L'humain, le plus mauvais chanteur de karaoké de la Création

Nous avons quasiment tous vécu ce triste moment où l'on s'est rendu compte que l'on ne savait pas vraiment chanter. C'est ce moment où on est train de « chanter » par dessus un morceau qui passe à la radio et où tout à coup, pour une raison inexpliquée voire même par la voie d'une conspiration visant notre « grandeur », le son s'arrête et la sanction tombe : Nous nous entendons chanter et nous entendons par nous-mêmes à quel point on chantait « faux »… désormais, rien ne sera plus comme avant.

 

Tout cela fait bien rire évidemment et que ceux qui ne pensent pas faire partie de cette catégorie se précipitent sur internet pour voir les champions du monde du karaoké japonais afin de mieux comprendre ce qui suit.

 

Jusqu'à présent, le « morceau », le chant émis par la Création dans son ensemble couvrait notre propre voix et il était bien commode de s'associer glorieusement à cette perfection par l'ensemble des illusions spirituelles et égotiques qui nous caractérisent (en faire la liste ici ne serait pas intéressant…).

Mais depuis peu, la Création a décidé via la Terre de nous mettre en face de notre vérité et a coupé le son, nous invitant à admettre le plus rapidement possible notre statut de casserole galactique.

 

En vérité, ce n'est pas qu'il n'y a plus de son mais plutôt que la chanson a changé, ce qui rend le désastre encore plus important pour les oreilles des univers et nous met face à une situation des plus « débiles » sur le plan de la conscience car déjà on chantait faux mais maintenant on ne chante même plus sur la bonne chanson ! (double sanction et la honte qui va avec !)

 

Si on assistait à ce phénomène dans notre vie quotidienne, on oscillerait entre un sentiment de désolation pour celui qui serait pris en flagrant délit de « chantage faux » et un complexe de supériorité nous laissant croire que nous sommes bien plus doués que cet individu moqué et raillé.

Et pourtant, c'est bien ce que nous faisons quotidiennement, du matin au soir, inlassablement sur le plan de la Création et puisque nous sommes sourds et aveugles, il est bien temps que nous nous en rendions compte. Voilà ce qui pourrait imager ce que nous vivons actuellement avec les réajustements parfois douloureux et violents que cela peut engendrer.

 

Il semble être venu le temps où l'on ne va plus se cacher au dernier rang de la chorale pour se contenter de faire quelques mouvements de lèvres pour simuler notre participation au récital.

Nous allons devenir des solistes qui vont d'abord devoir assumer le décalage entre ce que nous pensions chanter et ce qu'il y a à chanter, entre ce que nous pensions être et ce que nous sommes, entre notre égo et notre âme.

Ce qui pour le moment génère une belle cacophonie car chacun y va de son refrain pour défendre sa paroisse et vanter les voies qu'il privilégie sur son chemin d'expériences invitant ses voisins à venir le rejoindre comme savait si bien le faire Sœur Sourire… (ok, ça date mais quand on va sur internet, on peut en rencontrer un paquet de sœur sourire du cosmos).

 

Mais le chef de chœur est exigeant et nous avons la pression pour améliorer notre propre Création tout comme nous bénéficions d'un accompagnement stimulant et riche pour celui qui veut arrêter de chanter faux.

Car son défi est bien à un moment de parvenir à nous faire chanter correctement en groupe, pas d'une voix monocorde mais bien avec tout le potentiel des nuances, des couleurs sonores qu'il nous faut redécouvrir par nous-mêmes.

 

Même qu'il se peut que certains soient prochainement subjugués de se découvrir un tel potentiel d'expression qui pourra enfin résonner d'une manière harmonieuse avec l'ensemble des processus de la Création comme en témoigne ce célèbre proverbe aborigène :

La Voix ne sert pas à parler, elle sert à chanter (créer)... pour parler, il y a le cœur.

 

Alors, il sera temps de remercier la Vie ou la Création (selon nos croyances) de nous avoir poussé sur le devant de la scène car sans cela, nous serions encore ignorants de nos capacités tout comme de nos illusions.

 

 

Notre création personnelle à notre secours

 

Si la voix est donc l'outil qui nous est donné pour chanter et donc créer, il va sans dire que si nous voulons chanter juste à l'extérieur, il nous faudra faire en sorte que notre voix intérieure (le Soi, l'Ange, etc.) puisse être reconnue, entendue et enfin manifestée. A défaut, et c'est ce que nous vivons majoritairement tout en pensant le contraire, c'est bien notre égo qui s'exprimera dans notre environnement immédiat que ce soit dans la densité ou le subtil.

