Expérience de vie - Témoignage de Marielle

Bonjour Sand et Jenaël ainsi qu’à tous les acteurs et sympathisants du réseau LEO,

J'habite en Eure et Loir (28 - La Beauce, "grenier à blé" de la France :-\ ) dans la ville de Chartres (sa Cathédrale, construite par les templiers:-) et qui pour moi (infos non divulguées par l’Église) est aussi un lieu initiatique égyptien).


Dès que je vois les photos que vous postez sur le site, de votre région l'Aude, je suis nostalgique, car je suis née à Narbonne et j'ai passé toute ma jeunesse, mes vacances d'été, du côté de Carcassonne dans un petit village traversé par le canal du midi où habitaient mes grands-parents.

Je vous adresse mon témoignage comme on « lance une bouteille à la mer » car je me sens bien seule dans ce que je vis et j’aimerais comprendre comment vous « les acteurs Léo » arrivez à subvenir à vos besoins alimentaires et matériels sans nourrir les jeux de séparation et du contrôle du monde actuel.

Je vais devoir me mettre à nu dans mon témoignage, ce que je ne pratique pas d’emblée naturellement, mais l’écran qui nous sépare et le fait que mon anonymat est préservée, m’y invite plus facilement.


Je vous lis, Sand et Jénaël depuis maintenant un peu plus de 3 ans que j’ai découvert votre site. J’attends avec impatience chacune de vos interventions, écrites ou visuelles, tellement elles me confortent et me réconfortent dans mon parcours de vie, même si de temps en temps, certains de vos écrits demandent plusieurs relectures afin que je puisse « intégrer » certaines informations que mon cerveau ne décode pas de suite mais que mon âme (mon ange) retient :-)

J’ai travaillé pendant 25 ans dans une administration publique dans laquelle je ne me suis jamais épanouie car ma créativité n’y avait pas sa place, mon souhait de pouvoir trouver un sens dans les tâches demandées et une cohérence dans les valeurs humaines au fil des années ne s’est pas réalisé, au contraire cela me demandait de plus en plus d’efforts et d’abnégation. Je restais dans un système qui ne m’épanouissait pas mais qui m’offrait des compensations d’horaires souples, de temps partiel et de revenus sécurisés.

Grâce à « ces compensations » j’ai pu élever mes deux enfants dans de bonnes conditions de présence à leur côté.

J’ai toujours été curieuse de tout et surtout de me connaitre davantage, de comprendre l’environnement qui m’entoure, le fonctionnement de l’Humain, sa psyché, ses origines et l’interaction relationnelle et universelle qui régit tout cela.
Je me suis intéressée très tôt à l’astrologie, puis au fil du temps à la numérologie, aux soins énergétiques et à beaucoup d’outils de « développement personnel ». La spiritualité (non la religion) m’a apporté aussi dans mon cheminement personnel. J’ai appris beaucoup en autodidacte en lisant des centaines de livres, sur différents thèmes, Santé, Psychologie, Physique quantique, Chamanisme, Spiritualité et j’ai suivi aussi des formations dans « l’accompagnement bien-être ».

Jusqu’au jour où, à la limite de la dépression face à un environnement professionnel dans lequel je dépérissais, j’ai décidé de démissionner de la fonction publique après avoir pris une disponibilité d’un an pour lancer mon activité de psycho-énergéticienne.

Ma famille n’a pas compris. Certains collègues m’ont trouvé « courageuse », d’autres « inconsciente ».
J’avais le soutien de mon mari qui m’a encouragé dans cette nouvelle voie.

Malheureusement, au bout de 3 ans, mon activité ne me permettait pas d’en vivre correctement financièrement et entre temps mon mari a été licencié. Il a très mal vécu cette situation vu qu’il avait acquis en 25 ans de carrière, une position élevée dans sa fonction. Mon mari (dont j’ai divorcé depuis peu) a dû patienter 6 ans avant qu’un employeur l’accepte à 48 ans sur un poste correspondant à sa fonction mais avec une rémunération diminuée de moitié.

Ce fut une période aussi difficile pour moi car j’étais sur 2 fronts, à la fois soutenir mon mari psychologiquement sur un procès en justice suite à son licenciement qui a duré 3 ans et développer mon activité de thérapeute. 
J’ai été confrontée aussi indirectement au système « pôle emploi », dans le parcours de mon ex-mari avec toutes les aberrations qu’il a dû vivre, dont je vous passe les détails mais qui ont été très déstabilisantes pour lui dans la reconstruction de sa confiance, de sa valeur et de son intégrité.
J’ai compris que ce parcours « accidentée » de mon ex-mari était aussi une conséquence « métaphysique » liée à ses vies « parallèles » (antérieures) et que cette situation s’est posée dans son présent pour son Évolution.

