Révélations interdites sur le beurre

Les lecteurs chevronnés de S&N connaissent ma sympathie pour le Dr Joseph Mercola, du site www.mercola.com, et je vais reprendre aujourd’hui une information capitale – et très réjouissante – qu’il publie sur le beurre et les vertus du beurre pour votre santé.

 

Cet aliment honni des diététiciens, qui vous est partout présenté comme terrible pour la santé, est en réalité excellent pour vous. En consommer peut contribuer à vous ajouter des années de longévité. [...]

Votre grand-mère, en beurrant vos tartines pour votre goûter, vous disait déjà que le beurre est une excellente source de vitamine A. Elle avait raison. La vitamine A est nécessaire à un grand nombre de fonctions vitales, qui vont du maintien d’une bonne vue à l’entretien de votre système endocrinien (hormones).

Mais les vertus du beurre vont bien au-delà de la vitamine A. Cela ne veut pas dire qu’il faut que vous en mangiez de façon immodérée ; mais manger quinze grammes de beurre par jour ne peut que faire du bien à votre santé :

Le beurre contient des vitamines liposolubles (solubles dans la graisse), qui sont celles dont on manque généralement : la D, la E, et la K2.

Le beurre est très riches en minéraux, dont le manganèse, le chrome, le zinc, l’iode, le cuivre et surtout le sélénium.

Le sélénium est un puissant anti-oxydant, dont nous n’avons pas encore beaucoup parlé. C’est un élément chimique (numéro atomique 34) qui a acquis un statut de célébrité dans le domaine de la médecine naturelle depuis qu’une des revues médicales de référence au niveau mondial, le JAMA (Journal of the American Medical Association) a publié en 1996 une étude randomisée en double aveugle démontrant ses puissants effets anti-cancer.1

Ce qui n’empêche nullement, soit dit en passant, qu’il reste toujours aujourd’hui largement ignoré de la médecine conventionnelle, allez savoir pourquoi…

Le sélénium tire son nom de la déesse de la lune, Séléné, sans doute en raison de sa couleur jaunâtre. 
Considéré jadis comme absolument toxique et indésirable, il est l’exemple-type de «nouvel» oligo-élément essentiel. Bien qu’un des plus toxiques qu’on connaisse au-dessus de certaines concentration, il joue, aux doses convenables (200 microgrammes par jour), un rôle physiologique de première importance.

Différentes recherches ont permis de vérifier son rôle protecteur dans de nombreuses maladies. En effet, le sélénium est le coenzyme de la glutathion peroxydase, qui protège contre l’agression des radicaux libres capables d’endommager les membranes cellulaires et le noyau, favorisant la cancérisation et le vieillissement. Ainsi le sélénium est-il un agent préventif du cancer efficace.

Indispensable à la croissance cellulaire, anti-nécroses hépatocytaires, anti-oxydant intra-cellulaire, il intervient au cours de nombreux métabolismes.

Or, d’après l’étude Suvimax de 2006, 85 % des hommes et 75 % des femmes en France sont en déficit de sélénium.2

Le beurre, donc, en est une excellente source. Il contient plus de sélénium par gramme que les germes de blé et que le harreng, qui sont des aliments couramment conseillés aux personnes carencées en sélénium.

Le beurre apporte une grande quantité d’acides gras à chaîne moyenne et longue, qui soutiennent les fonctions immunitaires, stimulent le métabolisme, et ont des propriétés anti-microbiennes ; c’est à dire qu’ils combattent les micro-organismes pathogènes dans les voies intestinales.

L’équilibre oméga 3/oméga 6 du beurre est idéal. Il contient de l’acide arachidonique qui joue un rôle important pour le fonctionnement du cerveau, la peau, et l’équilibre de prostaglandine. Lorsqu’il est produit par des vaches nourries d’herbe (et non de céréales), il contient de l’acide linoléique conjugué (ALC), un dérivé d’oméga 6 qui stimule la formation de muscle, plutôt que le stockage de la graisse.

Concernant les bienfaits scientifiquement constatés du beurre pour votre santé, une enquête menée par le Medical Research Council aux Etats-Unis a montré que les hommes qui mangent du beurre ont deux fois moins de risque de développer une maladie cardiaque que ceux qui consomment de la margarine.3 Cependant, il faut savoir que la margarine américaine était jusqu’à il y a peu, particulièrement mauvaise car fabriquée avec des huiles hydrogénées, riches en acides gras trans. Cela n’est pas le cas généralement en Europe.

