Chapitre V - L’œuf et le feu : alchimie du couple

Nous traversons actuellement une étape décisive. C'est donc en nous armant de courage, d'une volonté d'authenticité et de transparence que nous vous livrons l'intimité de nos expériences et de nos compréhensions actuelles. Nous considérons cet écrit très important, car d'une part il illustre l'esprit de sincérité (quitte à ce que l'ego se sente ébranlé) encouragé par l’Épopée de la Conscience et le Réseau Leo, et pouvant ainsi rentrer en résonance avec les expériences des uns et des autres. D'autre part il célèbre l'entrée en matière de David et donc de l’alliance de nos deux énergies, grâce a cette transformation en cours que nous allons aborder avec notre regard et nos mots.

 

 

Tous les deux aspirons à lever un à un nos voiles d'illusion. Nos aventures quotidiennes nous proposent généreusement matière à expérimenter... Comme chacun de nous-deux est accompagné d'un coriace et imposant prédateur qui a du mal à lâcher son bout de gras, les opportunités de visiter et tirer leçon de nos parties SDS (au Service De Soi) nous sont donc servies à maintes reprises sur un plateau d'argent !

Hélène :

 

Cela fait quelques mois qu'une impulsion très forte me pousse à écrire et partager mes récits. Mais ce parcours semé d’embûches me poussait à traverser de nombreux blocages tels que l'importante dévalorisation ancrée par le biais du système scolaire, elle-même accompagnée d'une exigence extrême ainsi que mon conditionnement, déjà bien désactivé mais toujours présent, de fuir dans l'activité. Le challenge que je ressentais vital était la réunion des opposés dans ce processus d'écriture.

 

Clairement : être capable de mettre à profit nos complémentarités malgré nos prédateurs qui grincent des dents et tentent de tout faire péter !

 

 

J'aspirais très profondément à cette communion mais mes résistances résistaient ! Et à force de m'y heurter, je pouvais de mieux en mieux les identifier : elles étaient déclenchées par tout ce que je voyais de plus "patriarcal" chez l'autre. Par exemple l'intellect, qui est l'une des caractéristiques masculine, avait le même effet sur moi qu'un répulsif à insecte sur une mouche ! Mon côté émotionnel et intuitif qui découle de mes expériences quotidiennes est très développé et me confortait dans mes croyances (encouragées par des résidus New Age) que cela me suffit amplement pour sentir la justesse de mon processus et que j'ai nullement besoin de l'aide de ce mental contrôlant.

 

J'ai d'ailleurs fait un rêve bien parlant à ce propos :

 

Sophie, une jeune femme que je connaissais, passait juste au dessus de moi en parapente. Elle me dit "Viens, accroches-toi !" et je saisis les lanières qui pendaient et m’envolais. Mais je n'étais pas bien arrimée ; en fait, je tenais dans ma main gauche la poignée de direction gauche mais, avec ma main droite je n'avais pas réussi à saisir l'autre poignée, seulement un bout de suspente... C'était une espèce de pente-école et nous devions prendre de l'altitude pour atterrir sur une montagne en face de nous. Nous arrivions face à cette montagne avec au dessus une piste d'atterrissage. J'avais peur de risquer de la louper en passant trop haut, alors malgré les avertissements de Sophie, je cherchais à contrôler la situation en tirant sur la seule commande que j'avais. Et effectivement, le parapente ne s'éleva pas plus et tout en pivotant sur la gauche nous atterrissames alors brutalement juste un peu plus bas que la piste, dans la pente !

 

Mes compréhensions : Sophie liée à l'archétype "Sophia", la Sagesse, me propose de m'élever. J'accepte mais je n'ai en main que la commande gauche, celle du côté intuitif, émotionnel, réceptif, etc... Je ne possède aucun lien solide me permettant d'interagir avec le côté droit. Je suis complètement déséquilibrée et lorsque mes peurs de l'inconnu me rattrapent, évidement je m'accroche, malgré les avertissements de ma Supraconscience, à ce qui est disponible pour mon Ego... Ainsi, ma sensibilité, mon émotionnel, sans le rééquilibrage masculin intellectuel, pragmatique, informationnel, etc... me faisaient dévier de ma trajectoire et atterrir avec fracas en dessous d'un palier où un atterrissage en douceur était possible !

 

J'imagine qu'une fois les fixations équilibrées, nul besoin de contrôle. Faire confiance à Sophia aux commandes me permettra d'expérimenter avec de plus en plus d'aisance et d'assurance les mouvements de mon corps et de ma conscience dans ce nouvel univers telle la trapéziste Roxane Giliand !

 

 

 

 

Actuellement j'apprends à m'ouvrir, malgré l'emprise de mes croyances limitantes. Puisque celles-ci m'ont été renvoyées avec force par mon entourage et mes rêves, j'ai fini par accepter d'aller chercher par moi-même dans ce monde intellectuel, l'information qui vérifiait et étayait mes ressentis et prises de consciences. Cela m'a permis de me rendre compte à quel point le fait de me baser sur mes acquis (eux-mêmes basés sur des blessures) participait à un auto-sabotage puisque cette ouverture vers le monde masculin fut révélateur par l'enrichissement de mes compréhensions, et donc par l'intégration plus profonde des leçons proposées quotidiennement par ma Supra-Conscience. Je commençais à laisser à Sophia la véritable Sagesse, prendre sa juste place...

 

J'étais effectivement en lutte contre le prédateur de l'autre, mais je comprends maintenant que ce sont essentiellement mes propres démons que je rejetais, d'autant plus qu'ils appuyaient sur les bons boutons pour que ce travail en commun échoue ; ils savaient qu'ils risquaient d'y laisser des écailles ! Et tant que l'union (donc l'acceptation de la prédation) ne pouvait se faire en moi, il est évident qu'elle ne pouvait se concrétiser à l'extérieur...

 

A présent, l'expérience s’approfondit et s'intensifie par ce travail d'écriture conjoint. Il ne s'agit plus seulement d'aller vers ce monde "mental-intellect-information", mais cette fois-ci de le laisser venir vers moi. Cela peut paraître évident et facile mais en ce qui me concerne ce n'est pas du tout le cas. Des mémoires profondément enfouies se révèlent : peur viscérale de me faire croquer, de me faire pomper mon énergie, de me faire endormir et dévier de ma voie, appréhension d'une intrusion, du viol... Tout ceci qui au premier abord peut paraître exagéré, est exactement ce que j'ai besoin de visiter afin de "simplement" pouvoir écrire avec David.

 

Durant des mois, j'étais dans l'attente qu'une mise en commun s'installe. Cela ne pouvait être le cas puisque j'avais des choses à résoudre, fait contre lequel je luttais inconsciemment.

 

Un double jeu me faisait tourner en bourrique : celui de cette attente dans la frustration et celui qui engageait mon attachement et ma culpabilité.

 

Car du côté de David, la prédation allait aussi bon train et vu que je commençais à bien la détecter en moi et que c'est encore plus facile à l'extérieur, je la voyais chez lui clair comme de l'eau de roche. Ayant très peur d'être démasquée, elle s'employait à tout un tas de stratagèmes afin de détourner la partie SDA (au Service D'Autrui) de David de cette opportunité de réveil. Il se trouvait à l'embranchement critique de l'autoroute SDS (au Service de Soi) qui se mord la queue et du tout petit sentier escarpé SDA. Je connaissais l'envergure de son prédateur et je sentais que si son prochain pas était en direction de l'autoroute, celui-ci serait décisif.

 

Je ne supportais pas mon impuissance ce qui accentua mes schémas de sauveuse-contrôlante. Cela eut pour résultat de faire encore plus d'étincelles et de renforcer le jeu de la prédation.

 

David, à force de résister aux signes insistants lui indiquant la direction du chemin SDA, manifesta cette résistance dans son corps et fut immobilisé avec une terrible douleur à l'épaule. Je rentrais alors encore plus profondément dans le schéma de "maman-assistante-sauveuse-contrôlante" pour qu'enfin, par le mal être qu'il occasionnait chez moi, celui-ci m'éclate en pleine figure !

 

David sortait peu à peu de son nid et contre toute attente, la résurrection était celle du prédateur. Celui-ci était finement manipulateur pour faire croire à la grande initiation... à une compréhension profonde qui permit la guérison...

 

David n'avait pas besoin d'aide vu qu'il avait compris par lui-même ou plutôt "par son prédateur-même" la leçon de l'expérience qui touchait au besoin d'expression verbale.

 

Je n'en pouvais plus de cette situation car j'étais moi aussi manipulée par mon prédateur qui ne faisait que prolonger le supplice.

 

Cependant mon lien à la prédation s'approfondissait et j'apprenais beaucoup : les deux premiers soirs de son rétablissement, nous eûmes des échanges bien particuliers : il m'exprimait un sentiment d'injustice et fut vite détourné par son prédateur qui, par des attaques répétitives, tentait de m’attraper par tous les bouts !

Alors que les mots pouvaient être très violents, j'ai pu à ma grande surprise trouver un aligement, une force sereine qui me procurait une sensation d'invincibilité. Comme si j'étais enveloppée d'une protection et que rien ne pouvait m'atteindre et me soutirer de l'énergie.

J'observais qu'à ces moments-là son prédateur redoublait de colère et de violence.

Cette expérience, qui eu donc lieu deux fois de suite, fut si forte que je fus plongée la suite de la soirée et la nuit durant, dans un état de profonde béatitude, j'en pleurais même de gratitude... Je sentais une métamorphose à l’œuvre et je savais qu'il s'agissait du lien à mon prédateur. J'avais l'impression d'être en train de vivre une histoire d'amour avec lui.

J'observais qu'à ces moments-là son prédateur redoublait de colère et de violence.

Cette expérience, qui eu donc lieu deux fois de suite, fut si forte que je fus plongée la suite de la soirée et la nuit durant, dans un état de profonde béatitude, j'en pleurais même de gratitude... Je sentais une métamorphose à l’œuvre et je savais qu'il s'agissait du lien à mon prédateur. J'avais l'impression d'être en train de vivre une histoire d'amour avec lui.

 

J'avais ressenti sa force protectrice quand celui d'en face m'attaquait, puis sa capacité à trancher quand ce fut le moment d'y mettre un terme. Même si quotidiennement il me faisait souffrir, je ne me sentais plus autant en danger et en lutte qu'avant.

 

J'étais aussi étonnée d'être en capacité de compatir et pouvoir comprendre la détresse de cette lutte intérieure chez David. C'est donc cela : mon prédateur était en pleine transformation, car j'étais en train de l'accepter, et je devenais donc simultanément capable d'accueillir celui qui se manifestait à l'extérieur. J'étais en train de gravir un important palier, et ce n'était certainement que le début...

Et ce processus avait lieu en dehors de tout vouloir, méditation, visualisation et il s'établit spontanément lors d'une engueulade !

 

Comme je le raconte dans le Chapitre III, parallèlement à mon aventure avec les petits chats (et celles avec la famille, que j'aborde brièvement), nous vivions cette étape décisive dans le couple. Et avec la vue d'ensemble qu'il m'est maintenant possible d'avoir, l'une (l'aventure) ne pouvait aller sans les autres, puisque ma Supraconscience avait jugé que le moment était venu pour sa partie incarnée, de passer un grand cap dans le déverrouillage des menottes de la matrice : l'attachement et la culpabilité (Dans le dialogue n°38, Sand et Jenaël décortiquent ce piège).

 

Mon menottage m'était renvoyé si violemment par ces expériences simultanées que je fus obligée de le visiter profondément. Cela donna lieu à un mal-être quotidien, de fortes frictions dans le couple, des heures de pleurs, des insomnies, des rugissements et hurlements dans la forêt ! Bref, à un "remuage" de couteau, long et pénible dans mes plaies de culpabilité et d'attachement.

 

Et vint le moment où la douleur de mon aventure avec les chatons et avec David fut à son apogée. J'avais le choix : voir le problème à l'extérieur en ignorant du mieux que je pouvais la petite voix qui me demandait d'aller chercher la clé dans mon labyrinthe intérieur. Ou bien plonger dans ce dédale inconnu, malgré les peurs de mon prédateur, et vivre l’enseignement jusqu'au bout... Je savais aussi qu'une expérience rejetée revient toujours ultérieurement avec plus d'impact (vu que l'Enseignement Universel est basé sur la loi de rétrocausalité).

 

Je me saisis alors de ce couteau, se transformant dans mes mains en Épée de Vérité, pour enfin trancher une bonne partie des racines de l'attachement et de la culpabilité.

 

Cela se concrétisa par la participation active à la mort des petits chats et mon positionnement dans le couple (en exprimant à David que je choisissais de suivre cette voix intérieure avec ou sans lui, mais certainement plus de laisser mes peurs étouffer ma quête !).

 

Je venais de mettre un terme (dans cette situation-là) à l'entrave de mon prédateur sur mon cheminement SDA (au Service D'Autrui). Ce qui eut pour impact, puisque David eu à son tour le courage de regarder son prédateur yeux dans les yeux, de dénouer l'ambiance électrique soigneusement entretenue par nos gouverneurs SDS (au Service de Soi). Et Oui ! Ils venaient d'être démasqués et faisaient profil bas jusqu'à trouver une nouvelle faille à explorer et ainsi nous proposer un nouvel enseignement...

 

Et si nous avons pu détecter les manigances et garder le cap, c'est bien grâce à notre expérience grandissante, mais aussi parce que nous avons su appeler à l'aide et bénéficier des retours d'un environnement qui n'était pas englué dans nos émotions et avait développé un discernement et une lucidité pointue en matière de prédation.

 

Nos énergies pouvaient enfin se retrouver et exprimer leur complémentarité. David, m'aida à ne pas me laisser emporter par mes émotions et à ne pas répondre une fois de plus à l'invitation de mon prédatuer (une faute de frappe "frappante" !) à se bagarrer avec le canal de prédation qui s'immisçait dans ma famille. Il me permit donc de conscientiser plus rapidement dans quelle énergie je me trouvais, et que mon besoin premier, malgré l'envie d'agir vite pour en finir, était évidement de continuer à accueillir mes émotions. Cela revenait à accepter ma douloureuse impuissance à sauver les autres.

