Linda Tucker – Les lions blancs annoncent une nouvelle ère glaciaire

Ce résumé est lié aux informations du chaman zoulou Credo Mutwa. En effet, une grande partie du livre rapporte les échanges entre Linda Tucker, l’auteur, et Credo Mutwa qu’elle a rencontré à plusieurs reprises, à partir de 1996. John Lash ayant déjà résumé ce livre ici, nous nous concentrerons sur quelques passages, en particulier le chapitre 25 à propos des lions blancs comme annonciateurs d’une ère glaciaire.

 

 

 

 

Mystery of the White Lions (Hay House, 2010),

disponible sur Amazon.


Sommaire

 

Avant-propos par Credo Mutwa, préface par Adrian Gilbert, Introduction, Note de l’auteur


Chapitre 1 : Timbavati
Chapitre 2 : Maria, Reine Lion de Timbavati
Chapitre 3 : Lions de Dieu : L’identité du Peuple du Lion
Chapitre 4 : Prêtre Lion d’Afrique
Chapitre 5 : Credo : La parole d’Afrique
Chapitre 6 : Chasseur ou chassé ?
Chapitre 7 : Grands chasseurs et puissants prédateurs
Chapitre 8 : Les lions blancs selon la Grande Connaissance
Chapitre 9 : La génétique des lions blancs
Chapitre 10 : Le Grand Zimbabwe : Lieu de repos du lion
Chapitre 11 : Zimba : Sanctuaire doré du lion
Chapitre 12 : Les prêtres lion et les chamans aigle
Chapitre 13 : Le fleuve d’or souterrain
Chapitre 14 : Le lion ailé du Timbavati
Chapitre 15 : Jouant avec les enfants du dieu soleil
Chapitre 16 : Lions blanc et hommes de magie
Chapitre 17 : Le lion, créature stellaire
Chapitre 18 : Le lieu de naissance des Dieux
Chapitre 19 : Lion du désert; lion du Bushveld
Chapitre 20 : Le méridien du Nil: Terre sacrée du Nord, Terre sacrée du Sud
Chapitre 21 : L’or : soleil souterrain
Chapitre 22 : Tendile, la mère des lions blancs
Chapitre 23 : La chasse au trophée
Chapitre 24 : Lions blancs : Prophètes du futur
Chapitre 25 : Ères glaciaires et lions des neiges
Chapitre 29 : Lion de Juda

Post-scriptum, Mise à jour de l’éditeur, Remerciements, Notes, Glossaire, Bibliographie, Appendices, A propos de l’auteur, Index.

 

 

Introduction

 

Normalement, ce serait une erreur pour l’auteur de révéler la fin de son histoire dans son introduction, mais cette histoire vraie ne peut pas être gâchée. D’ailleurs, la fin extraordinaire rend le début encore plus intéressant — donc, préparez-vous : Je vais vous raconter comment ça se termine !

Le 10 novembre 1991, une expérience de mort imminente a changé ma vie pour toujours. J’ai été sauvée de l’orgueilleuse colère de lions par une femme-médecine Shangaan indigène, Maria Khosa, également connue sous le nom de « Reine Lion de Timbavati ». Par la suite, j’ai laissé tomber ma vie dans la mode et la publicité en Europe et suis retournée en Afrique pour donner un sens à cette intervention miraculeuse et étrange. J’y ai retrouvé Maria, qui est devenue ma professeur en chamanisme, et avec elle, je me suis embarquée dans une extraordinaire aventure, riche en découvertes. Ce livre rassemble presque une décennie de recherches sur l’importance des Lions Blancs, qu’on dit être les animaux les plus sacrés d’Afrique.

Etant donné ma formation d’universitaire sceptique, je me suis d’abord opposée à la sagesse que Maria me transmettait, mais j’ai finalement succombé aux vérités probantes et profondément exactes. Par la suite, on m’a confié de plus en plus de connaissances secrètes. Maria m’a introduit à d’autres hommes médecine africains appartenant à de nombreuses traditions; parmi lesquels se trouvait l’éminent grand-prêtre Baba Credo Mutwa, sans aucun doute le plus grand dépositaire de de la culture d’Afrique, et le Gardien de ce qu’on appelle « Umbalo », la connaissance secrète d’Afrique.

La grande partie des informations de ce livre n’avaient jamais été mises par écrit. Elles étaient protégées depuis des siècles par les prêtres initiés d’Afrique, qui transmettaient les informations cachées de manière orale, sans que le monde extérieur ne puisse y accéder. J’ai eu le grand privilège de recevoir certaines parties de ces informations — qu’on appelle aussi la « Grande Connaissance » — et d’autres informations me sont venues directement des sources léonines ancestrales. [...]

 

Quelques informations du livre dans une série de notes

Credo Mutwa a brisé le serment qui le rattachait aux autres chamans de la tradition secrète orale; parce qu’il pense que les informations qu’il donne pourraient sauver le monde. [p.XI]

 

L’apparition des lions blancs a quelque chose de mystérieux, mais ils sont considérés scientifiquement comme une simple mutation de Panthera leo. Ils sont toujours perçus localement comme des manifestations divines, des animaux extraordinaires. A cause de la chasse, il y en a presque plus. Il est encore plus rare que le léopard des neiges de l’Himalaya. D’ailleurs la situation n’est pas meilleure pour le lion d’Afrique de l’Ouest. [2]


Maria était aveugle d’un oeil, chose que Linda considère comme propre aux voyants. « Ils ont une vue plus limitée que la normale, ils ont symboliquement la capacité de voir ailleurs. » [11]