Je suis une personne très sensible, médium m’a-t-on dit, et si cette qualité peut aider les autres, comme elle a aidé mon ex-mari, j’en suis heureuse mais me concernant j’ai plus de difficultés à percevoir « le sens » de ce que je vis (ne dit-on pas que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés ;-)).
Je me remets en question souvent, je cherche ce qui en moi peut attirer des situations qui me sont inconfortables, je cherche à dépasser mes peurs.

Je suis une nature TROP :
« Trop passionnée » « trop réactive » « trop émotive » « trop guerrière » « trop à remettre en question les règles et croyances établies ». J’ai beaucoup de mal à vivre dans cette société « consensuelle » dans laquelle mon besoin de liberté et de cohérence est pris à parti.
Aujourd’hui, après les 2 dernières années « d’errance professionnelle » (pratiquement plus de rendez-vous dans mon activité de thérapeute) je me suis consacrée à l’association que j’ai créée avec mon partenaire de vie actuel.
Par cette association, nous proposons des ateliers et animations en lien avec l’écologie environnementale et l’écologie de l’individu.

Après mon divorce, (pas de pension alimentaire) j’ai dû me résoudre à demander le RSA et à rentrer dans un suivi Pôle emploi (obligatoire pour percevoir le RSA) afin de réamorcer la création de mon activité (surtout pas trouver un emploi !).
Mais voilà, je me pose toujours autant de questions et je doute sur cette voie du thérapeute dans laquelle je m’évertue à rester. Étant très vigilante aux multiples signes que je reçois, je me dis que si mon activité s’est délitée (alors que j’avais de bons retours de mes clients), c’est que j’ai autre chose à faire. J’ai même compris que mon souhait de percer dans « la thérapie » était plutôt une demande pour moi-même, pour m’accompagner et reconnaitre Celle que Je Suis, pour me libérer des schémas et croyances limitantes (et ce n’est pas fini ;-)) et guérir de mes maux.

Mes enfants (jeunes adultes), mes parents, ne comprennent pas que je ne veuille pas trouver un « emploi alimentaire ». Rien que d’écrire ces mots, la nausée me prend.
Je veux vivre en cohérence avec mes valeurs de justice et de sens pour le bien commun.
Je ne veux pas « gagner ma vie » mais « vivre pour m’épanouir » et apporter aux autres.
Je n’ai pas envie de nourrir un système qui annihile toute volonté créative, qui agite la peur pour empêcher les moutons de s’échapper du rang.
J’ai envie de contribuer à créer de nouvelles formes de partages, à éveiller les consciences endormies, à relayer et communiquer sur des sujets dont on ne parle pas, sur la désinformation véhiculée par des médias à la solde des « élites » qui veulent continuer de contrôler et d’assujettir les masses.

A mon petit niveau, je rédige des articles sur le blog de mon association, articles relayés sur les réseaux sociaux.
Je sensibilise les gens à mieux se nourrir.
Je suis passée par différentes formes alimentaires moi-même, pour privilégier le bio, en passant par le refus de manger de la viande pour arriver maintenant sur un régime à tendance paléo (plus de blé, pratiquement plus de céréales, avec de la viande, de la graisse animal) avec supplémentation de spiruline et de chlorelle.
Je ne me sens pas prête pour le moment à expérimenter la cétose et l’iode.

J’ai ouvert il y a 2 ans, avec mon partenaire, une Ruche du réseau « La Ruche Qui Dit Oui ! » pour permettre aux consommateurs de manger bio et local, directement auprès des producteurs. Nous essayons d’animer les distributions pour que ce soit un lieu d’échanges, de solidarité, une opportunité de recréer des liens sociaux mais les retours ne sont pas à la hauteur de l’énergie et de l’investissement que nous déployons. Nous constatons encore des résistances à changer les habitudes pour devenir des consom’acteurs.

Je suis très créative et je m’exprime beaucoup à travers le dessin, la peinture, la customisation de vêtements, la réalisation de bijoux, l'écriture. Je suis très « bricoleuse », je touche à tout,  même à la construction écologique, sur des chantiers participatifs.
Dernièrement j’ai appris à construire une « Kerterre », maison en terre, en forme de dôme, façonnée à la main, sans armature, avec un mortier composé de fibres de chanvre, chaux et sable. C’est un logis dont les qualités énergétiques, phoniques sont exceptionnelles. Cette habitation préserve l’environnement et l’humain car elle utilise des produits naturels et s’insère dans la nature. On peut y vivre en autonomie avec des panneaux solaires, la récupération d’eau de pluie. Pas besoin de permis de construire (pour le moment !) car ce logis est considéré comme une sculpture. Il suffit d’avoir un terrain pour l’accueillir.