 

Comme soulevé par les échanges de mails en famille dont voici des extraits, il était apparemment l'heure de trancher...

 

"tu as besoin d’affirmer ton autonomie, de trancher."

"Tu peux trancher pour toi, mais pas pour les autres."

"Bon, puisqu'il s'agit de "trancher"..."

 

 

 

Mais attention ! Il ne s'agissait pas de confier l'épée au prédateur refoulé qui n'attendait que ça (comme une partie de moi avait l'envie orgueilleuse de "donner un coup de pied dans la fourmilière" !) mais bien au guerrier qui œuvre pour cette quête intérieure.

 

Dans cette situation, il devait une fois de plus trancher la culpabilité et l'attachement : culpabilité de ne rien pouvoir faire et mon attachement à chaque personne de ma famille. Donc, ma manière de trancher à ce moment-là fut de pleurer mon impuissance plutôt que de réagir. En quelques jours, cette tension intérieure me quitta et je ne pensais quasi plus à ces interactions générant auparavant tant d'émotions : mon prédateur ne pouvait à nouveau plus exercer son emprise psychique. J'étais mûre pour répondre et j'écrivis un mail bref, explicite, tranchant mais sans provocation.

 

Il était maintenant clair que si je l'avais écrit deux jours auparavant, n'ayant pas vu et accueilli ce qui demandait à l'être (car manipulée par mon prédateur en quête de guerre), j'exposais alors mes failles dans lesquelles s'engouffrerait à son tour l'énergie prédatrice et ainsi de suite, jusqu'à ce que la situation dégénère en conflit, et que peut-être je tombe malade...

 

Les retours d'un environnement averti concernant ces jeux de pompage d'énergie, aident justement à en économiser. Le fait d'avoir traversé cette étape initiatique dans le couple juste avant celle qui suivait en famille, permit à David de pouvoir m'exprimer ce qu'il voyait se tramer en moi, et de mon côté d'accepter son retour. Cette conjugaison m'offrait ainsi la possibilité de prendre du recul sur le moment, ce qui est en général difficile quand on est seul et noyé dans nos émotions. Nous nous prémunissions donc de cette perte énergétique programmée par nos démons.

 

De nombreuses prises de consciences émergeaient de cette suite d’événements et l'énergie créatrice, jusqu'à présent censurée, pu remonter à la surface. Nous nous miment enfin à entamer le laborieux processus réclamé depuis longtemps par nos âmes en soif de libération : écrire ensemble ! Assembler nos polarités, oser emprunter la véritable voie du shamane androgyne... Associer l'émotionnel et l’intellectuel...

 

 

Ce texte en est l'inauguration !

Entre temps, nous avons écrit une réponse à une lectrice Leo sur la consommation de la viande et la souffrance animale que nous avons nommé (pour nous) "Abattoir". C'est dans ce texte, abordant les croyances les plus ancrées, puisque protégées par leur remparts émotionnels impénétrables, que nos egos se sont pour la première fois rencontrés sur le terrain de l'écriture. Les résistances de nos prédateurs, se manifestant parfois de manière fulgurante, devaient être "abattues" sur le champ pour mener à bien cet accouchement. La mort et la vie sont indissociables...

 

Cette succession d'événements (petits chats, aventures de couple et familiales) ce déroulait de la fin du mois Mars au début du mois d'Avril. Des signes récurrents, mais conscientisés seulement par la suite grâce à leur insistance, parlaient d'un même élément : l’œuf !

 

Déjà, jamais de ma vie, je n'avais vu autant de boîtes d’œufs renter chez nous pour en ressortir vides ! Nous en mangeons actuellement beaucoup et ça tombe bien car les poules de la mamie Angèle en pondent beaucoup !

 

J'ai rêvé d’œuf :

Sand me disait que j'étais engluée dans la matrice artificielle... Cela déclenchait chez moi une grande colère, j'écrasais un œuf dur dans ma main que je venais de m'éplucher. J'étais prête à lui lancer dessus...

 

Récemment, dans nos échanges de mails pour le Réseau Leo, je ne cessais d'employer le mot "pondre" lorsqu'il s'agissait de publications de textes, en particulier celle de notre premier écrit commun, "la ponte du siècle !"

 

Et un événement assez fou se produisit : cela faisait plusieurs jours d'affilé que je pensais aux trois oies de l'agriculteur du village. Peut-être pondent-elles des œufs ? J'aimerais tellement en goûter un... Mais bon, je ne me voyais pas lui demander et de toute manière, nous ne le croisions pas en ce moment. Puis je me trouvais assez bizarre de m'attacher autant à cette idée...

 

Le jour suivant le rêve, nous partions marcher et justement nous le rencontrions au volant de sa voiture. Nous papotons un peu est une plume sur sa galerie attira mon attention. C'était celle d'une oie et dans la foulée il attrapa quelque chose et nous le tendit : "c'est un œuf d'oie, il est d'hier !" nous dit-il. Je n'en revenais pas de la spontanéité et la synchronicité du cadeau !

 

Nous le dégustâmes et je retrouvais la saveur onctueuse et grasse que j'adorais dans les œufs de cannes qui accompagnaient mon enfance...

 

Et tout ça pendant la période de pâques où des œufs de toutes sortes décorent les vitrines !

Du coté de David :

Une des grandes leçons de mon immobilisation se trouva dans le fait de demander. Cette étape signifiait que j’étais prêt à m’extraire d’une situation où je tournais en rond, que ma personnalité était encline à franchir un cap.

 

La métaphore de la bulle employée dans d’autres textes est parlante. Sortir de sa bulle, c’est s’ouvrir à l’échange et à de possibles remises en question ; c’est pouvoir entendre de nouvelles informations, et se tourner vers un regard et une parole sincère et objective qui nous aide à discerner dans notre fonctionnement, ce qui bloque notre évolution à un moment donné.

 

L’échange pertinent avec l’extérieur, rétablit la vision de ce qui se passe à l’intérieur et par suite, l’échange interne entre les différentes parties de la personnalité. La communication entre ses différentes parties qui se niaient les unes les autres s’amorce ou se réamorce, ce qui permet des compréhensions et engendre un réajustement partiel ou entier de la personnalité ; dans mon cas il fut conséquent.

 

La circulation de l’information est réactivée, la guidance de la Supraconscience est lisible pour la psyché, et la conscience peut reprendre sa route.

 

Le jeu de la prédation est si subtil et si efficace qu’il m'amenait à croire que les compréhensions que j’avais mises à jour m’avaient fait avancer d’un grand pas vers l’Eveil. Il m’enfermait dans une autosatisfaction aveugle. La prédation transformait sournoisement la découverte de programmes émotionnels (besoin de reconnaissance, blessure d’injustice, mutisme) mais aussi l'accession à un état de sagesse en une revendication égotique ; ce qui était une façon insidieuse de perpétuer ces programmes et les attachements qui y correspondent (dont j’imaginais être en train de m’extirper). Ils étaient décelables dans mon comportement et la limitation de ma perception qui continuait à être identique. Le but étant d’éviter que par cette découverte, je réalise la manipulation à l’œuvre et donc qu'elle constitue une marche vers l’émancipation. Ma conscience était complétement abusée par le stratagème.

 

Du fait de cette illusion en l’avènement d’une compréhension magistrale, le conflit initial s’apaisa, et je pus vivre le retour d’une certaine souplesse physique, d’une certaine aisance corporelle. C’est alors que le vol de notre téléphone mobile « ni vu, ni connu » survint. J’étais anesthésié par une fatigue abêtissante lorsque cela arriva. Rapidement cet évènement eut pour effet la suspension de mon inspiration et de ma créativité, un immobilisme de ma conscience, un état de vide dépressif.

 

Durant les heures qui précédèrent le vol, j’avais croisé plusieurs groupes de personnes dans un état d’ébriété avancé, braillant, prenant à parti les passants, tentant de cacher leur détresse par la bravade au sein du groupe et vis-à-vis des personnes extérieures à celui-ci. L’emprise de la prédation était clairement visible dans leurs attitudes, pourtant au lieu de me rallier à cette évidence, ce qui m’aurait permis de prendre la situation avec recul, je me sentis très mal à l’aise, vulnérable, la méfiance m’envahit complétement ; j’essayais de me tenir éloigné de tout contact avec les personnes que j’apercevais.

Il est intéressant de voir quel futur, par le biais de ma peur, mon prédateur actualisa. La subtilisation, l’évaporation orchestrée de notre moyen de connexion/communication raviva des sentiments de culpabilité et d’impuissance qui me figèrent dans une attitude prostrée. Donc la prédation sans me mettre en contact direct avec sa face violente, continuait sa tactique de paralysie.

 

D’ailleurs à l’heure où ces mots surgissent, un puissant mal de crâne survenu à cause de la contrariété provenant de cette situation, s’oppose à cette mise au point par l’écriture…

 

Ici je m’émerveille de voir l’alchimie de l’acceptation et de la conscientisation à l’œuvre et m’autorise à ouvrir une parenthèse :

 

A peine la phrase précédente fut-elle affichée à l’écran, que le processus d’intégration commencé préalablement au travers de l’écriture, entrait dans une phase profonde, provoquant l’atténuation significative de la douleur cérébrale qui m’accablait ! La douleur s’en trouva réduite à quelques 10% de son intensité préalable, et diminua ensuite plus lentement pour s’évanouir totalement après une demi-heure.

 

Cette conséquence était également le prolongement de ma décision de demander l’avis et l’aide du groupe.

L’échange qui avait eu lieu suite à ma demande (que j'ai introduite plus haut), réactivait la dynamique évolutive dans l’ensemble psychophysique et m’incitait à voir comment la prédation me barrait la route. Après cette épreuve, j'eus le sentiment de pouvoir proposer à mon prédateur de m’accompagner dans la concrétisation d’un futur basé sur les lois de l’équilibre universel et de la créativité.

      

L’action de la demande est donc à la fois personnelle et collective et elle eut un résultat décisif, tant elle marqua un basculement de perception. Personnelle, car l’initiative ne pouvait venir que de moi et parce qu’elle eut des conséquences à ce niveau ; et collective, puisqu’elle faisait appel au groupe, et que là aussi ses répercutions étaient nombreuses et à différentes échelles : elle permit d’ouvrir des perspectives plus grandes dans la dynamique du groupe, de redonner un élan au travail de couple et à la complémentarité qui s’y manifeste.

    

Enfin, j’ajouterais que l’assimilation plus importante de la part prédatrice renvoie à un sens collectif et personnel de l'aspect multidimensionnel et de là, à la réalité collective de la conscience individuelle (cf. inconscient collectif jungien, le dynamisme des champs sémantiques de Christine Hardy).

 

Dans ce cas l’imbrication du jeu de la prédation et de la guidance de la Supraconscience peut se décrire ainsi :

 

Dans un premier temps mon immobilisation et l’effroyable inflammation au niveau de ma clavicule et mon épaule droite, ont manifesté les résistances de mon ego, activées par mon prédateur et destinées à m’empêcher de répondre à l’appel du Nouveau venant de ma Supraconscience. Mais d'un autre coté, le message de mon corps traduisant que quelque chose me retenait au passé, était une indication supraconsciente donnée à ma conscience par l’entremise de la prédation.

      

En effet cette dernière, mettait en relief mes réticences en appuyant dessus, et donnait la possibilité de comprendre plus finement son stratagème visant à couper mon élan. Car derrière ceci, nous l’avons vu, se cache le rôle fondamental de l’esprit prédateur, qui est de stimuler la synergie entre niveau personnel et niveau collectif qui peut alors prendre un sens évolutif.

 

Que la prédation puisse participer à une énergie évolutive pour l'âme peut paraitre paradoxal de prime abord. Mais la finalité de la prédation au travers de la contrainte qu'elle impose, doit apparaitre comme telle (un paradoxe), car il est nécessaire que le déséquilibre ainsi instauré soit fort et aveuglant afin d'impulser une dynamique du type désintégration/intégration dont parle Dabrowski (voir énoncé plus bas)

 

La prédation, dans un système conscient est indispensable car, avec le mode SDA, elles forment les deux phases actives qui animent la psyché d'une pulsation primordiale : la contraction psychophysique, l'étape conflictuelle, puis la dilatation de la psyché et de la conscience, la compréhension, l'ouverture et l’accès à une nouvelle part de la Connaissance. Deux temps de pause s'intercalent entre les phases actives, ce sont les temps d'assimilation et d'infusion de l'information dans la réalité manifestée (cf. L'Alchimie de l'Information ci-dessus).

    

Ce mouvement pulsationnel (cf. activité cardiaque, résonnance de Schumann) est sine qua non de notre réelle progression spirituelle, sujet que nous développerons dans un prochain chapitre.

 

Dans le conflit déclenchant l’immobilisation, les forces de développement poussant à l’évolution de l’état conscient font face aux forces de conservation, où se mélangent entre autre, instinct de survie et énergie dirigée par la morale du système prédateur. Ces forces conservatrices sont illustrées par des boucles fermées et défensives. Il y a friction de ces deux ensembles de forces psychiques. Ce qui donne une inflammation.

      

L’énergie des forces de développement se dissipa à travers le feu organique  du conflit (le feu de mon corps). Et la prédation me détourna de mon réel besoin d’évolution, de sorte que l’énergie de changement et de révélation fut étouffée pour un temps encore. Elle s’enquit de me faire croire que les prises de conscience qui m’étaient venues pendant que j’étais cloué par la douleur, avaient enclenché une importante libération. Hypothèse à laquelle je m'accrochais, tant mon discernement était éconduit encore une fois par ce second stratagème, qui profitait du fait que nombre de vérités que j’avais touchées sonnaient justes. Mais celles-ci résonnaient dans un champ que la prédation restreignait …

 

Rapidement, alors que je n’étais qu’à moitié remis, et déjà parti dans l’action et donc la fuite, ma Supraconscience m'offrit une nouvelle occasion de voir l’action de la prédation et en particulier sa manipulation. Par ce biais, la Supraconscience me donnait des informations sur l’attitude récurrente dans laquelle je m’engouffrais pour éviter de me confronter à l'énergie prédatrice, et que celle-ci bien sûr alimentait. C’était une attitude de méfiance, de rejet, jointe au réflexe de passer inaperçu et de m’enfermer dans ma bulle.

