1. Traduction de "Operation Trojan Horse" de John Keel – introduction, avant-propos et chapitre 1

 

INTRODUCTION

 

Vous souvenez-vous de l’Âge d’Or ?

 

Où étiez-vous dans les années 60 ? Si vous étiez un adolescent “hippie”, vous étiez peut-être en train de jouer de la guitare dans une ruelle de San Francisco. Si vous étiez un “beatnik”, vous étiez probablement en train de lire votre recueil de poésie dans un café à Venice, en Californie. Mais si vous étiez déjà un véritable Fortean (un fervent lecteur de Charles Fort, l’auteur des années 20) vous étiez alors certainement en train de vous aventurer dans une forêt de l’Oregon à chercher le légendaire “Bigfoot”, ou étiez assis dans le sombre brouillard autour de Loch Ness en Écosse, attendant que “Nessie” relève sa tête de saurien hors de l’eau. Si les “soucoupes volantes” étaient votre passion, vous étiez sans doute en train de vous détendre sous un porche à Hartshorne, en Oklahoma, à observer les lumières flottantes passer. Les années 60 étaient l’Âge d’Or de Forteana, et de merveilleuses choses se produisaient de partout. Néanmoins, si vous étiez trop jeune ou trop préoccupé avec le mouvement anti-guerre et d’autres sérieuses problématiques, ou trop décalqué sous drogues dû à l’émergence de la “drogue-culture”, vous avez pu simplement rater toute l’ère qui changea notre culture pour toujours et qui remania complètement notre façon de penser à propos de cette planète et de notre univers.

 

Grâce à cette merveilleuse chose connue sous le nom de “rétrospective”, nous pouvons désormais revoir cette longue décennie très dramatique avec un peu plus de clarté, et observer les choses qui nous ont échappées alors que nous étions en train de la vivre. C’était la décennie où un homme fut envoyé sur la Lune, la décennie qui se termina avec la joyeuse célébration nommée Woodstock, lorsque tout le monde était préoccupé, par altruisme, par le fait de sauver la Terre et de renverser la race humaine. Devant nous se trament Kent State, Watergate, Spiro Agnew, l’inflation à deux chiffres, le chaos économique, l’effondrement de l’American Farm et des milliers d’autres horreurs. Plus tard, les années 70 seront appelées la décennie de l’égoïsme, la “Décennie Moi-Je”, suivies par les années 80, la décennie du ‘boom’ immobilier et de la cupidité totale. Les hippies enfileraient des colliers boutonnés et iraient travailler sur Wall Street. La guerre au Vietnam se terminerait, non pas à cause des manifestations colériques et du fait de brûler l’ordre d’incorporation, mais à cause de l’ineptie à de hauts niveaux au sein des structures militaires et gouvernementales. L’époque de l’égoïsme devint une ère de disgrâce. Nous essayons, encore aujourd’hui, de nous en remettre.

 

Les fortéens sont passés d’un Âge d’Or glorieux à une époque où la curiosité et la quête de la Connaissance sont condamnées et occultées par un conservatisme malin. Le Mont Everest, autrefois l’endroit le plus reclus de la Terre, est désormais jonché de canettes et de détritus provenant de milliers d’expéditions. Le Loch Ness n’est qu’une autre mare puante. Les gens voient encore des bulles lumineuses virevoltant dans les cieux de l’Oklahoma mais plus personne n’en parle. Dans de nombreuses villes, personne ne s’en soucie même.

 

 

Le Blues de la Fin des Temps

 

Nous nous préparons maintenant pour le début de la fin, le millénaire où tout est censé atteindre son apogée fracassant. C’est probablement le meilleur moment pour regarder en arrière vers l’Âge d’Or. Les années 60 ont commencé lorsque des astronomes du monde entier ont rapporté avoir observé un mystérieux satellite circulant autour de la Terre dans une orbite polaire (allant d’un pôle à un autre). Il ne provenait pas de la Russie ni des États-Unis. Les médias d’information l’ont appelé “le Chevalier Noir” (officiellement, en anglais, “The Black Knight”) et ont fait état de ses mouvements des mois durant. Les premiers astronautes et cosmonautes ont reçu l’ordre de le rechercher durant leurs expéditions dans l’espace. Mais il a finalement disparu aussi mystérieusement qu’il était apparu.

 

En 1960, un ingénieur nommé Tim Dinsdale a également fait la une des journaux lorsqu’il filma quelques mètres de pellicule de quelque chose d’environ vingt-sept mètres de long, nageant dans le Loch Ness. Des experts de toutes sortes, y compris la Royal Air Force, étudièrent les images et confirmèrent qu’il y avait définitivement quelque chose là-bas. Il semblait que le mystère ancestral du Loch Ness était sur le point d’être résolu. (Ça n’était pas le cas.)

