la fontaine et d'être plongés dans l'eau glaciale. Mais je continuais mes recherches car je voulais leur épargner au maximum toute souffrance. Je fis le tour de tous les voisins pour trouver de l'éther car c'était le mieux que je pouvais imaginer pour eux : une mort sans agonie... Mais personne n'en avait et ils me dirent quasi tous que c'était très compliqué pour s'en procurer, qu'il fallait une ordonnance.

 

Sur ce, j'aperçus la minette et la suivie jusque dans une grange où je la perdis de vue tellement le foutoir était dense. Je m'immobilisais et l'appelais, mais aucune réaction. A un moment, je crus entendre un bruit très subtil et en fait, je me rendis compte que quand je lui parlais, elle se mettait à ronronner et c'est comme ça que je finis par la localiser derrière un tas de planche. Je rentrais chez moi sans savoir que faire, me sentant responsable et traître à la fois. J'étais la seule personne en qui elle avait confiance et c'est son ronron qui me permit de trouver ses bébés que nous allions lui prendre.

 

La culpabilité était à son comble et je me sentais complètement désemparée, mais ma Supra Conscience ne me laissa aucun répit, puisqu'une discussion s'ouvrit avec David dans une période où les tensions dans le couple étaient sans égal. Nous commencions par parler des petits chats et lui expliquais, tout en ayant énormément de mal à me l'avouer, que je m'observais à nouveau ligotée par mon attachement et ma culpabilité et que j'essayais à tout prix de contrôler les événements pour qu'ils souffrent le moins possible. Mais par contre cette fois-ci, je me sentais incapable de lâcher ce besoin d'intervenir, incapable de dire à Angèle "Ils sont là !", et de lui laisser donner la mort à sa manière.

 

Devais-je me retenir de lui parler de l'endroit où se trouvaient les chatons ? Devais-je voir directement avec cette amie avec laquelle j'étais sur la même longueur d'onde pour mettre un terme à leur vie ?

J'allais trouver cette dernière mais il n'y avait personne chez elle...

 

La discussion continuait et s'intensifiait pour en venir à ce que l'on traversait dans le couple. Et je m'entendis exprimer exactement la même chose que dix minutes avant concernant les petits chats : "c'est par mon attachement à toi et ma culpabilité de te faire du mal, si jamais j'assumais d'écouter cette voix qui me hurle "Vas-y lance-toi !!!" que je reste immobile et ne fais que perpétuer cette situation d'enlisement réciproque ! Je réprime une impulsion qui me brûle de l'intérieur parce qu'à nouveau, je me sens responsable d'une souffrance probable. A nouveau, je suis ligotée par la culpabilité et l'attachement !!!"

 

La puissance de l'information vibrait maintenant dans tout mon corps ! Je vivais un grand virage, un grand palier et j'avais le choix : soit j'écoutais le message qui ne pouvait être plus clair et me jetais dans l'inconnu ; expérimenter l'inconcevable, l'immoral et l'intolérable, soit je fermais mes yeux, mes oreilles et ma bouche et m'assurais d'une lente mais certaine atrophie de mon âme !

 

Mes émotions, mon feu intérieur et mon taux d'adrénaline étaient à leur comble. Je brandis mon Épée de Vérité et dis à David : "Maintenant, je n'attends plus ! Je continue sur la trajectoire qui m'appelle et si tu choisis le même chemin, tant mieux, mais si la prédation l'emporte et que nos chemins se séparent et bien il en sera ainsi. Ça voudra dire que je dois à nouveau traverser cette épreuve !".

 

 

 

 

Dans la foulée je m'en allais voir Angèle, déterminée à lui montrer les chatons et à la laisser se débrouiller. J'allais jusque dans le bureau du Maire pour la trouver...

 

Je marchais à "rythme de mamie", j'avais donc tout le temps de m'adresser aux chats et de leur faire savoir notre intention (ce que j'avais déjà fait une dizaine de fois tout le long de la grossesse !). Je les remerciais du plus profond de mon être de s'être incarnés pour entre-autre, me permettre de passer ce très important palier.