 

On pourrait prendre l'exemple d''un individu qui aurait en lui le désir depuis très longtemps de faire de la photo sans pouvoir justifier la provenance de cette envie ; on pourrait associer cela à la voix intérieure. L'étape qui suit est bien le passage à l'acte, c'est à dire « se donner les moyens de concrétiser cette envie ». A ce stade, cette personne va se trouver confrontée à cette rencontre inévitable avec tout son système d'involution : peur de se tromper, peur d'être jugé, culpabilité du fait d'avoir l'impression de donner de l'importance à quelque chose qui n'en a pas, etc.

 

Celui qui veut donc commencer à retrouver son véritable potentiel créateur doit donc accepter ce que les créateurs de ce site ont bien su pointer du doigt : la reconnaissance des mécanismes liés à la prédation, à l'ombre.

 

En effet, tant que le « futur photographe » n'aura pas réalisé, concrétisé ce souhait intérieur, il se peut qu'il ne sache jamais si cette « petite voix » parlait juste ou s'il s'agissait d'une projection égotique destinée à le maintenir dans une nouvelle illusion.

Le droit à l'expérience au-delà de l'échec ou de l'erreur est donc fondamental car il permet de révéler un peu plus notre vérité.

 

Pour en revenir au photographe, ce n'est qu'une fois qu'il aura créé les conditions d'existence de son projet (appareil photo, logiciel de traitement ou labo de développement…) qu'il pourra se rendre compte si sa voix intérieure était bien celle de son âme.

 

Soit il se rendra compte que cette occupation n'était pas la « bonne voix » et dans ce cas, il peut enfin affiner sa recherche de lui-même et repartir en quête, soit ce n'est effectivement pas la « bonne voix » mais son orgueil lui masquant la réalité, il ne perçoit pas qu'il fait « fausse route » même si tous les éléments de sa vie le lui montrent (et là, on retrouve le chanteur de karaoké du départ).

 

Enfin, s'il s'agit bien de la « bonne voix » alors cette nouvelle création, cette nouvelle source d'énergie l'invitera très rapidement à aller un peu plus loin et ne plus seulement se contenter de faire des photos pour lui.

Il sera près à cet instant à les montrer à ses proches et pourra même envisager de faire une petite exposition ou de les publier sur le net et qui sait, d'inventer de nouvelles techniques ou de nouveaux usages du support.

 

Pour résumer, on passe d'une création intériorisée mais non reconnue à une création manifestée dans notre sphère de proximité, à une création qui « se donne à voir » au bon sens du terme, c'est à dire pouvant donner envie aux autres, permettant des échanges et des interactions et donc inscrite dans le Mouvement.

 

Autrement dit, pour que le Soi puisse s'exprimer en nous et en dehors de nous, il va bien falloir épurer tout ce qui ne provient pas de LUI et cela passe par des tâtonnements qui ont besoin de prendre corps : en cela, c'est bien la Terre dans toutes les ressources qu'elle nous offre (aussi denses soient elles) qui nous permet de vivre cette expérience nous renvoyant le reflet de notre propre création du soir au matin.

Car ce processus n'est pas l'histoire de quelques moments isolés de nos journées et qui maintiendraient l'éternelle séparation entre ce qui relève de l'Esprit et ce qui est de la Matière. La Création dans ses sphères les plus hautes s'appuient sur ce processus reliant intimement le Son et la Lumière, l'Espace et le Temps, le Corps et l'Esprit.

 

Le Son crée l'Espace (la forme, imaginons une boule), la Lumière anime la structure ainsi crée en lui conférant un mouvement qui s'exprime dans le Temps (la boule tourne et devient boule à facettes). On retrouve ici les archétypes des Principes Masculin et Féminin qu'il faut désormais redécouvrir dans notre propre Intimité.

 

Il n'y donc aucune recette miracle ou reproductible d'un individu à un autre et seule l'expérience vécue permet d'éprouver les potentiels, les possibles et ainsi réduire progressivement l'entonnoir qui conduit vers le Soi manifesté.

 

Si vous faites partie de ceux qui courez les stages et les séminaires en pensant que ceux que vous allez écouter sont plus éveillés que vous (peut-être que c'est le cas mais peut-être pas, « l'habit de lin ne fait pas le moine », vous faites partie de cette catégorie d'individus qui pensent que l'accès à votre propre Connaissance vous sera donné par l'extérieur (implantation involutive qui nous est tous commune et qui perdure par les multiples religions).

 

Il n'en est rien et il est temps pour les plus timorés de faire confiance à leur propre parcours et d'aller par eux-mêmes mettre à mal ce qui les maintient dans une fausse création ou dans cette constante inertie conduisant à « attendre le miracle » de l'extérieur ou qu'une voie se dégage officiellement du fait de son adoption par le plus grand nombre.