     

Ce comportement avait pour résultat d’éloigner la possibilité d’un face à face avec moi-même, qui représentait pourtant l’opportunité d’accepter cette part de moi porteuse d’une forme de violence et de colère qui a été façonnée par le prédateur (m'éloignant au final de la chance de pouvoir le démasquer).

Ce fut le troisième acte de cette séquence, celui du vol du téléphone mobile. Dans cet acte le jeu de la prédation ne se caractérise pas par une violence apparente, flagrante comme dans la phase inflammatoire. La violence est sournoise, et me plonge dans un état de sidération, de résignation. La technique employée par la prédation correspond ici à un registre plus subtil.

      

Comme je le disais plus haut, celle-ci a trait à l’art de la manipulation et de la subjugation, même si en réalité toutes les techniques usitées par le prédateur sont manipulatoires, car elles nous tiennent sous sa coupe sans que nous puissions (à moins d'en avoir la capacité et d'en faire l'effort) nous rendre compte ni de son existence et ni de sa tactique.

     

Dans le premier acte par exemple, la violence liée au déni de soi, au refus de s’ouvrir est sous-jacente dans un premier temps, puis se matérialise dans la somatisation puisqu’elle est mise en tension avec le désir intime d’avancer.

 

 

Il est à noter qu'à chaque fois qu'un moyen de communication produit par les ingénieux pompeurs d'énergie du système SDS, tel que l'internet ou la téléphonie, est altéré, inopérant ou disparait, la prédation appuie sur notre dépendance à ce système !

Dépendance dont notre dévalorisation et notre culpabilité entravent la remise en cause. Cependant, par ce genre de clin d’œil, notre Supraconscience nous incite à élargir notre écoute et nous invite à éprouver son canal d’information (à passer d'un canal d’information externe à un canal interne), donc à avoir confiance en cette source d’indication qui est notre connexion personnelle au champ de Conscience Universel et par conséquent le gage de notre autonomie.

 

Dans ces expériences, une des leçons qui est particulièrement mise en relief pour moi, est la suivante : dans de nombreuses traditions de "l’Éveil", de Libération de la conscience et dans leurs variantes plus récentes, un des thèmes récurrent est le dépouillement. C'est à dire le fait que la personnalité se déleste de tous ces attachements, conditionnements et croyances. Ces philosophies parlent d’une voie dans laquelle le dépouillement de la subjectivité est indispensable.

 

C’est vrai, et c’est ce que j’ai eu l’impression de faire au moment le plus intense de la douleur. Mais en réalité c’est suite à l’interaction avec le groupe, qu’un vrai dépouillement fut expérimenté. Ce qui se passa alors ne trouva pas sa place dans les schèmes "convenus" qui prédominaient inconsciemment parmi mes mémoires et qui formaient l’enclos psychique érigé par l’esprit prédateur pour interdire toute tentative d’émancipation.

 

Si dans la première phase, avant l’échange collectif, le dépouillement était néanmoins réellement entamé, il lui manquait quelque chose pour être vraiment authentique : un recul et en même temps un déplacement du point d’assemblage de la conscience (cf. Castaneda) permettant la captation de la manigance du prédateur, car sans cela toute prise de conscience était vaine dans le sens d’une réelle libération.

 

Il était essentiel que je conscientise sa ruse pour identifier quel est l' "ancien" que je voulais emporter et sur "quoi" je m'appuyais jusqu'alors afin de pouvoir apprendre à marcher "sur le vide noir" comme l'illustre cet extrait du livre "Dialogues avec l'Ange" de Gitta Mallasz :

 

"Plus grand est l'obstacle,

plus grande est la confiance en ta force.

La grandeur de l'obstacle

N'est pas punition, mais confiance.

Faites attention! Vous tous !

Il n'y a pas d’abîmes si sombres,

il n'y a pas de falaises si hautes,

il n'y a pas d'égarements si tortueux

qui ne soit pas chemin.

Que les frayeurs terribles ne vous égarent pas !

Vous pouvez déjà marcher, non seulement sur l'eau

- si vous avez la foi - mais aussi sur le vide.

Sur le vide noir. Ne vous effrayez pas !

 

Faites attention à cette seule chose :

Ne vous appuyez pas !

Ce qui paraît l'appui le plus sûr,

c'est le vide le plus noir.

Ne le saisissez pas,

car vous deviendriez le vide vous-même !

Il y a un unique Appui qui ne déçoit pas.

Aucun autre !

Que c'est merveilleux !

 

Chacun de vos pas à travers le vide

devient une île fleurie

où les autres peuvent poser le pied.

Mais sur le chemin n'emportez rien d'ancien avec vous !

Le vide attire le vide.

Vous devez partir sans vêtements.

Un vêtement neuf, encore jamais vu, vous attend..."

 

 

Je pense intéressant de dépeindre le vécu de ce dépouillement authentique au cours duquel je me suis jeté dans le vide pour finalement mettre les deux pieds ensemble sur la voie de la vérité.

 

Même si la dimension expérimentée conserve un caractère ténu et instable, cet épisode m’a procuré l’occasion d’enregistrer la sensation associée à cette dynamique lucide, et j’envisage dorénavant l’action de façon nettement différente.

 

Pour illustrer cette description, l’analogie qui me vient c’est celle de l'époque-cigarette et du jour où j'ai cessé de fumer. Après avoir arrêté de nombreuses fois, même plusieurs années, et repris, j’ai su immédiatement à ce que je ressentais, au fait qu’un dialogue plus ample reprenait à l’intérieur de moi, que l’ultime fois était la bonne. Et pourtant j’étais convaincu lors des précédents arrêts, je croyais fermement que je ne consommerais plus aucune cigarette.

 

Le dépouillement que je veux évoquer et qui concerne sans aucun doute le parcours cyclique de chacun des membres du groupe Léo, est celui qui nous amène à vivre la coexistence de deux grands courants de consciences qui correspondent au déploiement de la Conscience dans l’Expérience : la conscience SDA et la conscience SDS.

 

En même temps que nous devenons témoins de cette cosmogonie, la synergie du Masculin et du Féminin révèle sa véritable nature.

 

Ce dépouillement c’est celui que nous effectuons petit à petit et qui consiste à identifier et nous délester de tous nos programmes d’asservissement en ayant conscience qu’ils sont créés par la prédation et de quelle manière celle-ci les utilise.

      

La conjonction "ayant conscience qu’ils sont créés par la prédation et de comment celle-ci les utilise" est fondamentale car sans prendre en compte l’origine de l’existence et du maintien actif de ces programmes, toute sensation de dépouillement risque bien d’être une illusion de plus à laquelle nous font croire les "rois de l'entropie".

    

Il s’agit donc de lâcher les schémas emprisonnant, d'abandonner réellement l’identité, le passé (et donc un futur qui en découle), que nous a attribuée le prédateur et qui est élaborée de toute pièce avec ces schémas auxquels nous nous accrochons et qui servent de ficelles au marionnettiste qu'il est.

 

Se dépouiller progressivement, et parfois par paliers, de cette identité figée, s’est se mettre à nu et naviguer sur l’océan d’un présent que nous créons à chaque instant en actualisant les différentes lignes des futurs possibles les plus représentatifs de l’évolution de notre conscience.

 

Suite à cette étape où je dépassais un stade dans l’acceptation du jeu de mon prédateur, mes priorités changèrent.

L’importance du travail de couple m’apparut réellement évident, celui de participer au développement du réseau Léo pris soudainement une résonance plus vive, et mon besoin de fuir dans l’action ne me dominait plus autant. Mon fort intérieur respirait, ma partie SDA s’aventurait à prendre les rênes. J’entrais dans une autre dimension de la relation avec mon prédateur au quotidien et je me sentais mieux "armé" pour les prochains face à face avec lui.

Revenons-en à nos œufs...

Au moment où nous écrivions ce texte et mettions bout à bout les signes d’œufs énoncés précédemment, nos voisins toquent à la porte pour nous demander si nous pouvons nous occuper de leurs poules pendant deux jours.

 

"Nous vous invitons à manger le premier coq que nous avons tué nous-mêmes." nous dirent-ils !

 

 

 

 

              " Et puis vous aurez

              les œufs des poules !"

 

Tient, tient, encore un coq initiatique... encore des œufs...

Cet agencement de synchronicités insistantes nous guidait vers une voie jonchée de compréhensions :

 

Dans l'épisode IV, Hélène explique l'importance de l'expérience du sacrifice du coq et la puissance des éléments symboliques autour de cet acte.

La mort d'une ancienne vie dirigée inconsciemment par l'ego est annoncée par le chant du coq au moment où la lumière commence à poindre (concrétisée par la création du Réseau Leo). Il vient nous tirer du sommeil et nous invite à nous préparer à sortir de la grotte, nous exposer au soleil léonin... Cela se passe juste après le solstice d'hiver, lorsque la lumière commence à grandir.

 

Maintenant, nous sommes au début du printemps ; la vie refait surface, les bourgeons s'ouvrent, les poules se remettent à pondre et le poussin sort de l’œuf. La présence de ce dernier nous parle du rythme de la nature qui s'applique aussi à nous : il est temps de casser la coquille !

Oeuf, cétose et manipulation

Savador Dali, cet artiste spécialiste en question d’œuf, nous a bien inspiré.

Dans wikipédia, on peut lire :

 

"Il trouva son propre style à partir de 1929, année où il devint surréaliste à part entière et inventa la méthode paranoïaque-critique.

 

La méthode paranoïaque-critique, ou paranoïa-critique, est un procédé de création inventé pour tous les arts par Salvador Dali. Il le définit comme «une méthode spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur l’objectivation critique et systématique des associations et interprétations délirantes »

 

[…] Dromard analyse celle-ci comme une interprétation critique d'images obsédantes qui surgissent à la conscience quand celle-ci passe à un état crépusculaire, le mentisme.

 

On appelle mentisme un défilé rapide et incoercible de pensées et d'images, que le sujet ne peut contrôler ou interrompre, et dont le contenu peut être plus ou moins angoissant. Le mentisme survient le plus souvent lors de l'endormissement auquel il s'oppose, pouvant être à l'origine d'insomnie."

 

Est-ce si surréaliste que ça que d'approfondir sa connaissance sur une emprise irrationnelle et angoissante ? Non, si l'on reconnaît que l'inconscient fait partie de notre réalité, car c'est bien de l'exploration de celui-ci dont il est question dans ce processus de libération auquel nous invite le symbole de l’œuf.

 

 

Le théâtre-musée Dali en Catalogne est riche en symboles : sur une paroi de couleur "rouge-matrice", dont les fenêtres sont grillagées comme une prison, sont disposés de manière identique et rectiligne des objets bizarres que nous avions perçus comme des poulets grillés !

 

Ça, c'était fort ! Encore un signe de la mort du coq (ou plutôt des coqs) aidant notre âme, telles des prises d'escalade, à gravir le mur de la matrice artificielle. D'ailleurs, les cyprès que l'on trouve souvent dans les cimetières, et qui bordent cette paroi, sont symboles de l'élévation de l'âme, du passage d'une dimension à une autre.

      

Parvenu en haut, l'individu va maturer dans un énorme œuf en équilibre sur cette frontière, pour finalement avoir la possibilité d'élever le nouvel humain vers une autre dimension (ou bien de retomber et finir en omelette pour recommencer à prendre des cours d'escalade ! Ce scénario-là n'est pas figuré dans ces œuvres, juste dans notre vision de la réalité...).

 

Mais après des recherches, nous apprenons que les poulets sont en fait des pains ! Nous avons donc un double message et le second illustre bien l'importance de notre transition alimentaire : d'une nourriture basée sur les céréales, symbolisée par le pain, par laquelle nous faisions partie de ceux uniformément "scotchés" à la Matrice, telle la multitude des miches sur la façade du musée, nous passons à une période d'incubation cétogène (que l’œuf riche en protéines, graisses et plein d'éléments nutritifs illustre à merveille) et commençons à voir au-delà de nos croyances perverties et à ouvrir les bras à une autre réalité...

 

Au passage, ouvrons une parenthèse sur un bon gros mensonge de plus associé au message de Jésus. "Ceci est mon corps" disait-il en distribuant des pains !

      

Étrange pour un être ayant accédé à la Connaissance et venant la divulguer afin d'offrir à ceux qui sont prêts, les clés vers un cheminement de libération... C'est une drôle de manière que d’œuvrer pour l'affranchissement de l'humanité en plaçant au rend sacré, (du coup en incitant à sa consommation) le pain, les céréales, donc les glucides ayant pour effet, l'intoxication du corps, l'atrophie du cerveau et des brouillages importants vis à vis du plan de la Supraconscience, bref un encrassage à tous les niveaux !

 

 

 

Prendre le pain comme symbole rédempteur est particulièrement grossier. "Le sauveur" s'identifiant à ce type d'aliment, on peut se questionner quant à son équilibre psychique, physique et spirituel !

 

Donc, soit le message a été déformé, soit ce christ-là est l'envoyé d'un dieu imposteur, voir même les deux...

 

D'ailleurs, il est intéressant de noter la perception du corps humain selon Don Juan Matus relaté par Carlos Castaneda (vadeker.net)

 

"Lorsqu'un homme apprend à voir, il voit qu'un homme est un oeuf
lumineux, qu'il soit mendiant ou roi,
et il n'y a rien à y changer. Ou plutôt, que pourrait-on changer dans
cet oeuf lumineux? Quoi ? "

 

Fin de la parenthèse.