 

Je dis à Angèle où se trouvait la portée. J'allais repartir quand je la vis bouger les planches alors qu'elle n'était pas organisée du tout. Elle allait leur faire peur pour rien et risquer que la mère les change d'endroit. Sans réfléchir, je lui dis : "ne touchez à rien et attendez-moi, je vais chercher ce qu'il faut !"

 

Je sentais que je n'avais pas le choix, que c'était maintenant qu'il fallait que j'aide au départ des chatons et sans cette secousse que je reçus juste avant, je n'aurais jamais été capable d'agir avec discernement, d'aller chercher deux seaux, d'en remplir un d'eau tiède, de prendre une boîte de sardines pour la chatte et de retrouver Angèle. Arrivée sur place, je lui expliquais comment nous allions procéder : " Je vais donner des sardines à la maman et je me glisserai derrière les planches pour vous donner un par un les chatons que vous garderez ensemble dans votre tablier. Ensuite nous les mettrons tous dans l'eau".

 

Ça se déroulait comme je venais de le dire sauf que la minette ayant fini ses sardines (et qui n'avait pas du tout l'air stressé) vint se recoucher sur le dernier petit qui restait. Je me sentis flancher mais je retrouvais rapidement mon discernement : je n'avais pas le choix car du côté d'Angèle, c'était clair, elle ne voulait en garder aucun et de mon côté le message était explicite quant à la répétition d'un schéma de sauveuse qui me pompait de l'énergie et justement se répétait à nouveau, car la blessure vibrait toujours, la faille de culpabilité était béante... (Il faut savoir que quand j'explique ce qui s'opère en moi pendant l'action, c'est en fractions de secondes que ça se passe !)

 

Je pris le dernier petit sous sa mère sans que celle-ci n'y oppose aucune résistance, ni même ne miaule... Puis comme Angèle avec son rythme de mamie, commençait à mettre les chatons dans l'eau, mais pas assez vite à mon goût, j'accélérais les choses en l'aidant. Dans la foulée, je mis l'autre seau par dessus pour ne pas qu'ils puissent remonter à la surface.

 

Je les entendais gratter contre le seau et là je sentis que c'était au-delà de mes moyens... Je dis à Angèle de continuer, moi j'étais maintenant obligée de sortir...

 

Je tremblais et respirais profondément, je me connectais à eux, à leur passage. Puis j'observais ma position physique : j'avais les deux mains sur un portail grillagé que nous avions fermé pour ne pas que les moutons rentrent. Un clin d'œil qui me reconnecta instantanément à la culpabilité vécue de mon adolescence jusqu'à maintenant, par rapport aux conditions de la mort d'Isis dont je me sentais responsable... Comme si une question m'était adressée :

"Alors cette fois-ci, vas-tu sortir de l'emprise de cette culpabilité qui te maintient dans ta jolie prison dorée ?"

 

Quelques minutes plus tard, je rentrais dans la grange, la minette était toujours couchée dans son nid et Angèle enleva le seau du dessus : les petits chats étaient au fond, inanimés.

Je supposais qu'il serait mieux pour la mère qu'elle en ait auprès d'elle au moins un, pour se rendre compte de leur mort et ne pas les chercher partout. J'en pris un dans mes mains et pris quelques secondes pour sentir qu'il était bien parti. Il semblait effectivement bien mort quand soudain, je vis sa bouche s'ouvrir grand et son corps se réanimer.

 

Une fois de plus, je me sentie ébranlée : peut-être était-ce le signe que malgré tout il devait vivre... Et très vite je percutais que j'étais testée jusqu'au bout du bout (car il ne s'était pas réveillé avec sa mère mais bien dans mes mains...) et je courrais le remettre dans le seau avec les autres. Angèle mis un caillou sur le seau du dessus et je m'en allais m'asseoir dans le jardin.

 

 

Dénouement de l'histoire

 

Je sentais la justesse de ce qu'il se passait, mais après l'alignement et l'action... la décompression et les émotions... L'intégration de la leçon (couple et petits chats) s'approfondissait par les larmes. Je n'en finissais pas de pleurer jusqu'à être un "légume" de plus dans le jardin... L'Ange (En-Je) avait tout orchestré à travers Angèle pour que j'en arrive là !