 

Quelques années plus tard, en 1967, un jeune homme du nom de Roger Patterson réussit à prendre un court film d’un humanoïde poilu dans le nord-ouest… la première et unique bande de film du légendaire BigFoot. Les scientifiques débattent toujours sur l’authenticité de cette bande de film.

 

Des choses excitantes se produisaient à tous les niveaux de la société. Martin Luther-King dirigeait le tant attendu Mouvement des Droits Civiques. Une bande de jeunes écrivaines brillantes lancèrent le Mouvement Féministe… bien que, selon la scénariste Nora Ephron, leur accomplissement principal semble avoir été la réinvention du “Traité Anglo-Néerlandais”. La Prise de Conscience devint le cri de guerre pour la jeune génération toute entière. Les Beatles changèrent le cours de la musique populaire puis partirent pour l’Inde pour y trouver un guru qui pouvait les aider à se trouver intérieurement. Une révolution sexuelle nous a incités à nous défaire des restrictions des siècles de répression puritaine. Des révolutions plus sanglantes eurent lieu dans le monde entier ; de la Chine à la France et partout en Afrique. Une grande vague de changement balaya toute la planète. Il y eut des dizaines d’assassinats politiques alors même que des millions de personnes vivaient une renaissance religieuse. C’était presque comme si une force mystérieuse nous englobait tous et changeait tout.

 

De 1964 à 1968, d’étranges lumières virevoltaient dans les cieux de chaque pays, suscitant de l’émerveillement et amenant des populations entières à envisager des choses cosmiques auxquelles elles n’avaient jamais même pensé auparavant. Deux pays importants, l’Union Soviétique et les États-Unis, se lancèrent dans une quête très onéreuse et finalement futile, concernant la vie extraterrestre. Dr. Carl Sagan et ses acolytes fondèrent la science douteuse de l’exobiologie… l’étude de la vie sur d’autres planètes. Sans aucun véritable échantillon à examiner, c’était une science très compliquée, en effet, mais une science très rentable.

 

À la fin de la décennie, un tout nouveau “Nouvel Âge” fleurit. Au début des années 70, des millions de personnes reconsidéraient leurs âmes tout en jouant avec des cristaux, des cartes de Tarot et des mantras de méditation. Des grandes universités proposaient des cours sur la sorcellerie, les OVNIs et le chamanisme. Les kiosques de journaux étaient encombrés de revues New Age. Les astrologues vendaient leurs ouvrages pour des avances de 2 millions de dollars. C’était comme si l’excitation et le chatouillement intellectuel des années 60 étaient en train de payer, que la race humaine était subtilement en train de changer pour le mieux. Comme nous avions tort ! Mais nous avons de nouveau essayé au milieu des années 80 lorsqu’un autre “Nouvel Âge” eut lieu. Les médiums spirituels devinrent des “channels” et un nombre presque illimité de nouvelles conspirations et complots diaboliques furent introduits dans la conscience collective meurtrie par toutes sortes d’illuminés et de mythomanes.

 

 

Un millier de Chevaux de Troie

 

Cela a pris quatre ans pour effectuer les recherches et écrire ce livre dans les années 60.

 

J’ai dû parcourir tous les États-Unis, interviewer des centaines d’individus de vive voix et des milliers d’autres par mail et téléphone. Il m’a fallu trouver et étudier d’innombrables bouquins, des vieux magazines et des newsletters oubliées dans un effort massif et coûteux pour comprendre ce qu’il se passait réellement. Vingt années de controverse et d’absurdités engendrées par les auteurs de science-fiction et les scénaristes d’Hollywood n’avaient donné aucun résultat. L’ensemble de la question avait en réalité été complètement déformé par, à la fois, les défenseurs OVNI inexpérimentés et mal informés, et les divers organismes gouvernementaux qui avaient été involontairement aspirés dans la mêlée. Les faits concrets étaient enfouis sous d’innombrables polémiques insensées. Tenter de démêler tout cela m’a mené au bord de la faillite.

 

Un grand éditeur, G.P. Putnam’s, a habilement fixé la date de publication de Operation Trojan Horse (OTH) de sorte qu’elle coïncide avec le grand crash boursier de Mai 1970.

 

Le grand public avait non seulement perdu tout intérêt pour le sujet après les grandes vagues des années 60, mais ils étaient désormais trop fauchés pour se procurer le livre !