 

L'œuf est effectivement un symbole parfait pour l'alimentation cétogène. Le retour de la vie, au printemps était d'ailleurs célébré par la décoration d’œufs et leur dégustation festive. Il n'est pas étonnant que le système qui contrôle la masse ait tranquillement remplacé le contenu de l’œuf, par le chocolat tout en intégrant à ce culte païen les croyances religieuses de la résurrection qui n'est pas une naissance, mais un retour, une répétition... L’œuf en chocolat fait penser au pêcheur qui utilise des leurres (petits poissons en plastiques conçus avec une couleur, brillance et même un mouvement particulier) pour attraper de gros poissons.

Oeuf, mythologie, rituels et alchimie

 

 

L’œuf a été le premier symbole à être utilisé lors de rituels aux quatre coins du monde depuis la nuit des temps car il représente la vie et la naissance. La coutume d’offrir des œufs décorés, teints ou travaillés, existait bien avant l’ère chrétienne, puis offrir des œufs précieux apparut dans les cours royales. À la fin du XIXe siècle, à la cour impériale de Russie, Nicolas II offrait pour Pâques à son épouse et à sa mère des œufs de Fabergé en or et pierres précieuses considérés comme des chefs-d'œuvre de la joaillerie.

 

 

"Il est celui qui ouvre les yeux des hommes, et donc qui leur permet d'acquérir la connaissance, c'est à dire la gnose. Cette allégorie est fondamentale pour les gnostiques ; c'est un complet revirement dialextique des valeurs, où le Bien devient le Mal, et où le Mal devient le Bien."

 

Le Serpent gnostique s'enroule autour de l’œuf.

 

D'après la philosophe, Brigitte Boudon, extrait provenant du site Sagesse Marseille :

 

      "Avec le symbolisme de l’œuf, on touche aux mystères de la création et de la vie. C’est le symbole le plus en rapport avec les mystères du vivant. Il nous fait aller dans une dimension très paradoxale, celle du passage entre le chaos et le monde différencié, quand les choses commencent à venir à l’existence, le moment où tout est encore possible. Passage de l’Un au multiple. […]

      Selon les récits mythologiques qui relatent la création du monde, […] Les textes nous laissent deviner l'existence préalable d'un Chaos, d'un "monde antérieur", qui contenait déjà en lui, mais à l'état latent ou sous une disposition différente, toute la "matière première" qui va être mise en œuvre pour la création."

 

L’œuf est aussi le symbole du zéro :

 

     "Zéro est un mot dérivé de l’arabe çifa, qui signifie vide. Comme l’œuf cosmique, il symbolise toutes les potentialités. Figure parfaite par excellence, sans commencement ni fin. […] Le Zéro est à la fois avant le Un et après, et dans ce cas, c’est l’espace de la création.

      […] Ce symbole de la vie concentrée, œuf primordial, signifiait dans la doctrine des Cathares (AMAO, 175), la double nature du Christ : la puissance réunie du divin et de l'humain. L'oursin fossilisé a suivi, dans son histoire symbolique, la courbe ascendante la plus parfaite : œuf de serpent, œuf du monde, manifestation du Verbe. Tout le contraire d'une involution, il symbolise l'évolution destinée à un sommet."

 

De nombreux clins d’œils nous sont adressés par cette symbolique : lors de cette période hivernale, un brassage de situations, émotions et compréhensions a permis, à partir de ce chaos initial, de dévoiler nos potentialités cachées. Dans le développement du germe, la création était déjà à l’œuvre... et allait se manifester par le verbe symbolisé par le lion.

 

De plus, une liaison importante existe entre l’œuf et le serpent. Parfois l’œuf est engendré par ce dernier ou encore le serpent l'avale ou le crache. Le serpent lui aussi est source de vie.

 

Nous voyons à travers la Gnose comment le sens profond de l'enseignement nous est efficacement caché, par la dissimulation de la vérité derrière les croyances qui nous sont dictées. L'être humain projette son mépris et ses craintes sur le serpent, d'une certaine manière à juste titre puisque ce dernier nous offre le miroir de notre partie écailleuse, donc généralement prédatrice. Mais la plupart s'arrêtent à cette perception véhiculée par l'inconscient collectif et n'y distinguent pas l'aide précieuse du "Mal", à bousculer nos repères sécurisants nous offrant une autre vision de la réalité pervertie et donc une porte ouvrant sur la Connaissance ; et donc sa propension à devenir le "Bien"...

 

Théogonie orphique connue par Aristophane et Platon :

 

        "A l’origine était le Vide, et la Nuit, et le noir Erèbe, et le large Tartare ; la Terre, l’air ni le ciel n’existaient pas encore. Mais dans les profondeurs infinies de l’Erèbe, la nuit aux ailes noires enfanta un œuf, d’où sortit, à la saison fixée, Eros le désirable, le dos resplendissant de deux ailes d’or, pareil aux tourbillons rapides comme le vent."

 

Toujours selon Brigitte Boudon :

 

      "Sous les noms de Prôtogonos (« Premier-Né »), ou de Phanès (« Celui qui fait  briller»), Éros est la puissance qui intègre et concilie les opposés et les contraires ; c’est la force primordiale qui permet d’unifier les aspects différenciés d’un monde déchiré par les tensions.

      Eros, le plus ancien dieu grec, dieu de l’Amour et de la Nécessité, est donc mis en avant, en tant que premier-né qui intègre et concilie les contraires."

 

C'est bien de cela dont il est question, le rapport avec nos démons c'est à dire avec le monde entropique, la résurgence du chaos, évolue, car la maturation dans l’œuf a révélé notre "capacité d'Éros" à intégrer les opposés : une nouvelle réalité naît avec nous à la saison fixée !

      

Cependant, il s'agit pour nous deux d'un processus encore plus profond : nous ne maturons pas chacun dans notre œuf, mais devons partager la même matrice. C'est-à-dire unir nos contraires à la fois intérieurement, chacun en nous-même, ainsi qu'extérieurement avec l'autre. Et l'énergie prédatrice se charge à la perfection d'opposer, de confronter, de provoquer des déclarations de combat en duel, que seul la puissance d'Éros permet d' "alchimiser" en une force créative et évolutive.

 

D'ailleurs, à propos de jumeaux dans le même œuf, nous avons découvert, toujours dans la mythologie grecque, cette histoire :

 

      "Léda était l’épouse du roi Tyndare de Sparte. Elle fut aimée de Zeus qui se transforma, pour la séduire, en cygne. Et, la même nuit, elle s’unit aussi à son époux Tyndare. Lorsqu’elle pondit, à leur terme, deux oeufs, il en sortit 4 enfants, dont deux, Hélène et Pollux, étaient enfants de Zeus."

     

Peut- être David se prénommait-il Pollux dans une autre vie ? En tout cas dans cette vie-ci, il a bien grandi avec une jumelle dans le ventre de sa mère...

 

Autre version :

 

      "Mais d’autres poètes font d’Hélène la fille de Némésis, la vengeance divine et fille de la nuit. Némésis fut aimée de Zeus et, pour lui échapper, elle se transforma en toutes sortes de créatures, pour finalement prendre la forme d’une oie sauvage. Aussitôt, le dieu se métamorphosa en cygne et s’unit à elle. Il en naquit un œuf, que trouvèrent des bergers. Ceux-ci le confièrent à la reine Léda." kulturica

Léda et le cygne - Léonard De Vinci

Léda et le cygne - Léonarde De Vinci

Hélène et ses canards...

 

 

Ce cygne est un signe ! Il illustre mon lien quasiment amoureux depuis toute petite avec les canards et leurs cousins, et mon envie quasi obsessionnelle de déguster un œuf d'oie... Quand j'avais 4 ou 5 ans, des canetons de la ferme pataugeaient avec moi dans la petite piscine gonflable et quand on me posait la fameuse question d'adulte : "Qu'est-ce-que tu veux faire plus tard ?", je répondais "éleveuse de canetons !". Je trouvais ces animaux harmonieux, magnifiques, divins... j'adorais leur manière de faire leur toilette, de dormir la tête blottie dans leurs plumes et surtout de s'amuser dans l'eau. Je me souviens d'un dessin que j'avais fais en temps réel vers 10 ans et dont j'étais très fière (ce qui était rare) : un cygne sur un lac.

     

J'eus de nombreuses aventures avec eux mais j'étais loin de me douter que j'allais recontacter des mémoires de "vilain petit canard", même si j'avais commencé à faire le parallèle dans ma présentation de l’Épopée de la Conscience (Qui sommes-nous ?)! Peut-être avais-je eu une existence sur une planète d'humano-cygnes ! Tout est possible... Mais manger du canard fut pour moi une étape difficile dans mon nouveau mode d'alimentation, malgré le fait que j'adore cette chaire divine...

     

Quelques jours plus tard, j'eus d'ailleurs une surprise dans mon assiette que j'ai pris soin de photographier pour cet écrit ! Un agencement "hasardeux" de morceaux de saumon donna ceci :

Plutôt bien réussie, l’œuvre de mon Moi-Canard cosmique ! Sans parler du sens faisant écho à cette quête de l'origine, dont est Sacrément porteur le saumon par sa périlleuse remontée contre le courant pour retrouver sa source natale afin d'y devenir à son tour créateur...

 

Revenons-donc une nouvelle fois à notre œuf dans lequel ces deux jumeaux ont grandi ensemble. Toujours d’après Brigitte Boudon :

      "l’œuf est la forme que prend le Chaos, c’est alors la matrice qui contient tout à l’état virtuel, latent, potentiel… Alors le symbole de l’œuf concerne la connaissance de ce qui est avant la création. "

 

Il s'agit bien pour nous d'une "Co-Naissance". Naître ensemble, seulement possible par le vécu authentique de la Connaissance, pour enfin pouvoir, à travers une "Co-Création", laisser libre cours à la Création.

 

      "Dans le mythe de création, nous sommes hors du temps chronologique ; tout y est donc possible. Une chose peut être en même temps elle-même et son contraire. […] Le chaos représente la totalité parfaite, androgyne qui contient tout, mais où rien n’est différencié.

      […] Appliqué à l’alchimie, l’œuf symbolise le vase, l’athanor dans lequel s’opère la transmutation de la matière.

 

      Jung donne un excellent résumé des rapports symboliques entre l’œuf et l’œuvre alchimique :

      « En alchimie, l’œuf représente le chaos tel que le conçoit l’adepte, la prima materia dans laquelle l’âme du monde est captive. De l’œuf, symbolisé par le vase de cuisson rond, s’envole l’aigle ou le phénix, l’âme libérée ».

 

       Le chaos : matière vile, le plomb

      Phénix : l’or, l’âme purifiée

 

      Le mystère de la transmutation alchimique, comme passage de la matière à un état supérieur, s’explique par le symbolisme de l’œuf.

 

 

Le vase dans lequel s'effectue la cuisson de la matière première porte le nom d’œuf en raison de sa forme et surtout du rôle de matrice qu'il joue. C'est une sorte de petit ballon, parfois en cristal, et dont l'orifice, une fois la matrice introduite, doit être soigneusement clos par le sceau d'Hermès. c'est un modèle réduit de la Création. Après l'incubation, doit sortir la Pierre philosophale, l'or spirituel, l'Enfant royal ou poussin. Union des principes masculin et féminin."

 

Et voilà, par la présence insistante de l’œuf, nous sommes à nouveau aiguillés sur la véritable voie du chamane androgyne !

 

Voici à ce propos un extrait édifiant d'une étude ethnologique d'Éléonore Chapuis s'attardant sur la nature sexuelle "douteuse" du chamane : La Pirogue

 

      "Je vais ici me pencher sur un aspect particulier de la personne du chamane araucan qui fut largement développé par Alfred Métraux dans l’ouvrage Religions et magies indiennes d’Amérique du Sud (1967).

      Au XVIIe siècle, un voyageur tint les propos suivants sur les chamanes araucan : « Ils ne s’habillaient pas en homme, mais portaient un vêtement très semblable à celui des femmes (…). Ils s’ornaient de colliers, de bagues et d’autres bijoux féminins. Ils étaient très estimés et respectés par les hommes et les femmes ; avec celles-ci ils se comportaient en homme et, avec ceux-là, en femme», il voyait dans ces comportements une forme d’homosexualité passive.

      Dans les années 1940, Alfred Métraux enquête également sur les Araucan et constate que les femmes chamanes, elles aussi adoptent des attitudes contraires à celles dévolues à leur sexe : elles s’habillent comme des hommes et parlent d’une manière plutôt masculine, la plus célèbre des machis serait d’ailleurs selon lui « d’un sexe douteux ».

      L’auteur en conclut donc que les Araucan sont « aujourd’hui comme autrefois des homosexuels ». Plus récemment, Ana Mariella Bacigalupo, ethnologue, constate que les hommes machis s’assimilent aux femmes par le travestissement et une éventuelle homosexualité, alors que les femmes garderaient les habits qui expriment leur genre, et, de fait, conserveraient leur rôle social.

      Nous sommes ici face à trois observations qui ne relatent pas les mêmes faits, il semble donc éminemment difficile de déterminer chez les chamanes Araucan « qui est qui », ce qui, à mon avis, expose essentiellement plus qu’elle n’explique la complexité de l’ambiguïté sexuelle des machis pour la néophyte lectrice en la matière que je suis.

      Les machis sont les chamanes Araucan, le plus souvent, ce sont des femmes qui tiennent ce rôle, elles officient lors de cérémonies rituelles qualifiées de « cures chamaniques » : la machi s’adresse aux âmes des machis mortes et à Anchimalen, la femme (ou amie) du Soleil afin que toutes interviennent auprès de Dieu. Au préalable, notons que la cérémonie s’ouvre par cette phrase édifiante qui semble évoquer fondamentalement l’androgynie des alliés du chamane : « Père-Dieu, vieille qui est au ciel … ». Pour les Araucan, les genres s’entremêlent dans le monde des esprits, et le chamane se fait alors réceptacle de ces influences, tout autant qu’il les porte en sa personne. La déviance sexuelle des machis, leur nature transgressive en fait donc les médiateurs / médiatrices par excellence, aptes à transcender les catégories ordinaires imposées par la construction sociale binaire et antagoniste que constitue l’élaboration culturelle du genre."