 

David vint me dire qu'il venait de téléphoner à Sand et Jenaël et que nous allions nous retrouver dans une heure afin que les retours de groupe l'aident à y voir plus clair dans ce qu'il se jouait en lui ! Les résistances lâchaient... C'était énorme, cela voulait dire qu'il choisissait, malgré les douleurs égotiques que cela pouvait engendrer, de regarder son prédateur en face, donc de ne plus être soumis à sa manipulation !

 

Je trouve ça très impressionnant, quand après-coup on se rend compte des intrications du rôle de la prédation avec celui de la guidance de l'âme et des situations qui en résultent dans la matière :

 

Le système prédateur (afin de se nourrir) me plongeait dans les scénarios répétitifs d'une souffrance animale que je ne pouvais supporter et qui engendrait un sentiment d'impuissance et de culpabilité : ma faille !

 

Et ma guidance me balisa le chemin (en utilisant la prédation) afin que je joue moi-même consciemment le rôle du bourreau qui fait souffrir et donne la mort...

 

D'un point de vue extérieur, on peut se dire que je suis fin-prête pour l'asile, mais là est la puissance de la leçon : "accepter l'inacceptable".

 

Car cette fois-ci, c'est en jouant consciemment ce rôle que j'ai toute ma vie rejeté et jugé, que j'ai pu paradoxalement déjouer les ruses du prédateur.

 

Explorer concrètement, authentiquement, véritablement (au sens premier de ce mot : "dans la vérité") cette faille, m'a permis d'intégrer jusqu'au plus profond de mon ADN la partie de moi jusqu'alors bannie.

 

C'était le but de ce subtil conditionnement patriarcal, qui en appuyant sur mes blessures s'assurait que je n'aille pas y découvrir une clé !

 

La faille ainsi visitée peut se résorber. Cette guérison s'opère et se confirme par le retour cyclique de ses situations "blessantes" qui perdent petit à petit de leur impact lorsque chaque leçon est intégrée, jusqu'à ne plus avoir lieu d'être en notre présence puisque ces traumatismes ne vibrent plus et perdent de leur pouvoir créateur.

 

Les manifestations de mon changement dans la réalité qui m'entoure furent instantanées et flagrantes, puisque je venais d'accepter de traverser mon pire cauchemar (de rencontrer plus intimement mon prédateur) et dans la foulée alors que la situation de déni durait déjà depuis plusieurs mois et aurait pu être fatale pour notre relation, David en fit de même !

 

De plus, je n'ai pas encore précisé (pour ne pas s'embrouiller dans tous ces événements), que se manifestaient parallèlement dans ma famille les mêmes schémas de déni d'une force prédatrice très influente et provoquait chez moi une peur viscérale que des êtres "innocents" en souffrent. Ce fut aussi une grande épreuve car je ne pouvais absolument pas intervenir dans ce théâtre, malgré que mon ego lui, en crevait d'envie...

 

Je ressens de plus en plus fort cette limite qui se pose d'elle-même : une interdiction de faire intrusion dans le cheminement de l'autre, puisqu'il n'a rien demandé et que chaque énergie est à sa place. Il n'y a ni bien ni mal et seulement des opportunités de libérations à saisir... Et cette expérience fut très confrontante, car une fois de plus j'étais obligée de plonger dans mon attachement, ma culpabilité et mon sentiment d'impuissance...

 

Mais... ce "tranchage" intérieur, renforcé par une nouvelle complémentarité s'installant avec David, fut succédé d'un "tranchage" extérieur, c'est-à-dire d'un positionnement de certaines personnes de la famille qui du coup, offrait moins de prise à la prédation qui se faufilait à travers d'autres.

 

 

La signature du fauve

 

 

Je vais maintenant approfondir mes compréhensions en lien aux animaux et particulièrement aux félins sur un plan plus subtil.

 

Plusieurs fois dans ma vie, j'ai senti cette énergie : en tout début d'adolescence dans une communauté mystique dans laquelle j'étais scolarisée, un petit rituel totémique était consacré aux élèves : la lionne et la loutre furent mes totems.