Maria a la capacité de parler aux ancêtres et aux lions. C’est pour cela qu’elle n’en a pas peur. Elle ne parle pas directement aux animaux, mais utilise l’état de « twasa« , une sorte de transe auto-induite. [13] « Twasa » est associé à la « maladie » caractéristique des chamans, qui fait partie de leur initiation à des réalités supérieures. Ils sont « choisis » par le monde des esprits. [15]


Elle utilise des os de lion (et de babouin) pour la divination. C’est un système complet, chaque détail compte. C’est comme de lire un livre. Les os portent une énergie. [13-14]


Maria dit que la Voie Lactée, « rivière d’étoiles », est le lieu d’origine des lions blancs. Elle dit aussi que « Ses ancêtres lui ont dit qu’il y a très longtemps, quand la rivière était dans le ciel, un très grand nombre de personnes moururent. Quand la rivière sera de nouveau dans cette position, l’humanité connaître le même sort. » [18] Parle-t-elle de la lumière zodiacale ?

 

Il y avait autrefois un contrat entre les humains et les lions, ils participaient directement aux activités humaines et les humains les protégeaient. [21]


Le mari de Maria était le Chef Kapama, descendant des Magigwana. Elle descendait d’une caste de prêtres de chamans léonins, et elle était mariée à une lignée royale de chefs léonins. A leur mort, certains chefs deviennent des lions. [22]


Les divinités féminines comme Atamgatis, Cybèle ou Rhéa, ne sont pas montrées en conflit avec les lions, mais en harmonie avec eux. Idem pour Monjubosatsu, Freyja, Ishtar, ou même la lame de la « Force » dans le tarot. [24] A Java, Laurent van der Post décrit un chamanisme avec les tigres. [25] On retrouve la figure du lion dans de multiples cultures religieuses (bouddhisme, islamisme, christianisme, hindouisme, etc).


Linda faisait des cauchemars avec une tête de lion devant elle. Maria lui a dit que c’était son ancêtre lion, qui venait pour un échange de pouvoir. [27]


La croyance veut qu’en Afrique, les chamans les plus puissants pouvaient se transformer en lion, partir chasser avec eux, et reprendre leur forme humaine. [28] Maria a aussi attesté de l’existence de mauvais sangomas — des sorciers traditionnels — qui pouvaient se transformer en lion à de mauvaises fins, comme de tuer quelqu’un. Ces mauvais sorciers s’appelaient rigedle. [29] Linda renvoie l’auteur à Credo Mutwa, qu’elle dit être le plus puissant des sangomas, mais en ajoutant que lui ne tue pas les gens. [30]


Maria a décrit la « poignée de pouvoir » des chamans comme ressemblant à la poignée franc-maçonnique de la « patte de lion ». [33]


Credo Mutwa a accepté de rencontrer Linda dans la banlieue de Johannesbourg, à Soweto, en 1996. Credo Mutwa lui dit qu’il n’est pas le seul à connaître l’histoire des origines des lions blancs, mais qu’il est le seul à avoir été « assez fou pour en parler ». Le fait d’avoir parlé lui a causé « une vie de mauvaise fortune », à commencer par le meurtre de sang froid de son fils. [33]


Credo Mutwa possède de nombreux anciens artefacts appartenant à des personnages importants. Certains de ces objets sont très anciens, datant « de l’époque où une ancienne civilisation de marins, non africaine, est arrivée sur les côtes d’Afrique. » [33]


Selon Credo Mutwa, l’être humain n’a pas 5 mais 12 sens. « L’un de ces sens est la capacité de se déplacer hors de son corps à volonté et d’entrer dans un autre espace. Ce n’est pas surnaturel, c’est une chose naturelle… » « L’homme possède la capacité d’influencer non seulement les animaux mais aussi des objets inanimés. » Nous ne faisons appel à ces sens qu’en général lors des périodes de crise. Mutwa explique qu’il a commencé à s’apercevoir de dons dans sa jeunesse à Sophitown dans les années 30, mais que « récolter le pouvoir » est une autre affaire. [34-35]


Selon Credo Mutwa, notre technologie, en particulier les télévisions, ordinateurs, portables… interfèrent avec nos capacités naturelles. « Même des chamans aguerris perdraient leurs dons s’ils étaient trop souvent en contact avec ces technologies. » [35]


Le grand-père de Credo Mutwa lui a appris à communiquer avec les animaux, sauvages ou domestiques, et les plantes, comestibles ou toxiques. Son grand-père était le guerrier-chaman Ziko Shezi, au temps du roi Dingane, et qu’il était un haut Sanusi (la caste de prêtres initiés). C’est lui qui a transmis son savoir à Mutwa. [36]


Durant sa période de 3 ans de maladie initiatique à Soweto, Mutwa a fait des « rêves sacrés » dont un dans lequel la terre était étendue comme une peau accrochée aux quatre extrémités. Selon Mutwa, l’univers est empreint de quatre forces, et la cinquième au centre (Nxaka-Nxaka) signifie « confusion » ou « chaos ». C’est ainsi que pour l’éternité, le chaos succède à l’ordre et l’ordre succède au chaos. [37]


Son grand-père lui apprend à parler aux arbres et à toute chose vivante, puisque ce sont des « personnes ». Puis sa « première leçon en tant que chaman-lion était de surmonter sa peur ». [38] Devant un lion, Mutwa a compris que s’il n’avait pas peur, mais qu’il était emprunt de respect, le lion ne l’agresserait pas, mais le respecterait aussi. Dans leur tradition, les lions sont considérés avec respect car on pense que les divinités peuvent prendre leur apparence. [39]