 

Ces récits symboliques et alchimiques nous dévoilent avec précision que la Matrice retient l'âme prisonnière tout en lui offrant comme seul échappatoire, l'expérience de la dualité jusqu'à peut-être développer la capacité de les unir en soi. Et vouloir s'extraire de l'emprise de cette enveloppe artificielle étouffante par la force (le vouloir) sans la transformation intérieure requise, est vain. La colère d'Hélène, qui dans son rêve écrase l’œuf (la Matrice) parce qu'on lui pointe du doigt qu'elle en est prisonnière, parle de cette vaine rébellion qu'à nouveau Dali exprime à merveille à travers le tableau Enfant géopolitique.

L'éclosion de l’œuf se produit lorsque par l'union des principes masculin et féminin, l'âme purifiée peut enfin se libérer, le phénix s'envoler, le plomb se changer en or... Cette complémentarité intégrée s'accompagne donc d'un changement de densité, de réalité.

 

Ces œufs sur notre chemin sont comme les cailloux du Petit Poucet nous indiquant le chemin à suivre pour rentrer à la maison...

Petit détour par l’Égypte et chez les Gris...

Ce parcours nous fait faire un crochet par l’Égypte où l’œuf tient aussi une place sacrée dans les mystère de l’incarnation qui doit passer par l’intérieur de la coquille dans laquelle il y a reproduction de la formation de l’Univers, germe où se nouent tous les liens de la vie.

 

La croix de Ankh symbolise ce nœud dans lequel la forme de l’œuf est apparente. Nœud qui illustre une circulation d'énergie précise. Cette clé de la connaissance symbolise la force vitale infinie et permettrait de résoudre tous les mystères de la vie éternelle... Elle est souvent représentée dans les mains d'un dieu ou d'une déesse.

La boucle de l'Ankh matérialise la féminité et sa tige verticale, la masculinité. Cette clé, devient donc (quand elle est associée à Osiris et à Isis) le symbole d'union pour donner naissance à une nouvelle vie. Cependant en fonction des dieux qu'elle accompagne, sa signification varie : Elle est le châtiment entre les mains de Sekmet, divinité guerrière et l'abondance des eaux vivantes du Nil pour le dieu Hapi.

 

      "Le signe de l’androgynat divin est associé à ce nœud.

      Il assure la protection magique du corps, génère une force par sa forme en fonction des influences cosmiques auxquelles il a été soumis lors de son élaboration.

      Allusion au pouvoir androgyne des dieux, pouvoir de transformation dans l’autre monde en état de conscience."neferhotep

 

Nous retrouvons une fois encore l'union du masculin et du féminin permettant d'atteindre le monde des dieux et leur vie éternelle...

Mais quand on creuse un peu, le subterfuge se dévoile !

Ce cas de figure est intéressant. Pourquoi des dieux auraient-ils besoin d'un objet pour atteindre l'immortalité, ou en tout cas paraître invulnérables aux yeux de leurs adorateurs?

 

Un article écrit par Raymond Terrasse "le secret de l'Ankh" dans le magasine Top Secret, va un peu plus loin dans la critique que le regard de l'historien ou l'ésotérique endormis par ce "plan divin". En voici quelques extraits :

 

"Lorsque l’on recense les différents objets tenus à la main par les Dieux des différentes traditions : égyptienne, sumérienne, perse, celte, maya, toltèque, l’hypothèse d’une origine unique de ces civilisations dont les membres, dispersés de par le monde suite à un cataclysme, ont fait évoluer ces objets au long des siècles, suivant leurs propres conceptions, tout en en gardant le principe initial, s’impose peu à peu comme une évidence. Mais de cette recherche, découle une autre question terriblement irritante : pourquoi encombrer systématiquement une main avec cet objet […] ?

 

En effet, si les Dieux sont représentés constamment dans cette configuration, sur les sculptures, les bas-reliefs, et les fresques, ce n’est ni gratuit ni le fruit du hasard. Cela révèle au contraire une situation permanente. Ainsi le fait que l’Ankh ou ses cousins soient constamment tenus à la main indique une fonction primordiale pour les Dieux. Il était impératif qu’il en soit ainsi. Selon moi, cet impératif recouvrait deux fonctions essentielles liées à la sécurité même du porteur : équipement de survie et armement. […]

 

Si on en croit Zécharia Sitchin, les Dieux sumériens étaient toujours en train de comploter, et de faire la guerre. Ils nouaient des alliances qu’ils n’hésitaient pas à dénoncer, s’ils y trouvaient leur compte. Ces quelques travers peuvent expliquer le fait que d’être armé était aussi naturel pour eux, que pour les cow-boys du far-west. Sauf que dans ces temps anciens, il valait mieux avoir l’arme toujours à la main. Une des fonctions de l’Ankh pouvait donc être justement cette arme d’attaque et de défense. […]

 

Il est patent que ces Dieux qui se sont partagés la planète venaient d’un même monde, dont les conditions génériques différaient quelque peu de celles de la Terre ; atmosphère moins dense, oxygène raréfié, température plus fraîche, et peut-être gravitation moins intense. Ces différences leur ont fait choisir des endroits élevés pour atterrir et séjourner sur Terre. Et lorsqu’ils devaient descendre auprès de leurs ouailles, un équipement de type combinaison spatiale comme ceux de nos astronautes devenait indispensable pour assurer leur survie sur une période de temps relativement longue. […] C’est pourquoi, afin de supprimer ces inconvénients, tout fut miniaturisé sous forme de croix ansée. Ce matériel miracle méritait bien son nom égyptien de croix de vie. […]

 

Le fait de trouver de part et d’autre d’un océan, une similitude aussi frappante dans le port d’un ustensile aux caractéristiques très proches, démontre qu’il ne s’agissait pas d’un simple caprice ou d’une coquetterie de la part des Dieux de différentes Traditions, mais bien d’un instrument indispensable. […] Au yeux des hommes, cette mystérieuse omniprésence allait d’ailleurs les élever au rang d’objets sacrés. […]

 Akhenaton, Nefertiti et sa famille "oints" par les rayons de l'Aton , disque solaire symbolisant le Dieu unique et distribuant la "technologie divine".

Cet appareillage miniaturisé, sophistiqué et performant, générant une véritable protection invisible et immatérielle permettait ainsi à son porteur de retrouver les conditions de vie de son monde d’origine (atmosphère, température, gravité, champ de force protecteur…), tout en lui assurant de tenir son rôle divin auprès des autochtones, peut-être même en lui permettant de se présenter à volonté sous diverses apparences. Les deux hypothèses, arme et protection physiologique contre l’environnement terrestre ayant été avancées, allons plus avant. […]

 

Les hommes, humbles adorateurs, ne se doutaient évidemment pas que pour être efficace, cette croix de vie devait impérativement être en contact incessant avec la main de son porteur, soit par la lecture des empreintes digitales, soit activée par l’énergie biologique directe, soit par analyse de l’ADN, ou par la réception des ondes cérébrales. Chaque instrument était ainsi en osmose avec son propriétaire, ce que n’aurait pas autorisé le port à la ceinture ou autour du cou. En outre, l’outil devenait encore plus impressionnant, lorsqu’il se transformait en une arme aux effets redoutables et spectaculaires. On peut croire que les Dieux ne se privèrent pas d’en faire la démonstration. […]

 

Une autre propriété de l’Ankh, et bien entendu aussi de ses cousins, semble être passée inaperçue des chercheurs. Il s’agit de la possibilité de vaincre la pesanteur. […]

 

C’est là qu’intervient ce qui pourrait être alors la primordiale et ultime fonction des croix de vie aux formes différentes dont nous avons le témoignage. Ces objets ne participaient-ils pas à l’intégration et au maintien des Dieux dans notre continuum, et inversement, leurs permettaient-ils de retourner dans leur dimension en toute sécurité ?"

 

 Voici, par ce petit détour par l'Egypte, une belle leçon qui nous est donnée. Tout d'abord, ce pays est présenté au monde comme ayant connu la première civilisation la plus développée grâce à des connaissances "technico-mystiques" non dévoilées. Mais cette mise en scène égyptienne dissimule bien des secrets, car déjà sur cette terre, de nombreuses civilisations extrêmement sophistiquées se sont succédées et ont justement couru à leur perte par une quête sans fin d'une technologie leur permettant de contrôler tous les facteurs de la vie. Comme ce qui arrive actuellement à notre civilisation !

 

Et qui procure à l'humanité toutes ces technologies ?

 

Simplement ceux qui la détiennent, des peuples d’autres lignes spatio-temporelles, les faux dieux ont un intérêt notoire à interagir de cette manière là avec la race humaine. D'ailleurs le mot Ankh est bien proche de Annunaki (civilisation maintenant l'humanité en servitude)...

 

Voici un médaillon, découvert récemment dans une tombe en Égypte (Stop-mensonges)

Il est intéressant de constater cette même onction de l'Aton que représentée plus haut mais aussi qui chapeaute tout ça !

 

 

 

 

 

Et un autre bas-relief qui parle de lui-même... D'une étroite relation entre Gris et la Clé de vie !

 

Et que cherchent-ils ?

   

Et bien, détourner l'humain d'une véritable possibilité de libération en faisant miroiter à certains une vie meilleure par des exploits technologiques (comme ceux proposés par le transhumanisme par exemple) tout en répondant à leur soif de pouvoir. Ainsi, ils s'assurent que peu d'individus iront mettre leur nez là où il ne le faut pas : à l'intérieur d'eux-mêmes !

 

Pourquoi agissent-ils ainsi ?

  

Pour préserver leur garde-manger ! Si nous appliquons ce qu'ils ne parviennent pas à faire, trouver la véritable clé de la libération, ils n'auront plus leur énergie de subsistance et plus de raison d'exister. Donc la manipulation ne date pas de nos jours et elle n'est pas confinée à notre monde occidental mais elle est bien efficiente depuis des millénaires partout sur le globe.

 

Un réel travail de libération n'a besoin d'aucune technologie SDS (même si elles peuvent faire partie de l'expérience par la compréhension de leur "aide" limitante), d'aucun objet de cette panoplie "divine", qu'il s'agisse d'une croix de Ankh, d'une structure géométrique ou d'un crâne de cristal. Celles-ci sont évidement très attractives pour l'être néophyte en soif de spiritualité et d'évolution, puisqu'elles contiennent de nombreux signes alchimiques et vérités cosmiques et proposent une solution extérieure de reconnexion magique, donc à première vue bien plus palpitantes que de chercher la clé dans nos failles obscures.

Nous aurions très bien pu (comme il nous ait déjà arrivé auparavant) tomber dans le panneau. C'est-à-dire dans ce cas là, vivre une forte connexion karmique avec cette "clé de vie" et étant donné qu'elle contient de riches symboles de l’œuf alchimique originel, nous aurions pu le prendre comme un signe de notre guidance à aller plus loin... Donc dépenser une fortune pour nous en procurer une chez un artisan "initié" ayant le don de fabriquer l'objet le plus en adéquation avec son but "sacré". Nous aurions pu la porter au quotidien sur nous, méditer avec, dormir avec, communiquer avec... Ressentir des flux d'énergie agissant puissamment, et ainsi fonder tout nos espoirs sur une libération grâce au lien à cet objet "divin" !

     

Nous serions dans ce cas-là détournés efficacement de la réelle alchimie de l’œuf, de la véritable réalisation androgyne, et ferions alors office de dindons de la farce "label New-Age", cuits à point pour être servis au buffet divin...

L’œuf explosif

Cette maturation des jumeaux dans l’œuf représente dans notre vie quotidienne un palier grandement initiatique puisque comme vous l'aurez compris, ce n'est pas d'un David et d'une Hélène emprunts d'énergie compassionnelle de l'Abgal dont il s'agit (bien qu'elle fasse partie de notre vibration), mais d'un David fortement imprégné de mémoires de Roi patriarcal et d'une Hélène imbibée de mémoires de guerrière ayant un "croc" contre cette énergie prédatrice. De quoi faire exploser l’œuf !!!

Et oui, de quoi faire exploser la Matrice, la Terre, puisque ce qu'il se passe en chacun de nous, en chaque couple est le reflet de ce conflit galactique entre nos "créateurs" mâles et femelles... Et notre incarnation dans la réalité la plus dense de la Création a justement pour intérêt le cheminement vers cet équilibre androgyne originel. L'humain en général est bien loin de se douter de la puissance dégagée par lui-seul réintégrant, par le couple, sa bipolarité, ainsi que l'ampleur inter-dimensionnelle de l'impact de cette réunification.

 

Nous sommes tous-deux au début de l'expérience. Et le savant fou à choisi de mélanger nos énergies explosives dans le même flacon. La lignée patriarcale Gina'abul et la lignée matriarcale Amasutum se rejoignent à travers nous dans cette existence de 3ème densité. Le défi est d'envergure mais l'incubation dans le creuset (ce même œuf), passant par ses paliers de transformation, à pu arriver à terme. L'éclosion se manifeste par le Verbe, la création de ce texte emprunt de nos deux énergies, ainsi que la mise en ligne de nos écrits sur l’Épopée de la Conscience.

 

C'est donc bien notre vie d'humain incarné qui offre une précieuse occasion de réconciliation de ces forces archétypales qui se sont déclarées la guerre sur de nombreux plans d'existence. Nos petites tensions et chamailleries de couple ne sont donc pas à sous-estimer et prendre à la légère, ou encore penser comme la plupart des gens, qu'elles font fatalement partie du lots d'inconfort de notre misérable vie humaine...

 

Il est temps de se responsabiliser et de sortir la tête de ce nuage sombre et puant qui nous fait croire à l’insignifiance de notre vie et à l'impuissance d'y changer quoi que ce soit ! Chaque événement du quotidien, aussi discret soit-il, est porteur d'un enseignement qui nous vient de nous-même depuis des plans de conscience bien plus expansés.

 

Le couple est le terrain d'expérimentation le plus efficace (évidement en fonction de la conscience que l'on y met) pour la fusion de ces forces qui s'opposent, pour l'élévation de cette vision dualiste vers un troisième point de vue, celui du sommet du triangle.

