Petits cailloux blancs de mon Soi supérieur - par Sylfaen

 

Les changements drastiques que je mets en œuvre dans ma vie depuis quelques mois m'amènent à envisager de déménager vers un nouveau lieu de vie : l'Aude. Je résiste encore un peu à décider car je sens que certains programmes sont à visiter et alchimiser avant mon départ. Et pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque de proposer mon aide et participer à ma mesure aux travaux de l'Estagnol.

 

J'aurais aimé rester ici en Bretagne, profiter des bords de mer et pourquoi pas m'offrir un petit voyage en Irlande, pays que j'affectionne particulièrement. Vous l'aurez reconnu, c'est l'alter et son prédateur qui ne veulent pas évoluer et qui en ont assez des adaptations et des remue-ménage dans leur quotidien. Bien "tranquillement" assis aux manettes de leur véhicule transdimentionnel, ils choisissent avec soin les scénarios de tentatives de détournement de ma conscience.

 

Alors j'expérimente et observe les extrêmes de "ne pas s'endormir sur ses lauriers" et "éviter la précipitation". Ce sont autant de clés d'équilibrage à conscientiser et appliquer pour ne pas se "perdre" et rater son envol.

Voilà donc que l'alter et son acolyte prédateur qui ne veulent pas évoluer procèdent depuis quelques semaines à des tentatives d'anesthésie de ma conscience, insidieusement et sournoisement. Par des petits riens, comme on va le voir.

 

J'observe donc quelle faille est utilisée et quel décor est associé pour (tenter de) s'insinuer l'air de rien :

mon envie de voyages et mon attirance pour les iles lointaines aux fabuleuses eaux claires, à la végétation luxuriante, aux plages de sable fin et aux couchers de soleil flamboyants, aux aventures humaines et culturelles certainement très enrichissantes. Le décor mis en place se matérialise par de nombreuses vidéos que je regarde sur le sujet, faute de billet d'avion ; j'entends intérieurement des réflexions du genre "là-bas, tu pourrais enfin en profiter ma belle, te prélassssssser, te dorrrrrer au soleil, te rrrrrreposer enfin d'une vie bousculante !" Kaa , sort de mon corps, on a à parler toi et moi !

 

Petite précision avant de continuer à écrire, j'ai longtemps eu les cheveux frisés artificiellement, et au fond de moi, aurais préféré naitre avec la peau noire. Les danses africaines et les sons des tambours me touchent profondément et réveillent en moi une furieuse envie de m'exprimer physiquement. Paradoxalement, comme destination de voyage, l'Afrique ne m'attire pas spécialement, je sens trop de souffrances en lien avec le continent.

En écrivant ceci, un alter esclave rencontré il y a près de 30 ans réapparaît. On parlait à ce moment-là plus de mémoires de vie antérieure que d'alter. J'avais oublié cet événement.

 

Donc, il y a 30 ans, une forte douleur aux chevilles récurrente depuis quelques années m'avait amenée à consulter médecins généraliste puis spécialiste, sans qu'aucune cause connue ne fut diagnostiquée. Cette douleur m'obligeait à faire des petits pas. Plus tard, j'en avais compris la symbolique par la pratique du Taï Chi Chuan qui demande de réaliser parfois de grands écarts de pas, c'était donc un début de déprogrammation : l'évolution et la créativité dans ma vie étaient sérieusement entravées et j'en souffrais moralement.

 

Je me sentais comme prisonnière d'un asservissement, ma vie pensais-je alors, se résumait à un manque chronique de libertés, c'était un sentiment flou que je n'arrivais pas à m'expliquer, fulminant pour mes choix antérieurs et sujette à d'amers regrets. J'en étais restée là. Mais j'étais obstinée à savoir comment résoudre la problématique et souhaitais comprendre l'origine de ces douleurs, en finir avec elles. De plus, les effets d'une telle marche m'obligeait à constamment porter le regard vers le sol, me coupant du monde extérieur et symboliquement m'amenait à ne pas envisager l'avenir sereinement, en n'affrontant pas simplement l'horizon du regard.

 

De fait, ma colonne vertébrale se voûta en une cyphose apparente, rééquilibrée de façon naturelle par des années de pratique du Taï Chi. (Il me fallait mettre souvent ma conscience dans le dos. Pour débuter cet art martial, il est indispensable de connaitre (conscientiser) toutes les parties de son corps entre autre par introspection ou jeu de miroir avec d'autres étudiants. Apprentissage confrontant pour une occidentale au début, et passionnant ensuite pour débusquer des blocages divers et rectifier le schéma corporel. L'attention portée au corps devient un réflexe et l'auto-rectification se développe dès que les muscles du dos se relâchent.)

