Témoignage 71 - Marielle

Commentaire laissé suite au témoignage 13 de Johannes

 

Il est vrai que depuis quelques années, la thérapie avec tout ce qu’elle peut prendre comme forme, pullulent partout et propose LA solution au mal-être.
De plus en plus de personnes vont mal, elles ne se sentent pas entendues par la médecine traditionnelle et se tournent donc vers d’autres manières « d’être pris en charge » et c’est bien ici que commence la non-compréhension du « soin ».

Le soin réclame de la part de la personne qui le demande, l’acceptation entière et pleine des « changements » que cela va entrainer dans sa vie, d’accepter les transformations qui vont s’opérer en elle et dans son environnement.

 

La thérapie n’est pas « une pilule miracle » que l’on avale et qui va résoudre tous les malaises. C’est accepter pour le patient de voir en lui toutes ses parts, de la plus sombre à la plus lumineuse pour les reconnaitre et par là-même reconnaitre aussi que ces parts habitent chaque être humain et que son thérapeute est à la même enseigne que lui.
Ainsi, le thérapeute a le patient qu’il mérite et le patient a le thérapeute qu’il mérite. Il n’y a pas de « bonnes » thérapies et de « mauvaises » thérapies.

Il y a des consciences qui se rejoignent par affinité, par attirance vibratoire, selon le degré de compréhension qu’elles ont, selon la « connaissance » qu’elles ont intégrée.

J’ai moi-même emprunté « la voie du thérapeute » avec le souhait d’aider au mieux celui qui souffre, à retrouver sa puissance créatrice au service de son bien-être. J’ai vu à travers mes consultations, les jeux de résistance, les jeux de pouvoir, les jeux de la peur mais j’ai vu aussi la beauté, l’ouverture libératrice de la compassion, la grandeur des âmes, la guérison des cœurs.

Qu’importe l’outil, qu’importe le cadre, seule importe l’intention « pure » du thérapeute de laisser œuvrer dans l’Être qu’il reçoit, la guidance de son « en–je » en sachant reconnaitre ses limites quand l’histoire du patient se télescope avec sa propre histoire.
Et cela, aucune formation ne l’apprend au thérapeute.

Je connais beaucoup de thérapeutes qui ne font « aucun travail personnel » pour résoudre leurs propres malaises, leurs propres conflits intérieurs. Et ils continuent de recevoir des patients sur lesquels ils projettent leurs propres souffrances, avec lesquels ils « règlent » des comptes, en les manipulant en toute inconscience.

La citation de Richard Bach « On enseigne le mieux ce que l’on a le plus besoin d’apprendre » et celle d’Aragon « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien » sont mes règles de conduite pour accompagner en séance thérapeutique.

Ce n’est pas moi, la thérapeute, qui vais libérer ou guérir celui qui vient me voir. Par contre je vais pouvoir l’accompagner sur le chemin que j’ai déjà emprunté (d’où la nécessité de continuellement travailler sur soi), je vais être capable de percevoir les agissements inconscients qui le mènent et je vais l’aider à trouver en lui ses propres ressources pour qu’il puisse s’en libérer.
C’est le « patient » qui fait le plus gros du travail et qui surtout en prend la responsabilité.
Alors lorsqu’il n’est pas prêt, lorsqu’il trouve plus « confortable » de ne rien changer, c’est la nécessité du thérapeute d’avoir le courage de le lui dire.

Personnellement, je ne suis pas pour des thérapies longues, qui s’éternisent. Elles ont l’avantage de gonfler le portemonnaie du thérapeute mais « infantilisent » le patient.

Je suis une thérapeute heureuse de ne plus revoir « ses » patients et TRÈS heureuse d’accompagner de nouvelles personnes :-).

Marielle

PS : C'est toujours avec grand plaisir que je suis les échanges du réseau Léo car comme vous tous, ma quête de Vérité est insatiable.

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