La valse à trois temps

Cette transition ne peut se produire que parce que simultanément, l'expérience à deux met en valeur la fonction réceptacle du corps incarné qui accueille la lumière-information de la source. La puissance alchimique du Graal et du jeu dualité-trinité prend ici tout son sens.

 

En pleine guerre et déportation des juifs par les Nazis, voici ce que transmet "l'Ange" à Gitta Mallasz et ses compagnons :

 

Mais juste avant, un petit rappel des sept niveaux du monde transmis par l'Ange :

 

 

I Minéral

II Plante                                         MONDE CRÉE

III Animal

 

IV Homme                       Brèche à remplir, tâche de l'homme

 

V Ange

VI Séraphin                                 MONDE CRÉATEUR

VII LUI

 

 

"[…] Les deux sont un. Il n'y a même plus de lien,

parce qu'il n'y a plus de séparation,

Vibration éternelle, transfiguration.

Le mystère de la Sainte Trinité est :

Amant-amour-amante.

Les trois sont un et pourtant distincts.

 

[…] Sept marches conduisent à la vie éternelle.

Sept pas que vous pouvez faire !

La première naissance, la païenne, est matière.

La deuxième est purification, la plante.

La troisième, don de soi, harmonie.

La quatrième est la maison décorée, la chambre nuptiale.

 

Par les trois marches d'en haut

descend le Fiancé, la Lumière.

Si le Fiancé trouve la Fiancée,

la mort est avalée pour toujours.

 

Trois pas, c'est le temps :

Le passé : purification.

Le présent : don total de soi-même.

Le futur : noces.

 

Les deux Amants sont issus de LUI,

LUI qui fait naître éternellement.

A la place de la Lumière sans Corps

et du Corps sans Lumière,

Le Nouveau, les deux Amants unis.

Le Verbe devient chair,

et la Matière devient Lumière.

 

La conception immaculée est l'Amour éternel

qui n'est pas suivi de Bethléem,

ni de tombeau, ni de résurrection.

Le nouveau Christ a revêtu la robe de Lumière,

ses yeux, le feu ; ses cheveux, les flammes.

 

Il n'y a plus de naissance et plus de mort.

La naissance est douleur – la mort est douleur,

car elles sont encore plaies, elles sont encore brèches.

 

Félicité, union.

La nouvelle maison est le Quatrième,

Bâtie depuis l'éternité, décorée pour le Fiancé.

L'ancienne maison était façade, cadre qui se fend.

Là, le Fiancé ne peut entrer.

Le Fiancé éternel, l'Amant éternel : La Lumière.

Le seul désir qui peut être assouvi.

 

Vous êtes la souche et LUI la Force,

la sève qui monte éternellement.

Ainsi né le miracle, la vigne qui donne toujours.

La flaque, la boue restent en bas,

la tige s'élève d'elle, et aspire la boue.

La boue monte vers la Lumière.

La Lumière s'habille de matière."

Ce jeu dualité-trinité s'inscrit parallèlement sur différents plans :

 

Horizontalement, l'amant et l'amante en tant qu'êtres incarnés, vont sur leur chemin de quête de vérité, tirer leçon de chaque aventure du quotidien, de chaque faille que leur demande de visiter la prédation et faire tomber un à un les voiles qui obscurcissent leur vision de la réalité. Le mot "couple" prendra alors une toute autre signification que celui "vu à la télé" ou même qu'enseigné par les stages tantriques dans nos contrées !

     

Chacun ayant inconsciemment pour rôle de révéler de manière "éclatante" le prédateur de l'autre, se révèle être un formidable vecteur d'approfondissement et d'accélération de la mise à nu de l'ego que cela implique. Se retrouver à poil face à l'autre et donc face à soi-même (ce qui n'arrive en fait pas si souvent dans les couples !) est la fondation sur laquelle peut commencer à s'établir une nouvelle dimension de cet "amour" jusqu'à présent perverti. Le troisième angle, le sommet du triangle commence à exister par cette expérience progressive de détection des schémas duels.

     

Les pôles féminin et masculin s'harmonisent, et pas après pas évolue l'apprentissage de la valse à trois temps...

 

Verticalement, comme l'explique l'Ange, l'Amant éternel ou la Lumière, rejoint l'Amante ou la dimension matérielle pour célébrer leur noces dans cette brèche symbolisant l'être humain accomplissant son rôle réunificateur. A nouveau, deux polarités fusionnent, "la lumière s'habille de matière", l'être incarné accède au tiers manquant : l'Unité.

 

Intérieurement, chaque individu a le potentiel de réaliser simultanément en lui-même ces fusions. Énergie et matière, masculin et féminin, ange et démon... font en fait partie d'un même processus de combinaison des polarités.

    

Ce qui se joue en notre intérieur est le reflet des entraves que peut rencontrer ou non l'énergie cosmique, l'Ange, la Source afin de se manifester à travers notre corps, la matière (verticalité).

     

C'est également le degré d'union entre le masculin et le féminin dans le couple qui révèle où en est l'équilibre intérieure en soi-même entre ces énergies primordiales (horizontalité).

       

Et c'est aussi l'état de révolte ou de déni qu'une personne a envers la réalité du monde de 3ème dimension, qui détermine sa relation intérieure avec son propre prédateur et à quel point celui-ci se joue d'elle (intériorité).

 

La valse à trois temps s'apprend par l'ange et la matière, le masculin et le féminin, le rejet du démon ou l'acceptation du démon. C'est une danse qui, rythmée par les paliers de la vie, nous apprend dans un mouvement spiralé à faire un avec le Grand Tout.

 

De Deux... le Trois :  le Un, le sommet.

 

"Trois pas, c'est le temps :

Le passé : purification.

Le présent : don total de soi-même.

Le futur : noces."

 

L'être humain est le creuset, le quatrième plan du monde dans lequel viennent fusionner les trois niveaux inférieurs et supérieurs. Pourtant, il n'y a pas de hiérarchie, seulement des rôles, l'homme est au milieu, et son dessein est de manifester le mariage des sept...

     

Le temps n'est seulement perçu de manière linéaire que dans la réalité de 3ème dimension : le passé (la purification) ainsi que le futur (les noces) s'élèvent simultanément dans le présent par le don total de soi-même (au sens SDA du terme !).

Le message alchimique du fourgon

Durant la phase finale de l'écriture de ce texte, Hélène sentait à nouveau l'emprise de ces émotions décrites au tout début : une pulsion intérieure qui la poussait à lire, mettre par écrit ses compréhensions, publier... se heurtant à la frustration de ne pouvoir le réaliser en couple, car David était dans une phase très active dans le monde extérieur, étape qui était nécessaire pour lui afin de se libérer d'une emprise matérielle, mais qui était bel et bien une ruse de la prédation pour que nos deux énergies s'éloignent à nouveau. De plus les scénarios familiaux revenaient à nouveau titiller Hélène... C'était exactement le même contexte qui l'avait plongé si profond dans la conscientisation de son enchaînement à la Matrice par l'attachement et la culpabilité, mais ouf, cette fois-ci les chats ne s'en étaient pas mêlés !

     

Nous observions donc que la fameuse loi de rétrocausalité (développée dans le Dialogue avec notre Ange n°40) était à l’œuvre. Cependant, l'emprise émotionnelle était bien moins forte et la manière dont les choses évolueraient dépendait de la force de notre déni ou bien de notre capacité à se laisser traverser par les émotions puis à analyser avec discernement ce qui se tramait pour en saisir le message.

 

     

D'autres signes se concrétisant dans la matière étoffaient la leçon : ce jour-là nous allions chercher notre fourgon au garage, un problème de démarrage venait d'être résolu. Notre garagiste est un super pédagogue et systématiquement il nous explique tout dans les détails ; il nous fit donc part des étapes par lesquelles il était passé : après avoir soumis le camion au contrôle de l'ordinateur, un problème avec le boîtier de préchauffage avait été détecté, mais au lieu de faire ce que l'ordinateur lui dictait (changer la pièce), il a passé un coup de "bombe contact" sur les cosses et le camion redémarrait à nouveau très bien.

 

Et là, il prit le temps de nous expliquer spécifiquement l'histoire des cosses en comparant même le phénomène sur différentes voitures. "Le problème est que sur les nouvelles générations de véhicule, comme c'est le cas pour le votre, la cosse mâle et la cosse femelle ne s'emboîtent plus aussi solidement qu'avant, et lorsqu’il y a un défaut de connexion on ne peut plus y remédier manuellement, il faut carrément changer tout le boîtier de préchauffage. Donc vous avez eu de la chance que la bombe ait suffi pour rétablir la connexion..."

 

Le même jour, Sand nous racontait que l’après-midi (donc au moment ou nous allions récupérer le fourgon), ils allaient tous-deux (elle et Jenaël) amener le leur au garage pour un problème qu'ils croyaient avoir fait réparé, mais qui en fait persistait... Elle était désemparée car la leçon mûrement assimilée la fois précédente se renouvelait. Elle voyait bien des signes, mais ne comprenait pas encore le sens de cette répétition.

Évidement, cet échange, par la synchronicité des allers-retours aux garages, nous demandait de prêter l'oreille... Nous n'attendîmes pas longtemps pour que le message se concrétise : le lendemain matin, le fourgon faisait à nouveau une épaisse fumée et broutait au démarrage !

 

Le problème de véhicule se réitérait aussi pour nous ! Alors, ça plus ce qui se répétait dans le couple et dans la famille... Notre Supraconscience était plutôt insistante !

Bien-sûr, dans un premier temps, un sentiment de dévalorisation et d'incompréhension ont alimenté une colère due à l'impression de ne pas saisir la leçon précédente et de "redoubler". Hélène a donc, grâce à sa vocation de "pleureuse", pu visiter profondément ce mal-être tout en lui permettant d'évoluer à travers elle, donc de se transformer. Au fur et à mesure que son ego "lâchait", les compréhensions prenaient forme...

 

Le problème de démarrage du véhicule symbolise une entrave dans notre déplacement de couple sur notre chemin de vie.

Cette anomalie persiste car il y a un faux-contact, une mauvaise connexion entre le pôle masculin et féminin. Donc la production de chaleur nécessaire au démarrage ne peut pas avoir lieu.

 

Très bien, nous avons une piste, mais comment remédier à ce déséquilibre ? Nous n'allions tout de même pas nous forcer à nous retrouver "chaleureusement" (ce qui de toute manière serait impossible avec la prédation qui s'en mêlait !).

Comment sa Supraconscience vint à sa rescousse pour éclairer son esprit ensuqué...

Ces compréhensions avaient lieux sur le canapé. Encore dans un état de chaos après les pleurs, Hélène demandait de l'aide pour y voir plus clair.

 

"Que dois-je faire avec tout ça ?" Au même moment, l'employé communal tentait de démarrer une débroussailleuse dans la rue juste devant la fenêtre... Cela a duré au moins 10 minutes pendant lesquelles il s'est acharné sur l'engin, entrecoupé de moments de bricolages et de jurons. Nous apprenions par la suite que la débroussailleuse sortait elle aussi de chez le réparateur !

 

Hélène avait sous son nez quelqu'un qui s'efforçait de faire démarrer quelque chose en y mettant toute son énergie, pour au final être épuisé et en colère.

 

L'attitude à adopter commençait à se dessiner. Le parallèle était évident car Hélène reconnaissait parfaitement son entêtement à vouloir, vouloir, vouloir à tout prix démarrer ! Son impulsion originelle était ainsi récupérée par le prédateur qui la maintenait dans une rigidité du genre "On doit y arriver !". Et alors, pouvait s'installer frustration, colère et exigence. De quoi s'épuiser et nourrir ses démons...

 

Arrêter de forcer les choses... Puisque nous sommes deux habitants dans le même œuf, il s'agissait plutôt d'accepter qu'un rythme à deux puisse s'établir et que la coquille de l’œuf soit brisée progressivement. Voilà à nouveau la même leçon qui se répétait, avec les mêmes symptômes émotionnels mais enseignée par des voies différentes.

 

David rentrait alors de sa journée d'action et Hélène était dans la capacité d'échanger ses prises de conscience puisque son prédateur était "carpette" ; il venait de passer à la machine à laver des pleurs et ne disait plus mot...

Un piège brûlant

Nous pûmes alors creuser tous-deux la signification de ces symboles placés sur notre chemin, et celui qui nous questionnait était "la chaleur".

Que venait donc nous dire cette histoire de préchauffage (pour qu'un démarrage commun puisse avoir lieu) ?

Quels étaient les indices se cachant derrière cette chaleur ?

 

Celle-ci est sans aucun doute symbole d'affection, et le feu symbole de sexualité. Nous savions que si cette énergie de vie, cette sève était bloquée, elle se remettrait à circuler d'elle-même une fois le processus enclenché. Cette remise en mouvement est une conséquence et un facteur indissociable des prises de conscience émergeant d'un vécu émotionnel et de questionnements sincères. C'était donc à nouveau un piège New-Age que de vouloir se focaliser sur la sexualité et la spiritualiser à outrance.

 

Croire qu'effectuer diverses pratiques tantriques, dont des circulations d'énergie volontaire, va nous libérer de tous nos blocages existentiels (puisque la sexualité est l'énergie primordiale) est un leurre. Cette focalisation nous prive d'une réelle libération car elle nous empêche de contacter le problème sous toutes ses facettes. Mais il y aurait-là matière à y consacrer un chapitre entier...

Quand les informations intellectuelles complètent le vécu...

Puis nous en venions chacun à nos lectures et recherches du moment qui nous offraient des pistes :

Dans l'Onde, Laura Knight aborde cette notion de chaleur avec les Cassiopéens car une sensation éprouvante de consummation interne se manifeste parfois chez elle et d'autres personnes au moment des transmissions.

 

Voici leur réponse : "Image. Profonde conjonction de liens fibreux dans la structure de l'ADN."