Je découvrirai plus tard que la posture du regard constamment tourné vers le sol provient d'humiliations récurrentes subies pendant mon enfance, et j'en ai parlé dans un précédent partage, de l'obligation de baisser les yeux devant l'autorité paternelle.

Le livre MK ultra (que je n'ai pas encore lu) sera peut être plus précis ; je cite un extrait du livre du Dr Alexander Lowen "la spiritualité du corps" - édité en 2001, certes différent et cependant qui met sur une piste :

 

"l'humiliation peut être refoulée au point que la personne n'en est pas consciente. Néanmoins, très souvent, une tête baissée et inclinée sera l'expression physique de cet état, alors que l'état opposé, le sentiment de fierté, se traduira pas une tête haute. Une simple humiliation ne provoquera pas une attitude qui se structurera dans le corps. De nombreuses femmes sont, comme les enfants, sujettes à l'humiliation pour toute manifestation ouverte de leur sexualité. L'abus sexuel sous toutes ses formes est une expérience humiliante pour un enfant, et je considère la fessée comme un abus sexuel, car l'attaque est dirigée contre une zone érogène. L'humiliation donne l'impression d'être soumis au pouvoir d'un autre. La personne humiliée ne peut garder la tête haute".

 

Je reviens donc sur la douleur dans mes chevilles.

Donc, pour en comprendre le sens profond, je m'étais finalement dirigée vers un soin alternatif durant lequel j'ai pu contacté cette zone en conscience, l'accompagnante me laissant l'entière progression dans le processus, simplement par son guidage vocal.

une alter / mémoire de femme esclave noire s'était logée dans mes chevilles. Elle m'apparut la tête baissée, amaigrie, à fond de cale d'un navire négrier. De lourdes chaines entravaient et blessaient ses chevilles. Au plus fort de l'introspection, je l'ai vu se libérer de ses chaînes et traverser l'ossature du navire. Pensant le travail terminé, ce fût ensuite des centaines d'âmes d'esclaves qui se sont libérées, puis finalement, 3 navires ont "ascensionné". C'était très puissant, j'ai beaucoup pleuré lors du soin et les jours qui ont suivi. Je n'avais pas intégré complètement cet alter. Mais, à partir de ce jour, la douleur dans mes chevilles avait totalement disparu et n'est jamais réapparue depuis.

 

Les symptômes décrit dans le dictionnaire des maladies de J. Martel à propos des chevilles, (page 102) me font miroir de ce que j'avais traversé sans comprendre pourquoi, provoquant amertume et exacerbant le rôle de victime jusqu'alors. La prédation a œuvré, et en cet instant, je sens que le travail vient de s'achever, ultime étape offrant plus de latitude pour s'orienter vers l’Être.

Je comprends aussi aujourd'hui pourquoi j'avais renoncé aux destinations lointaines, avec un regret inavoué.

 

***

 

L'observation des failles utilisées par la prédation continue.

 

Cette fois, il me semble qu'un Gris repenti aurait besoin de reconnaissance. Face à la technologie informatique, tout bug de mon ordi me contrarie au plus haut point. 30 années à travailler en administrations et entreprises utilisant cet outil m'ont marquée ! Je fuie les caisses automatiques et les machines à commande vocale, acheter des timbres à un robot machine m'est insupportable, bref, je me sens à chaque fois blessée intérieurement d'avoir à utiliser ces engins ! et je ne parle pas de l'aberration du transhumanisme qui me donne envie de vomir. Écrire ce paragraphe a suffi pour que la haine de cet aspect monte de plus en plus. Boulot d'accueil et d'intégration de toi, Gris.

Après une pause, je perçois les regrets de Gris qui si je comprends bien, est revenu de mon futur. Et le soutien de ma Supraconscience.

Pas étonnant que le film "rencontre du 3me type" m'avait tellement touchée à sa sortie.

 

La prédation s'accroche désespérément à la 3D. Ses ressources : m'instiller la sensation de saturation en raison des recherches que j'entreprends dans la quête de la Connaissance. M'anesthésier de nouveau dans un relâchement d'attention. Me faire même oublier qu'il m'est possible de me rallier à ma Supraconscience. Effacer mes rêves dès mon réveil. Provoquer des bugues dans ma mémoire à court terme genre retourner au salon pour m'y remémorer ce que j'allais chercher dans ma cuisine !...

Au plus j'élimine de mon quotidien anciens schémas et habitudes serviles de la matrice, au plus les tentatives d'anesthésie de ma conscience se dirigent vers les choses les plus anodines, les plus mécaniques, celles dont je ne prête pas forcément attention. En voici quelques uns :

 

Recharger en combustible le poêle à pellets qui me permet de chauffer la maison ; vider Les cendres résiduelles.