La divinité qui guide Credo Mutwa est Amarava, la Grand Mère du Premier Peuple. « C’est la Grande Mère de l’humanité elle-même, mère du Premier Peuple et elle sera aussi la mère du dernier. » [121] Elle lui apparaissait durant ses phases de twasa. « Elle est celle qui m’a tout appris, mais elle peut aussi être vengeresse ! » Ce serait elle qui a appris à Mutwa à construire un télescope, car à l’époque des missions Apollo, les chamans du bush voulaient voir l’alunissage. [44] Selon Mutwa, c’est à cause d’Amarava que son premier mariage s’est disloqué, parce que son ex-femme pensait qu’il le trompait. Et cela a même failli détruire son second mariage. Sa femme voyait une autre femme, les cheveux verts et la peau rouge, dans son lit. Sa femme Cecilia a dû apprendre à vivre avec ces apparitions. Mutwa voulait absolument faire partir Amarava, il a beaucoup prié. Puis il est allé voir un exorciste célèbre à Dar es Salaam, mais que peu de temps après il reçut un message d’une personne qu’il n’avait jamais connu, qui lui disait qu’elle était de retour ! Depuis lors, elle n’a jamais quitté Mutwa qui a dû apprendre à se réconcilier avec elle.  [45] Amarava pouvait se transformer en différentes formes : humaines, léonine, … (voir le livre de Credo Mutwa, Song of the Stars). [48]


Parce qu’il a rompu avec le secret, Mutwa a dû subir de nombreuses épreuves : mort par le fouet de son beau-frère en 1932, accident dans sa ferme qui a endommagé sa vision, perte de la femme avec qui il espérait se marier dans le massacre de Sharpeville de 1960, puis Mutwa est accusé de traîtrise durant le soulèvement de Soweto en 1976, sa maison de famille est rasée et la foule en colère le bat pratiquement à mort. En 1986, son fils Innocent, déjà initié au chamanisme léonin et qui devait poursuivre sa lignée, est victime d’un meurtre politique. [51]


Selon une légende d’Afrique du Sud relatée par Mutwa, une comète est apparue dans le ciel et il y eut une sécheresse terrible et la famine. Une femme guérisseuse, Nalindele, apparaît, mais les gens ne la comprennent pas et sacrifient son enfant. Malgré tout, elle continue à vouloir les aider car la sécheresse ne s’améliore pas. Depuis, « ange gardien » est synonyme de « Nalindele ». [53] Linda compare la légende de Nalindele à la vie de Credo Mutwa, qui a perdu son propre fils brûlé par le feu, ce qui est la pire des choses pour les africains (destruction du corps et de l’âme).


Selon Mutwa, certaines personnes naissent avec une marque dans la paume d’une main, ce qui est un signe distinctif indiquant que ces personnes transmettent la connaissance. Elles peuvent se rappeler de toutes les légendes au mot près. [55] Ces personnes peuvent aussi se connecter à la mémoire de toute vie. Mutwa appelle cette dimension la Grande Mémoire. [56]


Les chats sont des animaux sacrés parce qu’ils nous protègent d’enemis invisibles « que nous craignons plus que tout ». Les sorciers pouvaient aussi s’en servir à des fins maléfiques, et c’est pourquoi ils les volaient parfois dans un autre village. Les chats peuvent aussi servir à la divination, en regardant dans leurs yeux. [66]


Du fait de découvertes d’artefacts technologiques dans des couches anciennes du sol, Credo Mutwa pense qu’il existait une civilisation très avancée en des temps reculés, il y a des millions d’années. Il a exploré certains endroits avec Mr. Boshier et a découvert des sphères métalliques qui tournent avec le mouvement de la terre. [67]


«En Egypte, les grands prêtres possédaient un don que nous appelons « la chose stellaire ». Nous ne devrions pas parler de cette chose, car c’est une très puissante force. Grâce à elle, ils pouvaient entrer dans l’esprit des animaux, comme les lions, et exploiter le pouvoir de ces animaux de sorte que ces animaux construiraient leurs monuments sacrés. Je ne dois pas en dire plus. » [73]


Le Sphinx est bien plus ancien que l’époque des pharaons. C’est ce que dit la Grande Connaissance. [74]


A un moment donné de ses recherches, Linda n’a plus réussi à contacter Credo Mutwa. Les conseillers qui le suivait disaient vouloir le protéger, alors qu’en fait, ils l’ont exploité et contrôlé. Cet agence s’était appropriée le savoir de Credo Mutwa. [NdT : se peut-il que ce soit en lien avec David Icke ? cf. Ivan Fraser et Chris White.] Le personnel de ces gens surveillait tous les faits et gestes de Credo Mutwa . [81]


Il y a des lieux d’une très grande énergie sur terre. Certains lieux ont une énergie liée à l’eau, ou à la terre, ou encore aux étoiles. « Timbavati est un lieu qui a une énergie des étoiles. » [Le Timbavati est une réserve zoologique d'Afrique du Sud].