 

Ce qui est « gris » (involution de type stellaire) en nous déteste la couleur : appuyons-nous sur la diversité et la richesse des expériences et des rencontres comme autant de reflets de ce que nous sommes en fait et ce, en acceptant également notre belle noirceur.

 

Quelle différence y-a-il entre « lézards » et « les arts » ? Les premiers nous maintiennent dans une sphère émotionnelle d'inertie pour alimenter la matrice d'involution (psyché, peurs…), tandis que les seconds nous inscrivent dans notre participation pleine et consciente dans le mouvement de la Création. Gratuité de l'action qui prend corps, spontanéité, but non esthétique mais provenant d'un élan intérieur que l'autre ne comprend pas forcément (comme des enfants pour qui le jeu n'a pas besoin d'être expliqué et justifié), détachement par rapport au jugement...

 

Il n'est pas nécessaire que nous devenions tous musiciens et sculpteurs mais il y a un peu de ça tout de même, sauf qu'il faut pouvoir le mettre en œuvre dans des dimensions de l'être qui se moquent bien du support dans lequel elles s'expriment. Certains y parviennent d'ailleurs dans des sphères très denses comme certains métiers ou dans des contextes relationnels intenses et difficiles.

 

Alors oui, nous avons encore besoin de nous isoler de cette « densité » pour pouvoir mieux entendre cette voix intérieure mais au final, c'est bien au milieu d'elle que nous sommes invités à réaliser cette expression de nous-mêmes, les yeux « grands-ouverts ».

 

Car une fois en phase avec les étapes de notre propre création, nous pouvons un peu plus participer au véritable mouvement de Vie qui ne nous fait plus craindre ou anticiper l'événement perturbateur dans ce climat de fausse sécurité.

 

Mais pour ça, c'est bien avec ce qui vibre « mal » ou plutôt d'une manière dissonante du point de vue du but de l'âme, qu'il faut travailler et œuvrer (notre système de prédation) au risque de continuer d'être des casseroles galactiques ne faisant qu'amplifier et expanser le chant de l'involution tout en pensant ne pas le faire.

 

 

A l'attention de ceux qui veulent aller un peu plus loin...

 

Cette partie propose d'expérimenter un outil sans faille car ne se limitant qu'à notre propre exploration. Chacun d'entre nous est dépositaire d'une vibration, d'une fréquence qui lui est spécifique comme le son de basse d'un didjeridoo (appelé bourdon) qui est un instrument australien aux origines millénaires (il n'y a pas de hasard !).

 

Beaucoup de traditions se sont appuyées sur cette conscience et ont associé les désordres vécus par les individus comme relevant de cette dissonance entre la fréquence originelle et la fréquence manifestée (Esseniens, chamans de toute traditions...).

 

Le but de la démarche qui suit est de permettre d'expérimenter progressivement ce rapprochement avec cette fréquence originelle qui caractérise notre essence, notre Soi.

 

Pour commencer, il vous faut vous centrer sur votre chakra de base à partir de votre 3ème œil... non, en fait ce n'est pas vrai, c'était juste un petit clin d'œil à toutes ces pratiques un peu « chiantes » qui ne veulent pas dire grand-chose.

 

La pratique du « son intérieur » ne nécessite pas d'alignement particulier, quelques respirations histoire de transiter à partir de la situation d'où nous venons (conflit, fatigue..). Les yeux ouverts ou fermés selon notre besoin, notre envie... debout, assis, allongé (je n'ai jamais essayé mais pourquoi pas).

L'avantage de cette pratique est que notre voix est transportable partout et qu'elle constitue un outil gratuit accessible à tous. On peut donc la vivre dans tous les endroits qui nous appelleront y compris dans sa voiture (aucune règle tout comme la Création qui s'inscrit en Toute chose).

 

Pour commencer, il vous faudra choisir un son parmi les suivants, celui-ci est la porte d'entrée ponctuelle dans cette activité : a – é – i – o – u – ou.

 

A partir d'une inspiration normale, l'expiration va « créer » le son pour lequel vous aurez opté. Celui-ci va d'abord être monocorde et plat (comme chez le médecin qui vous demande de faire « a ») mais le travail aura déjà commencé car au fil des répétitions, vous allez pouvoir vous observer avec des questionnements mentaux de ce type : « oh, c'est beau (ou pas beau) ce que je fais (= jugement inévitable, vous verrez) et c'est encore pire lorsque vous pratiquez à plusieurs (comparaison avec l'autre).

 

Vous penserez même à votre liste de course ou à ce que vous avez fait ou allez faire, ce qui vous montrera facilement votre difficulté à être dans l'instant présent. Pour palier à cela, si vous avez la chance de disposer d'une cascade d'eau près de chez vous, le bruit de la chute couvrira votre son et vous placera dans une démarche plus sincère et moins égotique.