- Je n'avais pas remarqué le nom de l'artisan qui l'a installé : "Lesage".

- j'avais oublié qu'il y a 50 ans, gamine, je remplissais souvent la chaudière familiale au charbon histoire de donner un coup de main aux parents, et procédais au nettoyage des cendres dans le bac inférieur. Quelle est ce clin d'oeil ?

Entretenir le feu. Le feu de la Connaissance, brûler mes scories intérieures, recycler mes propres cendres, en renaitre, parfois avec résistance, parfois avec légèreté.

L'énergie fossile (charbon) est remplacée par une énergie végétale, dont les cendres sont recyclées dans le jardin, près des arbres. Nourrir l'arbre de la Connaissance, puis découvrir mon arbre généalogique galactique.

 

Parmi les membres qui composent ma famille galactique : l'Amasutum (il me semble ?) Je me sens intimidée rien qu'à l'idée de l'intégrer totalement ! Quand elle s'exprime à travers moi, mes paroles sont tranchantes, sans détour quand il s'agit d'exprimer une vérité. Mon entourage me dit parfois "t'es trop cash !", alors que j'aurais tendance à ne pas oser m'exprimer ; j'entreprends de déprogrammer cela depuis peu. Je sens une force monter de mon ventre et s'expandre, un alignement intérieur puissant qui explose le programme "bâillon". Elle/je ne supporte pas le mensonge, c'est viscéral ! c'est comme si cela n'était pas inscrit dans mes gènes ! Et une fois la vérité exprimée, je me sens en paix. Elle/j'aime la chaleur, les grands espaces ensoleillés.

 

D'après les écrits d'Anton Paris (quel livre ?) :

 

"elles possèdent (entre autre) la science hermétique de la puissance des sonorités : celle qui permet de faire s’écrouler des cités entières ou de bloquer l’entrée des sanctuaires les plus secrets".

 

Je l'ignorais, jusqu'à ce que dans un élan d'alignement, je me suis séparée il y a peu de tout mon matériel de sonothérapie. J'avais l'intention sans vraiment y croire au fond, de m'installer et exercer cette forme de thérapie, mais un malaise intérieur était présent. Les quelques consultations m'ont orientées vers ce choix, alors que longtemps, une partie de moi aimait profondément les sonorités dont le new age s'est emparé. En regardant une vidéo à propos d'une pyramide d’Égypte, et en entendant les suppositions des chercheurs quant à son édification, je me suis entendue dire "mais c'est avec les sons que les pierres ont été soulevées, c'est ainsi qu'elle a été construite", à ma grande surprise ! Une présence "savait" au fond de moi.

Tout un univers autour d'un simple poêle à pellets !

 

Autre petit caillou blanc de mon Soi supérieur qui aurait pu paraitre anodin :

les taupes du jardin ; sans observation, j'aurais occulté une mémoire de love bite et de prostitution sacrée. Retour à l'anecdote et les recherches qui s'en sont suivies :

ayant remarqué des monticules caractéristiques de leur présence, je ne pouvais qu'en déduire qu'une galerie se dirigeait tout droit sous des plans d'arbres à papillons que j'avais installés l'année dernière. J'ai exprimé un "eh ! pas en direction des plants !" à haute voix, et finalement acceptais de bon cœur le sort des plantes et la libre circulation des taupes dans leur domaine. Après tout, pas d'ingérence dans leur vies !

 

Quelle ne fut pas ma surprise de constater quelques jours après que les monticules n'avaient pas émergé plus loin qu'à l'endroit de mes paroles, mais au contraire, que d'autres avaient vu le jour à l'opposé des plants, les laissant ainsi en sursis. Les taupes progressaient en direction des arbres, arrosés... des cendres résiduelles du poêle à pellets.

 

J'ai donc poussé mon enquête à partir du symbolisme de la taupe.

Dans le Dictionnaire des symboles (de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,) on peut lire que :

"La taupe, animal chtonien s'il en est, symbolise toutes les forces de la terre. Son nom grec l'apparente au lézard et au hibou, bénéfiques et aveugles comme elle. Asklépios, dieu de la guérison, serait à l'origine un dieu-taupe,(...).

La taupinière, creusée de galeries souterraines, a même pu servir de modèle au labyrinthe archaïque d’Épidaure consacré à Asklépios ; ce labyrinthe était conçu à la fois comme le tombeau et comme le séjour souterrain du dieu." (note perso : le labyrinthe chartrain me fascine)

"La taupe apparaîtrait comme le symbole de l'initiateur aux mystères de la terre et de la mort, initiation qui, une fois acquise, préserve ou guérit des maladies. (note perso : la connaissance qui protège ?) Du plan physique, celui de l'animal des cultes agraires, le symbole permet de passer au plan spirituel, celui du maître qui guide l'âme à travers les ténèbres et les détours du labyrinthe souterrain et la guérit de ses passions et de ses troubles." (note perso : j'y vois un possible symbole de passage de SDS en SDA ?)

