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Le sens du dialogue selon David Bohm : un processus de maturation individuel et collectif

 

Nous faisons part ici d'un morceau choisi provenant du livre de Teodorani Massimo, "La physique de l'infini" dédié à David Bohm. David Bohm au cours de sa vie alla en pointe au niveau de la science physique, notamment de la physique quantique et aussi des mathématiques. Il avait également une réflexion métaphysique (qui précède la recherche de la physique) très poussée et considérait même que ce recul préliminaire à toute recherche scientifique, pendant lequel émerge l'intuition, est le plus important.


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La théorie de la désintégration positive – Dabrowski

Les données issues de cet article sont toutes tirées de l’ouvrage collectif :

Sal Mendaglio (ed.). – Dabrowski’s Theory of Positive Disintegration. Great Potential Press, Scottsdale, 2008.

Kazimierz Dabrowski (1902-1980): l’homme.

 

On ne saurait évoquer la théorie de la désintégration positive sans évoquer préalablement l’homme que fut Dabrowski. Car si son parcours de vie fut à l’origine de sa théorie, c’est sa façon de vivre, en adéquation totale avec sa théorie, qui lui a insufflé sa force.

 

Kazimierz Dabrowski est né le 1er septembre 1902 en Pologne, deuxième enfant d’une fratrie de 4. Sa petite sœur meurt d’une méningite alors qu’il n’a que 6 ans – expérience qui influencera sa vision de la mort. Il ne perçoit pas cette dernière comme étant seulement quelque chose de menaçant et incompréhensible, mais comme étant une des plus fortes expériences émotionnelles et cognitives[1]. La première guerre mondiale, qui le touche directement dans ses jeunes années, renforcera cette conscience de la mort : une bataille a lieu près de chez lui. Alors qu’il défile au milieu des cadavres, il essaie de trouver un sens à la guerre et aux brutalités qui en découlent.

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Jung et l'alchimie, ou la psychologie des profondeurs

par Brigitte Boudon, enseignante en philosophie, fondatrice des Jeudis Philo à Marseille, auteur des ouvrages : Les voies de l'immortalité dans la Grèce antique, Symbolique de la Provence, Symbolisme de l’arbre, Symbolisme de la croix.

 

source: Sagesses d'Orient et d'Occident

La rencontre de Jung avec l'alchimie date de 1928 (il a 53 ans) lorsque le sinologue Richard Wilhelm (qui a déjà étudié et traduit le Yi King) lui adresse un texte "le Mystère de la Fleur d'Or" et lui demande d'en écrire un commentaire psychologique, ce que Jung fera. Le Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or aujourd'hui traduit et publié. Il s'agit d'un traité d'alchimie taoïste qui décrit les 4 étapes d'une "révolution de la lumière" ayant pour terme l'éclosion d'un germe immortel, une nouvelle naissance de l'être.

 

Jung retrouve dans ce texte l'écho de ses propres recherches d'alors : les mandalas qu'il dessine et ceux de ses patients lui paraissent l'exacte réponse à l'alchimie spirituelle de l'ouvrage chinois. Cette rencontre peut être interprétée comme un exemple remarquable des "synchronicités" auxquelles Jung consacrera par la suite un essai. Elle marque en tout cas brutalement la fin définitive de sa période difficile commencée en 1913 (il met fin au Livre Rouge en 1930 au milieu d'une phrase) et ouvre la voie aux recherches systématiques sur l'alchimie qu'il ne cessera alors d'effectuer, jusqu'à sa mort.

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