 

Puis j'eus l'occasion de faire un stage dans le zoo de Peaugres offrant aux animaux captifs des conditions bien plus proche de leur état sauvage que la plupart des parcs animaliers. Je me suis "occupée" des lions... Et je me souviens aussi avoir étudié et fait un exposé sur la sexualité de ces félins !

 

Plus récemment, comme je le raconte en amont, j'ai pu recontacter sur les terres chamaniques mexicaines de fortes mémoires et sensations félines par la présence du jaguar. Puis un peu plus tard, c'est sur l'île de Vancouver au Canada que je me retrouve à nouveau plongée dans une nature grandiose et sauvage, baignée dans la culture amérindienne, qui malgré sa perversion continue d'exister. Le couguar y occupe une place à la fois sacré et crainte puisqu'il n'est pas rare que ce magnifique animal s'attaque aux humains en guise de proie.

 

Ces deux dernières années, lors de situations où l'énergie prédatrice était tellement oppressante que j'ai eu l'impression de risquer ma peau, c'est cette énergie féline "toutes griffes et dents dehors" qui se manifesta à travers mon corps ! Je suis généralement étonnée de sa spontanéité, de son pouvoir sur mes libérations émotionnelles et du sentiment de sécurité intérieur qui en émerge.

 

Et ce fut aussi elle (l'énergie du fauve) qui fut le messager de ma Supra Conscience et me reconnecta de grès ou de force, à mon besoin vital de chair animale et l'acceptation de la facette prédatrice de ce "gentil totem" !

 

Elle a alors pu commencer à prendre sa place et se manifester. Elle fut mise en lumière par le rêve de Jenaël et le Réseau LEO émergea ainsi que le réapprentissage d'une vie et d'échanges au sein d'une famille de lions. Cette harde est l'occasion pour moi d'aller plus loin dans l'acceptation de mes différentes polarités, de pouvoir les assumer face au regard de l'autre et même pouvoir les partager... Cette période est parsemée de clins d'œil félins à n'en plus finir et les plus éprouvants et insistants sont ceux qui viennent actuellement me chercher sur le pas de ma porte sous forme de petits fauves : les chats !

 

Je n'ai jamais eu de chats "à moi" hormis ceux de mon enfance à la ferme. Depuis que je suis arrivée dans le village de "St Just", j'ai attiré à moi toute la succession d'une génération de chats en manque de soins :

 

  • La chatte trois-pattes qui est passée d'un mode grand-mère squelettique, peureuse avec une grosse morsure de chien de part et d'autre de la tête, à une fringante minette bien portante et qui lors de la fameuse journée d'aventures "animalesques " a pu pour la première fois, faire confiance à la main de l'homme. Elle a disparu quelques mois après.

 

  • Sa fille, la même sur quatre pattes en un peu moins maigre et un petit peu moins sauvage, nous a clairement adopté. Elle a aussi découvert il y a peu de temps, qu'un humain pouvait être affectueux.
  • Et les deux portées de chatons :
    dont celle pour laquelle j'ai tout fait pour qu'ils puissent avoir une vie équilibrée dans ce monde d'humains. Un des leurs, baptisé "Tigrou" par sa nouvelle famille est resté plusieurs semaines à la maison et une affinité subtile (voire même magique) est née entre nous. Son départ fut douloureux mais juste.

 

  • Ainsi qu'un invité surprise :
    le roi des chats dénommé Léopold II, qui vécu un mois chez nous juste après le départ de Tigrou...

 

 

 

  •  Puis la deuxième portée, avec laquelle j'ai tout mis en œuvre malgré le déchirement de mon ego pour faire ce qui m'était clairement demandé : leur ôter la vie !

 

Suite à cet événement, la minette qui avait déjà une grande confiance en moi est devenue un chien... Comme quoi, il arrive que les chats fassent des chiens ! Une grande partie du temps postée sur la fenêtre, dès que je sors (car elle ne rentre pas puisqu'elle à une trouille bleue de se faire enfermer), elle me suit où que j'aille.