 

Approfondissant mes recherches, je note qu'Asklépios Dieu de la Médecine et son caducée pratiquait la guérison par incubation dans le temple d'Epidaure.

Incubation, le mot m'interpelle. J'ai volontairement mis certains passages du wikipédia en couleur verte.

 

"L'incubation se pratiquait dans les grottes d'Amphiaraos et de Trophonios. Puis, à partir du Ve siècle av. J.-C. dans le sanctuaire d'Epidaure en Argolide, sous l'égide d'Asclépios,(...)

Dans l'incubation thérapeutique, les malades se rendaient dans un temple dédié au dieu de la médecine et s'étendaient sur une peau d'animal, dans l'Abaton, pour y dormir, après avoir reçu les instructions des prêtres leur recommandant d'être particulièrement attentifs à l'aspect qu'aurait le visage du dieu si celui-ci leur apparaissait en rêve. Le dieu pouvait apparaitre barbu, ou jeune garçon, accompagné ou non d'une de ses filles Hygieía, Panákeia ou Iaso, mais aussi sous la forme d'un chien ou sous forme d'un serpent. Lorsqu'il touchait la partie malade, ce dernier guérissait. Si le malade n'était pas visité par le dieu, il devenait donc incurable. La coïncidence entre le rêve du malade et celui du prêtre était le sumptôma. Le dieu pouvait apparaitre onar (c'est-à-dire dans le rêve), ou upar (dans une vision à l'état de veille). La guérison de la stérilité était l'une des principales tâches de l'incubation. Les exemples les plus connus sont Andromaque d'Épire qui se rendit à Épidaure et qui raconte : « le dieu souleva sa robe et toucha son abdomen, ce qui eut pour conséquence la naissance d'un fils », mais également Andromède de Chios qui « fut visitée par le dieu sous la forme d'un serpent qui reposa sur elle : elle porta cinq fils ». D'après Patricia Garfield, l'incubation avait justement pour but principal la guérison de la stérilité. Ceci était possible par l'union sexuelle, pendant le sommeil, entre le pèlerin et le dieu ou la déesse. Cette union sexuelle avait réellement lieu dans le cas de la prostitution sacrée. La psychanalyse s'est beaucoup intéressée à l'incubation et à la méthode interprétative antique. Pour Ernest Jones, l'incubatio était l'union pendant le sommeil entre une personne et un dieu ou une déesse, et il vit un rapprochement avec la peur de l'incubus. Le psychiatre Carl Alfred Meier réalisa une étude symbolique de l'incubation dans les rêves modernes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Incubation_(rite)

 

Love-bites mythologico-transdimensionnelles ou réalité détournée ? Je me sens concernée, c'est encore un peu flou...

La prostitution sacrée a pu m'être aussi un rôle attribué vécu sur une autre ligne temporelle. D'où mon rejet du mariage, et le peu de relations "amoureuses" dans cette vie.

 

Enfin, un dernier petit caillou blanc :

juste pour le "fun", une série tv banale d'un policier perspicace, à l'observation pertinente, au mordant verbal et à l'humour doublée d'un cynisme assumé, homme sans culpabilité, handicapé en fauteuil roulant qui ne s'en laisse pas compter, au culot déplacé et à la bouille enjoliveuse. Son nom : Caïn.

Qu'est ce qui symboliquement cherche à ralentir ma progression, cherche à m'handicaper ? qu'est ce qui provoque l'admiration de ce personnage qui ose être lui même et a pris sa revanche sur son handicap par une autonomie sans faille, sans complaisance envers lui-même ? J'accueille un alter handicapé, voire un alter responsable de handicap d'autres êtres (voire les 2 polarités) ?

Je comprends également que, sans me l'être avouer, j'aurais aimé que ma mère retrouve un sursaut de vie et de revanche à l'image de ce personnage. Elle avait eu un avc qui l'a laissée invalide et très dépendante du corps médical, et c'est avec détermination qu'elle avait choisi de mourir. Laisser partir le regret et accepter les circonstances.

 

***

 

Au delà d'une série tv, de taupes et d'un appareil de chauffage, mon Soi supérieur me demande encore plus d'attention et d'observation de ses signaux d'alerte, dont l'apprentissage génère toujours plus de compassion envers les membres qui peuplent ma conscience.

 

Sylfaen (cénacle 56)

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Commentaires: 1
  • #1

    sylfaen (mardi, 04 février 2020 13:15)

    Rectification d'une erreur. En lieu et place dans le texte, lire "cyphose" au lieu de "lordose".