Timbavati a pour étymologie « timba » (descendre, comme un oiseau), « vati » (au sol) en langue Tsonga ancienne. Credo Mutwa raconte ensuite la légende associée à ce lieu. Lorsqu’une grande reine d’une lignée matriarcale ancestrale était malade, tout le monde priait pour elle, et une nuit, une grande étoile est tombée sur terre. La reine voulait absolument aller le voir. Elle illuminait le paysage d’une lumière bleutée. Les gens criaient Timbi-Lé Vaa-ti, pour dire que l’objet était tombé au sol. La reine marcha beaucoup jusqu’à s’approcher de l’objet. Il émettait un bourdonnement bizarre. Les gens craignaient alors cette puissance des dieux. Puis la reine vit un « dieu » qui sortit de la lumière bleutée. Il apparaissait sous la forme d’une silhouette lumineuse. Il mit sa main contre celle de la reine, puis les disparut, et les yeux de la reine brillaient. La reine dit alors que les dieux voulaient l’emmener avec eux et qu’ils étaient venus pour ça. La reine s’avança vers la lumière. Les deux servantes qui accompagnaient la reine étaient transis de peur et dès que la reine disparut, elles coururent aussi vite que possible jusqu’au village, où tout le monde vit l’étoile monter dans le ciel, et partir d’un coup. Les années suivantes, tous les animaux à cet endroit eurent des petits de couleur blanche, avec des yeux bleus (babouins, léopards, éléphants, antilopes, impalas…). Certains oryx n’avaient plus qu’une seule corne. Le grand roi Npepo I déclara alors que Timbavati était un lieu sacré. Les lions blancs apparaissaient constamment à cet endroit. Le roi Shaka, grand prophète, se rendit aussi en pèlerinage à Timbavati. Finalement, dans la légende, la reine Numbi retourna sur terre avec des pouvoirs extraordinaires. Cela s’est produit avant le début de la nation Zoulou, il y a 400 ans. La reine Numbi, selon Mutwa, était une vraie personne, qui eut une descendance. [84-87]


Il y a dans le Timbavati d’étranges pierres noires en forme de couteau, plantées dans le sol. [NdT : on trouve dans le livre des photos, les pierres ressemblent à des menhirs penchés et rectangulaires, aux arrêtes tranchantes, en forme de lame]. Mutwa les appelle des pierres « astrologiques ». Elles émettent un son de cloche, et étaient utilisées dans d’anciens rituels. Elles venaient du Zimbabwe, où on les frappait lorsqu’une étoile apparaissait, et par exemple lorsqu’une comète apparaissaient, elles étaient frappées d’une manière particulière qui indiquait à la population qu’il fallait se préparer à des désastres. [cf. Grand Zimbabwe].
D’un point de vue génétique, les lions blancs sont une anomalie. Une forme albinos produirait des yeux roses. Or ils ont les yeux bleus. [97] Selon Credo Mutwa, ce n’est pas une mutation récente. Ces lions seraient apparus il y a très, très longtemps, et leur présence dans le Timbavati n’est qu’une « réapparition ». [98]


Selon Mutwa, le Grand Zimbabwe a été créé par une civilisation de marins colonisateurs, extérieurs à l’Afrique. Ils produisaient des outils en bronze, et Credo Mutwa montra à Linda une « Epée de Shelumi » qui aurait même été en la possession du Roi Salomon. Sur celle-ci, en photo dans le livre, on voit le symbole de la croix solaire (cercle divisé en quatre parties), entouré de petits points. [100] Le Grand Zimbabwe aurait été une civilisation stable ayant existé pendant des milliers d’années. Cette civilisation a été détruite par des envahisseurs Nguni du centre de l’Afrique, vers le 15ème siècle. Credo Mutwa indique qu’on a retrouvé des reliques de lions en or sur ce site.


Le Zimbabwe est connu depuis longtemps pour ses richesses en or. Il se peut que les Egyptiens prenaient leur or là-bas. Les Portugais avaient connaissance du roi ou empereur Benamatapa (=Monomotapa). [104]


Le lien entre le Grand Zimbabwe et Timbavati, indiqué par Mutwa, conduit à une découverte de Linda : le méridien nilotique. Les deux sites se trouvent à la même longitude : 31°14′E. [105]


Le peuple Lemba, une tribu africaine qui serait d’origine juive, serait à l’origine de la construction du Grand Zimbabwe. Ce sont eux, selon Mutwa, qui ont fabriqué l’Epée de Shelumi. Les Lemba auraient tenu pour sacrée une grande montagne qui pourrait rugir comme un lion. Il se trouve que si l’on continue le méridien nilotique vers le nord, on tombe sur Gizeh.


Selon Mutwa, la légende raconte qu’un grand fleuve coule sous le continent africain. Ce fleuve descendrait du nord vers le sud, jusqu’au Transvaal et au-delà. [111] Pour preuve, des scientifiques ont mis un colorant dans les grottes de Chinhoyi/Chinoia (Zimbabwe) et il est réapparu dans les eaux de Mulopo Oog/Wondergat, dans le Transvaal occidental. Selon les initiés, ce fleuve maintiendrait l’Afrique ensemble. Il s’appelerait Lulungwa Mangakatsi (fleuve en dessous).


Selon Mutwa, le Nil n’est pas un fleuve naturel mais artificiel. [112]


Quand Linda demande à Credo Mutwa pourquoi ce méridien nilotique relie les trois sites Gizeh, Zimbawe, et Timbavati, Credo répond : « Grande question… mais l’histoire des lions blancs résultait de créatures brillantes sortant d’un étrange objet… Comme le disait Shakespeare, « Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, qu’il n’en est rêvé dans votre philosophie. » [115]


Credo Mutwa était prudent lorsqu’il parlait des origines de la caste de prêtres dont il descendait. Il disait que les haut rangs des Sanusis venaient d’être d’origine semi-divine, ayant un pouvoir céleste : un prêtre-lion (WaNdau) et un prêtre aigle (Ntswana).