 

Partout dans le monde, des écrivains ratés ont affuté leurs crayons, et encore, et ont pillé Operation Trojan Horse comme si les lois sur le copyright n’existaient pas. C’est devenu l’un des ouvrages les plus cités et plagiés dans le domaine. De surcroît, de nombreuses personnes attirées par le New Age du début des années 70 tiraient des conclusions identiques aux miennes. Le grand mystère des soucoupes volantes qui avait été attisé par Ray Palmer, Richard Shaver (Chapitre Deux) et leurs associés dans les années 40 avait désormais été résolu et expliqué à la satisfaction de millions de personnes dans le monde. Des milliers d’articles savants et de livres allaient suivre. La taille des cultes liés aux OVNIs a diminué au début des années 70 jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne, à l’exception d’un très petit groupe qui bâtit ses sinistres univers paranoïaques et personnels autour des concepts semi-religieux des contactés des années 50 et, plus tard, des abductés des années 80.

 

De jeunes universitaires et d’émergents journalistes remplirent les bibliothèques avec de nouveaux livres examinant les sujets abordés dans Operation Trojan Horse. Les adeptes endurcis du phénomène OVNI qui ont survécu (il y en a moins de 1,000 aux États-Unis) ont répondu en ignorant simplement cette abondante littérature et en se ridiculisant dans des émissions télévisées populaires en promouvant leurs théologies extra-terrestres devenues désuètes. Lorsque tout le reste est tombé à l’eau, ils ont désespérément imaginé des canulars honteux, des photos truquées, des récits de soucoupes accidentées et d’interminables querelles insensées et émois insignifiants.

 

Lorsque vous lisez ce livre, gardez à l’esprit le simple fait que l’ufologie américaine repose sur des facteurs psychologiques qui ont été bien compris pendant des milliers d’années et qui ont entraîné l’humanité dans de nombreuses et sinistres périodes sombres. Alors que ce siècle traumatisé touche à sa fin, nous n’affrontons pas une quelconque splendide civilisation extra-terrestre. Nous faisons face à nous-mêmes.

 

John A. Keel

New York City

1996

 

 

AVANT-PROPOS

 

N’importe quelle expertise sur le “mystère de la soucoupe-volante” doit être exhaustive et doit s’attacher à l’étude des canulars manifestes, aussi bien qu’à l’analyse des nombreux évènements aujourd’hui généralement considérés comme étant totalement authentiques. Les données doivent être revues quantitativement, peu importe à quel point la tâche devient ardue. Il y a une tendance naturelle à se concentrer seulement sur ces facettes qui semblent être les plus intéressantes, ou qui semblent fournir la meilleure preuve. Le phénomène des objets volants non identifiés est un gigantesque iceberg, et les aspects véritablement importants sont cachés profondément sous la surface. Presque toute la documentation OVNI des vingt dernières années s’est penchée sur les futilités, les observations hasardeuses qui sont en réalité sans importance pour la masse, et pour les questions secondaires insignifiantes de la politique gouvernementale, la dissection des personnalités, et les conflits qui ont émergé au sein des diverses factions des cultes OVNIs.

 

Durant les quatre dernières années, j’ai travaillé à plein temps, sept jours par semaine, sans prendre de vacances, pour enquêter et faire des recherches sur les évènements OVNI en profondeur, me frayant méthodiquement un chemin à travers tous les mythes et les croyances qui entourent ce sujet fascinant. Ce livre est un résumé de ce travail. Le manuscrit original contenait plus de 2,000 pages. Il a été réduit et soigneusement édité à sa taille actuelle. Lors du processus, une grande quantité de documents et de nombreux détails ont été supprimés ou fortement condensés. J’avais espéré pouvoir y inclure des remerciements complets à mes multiples sources et aux nombreuses personnes qui m’ont aidé dans cette tâche. Mais cela s’est avéré impossible.

 

Plus de 2,000 ouvrages ont été parcourus au cours de cette étude, en plus d’innombrables magazines, de newsletters et de journaux par milliers. Étant donné qu’il n’est pas possible de tous les lister, j’ai inclus une bibliographie sélective, listant ces travaux qui se sont révélés les plus valables et utiles. Très peu de ces livres traitent directement du sujet des soucoupes-volantes. L’histoire, la psychiatrie, la religion, et l’occulte se sont avérés être bien plus importants à la compréhension de l’ensemble que les nombreux ouvrages qui relatent simplement les observations sans fin d’anomalies aériennes.

 

J’ai essayé d’appliquer les règles de la recherche universitaire autant que possible, me tournant directement vers les sources originales dans la plupart des cas au lieu de m’appuyer sur les versions distillées et souvent distordues de ces évènements qui furent par la suite publiées dans de nombreux médias. Ceci impliqua de retracer et d’interviewer, soit par téléphone ou de vive-voix, les personnes qui avaient vécu les expériences ou, du moins, de m’entretenir avec les enquêteurs qui avaient personnellement vérifié certaines affaires, et qui étaient capables de fournir des interviews enregistrées avec les témoins et d’autres documents. Pour les premiers cas historiques, j’ai essayé d’accumuler au moins trois citations publiées indépendantes pour chaque évènement. De nombreux évènements possiblement importants furent rejetés, simplement car il s’est avéré impossible de trouver de la documentation satisfaisante.