Si par exemple je grattouille la terre au jardin, elle se couche à moins de cinquante centimètres de moi et n'en finit pas de ronronner. J'ai cependant bien conscience que tant que l'attachement persiste, la leçon qui y est associée me guette, car chaque faille de l'égo n'échappe pas à la prédation !

 

Ces mini-tigres n'en finissent pas de m'enseigner !

 

Les félins m'accompagnent maintenant avec plus d'insistance que les équidés : l'équilibre entre la proie et le prédateur s'opère...

 

 

Mes reconnections dimensionnelles

 

J'ai appris par la lecture d'Anton Parks, l'existence d'un peuple galactique Urmah ayant une génétique humano-féline et un tempérament guerrier, dont le rôle est de veiller à l'équilibre interstellaire, c'est-à-dire d'empêcher que l'énergie patriarcale destructrice des Gina'Abuls, étouffe l'énergie féminine et créatrice de vie des Amasutum Kadistu.

 

 

 

 

Il m'est arrivé de rencontrer une personne particulièrement porteuse de cette énergie (tout comme chacun de nous vibre l'empreinte génétique de ces origines multidimensionnelles). J'étais impressionnée, fascinée et rassurée en sa présence. J'ai d'ailleurs fais un rêve particulier où il me prenait dans ces bras avec cette énergie protectrice du guerrier.

 

Le lendemain eu lieu l'aboutissement d'un long processus karmique : une explosion qui me permit de sortir des mémoires de femme soumise par la peur de la violence masculine sous toutes ses formes, dans laquelle je m'étais enfermée depuis des vies !

 

Ce fut une des libérations les plus intense et éprouvante que j'ai connu jusqu'à présent... La présence féline guerrière et bienveillante était bien là ! Et je l'intègre chaque jour un peu plus puisque ce que je reconnais à l'extérieur, sont des parties de moi qui se révèlent...

 

 

 

 

Les autres énergies que je décèle dans ma génétique, faisant certainement partie de l'ADN qualifié de "non-codant" ou "poubelle", sont mes origines Abgal, c'est-à-dire celle des dauphins et des baleines. Un petit détail rigolo est que dans l'enfance, ma sœur pour m'embêter, m'appelait "Hélène la baleine !".

 

J'ai été pendant plusieurs années subjuguée par ce qu'émanait ces êtres (une compassion joyeuse et infinie). Et après avoir passé un cap où j'en pleurais de me sentir séparée de cette famille, j'ai tout mis en œuvre pour les retrouver physiquement. Je suis partie à la rencontre de dauphins, baleines, cachalots, orques et ses expériences étaient tellement fortes et magiques, que je me voyais lancée sur une nouvelle voie avec de nouveaux projets...

 

Mais après coup, je me rendis compte que cette quête extérieure cessa d'elle-même, en même temps que je prenais conscience de mon enfermement dans des stages de développement personnel, où je remettais inconsciemment tout pouvoir au thérapeute (donc à l'extérieur) concernant mon cheminement de libération.

 

Je permettais donc une intrusion et c'est celle-ci (quand je fus capable de la voir) qui me permit de me positionner et sortir de ce processus, qui m'avait bien aidé jusqu'alors, mais devenait maintenant un piège. Celui-ci empêchait tout affranchissement de la Matrice en appuyant sur ma dévalorisation qui me maintenait dans la croyance que l'autre sait mieux que moi (puisque c'est sa spécialité et qu'il a des dons dans ce domaine) donc, qu'il faut chercher l'aide à l'extérieur.

 

Sans que je m'en aperçoive au début, je n'eus parallèlement plus besoin de chercher physiquement cette famille Abgal puisque le changement de mes croyances quant à une recherche extérieure systématique, me tournait vers d'autres fonctionnements que celui de faire appel à un thérapeute. Mais certainement qu'une reconnexion avec une partie de moi avait eu lieu en leur présence.

 

Alors que je gardais au fond de moi l'envie de rencontrer les bélougas qui furent les premiers delphinidés à venir me solliciter lors d'un rêve très puissant, j'observais que ce besoin disparaissait peu à peu sans que je n'éprouve aucune frustration...