Le processus de spiritualisation du chaman était le suivant : 1/ Avoir le courage de se tenir devant un lion, 2/ Prendre l’identité de l’homme-lion, 3/ Prendre l’identité de l’homme-lion-aigle. 4/ Evoluer dans l’identité la plus élevée, d’homme-lion-aigle-serpent, le Gardien de la Connaissance Secrète, qu’on trouve en héraldique sous la forme du griffon (Npenvu). [119]


Credo Mutwa : « Dans la Grande Tradition, les hommes n’avaient pas un statut supérieur à celui des femmes. » [120] « Dans les plus hauts rangs des Sanusis, la condition humaine parfaite n’était ni masculine ni féminine, mais une union des deux. Quand les Africains vous honorent comme sage, ils vous donnent un nom féminin. » [121]


Le principe du chamanisme léonin est une bataille pour l’illumination. « Quand nous les humains faisons des choses obscures, basses, blessantes, ou dégradantes, notre esprit devient pesant. Nous pouvons le sentir physiquement. Nous portons le fardeau de la honte et de la culpabilité, nous perdons notre sentiment d’être connexion aux étoiles brillantes. Plus nous cherchons à être raffinés, illuminés, et connectés, plus notre esprit est léger. Peut-être est-ce cela, la voie de l’ascension. » [124]


La tribu Bakwana, vivant dans le Lesotho, pensait que ses dieux venaient de Ntswana-tsasi, ce qui signifie, le Pays du Faucon-Soleil ou Aigle-Soleil (l’Egypte). [125] Selon Credo Mutwa, la tradition égyptienne a ses origines dans la tradition africaine. Selon lui, l’ankh est un symbole africain, symbole du Dieu Soleil unijambiste Mvelinqangi dont le retour est attendu (ce dieu n’est pas sans rappeler Tsui-goab, ou Viracocha, qui ont aussi une jambe blessée ou sacrifiée à un monstre).


Mutwa a également présenté à Linda une « pierre de Rosette », découverte dans le territoire de Venda (au nord du Timbavati), dans un « temple de Shelumi », qui montre différents textes, et des symboles comme un dauphin, un lion, une étoile (Sirius). Selon Mutwa, Shelumi était le Roi Salomon historique. Il aurait été blanc, pas noir, et était l’ami du premier roi mésopotamien Mutota. [Linda reproduit une gravure montrant un personnage barbu avec un chapeau conique et un sceptre se terminant par une demi-lune, près d'une étoile à huit branches]. [126] Mutwa fait aussi le lien avec le Lion de Juda, symbole de la lignée de David. [127]


Mutwa : « Amarava m’a dit que l’eau ne vient pas de notre planète, mais de l’étoile que nous appelons Sirius. Il y a beaucoup d’autre entre les étoiles. » [130]


Le fleuve souterrain d’Afrique a une énergie spéciale, comme les « songlines » (aborigènes), veines du dragon (feng shui), chakras (inde). « La prochaine fois que vous irez près d’une rivière, allez-y la nuit, pas avec des semelles en caoutchouc mais avec des semelles en cuir. Plus vous vous approcherez de la rivière, plus vous la sentirez… vous pourriez dire une vibration. Les rivières sont vivantes. Et par ailleurs, elles contiennent une mémoire — comme une photographie. Nous, les Sanusis, sommes entrainés à voir les images photographiques que portent les rivières. C’est d’autant plus le cas quand une rivière est souterraine, où elle forme des tuyaux invisibles de grand pouvoir. » [131] [NdT : A ce sujet, voir : Tom C. Lethbridge – La mémoire de l’eau]


Le fleuve souterrain d’Afrique est intimement lié à l’or. Mutwa : « Nous les Sanusis travaillons avec les métaux sacrés de la connaissance. Je ne peux pas en dire plus. » Linda réalise qu’on touche là à l’alchimie lorsqu’il est question des pratiques sacrées des forgerons, qui combinent les énergies stellaires à la matière terrestre. [132 et 218]


L’or, selon Mutwa, est essentiel à la vie sur terre lorsqu’il se trouve dans les boyaux de la planète. Il contrôle l’existence, le flux et la pureté de l’eau. L’or et le cuivre (plutôt que la gravité telle que nous la comprenons) apportent l’énergie qui fait couler les rivières et les purifie, car l’or n’est pas un simple métal physique, mais aussi un métal spirituel ayant une fonction métaphysique profonde. L’or est une « entité ». La Terre, de la même manière que le corps humain, contient des métaux (cuivre, or, fer). Ils ne doivent pas être extraits par l’humanité. Avec les mines, les humains se rendent esclaves de forces dont ils n’ont même pas conscience. [133] [NdT:  A ce sujet, voir cet article, p.46-49].


Mutwa : « Dans notre tradition, nous croyons qu’il y a au centre de la terre un très grand trou, et que dans ce trou il y a une montagne faite complètement d’or ou de cuivre. La sagesse émane de cette montagne d’or comme un grand fleuve, nourrissant tous les endroits, toutes les terres, et tous les êtres. »  Celle-ci « brillera pour tous les êtres » et fera surface à la fin de ce monde et au début du nouveau. « Tous les êtres partageront la grande connaissance des dieux, et deviendront semblables aux dieux. » [135]


Mutwa raconte que durant son initiation, il a commencé à entendre les pensées des gens en même temps qu’ils parlaient, et qu’il voyait la différence entre ce qu’ils pensaient et ce qu’ils disaient. Il avait aussi des « hallucinations étranges et expériences hors du corps ». Sa perception du temps pouvait aussi beaucoup changer, une minute pouvait durer une heure avant de se rendre compte que c’était lui qui avait ralenti le temps. Il voyait aussi des images et symboles brillants devant lui, comme un sablier allant à l’envers, et une tête de lion avec des rayons de soleil. Mutwa ne prenait aucune drogue, pas même douce, car il savait que toute drogue réduit les aptitudes du chaman et son lien à la nature. [144]
Durant son initiation, qu’il voit comme une course incessante et progressive, il avait plus aucune envie de manger, de boire ou autre. Cela dura 6 mois. Il vit alors un « tunnel » et une lumière. Mais avant d’atteindre la lumière, il a été repoussé, avec le message qu’il avait du travail à faire. [145]