La raison pour laquelle le beurre est mal vu des diététiciens est qu’il contient beaucoup d’acides gras saturés. Or, les acides gras saturés ont acquis une réputation abominable depuis une étude réalisée en 1953 par le Dr Ancel Key, qui a prétendu établir un lien entre la consommation de ces graisses et la mortalité par maladie cardiaque.

Son étude était biaisée et de nombreuses analyses récentes ont démontré à quel point il avait tort. Une méta-analyse réalisée en 2010 a établi une fois pour toutes qu’il n’existe aucun lien entre la quantité de graisses saturées consommées et la mortalité par maladie cardiaque.4 Mais cette théorie a connu un énorme succès auprès des médias et du grand public. Beaucoup de personnes se sont mises à fuir les graisses alimentaires, avec des effets désastreux pour leur santé.

En effet, ne pas manger de matières grasses de bonne qualité vous prive d’éléments essentiels pour votre corps, et vous donne faim. Votre corps souffre, et il va chercher par tous moyens à compenser. Sa première idée est alors de vous encourager à vous jeter sur toutes les sucreries qui passent à votre portée. Résultat : votre sang est soumis à des afflux brutaux de glucose. Comme l’excès de glucose sanguin a des effets catasrophiques sur votre corps (cela ravage vos vaisseaux sanguins), vous êtes programmé pour faire baisser ce taux de glucose, en fabriquant de l’insuline avec votre pancréas.

Mais cette fonction merveilleuse de l’insuline a un prix : pour réduire votre taux de sucre sanguin, l’insuline force vos cellules à absorber le sucre, et vos cellules graisseuses (lipocytes) à transformer le sucre en graisse !

Plus vous mangez de sucre, plus vous avez d’insuline dans le sang, et plus vous avez donc tendance à grossir, et même à déclencher un diabète de type 2. C’est donc la consommation de sucres (qu’ils soient dits « lents » ou « rapides « ) qui est la première cause d’obésité et de maladie cardiovasculaire, et non pas celle de graisse.

Manger de bonnes graisses, et notamment du beurre en quantité modérée, peut contribuer à vous faire maigrir, ne serait-ce qu’en vous donnant la sensation de satiété qui vous permettra de résister aux tentations.

Quel beurre acheter ?

Le meilleur beurre est le beurre cru de vaches nourries à l’herbe, bio si c’est possible. Ensuite vient le beurre pasteurisé de vaches nourries à l’herbe toujours. Enfin le beurre normal pasteurisé de supermarché.

Mais le Dr Mercola donne un conseil bien plus intéressant encore :5

Faites vous même votre propre beurre !

C’est du travail et il faut en général s’y reprendre à plusieurs fois, ainsi qu’en témoigne l’expérience d’un sympathique Internaute sur le site : http://culinotests.fr/news/faire-son-beurre-maison

Mais le résultat est largement supérieur, sur le plan du goût comme sur celui des qualités nutritionnelles, à tout ce que vous pourrez trouver comme beurre tout fait dans le commerce.

A votre santé !

[...]

Sources :
Larry C. Clark, MPH, PhD; Gerald F. Combs, Jr, PhD; Bruce W. Turnbull, PhD; Elizabeth H. Slate, PhD; Dan K. Chalker, MD; James Chow, MD; Loretta S. Davis, MD; Renee A. Glover, MD; Gloria F. Graham, MD; Earl G. Gross, MD; Arnon Krongrad, MD; Jack L. Lesher, Jr, MD; H. Kim Park, MD; Beverly B. Sanders, Jr, MD; Cameron L. Smith, MD; J. Richard Taylor, MD, « Effects of Selenium Supplementation for Cancer Prevention in Patients With Carcinoma of the Skin », Journal of the American Medical Association, déc. 1996.
Arnaud J : Serum selenium determinants in French adults: the SU.VI.M.AX study. Br J Nutr. 2006 Feb;95(2):313-20
Nutrition Week, 22 mars 1991, 21 :12.
Siri-Tarino PW, Sun Q., Hu FB, Krauss RM, « Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease », Am J Nutr. 2010 Mar.
http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2010/12/07/why-is-butter-better.aspx

Texte en provenance du site Newsoftomorrow

(Source : JMD, Santé Nature Innovation)

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