 

Laura Knight : "Lorsque vous dites "conjonction de liens fibreux", est-ce que cela signifie que nous sommes entrain d'être reliés à un corps de quatrième densité qui est entrain de croître, de se développer ? ".

 

Les Cassiopéens : "Lentement mais sûrement"

 

Puis elle complète ces informations par un phénomène évoqué dans un ouvrage du Soufi Cheikh Ibn al'Arabi : " Lorsqu'un ange apporte une règle ou des connaissances au serviteur, l'esprit humain rencontre la forme imaginale, et par l'effet du don et de l'acceptation, qui sont deux lumières, la constitution s’excite et s'enflamme. […] Les humeurs du corps s'élèvent en vapeur et ceci est causée par la compression subie par des natures différentes quand deux esprits se rencontrent."

 

Alors que les événements amenaient Hélène à explorer la symbolique de l’œuf, investigation qui mettait la démarche alchimique en exergue, il est intéressant de voir que sans que nous nous concertions, le contenu des lectures de David y faisait écho.

Il reprenait un ouvrage de Stanislav Grof, Psychologie transpersonnelle, à un passage où ce dernier présente les Matrices Périnatales Fondamentales (MPF) qui sont les étapes de l’accouchement que l’auteur répertorie.

 

Grof rapporte nombres d’informations cliniques et expérimentales qu’il a pu relevées lors de protocoles à visée thérapeutique au cours desquels les patients absorbés en général du LSD. Les aspects vécus et revécus par les sujets au cours des séances montrent énormément de choses sur la constitution de la psyché et ses interférences avec toutes les strates de la réalité, visibles ou invisibles.


Dans les MPF, convergent presque tous les registres de la psyché pure mêlés aux registres psychophysiques ; sensations, sexualité, mythologie, archétypes, et visions de scènes dépassant le vécu de l’individu et touchant à des dimensions vastes et impersonnelles. La plupart des éléments quand on peut les vérifier, démontrent une puissante véracité et des similitudes dans l’univers transpersonnel, d’un patient à l’autre, comme l’avançait C.G.Jung.

 

Il est évident que nous sommes à un endroit où foisonnent les informations et une richesse de connaissances qui ont trait à la vie directement.

Pour alimenter les perspectives de nos recherches, il semble pertinent d’évoquer le lien que ne manque pas de faire Grof, entre ses observations et le potentiel quantique de David Bohm.

 

Ce facteur quantique coordonne l’intersection entre l’ordre implicite (le champ d’information conscient et universel) et l’ordre explicite (le mode manifesté, l'expérience de la matière). Ce potentiel est le canal par lequel s’exprime l’ordre implicite dans l’ordre explicite par un mouvement holographique.

 

Nous pouvons faire la remarque/hypothèse que cette expression du Tout au travers de ses parties ainsi que la reliance entre les parties du Tout (holographie), voient bien souvent leurs possibles réduits par la programmation SDS de la Matrice.

 

La vertu de l’alchimie est de nous conduire à redécouvrir ce potentiel. Et c’est cette quête qui émane des expériences et des recherches sur lesquelles nous faisons le point maintenant.

 

Il est à noter que le contenu des MPF, constitue clairement sur le plan psychique, et donc sur le plan de la conscience, une articulation entre la sphère personnelle et la sphère collective et au-delà. Elles font apparaître la même structure de passage que nous avons retrouvée dans le symbole de l’œuf.

Elles décrivent à la fois un carrefour décisif sur le chemin de la libération et elles sont également un outil précis pour pointer le noyautage effectué par la prédation sur l’interface psychophysique.

 

L’existence de ce phénomène d’intrusion et de contrôle nous conduit à comprendre pourquoi ces informations nous sont très peu accessibles psychiquement, et que leur accès n’est pas valorisé.

On y décèle l’implacable mécanisme de programmation et d’ancrage SDS qui se joue entre autre au moment de la naissance, et se répercute par conséquent tout au long de la vie psychique et sur toutes les lignes temporelles en résonance.

 

Une fois le voile levé sur la dynamique interne de la personnalité, un nombre important d’aspects nous instruisent à ce sujet.

 

L’énumération de Grof est longue et variée à propos des différentes phases vécues de la naissance par ses patients en régression, mais citons quelques exemples qui rendent compte tacitement de cette tendance involutive, hypnotisante et générant confusion : perceptions négatives de matières fécales, urine ou sécrétions visualisées dans certaines scènes, ressenties de tortures psychiques et physiques, paranoïa, rites sataniques, messes noires, visions de guerres, explosions atomiques, etc.

Œuvre du peintre Jérome Bosh

 

 

Les peurs n’ont déjà plus seulement une fonction indicative sur la situation présente, elles traduisent l’insertion de programmes d’interprétation très profonds et très opérationnels de nature conflictuels. Ceux-ci apparaissent sous formes de complexes très ramifiés tant dans les strates de la personnalité (psychique, physique, émotionnel), que dans différentes constellations de significations dans le niveau psychophysique : mort, reconnaissance de l’identité, dévalorisation, impuissance, instincts engrammés par l’espèce humaine en fonction de sa conscience et de ses croyances.

 

Le nouveau corps jaillissant de sa matrice biologique est déjà sous l’influence de la matrice SDS, plus à proprement parlé, sous l’influence du piratage de la Matrice originelle, que cela soit par le biais de sa génétique ou des champs (les champs parentaux en particulier) qui l’imprègnent depuis la conception, notamment le champ karmique de sa propre âme. Nous apercevons donc ici le caractère atemporel du carcan mis en place.

 

Si leur rôle n’est pas conscientisé, les MPF renforcent cet état de fait et le mémorisent.

Ces matériaux nécessitent une interprétation approfondie et d’être reliés à d’autres afin d’inverser leur charge et de délivrer leur enseignement évolutif.

 

Mais sur un autre versant, une multitude d’autres matériaux mis à jour, délivrant encore leur message originel malgré l’étau de la prédation, peuvent être rapidement décryptés comme de véritables connaissances pour appréhender notre évolution.

Dans cette catégorie nous trouvons des éléments qui font particulièrement écho au thème matriciel de l’œuf dont ceux liés à la fonction psychophysique de l’utérus et du système pelvigénital.

 

Les MPF sont à la fois des matrices psychiques et physiques. Elles contiennent une dimension symbolique comme l’œuf, lié à la naissance, et elles divulguent des phénomènes à l’œuvre concrètement au sein de la personnalité humaine. Les MPF sont donc associables au procédé alchimique et à l’histoire incontournable du feu qui lui est liée (les fonctions purificatrices complexes de ce dernier) et à la dimension du héros (Eros). Elles sont une mine d’informations techniques où est exposé métaphoriquement et par regroupement des significations, le parcours psychophysique que la conscience doit accomplir pour se libérer.

 

Dans sa présentation des MPF, les mots de Grof résonnent de manière frappante avec l’enseignement de nos expériences mis en relief plus haut. La citation ci-dessous commence au moment où Grof décrit la MPF II, qui est la phase marquée par le début des convulsions alors que le col de l’utérus est encore fermé. Il vient juste de parler de monstres qui tentent d’avaler la personne, et continue ainsi à rendre compte de matériaux éprouvés par ses patients, éléments prenant ici support, surtout  dans la sphère visuelle et symbolique :

 

      "Une forme moins dramatique de la même expérience est le thème d’une descente aux enfers et l’errance dans des grottes ou dans un labyrinthe. Le thème mythologique correspondant évoque le début du voyage du héros […] (puis faisant partie des matériaux relatifs à la MPF III, phase de traversée du col utérin et de l’appareil génital) des faits extraordinaires de superhéros et des combats mythologiques aux proportions cosmiques impliquant anges et démons, ou des dieux et des titans."

Le combat de Thésée et du Minotaure - Maître des Cassoni Campana -

 

 

Puis en rapport avec le thème du feu, ces phrases insérées dans l’inventaire des phénomènes toujours en lien à la MPF III, durant laquelle une concentration et une dépense d’énergie importante ont lieu :

 

« La rencontre avec le feu est vécue soit sous sa forme ordinaire : identification à des victimes d’immolation ; soit sous la forme archétype : un feu purificateur (pyrocatharsis) paraît détruire la corruption du sujet et le préparer à sa naissance spirituelle. […] Précisons à ce propos que dans le processus de combustion, les formes solides [matières organiques rencontrées lors de la traversée physique ; sang, urines, sécrétions, parfois excréments] sont converties en énergie ; l’expérience du feu accompagne celle de la mort de l’ego à l’issue de laquelle l’individu s’identifie philosophiquement à des modèles d’énergie plutôt qu’à la matière organique. »

 

Nous pouvons rapprocher notre vécu et ce que rassemble Grof de ce que Kazimierz Dąbrowski, nomme la désintégration positive de la personnalité.

 News of Tomorrow

 

C’est une piste de réflexion de plus, pertinente, permettant d’éclairer le kaléidoscope de l’alchimie interne qui semble se retrouver, de manière plus ou moins fragmentaire et souvent derrière d'autres termes, au centre de méthodologies qui abordent la multidimensionnalité de la personnalité humaine. L’approche de Dabrowski s’entoure de nombreux concepts et peut faire figure d’une théorie hermétique par moment. Toutefois elle est reconnue très opérative, spécialement pour comprendre et intervenir dans le cas de personnes dites surdouées.

 

Si nous sortons de la classification conventionnelle utilisée de façon restrictive en psychiatrie et dans notre société, nous pouvons étendre facilement cet apport aux personnes qui progressent vers l'acceptation de leur réalité trans-individuelle et qui ont donc un fonctionnement qui échappe au moins en partie, au contrôle de l’ego. Dabrowski utilise peu ou pas de critères dualistes destinés à juger de ce qui est "pathologique" ou "normal", écueil dans lequel sombrent de nombreux courants de pensée psychothérapeutiques.

 

        "Dabrowski postule que le développement de la personnalité est basé sur les émotions et non sur l'intelligence ou l'ontogenèse (âge), ce qui était contraire à la plupart des courants psychologiques de l'époque où l'on estimait que l'homme se développe soit en fonction de son âge physique soit en fonction de son intelligence." Surchauffe du bulbe

 

Il parle d’excitabilités, voies de stimulations psychosensorielles, et ce qu’il défini avec sa conception rend compte par exemple de l’hypersensibilité et de l’intuition. Sa théorie présente cinq niveaux de développement de la personnalité. Il est étonnant de voir la similitude entre le niveau final de développement, le niveau V donc, et la définition du mode SDA (au Service d’Autrui).

 

Au cours de ce développement, selon lui la désintégration positive de la personnalité joue un rôle crucial :

 

      "Il est possible que lors d'un événement difficile dans leur vie (maladie, divorce, phase difficile) ils puissent vivre ce que Dabrowski appelle la "désintégration sur un niveau", ce qui signifie qu'ils peuvent commencer à voir que les règles ou les attentes de la société ne sont pas toujours adaptées à leurs valeurs intérieures." Idem

 

        Et : "La personne souhaite incarner de hautes valeurs mais a des difficultés à y arriver et elle se désintègre, ce qui veut dire qu'elle rejette les valeurs purement biologiques ou sociales avec lesquelles elle a fonctionné dans le passé et veut vivre selon des critères internes." Idem

 

 

Des désintégrations sont souvent remarquées au moment de la puberté, mais les cas ne se cantonnent pas à cette période, et comme le précise Dabrowski, la désintégration et le processus de maturation qui l’accompagne ne sont pas dépendant d’une chronologie linéaire conformée à l’âge du sujet.

 

Sous l’influence de la prédation, la désintégration peut être involutive et parfois même pathologique lorsque l’individu ne parvient pas à surmonter ses conflits intérieurs et qu'il n'arrive pas à résoudre l’ambivalence entre ses convictions profondes et la morale prônée autour de lui.

 

 

David pense avoir expérimenté au moins trois désintégrations partielles de sa psyché qui ne furent pas exclusivement positives.

 

La première se produisit à l’adolescence, alors qu’il rentrait dans la catégorie "surdoué" ou celle pouvant être qualifié actuellement d' "indigo", adjectifs servant à étiqueter certains cas de "divergence". Ce fut plutôt une désintégration involutive car elle eut pour résultat de le conformer à la vision admise communément.

 

La deuxième désintégration fut sur un certain versant positive et caractérisa le retour fracassant d’une sensibilité touchant à l’universalité et à la multiplicité de l’existence, refoulée quelques années auparavant. Elle se situa au début de l’âge adulte à une période où il découvrit les effets psychédéliques des psilocybes (champignons hallucinogènes). Pourtant cette désintégration, mettant à nouveau l'accent sur le contraste profond entre ses convictions et le monde convenu fut tellement bouleversante, qu’elle eut aussi un versant pathologique. Fait qui fut accentué par le suicide d’un ami ayant consommé les mêmes champignons et l’internement d’un autre suite également à leur consommation.

 

David tenta d’atténuer le chamboulement consécutif à cette désintégration par une période d’alcoolisme. Cependant, il était désormais clair au fond de lui, que son intégrité ne pouvait se fondre avec les dogmes de la réalité sociale, mais il ne savait pas encore comment joindre les deux rives de l'abîme qui lui apparaissait, surtout qu’il se sentait déjà corrompu et qu’il se jugeait fortement.

 

La troisième désintégration tout à fait positive, même si elle fut ébranlante, se déroula alors que David venait de quitter la région parisienne et qu’il retrouvait la ligne temporelle cathare et audoise. Elle coïncida avec une expansion de conscience temporaire associée à des synchronicités saisissantes (décrite dans l'histoire de la comète dans l'onglet "qui sommes-nous ?"). Il eut l’impression de faire des liens transcendant les notions usuelles de temps et d’espace, de lire la vie à livre ouvert. Et en effet si il était difficile de tout recouper, une logique différente mais bien plus cohérente que l’ancienne se dessinait.