Mutwa : « Commencez par accroître vos pouvoirs naturels de prédiction. Aiguisez votre épée et assegaai [lance] de l’esprit… Aiguisez les dons que Dieu vous a donné, de sorte que vous puissiez aider l’humanité à sortir de sa prison mentale… Le pouvoir de prédiction n’est pas une chose surnaturelle — c’est un don que nous possédons tous. Comme vous le savez, les animaux sauvages possèdent de grands pouvoirs de prédiction. Quand tout semble bien aller mais que quelque chose ne va pas dans notre cœur — ce que nous pourrions appeler un « signal d’avertissement précoce » — c’est une prédiction. Les voyants dans le monde entier ont relevé des signaux précoces depuis longtemps. Aujourd’hui, nous vivons dans l’époque la plus importante pour les êtres vivants. Nous vivons dans une époque de catastrophes et de vrais miracles. » [147] « Mais écoutez moi attentivement : une prédiction ne doit pas forcément s’accomplir. Elle n’arrive que si nous sommes aveuglés par la croyance que nous ne pouvons rien faire de ces signaux précoces. C’est la vérité qu’apportent les Lions Blancs messagers : nous ne devrions pas oublier qu’en tant qu’individus et être humains, nous pouvons faire quelque chose. » [148]


Mutwa a décrit de nombreux rituels exigeants réalisés par les initiés dans le processus évolutif vers la condition astrale. L’initié, qui n’est au début qu’un simple humain, essaye à plusieurs reprises de traverser tous les quatre stades successifs de l’ascension (connus sous le nom de « trois branches »), ou bien par la transe extatique chamanique, ou, comme dans le cas de Mutwa, par une souffrance intense. Ayant atteint la condition de lion ailé (ou pur faucon), l’initié tente d’entrer dans la condition stellaire. « Il n’est pas facile pour nous humains d’atteindre la connaissance stellaire sur terre. Cela implique beaucoup de souffrance et de discipline. Mais si, en tant que Sanusis, nous sommes capables de le faire, c’est notre devoir naturel de ramener cette illumination sur terre pour le bénéfice de tous les êtres vivants de cette planète. [166] La Grande Connaissance n’est pas une simple information transmise par un lignage, c’est une condition d’illumination atteinte par un développement spirituel. [166]


Il y a des rituels permettant d’entrer en communication avec des étoiles. Les pierres sonnantes d’Afrique ont une telle fonction astrologique. (On trouve également des « pierres sonnantes » en Europe, voir par exemple cette vidéo et cet article). [166]


Les Lions Blancs sont reliés aux étoiles. « Notre peuple croit que les rois lion sont reliés au coeur du lion céleste, que vos astronomes appellent le « petit roi », Regulus. » [168] « Mais tout sur terre est lié aux étoiles. Nous ne sommes pas seuls dans cet univers. » « Le lion est lié aux étoiles, mais pas n’importe lesquelles. Le lion est spécialement lié à Orion, les trois étoiles de la ceintures d’Orion. Les Ndebele appellent l’une de ces étoiles Mbube, ce qui veut dire « lion ». C’est l’étoile du milieu. Le peuple Ndebele croit que tout ce qui arrive sur terre est contrôlé par des êtres de l’étoile Mbube. » [169]


Les lions blancs sont aussi liés à la constellation appelé « Lion exilé », Mbubedingile, c’est-à-dire Leo. Mutwa indique que le nom des constellations correspond à l’origine des animaux. « Toutes les familles d’étoiles ou constellations tout autour du globe ont contribué à implanter les animaux sur terre à un moment de la création. » « La Terre Mère a demandé au Lion Exilé, I Mbubedingile, d’envoyer de grands carnivores sur terre – lions, léopards, et chats sauvages – pour protéger l’humanité des entités négatives. L’homme avait trop peur de vivre avec des lions, alors il a choisi d’apprivoiser les chats sauvages  et les avoir à la maison. » [170]


« Notre peuple ne croit pas que les êtres humains sont natifs de cette planète. Ils disent que les humains vinrent aussi de l’étoile centrale de la ceinture d’Orion : Mbube. Ils ont été apportés par le Puissant Chasseur, Matsieng, qui a également apporté des lions (et tous les carnivores) sur terre. On nous a dit que les êtres humains, comme les lions, sont les descendants du « Dieu Qui Marche Loin », le dieu qui va très loin, le dieu que les blancs appellent Orion. Nous l’appelons Matsieng en Setswana : Celui qui Voyage Très Loin, le Seigneur de la Route, l’Eternel Vagabond. C’est aussi le Grand Chasseur.  Mais notez qu’il ne tuait pas les animaux qu’il chassait – il les dépasse, leur joue un tour, et les capture vivant – puis les laisse partir. C’est pourquoi on le connait aussi sous le nom de Trickster ou de Héros. Ce dieu était suivi par deux créatures : son chien et son ami le Lion. » [170] Ce serait aussi Quetzalcoatl, et Osiris, ou Horus en Egypte [182], comparé à Hercule en Grèce. Parmi les divinités féminines associées à Horus il y a Bast, Hathor et Sekhmet (que Linda associe à Amarava). [183] On a aussi représenté les Suivants d’Horus avec un kaross de lion. [184] Aussi, la Vérité est représentée par un griffon. Le pharaon, qui englobe ces symboles, est donc celui qui rejoint les étoiles et apporte la lumière. Le personnage d’Orion représente donc une conscience christique [243], propre au chaman. [NdT : Pour des explications approfondies à ce sujet, voir Elizabeth van Buren].