 

 

 

 

Il est toujours plus facile de se reconnecter aux mémoires les plus "glorifiantes", mais par un processus de plus en plus approfondi d'acceptation et de connaissance des parties les plus repoussantes et effrayantes, en moi et dans ce monde, je peux y découvrir encore une facette : c'est bien celle du Gina'Abul, le prédateur dans toute sa splendeur dont il s'agit ! Celui qui contrôle, réprime et agit selon ses avantages personnels et ne connaît pas les émotions mais s'en nourrit. Celui que l'on a tant de mal à accueillir et qui pourtant fait partie de l'équipage" qui doit être au complet pour décoller !

 

 

https://rey55.wordpress.com/2015/11/11/174-las-guerras-ginaabul-a-parks
https://rey55.wordpress.com/2015/11/11/174-las-guerras-ginaabul-a-parks

 

 

Et le dernier et très important "bagage" génétique que je porte qui m'ait clairement exposé par toutes ces aventures en lien aux animaux, est celui de la femelle Gina'Abul : l'Amasutum Kadistu.

 

Ce sont des prêtresses généticiennes créatrices d'une vie évolutive sur Terre (avant que les représentants patriarcaux ne s'en mêlent) avec des domaines différents selon leurs affinités et compétences : humain, animal ou végétal. Elles veillent sur l'équilibre : leur rôle consiste alors autant à créer la vie que la reprendre si la "créature" n'est pas viable. Ce n'est pas par plaisir qu'elles procèdent ainsi mais bien par devoir puisqu'elles sont responsables du devenir de ces races. Même si elles ont des écailles et un tempérament tranchant, meneur et téméraire, ce sont aussi des êtres dotés d'une grande sensibilité.

 

 

 

 

Je n'ai donc pas besoin de faire un dessin en ce qui concerne la reconnexion avec cette partie de moi qui se sent responsable et très proche de la vie animale (parfois comme une mère qui ne supporte pas la souffrance de ses enfants), et en fonction des situations la favorise voire la crée (comme la venue au monde de Loukoum – ma jument arthrosique), ou bien doit aussi assumer son rôle de la supprimer...

 

Voilà comment ma Supra Conscience, par l'intermédiaire d'une simple bactérie, des animaux croisant mon chemin, du couple, de la famille... met en lumière les ficelles jusqu'à présent transparentes sur lesquelles tirent avec une grande dextérité, la prédation transdimensionnelle.

 

Je commence à risquer un œil derrière le spectacle de marionnettes dont je fais partie et j'y perçois sans l'ombre d'un doute la serrure à travers laquelle rayonne la source... La clé n'est pas à l'extérieur sur scène comme je le croyais, mais bien à l'intérieur dans les coulisses, cachée au milieu de cette habile et ingénieuse supercherie, que cette quête me pousse à découvrir un peu plus chaque jour...

 

 

 

 

Transmis par Hélène

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Commentaires : 4
  • #1

    Stéphane M. (samedi, 16 avril 2016 15:53)

    Merci Hélène pour ce témoignage poignant (poigne en, poids niant ???) !

    Pour ma part, après avoir tourné, dans ma cage de farfadet, comme un lion, entre rejet et acceptation de la nourriture carnée, j'ai fini par lâcher la bride et jeter mes œillères aux orties ! J'ai un petit côté canasson, taureau hélé et têtu comme une mule du pape ! Un peu d'humour, de grâce !

    Après des années passées entre végétarisme et véganisme, j'ai abordé ce retour à l'alimentation animale telle une initiation chamanique.

    Comme on le sait, souvent en raison de nos résistances égotiques et mentales, ce genre d'épreuve ne nous caresse pas dans le sens du poils et hérisse même jusqu'à nos concepts les plus fondamentaux !

    Cependant, connaissant ma nature extrême, je me dis encore que c'est peut-être un manque d'équilibre que de sauter, de la laitue au coq, du véganisme au régime cétogène.

    En mon for intérieur, je vois cette expérience de façon transitoire avec l' espoir d'une évolution prochaine au-delà du champ de la prédation...