 

Vous êtes libres de choisir le nombre de répétitions qui vous convient, l'idéal étant d'arriver à un stade où les choix semblent s'opérer de manière naturelle : ordre des voyelles, durée, etc. Après quelques semaines, il faudra quelques minutes pour passer d'une voix qui n'obéit qu'à des usages humains, à une voix intérieure extériorisée. La différence se ressent dans la sensation où votre souffle d'expiration porte le son plus loin, plus longtemps mais sans forcer au niveau de la gorge et des cordes vocales.

 

Dans cette étape, vous allez aussi pouvoir constater votre difficulté vis à vis de certains sons et c'est là où il sera très intéressant de définir au fur et à mesure ce que revêt chaque sonorité pour vous, vous aidant ainsi à révéler votre propre Vérité, ce que vos sens ne permettent pas de voir, tout comme la prédation qui s'y associe.

 

Pour commencer, vous pouvez partir de cette base sans pour autant la fixer définitivement dans le temps car cette base doit évoluer au fur et à mesure que votre connaissance de vous-mêmes s'affine :

 

I = intention (cachée) relevant de l'âme

A = principe féminin

é = dimension du soi

o = principe masculin

u = dimension liée au mouvement (recevoir/donner)

ou = rapport à la dimension du Cœur et de la vérité intérieure.

 

Votre recherche personnelle va donc personnifier vos repères intérieurs et les rendre singuliers et spécifiques et c'est pourquoi personne ne pourra vous influencer dans ce que représente chaque vibration sonore. Cette perception sera la vôtre et évoluera avec vous.

 

Par ailleurs, cette pratique ne vous donnera accès à aucun pouvoir magique si ce n'est votre propre pouvoir de reliance à la Création dans tout ce qu'elle comporte.

 

Comme toute pratique personnelle, elle n'est efficiente que si elle est inscrite un minimum dans la durée mais peut-être que cet outil ne vous conviendra pas…

 

Le son intérieur peut être considéré comme une méditation active et donc pleinement inscrite dans le processus de création et coupé de l'attentisme. Une fois les aspects de musicalité ou de chanteur lyrique expérimentés et vécus définitivement, vous allez pouvoir assumer et accepter le son que vous produisez sans le juger. Cette conscience est intéressante car elle témoigne de notre acceptation à assumer nos responsabilités, notre propre création... ce qui pour beaucoup d'entre nous, n'est pas chose évidente (c'est l'autre qui crée le désordre et la misère).

 

Les phases d'exploration qui suivent sont des plus riche notamment à deux ou plus : lorsque chacun a retrouvé l'expression de ce son qui lui est propre et qu'ils s'expriment conjointement, un « autre son est créé » et vous serez surpris de la simplicité et de la beauté qui peut en ressortir (harmoniques). Vouloir contacter cela sans passer par toutes les étapes précédentes n'est pas possible et conduira à un autre mensonge lié à la fois à notre impatience, notre illusion et le refus de ce que nous sommes dans l'instant (pas de bras, pas de chocolat !)

Cette pratique, si elle vous convient, sera probablement délaissée tout un temps car vous aurez atteint un palier et aurez besoin de découvrir d'autres supports d'expression et de création.

Puis vous y reviendrez peut-être, insufflant une autre dimension de la conscience et de votre propre résonance car vous pouvez utiliser ce son intérieur en toutes circonstances (difficulté à verbaliser une demande, une « prière », un pardon...).

 

Bonne découverte.

Florence et Cyril

 


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Commentaires : 1
  • #1

    Stéphane M. (jeudi, 05 mai 2016 07:20)

    Merci, chers Florence et Cyril, de faire vibrer à l' Unisson les mille et une cordes de l' Âme.

    Tel un fildefériste maladroit, chanteur opérant dans les supérettes, j'ai expérimenté votre méditation et j'ai ressenti, instantanément, des frissons et une vraie joie du Coeur ; sachant que je chante comme un pied bot, un pot de chambre, un trombone à rien ou un tue bas dans les coulisses, je me suis lancé dans les cordes à l' image d'un samouraï beurré dans un karaoké nippon...

    Malgré un côté Sumo (sous mot) de la danse et du son, ces vibrations ont échappé à mon contrôle et j'ai été très surpris de percevoir une charmante ouverture intérieure, à ne pas en croire mes oreilles ! L' être chantait juste à l' intérieur : l' intention était celle d'un enfant dans le seul jeu de l'instant.

    Merci pour cet article précieux teinté d'humour et pour l'invitation à une rencontre nouvelle sans tambour ni trompette !

    Le Meilleur à Vous deux et tous les chercheurs du LEO SDA.

    Stéphane M.