Credo Mutwa montre un autre artefact important à Linda : une pierre de jaspe, de la forme d’un crâne aplati, avec un symbole inhabituel dans une ellipse. C’était Sirius. Près du cercle, il y avait un autre rond plus petit : Sirius B. Sur le front du crâne, un symbole représentait la terre. « On dit que cet objet représente la race d’origine de l’humanité, qui existait avant la notre ».


Selon Mutwa, les « crânes dans une certaine matière » — diamant, cristal, quartz rose, jaspe — peuvent contenir une connaissance. Si le crâne est façonné dans une de ces pierres, il peut non seulement conserver, mais aussi transmettre une mémoire. Il sert à transmettre de l’information d’une génération de prêtres -astronomes à une autre, qui gardaient les crânes sur leur tête, sous leur chapeau pointu, pour absorber et transmettre l’information depuis leurs cerveaux. Les chapeaux eux-mêmes étaient en forme pyramidale pour pointer les étoiles. Sous certaines circonstances et par certains rituels, les crânes peuvent « parler » et révéler leur connaissance secrète. C’est particulièrement vrai quand 12 crânes d’un certain genre sont réunis. [171]


Mutwa : « Si nous devions écrire un livre sur le folklore africain relatif aux étoiles, nous devrions écrire plusieurs volumes, des livres étonnants. Par exemple, on parle beaucoup des Dogons et de leur lien avec le système stellaire Sirius. S’il vous plait, réveillez-vous, car il y a 15 tribus, seulement en Afrique du Sud, qui sont encore plus liés aux étoiles. Il y a les Ndebele. Il y a les Mashona. Il y a mon peuple, les Zoulous. Le mot Zoulou ne signifie pas vraiment « ciel », comme vous le disent les anthropologues, mais « espace interstellaire », mais c’est une autre histoire. » [172]


« Notre peuple croit que la Grande Mère de la Terre vient du système stellaire de Sirius. Le symbole de Sirius était utilisé dans la construction du Grand Zimbabwe  [mur elliptique]. Sirius est l’oeil du lion, du lion céleste. Mbube, l’étoile centrale de la ceinture d’Orion, est « l’âme » du lion. L’étoile que vous appelez Regulus, au centre de la constellation du Lion, est le « coeur » du lion céleste. Et bien sûr, il y a notre soleil. Nous croyons que quand le soleil passe sur le coeur de la constellation Mbubedingile, un grand royaume s’élève, ou nait. [173]


La genèse selon les égyptiens se nomme Zep Tepi. (Zep = temps, tepi = premier). Cela signifie aussi « les ancêtres », ceux qui viennent en premier. Tepi-aui sont les divinités ancestrales qui créèrent la civilisation, durant l’Âge d’Or. Le hiéroglyphe correspondant montre un lion, ce qui indique que les premiers ancêtres étaient léonins. Horus descend donc d’un lignage de divinités léonines. [186] L’Âge d’Or est aussi en lien avec l’Âge du Lion en astrologie. La constellation prédominante dans l’hémisphère nord était le Lion en 10,500 avant J.-C. [193]


L’ankh que tient Horus donne la clé de l’entrée dans la dimension de l’âme, qui peut être perçue comme une réalité à cinq dimensions, associée au pentacle, l’étoile à cinq branches. [190] On retrouve l’ankh dans le Tau du christianisme, ce qui rappelle le mot sacré désignant le lion : Tsau !.


Revenant au méridien, Linda voit un parallèle entre le pays de Sokar, en Basse Egypte, défini par les coins extérieurs du Delta du Nil, et le Timbavati. Sokar (30°N) serait l’image miroir du Timbavati (30°S). [201] Ros-Tau ferait aussi référence au Tsau!, le lion. [202]


« Le méridien nilotique est sacré au-delà de toute comparaison, car il représenté le début des temps où les dieux lion marchaient parmi les hommes. » [205] « L’anomalie apparente du Nil, seul fleuve à couler du sud vers le nord, est extrêmement importante, tout comme son cours le long du premier méridien terrestre au centre des masses continentales de la terre. Le Nil prend sa source à l’équateur, à 0°. » [206] Cela forme une croix centrée sur l’Afrique (méridien nilotique/équateur). C’est une croix, dans une sphère, dans un cube imaginaire. [207]


Un rituel des chasseurs-cueilleurs africains était un chaman revêtissant une peau de lion, au milieu de quatre œufs d’autruche qui ne pouvaient tenir en équilibre que lors de l’équinoxe. [208] Les quatre âges, et les quatre directions de l’espace, sont donc maintenues par le centre – l’Âge d’or, qui représente l’équilibre.


Le « Verbe du Lion » est le Logos solaire, la vibration du soleil lui-même, l’essence même qui créa la vie sur cette planète. Le soleil et le lion sont directement liés parce qu’ils font partie de la même force-vitale du dieu-soleil. L’association du lion à l’or est profonde. Le soleil au centre de notre système solaire est directement lié au coeur en or du centre de la terre. De cette essence de l’âme, la vie elle-même naquit. [216]


Les Lions Blancs peuvent renvoyer à l’or dans son essence la plus pure, l’or blanc. [221]

 

L’évolution de l’humanité par la consommation de viande

 

Selon l’aventurier Bruce Atwin dans The Songlines, les hommes et les félins ont cohabité durant une ère glaciaire. Chatwin se basait sur le paléo-anthropologue Dr C.K. Brain (The Hunters or the Hunted?). Les restes d’hominidés retrouvés dans la Vallée de Sterkfontein, les grottes montrent la présence de grands prédateurs, chassaient-ils donc principalement des australopithèques ? Cependant, on a aussi retrouvé dans ces grottes des restes d’Homo erectus,  il se peut qu’il y ait donc eu un saut évolutif. Ce qui pourrait se retrouver dans la légende du premier couple, Kintu et Mamaravi, où Kintu parvient à tuer un lion pour nourrir sa femme, à une époque de grand froid. La consommation de viande et l’acquisition du feu marquent un grand tournant de l’humanité. L’intelligence augmente et la technologie apparaît. Comme l’indique Brain, c’est la consommation de viande qui différencie l’homme du singe, et ce changement d’habitude change toute la vie : la chasse implique la coopération dans un groupe, la division des tâches, le partage de la nourriture, l’utilisation d’outils, etc. Il y a donc un lien évident entre le monde symbolique de Mutwa et le monde scientifique de C.K. Brain.