Mon souci actuellement est : « comment assumer au quotidien mes dépenses alimentaires et matérielles basiques (logement, assurances, voiture, gaz, électricité, taxe d’habitation, internet, téléphone) en sortant du système actuel qui crée la dépendance à un RSA ou à un emploi alimentaire ? »

Je souhaite restée indépendante dans une ou des activités qui me sont rémunérées.
Je n’ai actuellement aucune économie, que le versement du RSA et sans l’aide ponctuelle de la famille, je n’arriverais pas à boucler mes fins de mois.
J’ai déjà expérimenté auparavant l’auto-entreprise et le portage salarial et je ne trouve pas mon compte dans ces statuts surtout quand on démarre une activité, car des taxes et assurances sont à régler quel que soit le chiffre d’affaire (nouvelle règlementation de la micro-entreprise), et  beaucoup de charges en portage salariale si peu de revenus.
J’ai pensé à la création d’une SCOP, société coopérative participative mais il faut trouver des personnes actionnaires et ou salariées qui veulent se regrouper sur un projet commun.
Au départ, mon partenaire et moi avions le projet de transformer notre association en Scop et créer un éco-lieu de vie. Mais aujourd’hui, nous n’avons pratiquement pas d’adhérents sur notre association alors on est loin d’être prêt pour une Scop.

Par mon témoignage, je me tourne vers vous, les sympathisants et créateurs du réseau LEO.
Car si nous nous rejoignons au niveau de cette Quête de la Connaissance qui nous anime et notre envie de rester Maitre de Soi en toute conscience, au Service Des Autres avec la compréhension de ce qui interagit encore dans le  Service De Soi, comment faite-vous pour assurer financièrement votre quotidien ?

Moi aussi, j’ai mis de la distance avec des amis, avec de la famille, avec mes enfants bien que je continue de rester présente pour eux, afin qu’ils aient « dans l’exemple que je manifeste » un autre regard sur la vie que ce qu’ils peuvent voir dans leur entourage.
Moi aussi, je cherche continuellement avec l’aide de mon « En-Je » à vivre de mieux en mieux avec toutes les parts qui me composent, dans l’aspiration que mon travail personnel contribue à l’Éveil des autres.
Moi aussi, j’affine ma lucidité, mon discernement pour vivre le mieux possible en cohérence avec Qui Je Suis.

Mais j’ai des périodes comme en ce moment où l’isolement me pèse, où j’aimerais rencontrer d’autres personnes qui cheminent aussi afin que leurs témoignages puissent m’aider à tenir et à avancer. J’aimerais rencontrer des personnes pour construire un projet commun qui permettrait à chacun de manifester ses talents pour le bénéfice de tous, dans un fonctionnement économique plus juste et équitable.
Dans mes moments de découragement, je sens d’autant plus la prédation alors qui me rend irritable, coléreuse, véhémente envers les autres mais aussi envers moi-même par auto-jugement.

Je passe de la colère, aux larmes.
Des larmes de découragement avec le sentiment d’être impuissante à manifester Celle Que Je Suis dans la matérialité.
Des larmes de compassion de me voir me débattre dans une cage dont je sais que la porte est ouverte mais dont je ne vois pas encore les contours.

Si « ma bouteille à la mer » est recueillie dans une de vos contrées, je remercie ceux qui l’ont ouverte et qui ont lu mon message jusqu’au bout.


Pour ceux qui souhaitent m’écrire personnellement, vous pouvez transmettre mon mail.

Au plaisir de vous lire, sur le site toujours, de vous connaitre et de vous rencontrer peut-être un jour.

Marielle

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Commentaires : 4
  • #1

    Isa (jeudi, 17 novembre 2016 03:01)

    Bonjour,
    J'ai eu l'impression que tu racontais ma vie. Je respire depuis août, je suis en retraite. Tu peux me contacter si tu veux.

  • #2

    MARIELLE (vendredi, 18 novembre 2016 17:50)

    Bonjour Isa,

    C'est avec plaisir que je te contacte dès que j'ai tes coordonnées.
    Est-ce Sand et Jénaël que je salue cordialement au passage qui jouent les intermédiaires?
    A bientôt,

    Marielle

  • #3

    Dominique (samedi, 19 novembre 2016 15:49)

    Bonjour Marielle
    Ce serait bien de communiquer. J' ai mis un aperçu sur le cénacle. Un aperçu, car c' est bien plus long. J' habite au nord du département de l' Eure, 30 km ouest de Rouen. Et comme tous, nécessaire d' apprendre quelque chose, niveau santé, et les attaques de la Prédation, car... Et de plus m' étant orienté dans la connaissance, une véritable Queste du Graal.
    A bientôt
    Dominique

  • #4

    L'équipe LEO (dimanche, 20 novembre 2016)

    Mise en réseau effectué ! Bon partage.