    Merci encore pour ce partage, chère Hélène !

  • #2

    Stéphane M. (dimanche, 17 avril 2016 16:35)

    PS : Votre anecdote avec le faisan m'a permis de revisiter une expérience particulière. Avec une amie, il y a quelques années, nous étions allés à la découverte d'une exposition de toiles spirituelles dans un hameau du sud de la France. Nous avions rencontré la famille de l'artiste décédée et l'on m'offrit de choisir une reproduction d'une peinture sur une carte postale. Sans trop de réflexion, je débusquai le museau d'un tigre devant un faisan. En tournant le dessin, je lis " le Sacrifice" ! Même si les premières minutes furent conviviales avec les héritiers du peintre, j'eus vite l'impression d'un grand malaise ; dans l'air, il flottait une énergie sombre et pesante.... Sur le chemin du retour chez moi, j'étais très perturbé et, au détour d'une route de campagne, à l'image de la carte postale, un faisan, échappé de nulle part, vint frapper ma voiture et continuer, sous une gerbe de plumes, son voyage dans les hautes herbes ! Une reconstitution physique du Sacrifice...

    Par ailleurs, je comprends votre hypersensibilité qui est aussi la mienne et celle de nombre d'âmes en quête de vérité ! Pour compléter votre témoignage, je dois dire que je ne ressens pas d'appétit particulier pour la chair animale (j'avoue que j'ai toujours préféré les céréales et les glucides en général) au-delà de tout attachement moral et affectif !

    Pourtant, j’ai opté pour le régime cétogène et la cure d'iode, afin de dépasser mes conditionnements, me libérer du joug matriciel. Je perçois plus la présence du prédateur en moi sous la voix d'une énergie totémique, une forme légère de métempsychose ; comme si je pouvais entrer dans le corps d'un tigre, d'un lion, d'un aigle, etc. C'est leur force symbolique et vitale que j'ai à cœur de libérer en mon être !

    En outre, les lignées génétiques stellaires nous constituant sont en mesure de démontrer une attirance plus ou moins marquée pour la nourriture carnée, j'imagine !

    J'espère que le temps est proche où plus aucune prédation ne sera nécessaire à notre évolution. Je n'ai pas encore tout résolu, car, depuis que je pratique le régime cétogène, j'éprouve des difficultés à trouver une réelle satiété ! Nombreux sont les coups de fringale ! C'est nouveau, puisque j'étais tourné vers un certain ascétisme avant ce changement de mode d'alimentation. Voilà des résistances émotionnelles que j'écoute sans juger...

    Merci pour l'amour et la générosité de votre message qui fait échos aux profonds et sensibles dialogues de Sand & Jenaël !

    Je crois que nous en bavons tous, langue pendante et yeux vitreux, à des niveaux différents ; c'est cela l'initiation chamanique. En route vers la Joie, hors de la matrice... Merci aux co-créateurs du LEO SDA !

  • #3

    Hélène Bodo (vendredi, 20 mai 2016 10:07)

    Bonjour,bravo: laissez mourir de faim les staphylocoques, en supprimant les sucres, est une démarche que n'approuveraient certainement pas les labos pharmaceutiques, qui rajoutent maintenant de l'aspartame même dans les antibiotiques, jusqu'où iront-ils pour nous empoisonner, gagner beaucoup d'argent et à la rigueur nous soigner!!!

  • #4

    froussart (samedi, 21 mai 2016 09:45)

    Merci Hélène vous m'avez fait pleurer car je me suis retrouvé souvent dans vos aventures
    Et oui plus de 20 ans de végétarisme je remange de la viande depuis 5 ans et à présent " Palé-Céto adapté " et j'insiste sur le mot " adapté " car les phases d'hypoglycémie sont désagréables et vivant seul avec beaucoup de voyage en Europe je vous laisse imaginer le coté sportif quand je suis en avion ou sur une autoroute . La aussi il faut apprendre à lâcher beaucoup de chose et en autre mon super "Ego"
    Alors bravo à toute l'équipe LEO
    Gérard