Ce passage à une alimentation carnée, qu’on retrouve dans la légende relatée par Credo Mutwa, était un échange d’âmes. « Même les herbivores consommant des végétaux font un échange sacré des âmes. » Cet échange était un « contrat sacré », car « aucune âme d’animal ne peut être enlevée contre sa volonté. C’était un cadeau que les lions firent aux hommes à ce moment-là. » Malheureusement, comme nous mettons en péril tout l’écosystème, nous n’honorons plus cet échange. Il y avait un lien très profond entre les hommes et les animaux, car lorsqu’ils chassaient, ils devaient se mettre à la place de l’animal, anticiper ses déplacements. Le chasseur développe donc une relation de sympathie avec l’animal qu’il tue. Pour un examen approfondi de cette question, voir le livre The Art of Tracking.

Concernant le lien entre félins et humains, Credo Mutwa dira plus loin que les Dinofelis (tigres à dent de sabre) étaient appelés Ngewula et étaient apprivoisés. Ils défendaient les hommes. D’ailleurs, Credo Mutwa pense qu’il en reste dans les montagnes Magaliesberg. Cependant, Credo Mutwa indique que la question d’une interaction entre premiers hommes et félins est un détail d’une bien plus grande image. « Nous ne sommes pas la première race intelligente sur cette planète ».

Les lions blancs et l’ère glaciaire

« La fin du monde n’est pas un événement soudain et inattendu. C’est plutôt la conséquence de la destruction systématique par les humains de leur propre habitat — ils œuvrent activement à leur propre extinction. » [78]

Contrairement aux albinos, les lions blancs n’ont pas d’anomalies ou faiblesses laissant penser à un trouble d’ordre génétique. Leurs yeux sont parfois jaune d’or, ou bleus. Selon Mutwa, ces animaux « annoncent des changements à venir sur cette terre ». Selon lui, ces animaux sont de toute évidence des animaux de neige, évoluant dans des conditions glaciaires. Leurs pattes et crinières sont épaisses.

« Je commence à me demander quels sont les changements terrestres que ces Lions Blancs nous annoncent. Est-ce que nous risquons d’affronter un nouvel Âge de Glace ?


Il est évident qu’un environnement de couleur fauve ne convient pas à un Lion Blanc comme neige. Seules de graves circonstances favoriseraient des mutations telles que les Lions Blancs, avec une niche écologique leur permettant de survivre et se reproduire. Si nous nous demandons quelles conditions écologiques leur seraient favorables, la réponse ne peut être que : les conditions d’une période glaciaire.


Depuis un certain temps, les scientifiques nous ont avertis du commencement catastrophique de la prochaine ère glaciaire. L’astrophysicien de Cambridge, John Gribbin, indique que l’ensoleillement estival, indicateur clé de la venue d’une glaciation, « a diminué de manière régulière depuis 11,000 ans, jusqu’au point où, toutes choses égales par ailleurs, il y a un risque réel d’une expansion soudaine de la neige et d’une couche de glace, une « attaque éclair de la neige », annonçant le début d’un nouvel Âge de Glace. (source : The Monkey Puzzle) [...]


L’idée qu’un gène blanc unique puisse apparaître en prévision d’un changement climatique radical n’a pas encore, à ma connaissance, été prouvé scientifiquement. Mais dans la perspective de Mutwa des Lions Blancs comme messagers prophétiques, c’est tout à fait cohérent. » [228]

 Compte-tenu des signes annonciateurs d’une ère glaciaire, cette hypothèse parait tout à fait probable. Linda Tucker ajoute que ces événements ont un lien direct avec la conscience de l’humanité.

« L’information que j’ai reçue, à la fois de nature scientifique et chamanique, m’a conduit à conclure que les catastrophes naturelles sont la conséquences des attitudes et pratiques humaines destructrices de notre époque, qui menacent même notre survie sur la planète. La solution se trouve dans la terre elle-même, et notre reconnexion avec elle, au moment où les scientifiques modernes commencent à la voir comme un organisme vivant. (…) Le défi de l’humanité à l’heure actuelle semble être d’une nature spirituelle : élever notre conscience. Notre mentalité ne peut conduire qu’à un désastre. » [240]

Linda Tucker explique que nous entrons dans l’Âge du Verseau dans l’Hémisphère Nord, mais que nous entrons dans l’Âge du Lion dans l’Hémisphère Sud. Elle insiste sur l’idée qu’il y a un lien direct entre les cycles des ères glaciaires et l’évolution de l’humanité. Nous pourrions ainsi avoir l’opportunité d’expérimenter les principes d’un Âge d’Or, sur cette terre qui est sur le point de basculer dans un nouvel âge Lion-Verseau.

« Les Lions Blancs sont, en réalité, des animaux en avance sur leur temps, précurseurs du prochain âge glaciaire, des messagers angéliques revenus sur terre à un moment de fragilité écologique et psychologique — pour aider l’humanité dans ses prochains défis. » [260]

Il se trouve qu’à Bethlehem, en Afrique du Sud, au pied des montagnes du Drakensberg et en plein hiver, deux lions mâles sont nés en l’an 2000.

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