 

Les révélations de ce nouveau langage purent se vérifier dans certaines circonstances. David embrassait cette perception vertigineuse dont auparavant il soupçonnait l’existence en son for intérieur. L’échafaudage de la personnalité qu’il arborait jusqu’alors s’effondra ou plutôt vola en éclat, si bien que deux mois durant il crut devenir fou. Il s’avéra que ce n’était pas le cas, une forme de recomposition de la structure psychique s’effectua avec des bribes de l’ancien, mais celle-ci était désormais inévitablement destinée à se baser sur des fondements authentiques qu’il commençait à assumer.

 

Les retrouvailles avec ces fondements établirent comme nous le disions, une cohérence plus large.

 

 

 

 

 

Celle-ci permettrait de commencer à intégrer les contradictions antérieures et de regarder avec bien plus de discernement des modes persistants et destructeurs comme celui d'un travail aliénant pour "gagner sa vie".

 

Car le pressentiment était là : d’autres transformations/désintégrations allaient changer son rapport à la réalité...

Le Feu alchimique et ses horizons insoupçonnés...

 

 

Réabordons le sujet de l'alchimie et constatons simplement que sans chaleur, sans feu, le procédé alchimique ne peut avoir lieu. Après quelques recherches nous avions un peu plus d'éléments à ce sujet car en effet dans l'Alchimie, l'Art Royal est l'initiation reliée au Feu.

Cette initiation par le feu comporte trois phases principales : la calcination, la transmutation et la sublimation.

 

Lors de la première, la calcination, l'humain doit offrir son ego en sacrifice. Cette mort mystique peut être qualifiée de putréfaction en référence à la graine qui doit se décomposer dans le sol afin de naître à une autre vie. Il est dit que durant cette phase, l'individu peut entendre la voix de Mercurius (le Soi supérieur) lui disant : "Heureux celui qui meurt pour moi, car avec moi il ressuscitera". Elle est la plus douloureuse de ces phases.

 

La deuxième étape de l'initiation reliée au Feu, la transmutation, s'accomplit en sortant indemne de la fournaise, de la fosse aux lions. Le lion a de tout temps représenté le Feu cosmique universel qui constitue lui-même l'essence de la vie de 3ème dimension.

Lorsque l'homme commence à contrôler ce Feu, cette force incandescente qui vit en lui, il se met à vivre une existence plus libre des lois qui le rattachaient jusqu'alors à la réalité de troisième densité.

Le lion d'or avec une couronne ou des ailes déployées signifie que le disciple est apte à passer au dernier degré de l'initiation reliée au Feu, la sublimation, qui demande souvent plusieurs existences tellement cette phase est difficile à accomplir.

 

Elle est caractérisée par une transmutation complète de la personnalité s'incorporant alors à l'esprit. L'individu vit dans une réalité toute autre et ne perçoit plus les choses sous l'angle humain mais sous l'angle de l'esprit, de son Soi Supérieur.

 

 

 

Le symbole alchimique de cet accomplissement est l'union du lion rouge et du lion blanc.

 

Et une fois de plus le lion nous parle ! Nous étions bien loin d'imaginer qu'un problème de démarreur nous guiderait encore jusqu'à la famille léonine...

 

Si nous mettons ces informations en regard de nos expériences, nous retrouvons chacune de ces phases sur un mode naissant plus ou moins avancé selon l'aspect étudié. Il y a sans doute, en ce qui concerne la progression alchimique, un mouvement spiralé (une valse) au cours duquel les différentes phases en question sont visitées à plusieurs reprises et voient leur ampleur s'accroître au fur et à mesure que le mouvement s'avance.

 

Et nous nous apercevons, vu les significations convergentes de ces recherches, que cette chaleur ou ce Feu Primordial est le catalyseur d'un profond et intense changement en l'individu, qui motivé par sa Quête de sens, de vérité, de connaissance, opère un passage brûlant d'une réalité à une autre en intégrant son Soi Supérieur.

 

Pour chacun de nous deux, le feu se manifestait dans le quotidien.

 

Quelques jours avant le début de ce texte, David passa plusieurs heures sous les premiers rayons ardents du soleil printanier, pratiquant un écobuage ; il côtoya donc le feu qui brûlait l’herbe sèche (matière organique évoquée par Grof) et reçu parallèlement celui de l’astre solaire.

 

 

 

 

Le feu prit des proportions suffisantes pour que David soit enveloppé pendant un long moment par une chaleur intense.

 

Durant une bonne douzaine d'heures qui suivirent la scène, il fut sujet à une sorte de "reset", ne pouvant plus se rappeler le sens de ce qu'il avait entrepris précédemment.

 

Les connaissances qu’il avait acquises récemment ou anciennement, lui paraissaient étrangères. Impossible de faire des liens entre ces informations qu'il observait se mouvoir pourtant dans sa mémoire.

 

C’est ce qui s’appelle "perdre connaissance" au sens littéral... Cela se produit généralement lors d’un événement physiologique perturbant et que la conscience est focalisée sur la sphère physique. Le fonctionnement des circuits neurologiques étant altéré ou mis en stand-by, celui de la conscience ainsi référée au niveau physique en va de même.

 

A cette occasion David vécu dans une certaine mesure, une mise à zéro de sa façon de voir le monde. Cette expérience au travers du blackout, apporta son lot d’informations sur l’intrication des différents champs de la personnalité ; corps, psyché, conscience et esprit. Elle peut être considérée comme une allégorie du feu alchimique interne.

 

Encore une fois nous vérifions que notre Supraconscience nous aiguille vers certaines recherches, et parallèlement vers les expériences adéquates pour les illustrer et appliquer les connaissances recueillies. De la même manière que pour certains scientifiques, la convergence des informations issues de nos expérimentations et de nos investigations participent à la compréhension et à un dynamisme propice à l'intégration et au développement de la Connaissance.

 

Les intuitions et les synchronicités sont l’irruption du monde supraconscient dans notre champ de perception "localisé". Les intuitions guident nos recherches qui nous permettent d’expliquer peu à peu les synchronicités significatives vécues. Du coup les contenus de ses recherches s’inscrivent eux aussi dans le mécanisme de synchronicité.

 

Des liens entre l’expérience et l’enquête intellectuelle, émergent de nouvelles informations qui orientent les expériences suivantes, amenant une interaction plus forte et un impact conscient plus grand sur les événements ; ce qui suscite en retour, plus de synchronicités et d’intuitions.

 

Revenons à l’expérience d'écobuage de David. Celle-ci nous livra une autre facette : il avait pris plaisir à contrôler le feu pour nettoyer le parc des chevaux. Il sentait un lien puissant s'établir sur un autre plan avec cet élément et recontactait des mémoires en lien au lieu et au feu ; certainement le "paysan-gardien-du-feu" qui écobuait jadis en ce lieu !

Ceci-dit, il se retrouva quelques-fois face à l'inquiétude de ne plus pouvoir le maîtriser et devait s'empresser d'aller chercher de l'eau à la rivière. Ce qui d'ailleurs, lui occasionna un bon mal de dos...

 

Quant à Hélène, la nuit précédant l'écriture de ces phrases, elle rêva qu'elle allumait puis alimentait un feu au sommet le la montagne Ste Marguerite, sur laquelle elle avait grandi. Le foyer n'était pas très grand, mais le feu était vif.

 

Elle descendit dans la vallée pour une obligation sociale (une sorte de fête), mais elle n'était pas disponible aux autres car un vent violent s'était levé et elle ne cessait de penser à ce feu qu'elle avait allumé et qui en plus se trouvait proche d'une forêt de résineux.

 

Dans la foulée, elle assista sur le pan de colline d'en face, au départ d'un incendie à cause d'un feu de la fête, qui par ce grand vent, était mal contrôlé. Mais heureusement, il fut assez vite éteint ! Ce fut l'alarme qui lui donna l'impulsion pour remonter en courant au sommet de la montagne afin de voir ce qu'il s'y passait. Quand elle arriva tout était calme, et étrangement le feu n'avait laissé aucune trace dans le foyer bien délimité par des pierres, même pas un peu de cendre... A la place était dessiné dans le cercle l'image d'un étrange cheval !

 

Puis voilà un autre rêve qu'Hélène a fait la nuit suivante à propos du chien qui l'avait accompagné pendant quelques années. Déjà dans la réalité de l'état de veille, il émanait de cet animal une forte présence, il avait des qualités exceptionnelles pouvant sembler mystérieuses.

 

Le rêve :

Nous (un groupe d'humains) vivions dans des grottes et méandres rocheux et ce chien, nous accompagnait. Par trois fois, dans des situations différentes, il tomba entre des rochers qui formaient une sorte de puits ou gouffre profond d'au moins dix mètres. Et chaque fois quelqu'un allait le recueillir. Il en ressortait éprouvé mais indemne physiquement et Hélène l’accueillait avec beaucoup d'affection.

 

 

 

Mais où se cachait donc le message du feu dans ce rêve ? Et bien justement dans le nom du chien, car il s'appelait "Fuego" ! C'était un beauceron avec de magnifiques "feux" dans le jargon des éleveurs.

 

C'est ainsi qu'à plusieurs reprises, nous avions du aller chercher le feu dans les entrailles de la terre...

 

Sans décortiquer chaque détail des rêves d'Hélène et des actions de David, on s'aperçoit bien que chacun de nous-deux est travaillé par l'énergie de ce Feu sacré. Cependant, malgré la fascination, la peur d'être dépassé par cette force et qu'elle puisse faire des ravages, ou bien au contraire, le fait de devoir aller la chercher la où elle se cache, accaparent toute notre énergie.

 

Et un élément important dans ces signes, que ce soit dans la réalité ou dans les rêves, est que nous sommes chacun de notre côté à nous occuper de notre propre feu. Évidement, c'est essentiel de vivre ce processus individuellement, mais notre véhicule, qui est d'ailleurs le point de départ de toute cette combustion cérébrale, émotionnelle et spirituelle nous invite à aller plus loin... A considérer le "faux-contact", le besoin de reconnexion de ces énergies patriarcale et matriarcale afin de générer à nouveau ce Feu primordial nécessaire au démarrage et à la continuité de l'Alchimie de la Conscience, donc de notre existence interdimensionnelle.

 

 

 

Le fourgon nous invite aussi à rejoindre l’origine, l'œuf dans lequel cette alchimie purificatrice s'effectue, l’œuf de la réunification du masculin et du féminin, l’œuf du shamane androgyne... Notre fourgon, acheté par nous deux et pour nous deux est d'ailleurs blanc comme un œuf !

 

Par la mise en pratique de ces signes et indices semés sur notre chemin par nos Supraconsciences ou d'autres nous-mêmes sur un plan de conscience plus élevé, nous étions le mécano (un peu travesti sur les bords !) œuvrant pour un rétablissement progressif de ces connexions, qui depuis des millénaires sont en court-circuit et font des étincelles...

 

Nous savons qu'au fond de nous, par ce feu, cette mise en lumière, l’échelle de notre ADN se transforme au fur et à mesure que nous en gravissons les barreaux, en résonance avec d'autres expériences de cette nature partout sur cette terre et sur plusieurs plans.

 

           Alors...

Que la Lumière Soit !

Et le démarrage fut !

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Marie Jeanne L. (lundi, 30 mai 2016 21:12)

    Un grand merci Hèlène et David. Quel travail vous avez fourni là et pour en arriver là, à produire ce texte.
    J'ai commencé à le lire il y a 2 jours, en 2 étapes. Mais il demande à y revenir plusieurs fois pour saisir un peu mieux, aller un peu plus profond dans la lecture. Vous savez, il vaut à lui seul un dialogue de 2 heures et quelques de Sand et Jenaël.
    Vraiment bravo pour le courage qui est le vôtre et votre capacité à vous dénuder ainsi. J'ai été profondément touchée par vos parcours et votre façon de vous exprimer, vraiment.
    Tout n'est pas aisé à comprendre, enfin pour moi, car côté David il est vrai que ça vole haut et qu'il a des facilités évidentes pour l'abstraction. Surtout, Hélène ne vois rien de dévalorisant à ce que je dis, par bien des côtés je me suis reconnue en toi.
    Parmi les choses qui m'ont percutée, il a ce que vous dites de l'Ankh et son lien avec les gris, tout comme ce que vous dites des connaissances de l'Egypte antique.. Jamais je ne vous en remercierai assez. Après avoir suivi il y a 4 ans des enseignements égyptiens en Espagne, des savoirs de l'école de l'oeil droit d'Horus (Ecole masculine) j'étais ressortie de là très perplexe et méfiante. Quelque chose me disait, tant à travers le contenu de l'enseignement, la façon de l'aborder, l'enseignant et les élèves qu'ils attiraient que l'attrait principal pour beaucoup de gens était basé sur une fascination du pouvoir, du pouvoir dans son sens à deux faces, fascination pour la technologie également.
    En tous les cas, je m'étais détournée de ces enseignements et de leur utilisation, mais une fois de plus, au feeling, sans explication rationnelle. Je m'étais même dit, enfin mon prédateur devait me souffler "Allez, encore une fois tu exagères à te méfier ainsi". Comme le jour où j'avais dit à l'enseignant "A t'écouter, en Egypte il n'y a que les pyramides et les temples qui méritent une visite... et les paysans qui récoltent, produisent et distillent les plantes dont on tire les huiles essentielles pour les onctions ils ne comptent pas ? Sans eux, on ne pourrait rien faire de ce que tu dis, et moi c'est eux que j'ai envie d'aller voir". Bon c'était le coup de gueule du mouton noir.... Désarçonné, il avait répondu "Mais en fait les prêtres d'aujourd'hui c'est eux."
    A propos de l'Ankh, ce même enseignant avait toutefois pris soin de ne dire que la personne qui le manie doit être non seulement très prudente sur la façon de procéder, de l'orienter, mais très au clair avec la nature de ses intentions. Car l'Ankh peut soigner, comme tuer, booster quelqu'un en énergie comme le vider de son énergie vitale. Des décès auraient d'ailleurs eu lieu en Catalogne, suite à son utilisation par d'anciens élèves de cet enseignant qui, renseignements pris, se sont avérés être des Francs Maçons.
    Pour le lien avec les Gris, c'est une confirmation de votre part.

    Un super merci à vous deux, je vous embrasse.

    Marie Jeanne