 

Mes dossiers incluent des milliers de lettres, des déclarations sous serment, et d’autres documents regroupant de nombreux cas non publiés qui étaient en corrélation avec, et qui confirmaient, les évènements et les conclusions examinées dans ce livre. De nombreux autres chercheurs du monde entier ont confirmé mes recherches au travers d’évènements dans leurs propres domaines.

 

Les véritables problèmes cachés derrière le phénomène OVNI sont si stupéfiants et complexes qu’ils sembleront presque incompréhensibles dans un premier temps. Les croyances populaires et les spéculations reposent largement sur des informations biaisées, de très mauvaises interprétations, et l’incapacité à voir au-delà des limites de n’importe lequel des nombreux cadres de référence. Des techniques astucieuses de tromperie et de guerre psychologique ont été employées par la source OVNI pour nous maintenir dans la confusion et le scepticisme. La tendance de l’Homme à créer une croyance profonde et inflexible sur la base de peu, voire même d’aucune preuve, a été exploitée. Ces croyances ont engendré une vision étroite et ont rendu de nombreuses personnes aveugles à la véritable nature du phénomène, m’obligeant à examiner et à analyser bon nombre de ces croyances dans ce texte.

 

Certains lecteurs seront offensés et enragés par ce que j’ai à dire et par la manière dont j’ai choisi de le faire. Mon intention n’est pas d’attaquer quelconque croyance ou cadre de référence. J’ai plutôt essayé de démontrer comment se mêlent toutes ces choses dans un ensemble plus vaste.

John A. Keel

New York City

1969

 

 

CHAPITRE UN

 

La Guerre Secrète

 

Le mercredi 5 octobre 1960, une formation d’objets volants non-identifiés fut relevée sur les écrans radar informatiques sophistiqués d’une station d’alerte rapide à Thulé au Groenland. Sa trajectoire précise fut rapidement définie. Elle semblait se diriger vers l’Amérique du Nord en provenance de la zone de l’Union soviétique. En quelques minutes, les téléphones rouges du siège du Commandement aérien stratégique à Omaha au Nebraska retentissaient, et les équipages bien entraînés du SAC se ruaient vers leurs avions sur les aérodromes du monde entier. Les B52 chargés de la bombe atomique qui se trouvaient déjà dans les airs tournaient nerveusement, leurs équipages attendant le signal final pour se diriger vers les cibles prédéterminées au fin fond de l’Union soviétique.

 

Le siège de la SAC émit un signal inquiet à Thulé pour une confirmation supplémentaire. Il n’y eut aucune réponse. Les généraux mâchaient leurs cigares nerveusement. Thulé avait-elle déjà été touchée ?

 

Soudainement, les mystérieux signaux sur les écrans radar changèrent de trajectoire et disparurent. Plus tard, on apprit “qu’un iceberg avait coupé le câble sous-marin” reliant Thulé aux États-Unis. C’était une coïncidence très étrange que “l’iceberg” ait choisi cet instant précis pour frapper. Mais le mystère des objets volants non-identifiés est rempli de coïncidences étonnantes et apparemment sans rapport.

 

La Troisième Guerre mondiale n’a pas débuté ce jour-là. Mais elle aurait pu. Des semaines plus tard, lorsque les nouvelles des énigmatiques signaux radars furent divulguées, trois députés travaillistes de la Chambre des communes britannique, Mr. Emrys-Hughes, Mme. Hart et Mr. Swingler, se levèrent pour exiger une explication. L’US Air Force répondit que les signaux radar avaient en réalité ricoché sur la Lune et avaient mal été interprétés. L’histoire parut dans le Guardian, un grand journal de Manchester en Angleterre, le 30 novembre, et une semaine plus tard, elle fut enterrée à la page 71 du New York Times.

 

Les radars militaires modernes pourraient-ils confondre la Lune avec une formation de soucoupes volantes ? J’ai d’excellentes raisons d’en douter. En mai 1967, je me suis rendu dans une installation radar secrète dans le New Jersey à l’invitation de l’Air Force même, et je fus extrêmement impressionné par la complexité et l’efficacité de l’équipement disponible. En appuyant sur quelques boutons, les opérateurs de radar peuvent non seulement détecter instantanément n’importe quel appareil à la ronde, mais de gigantesques ordinateurs fournissent également des informations complètes et instantanées sur la vitesse, l’altitude, la direction et l’ETA (heure d’arrivée estimée) de chaque avion. Même le numéro de vol de l’appareil apparaît sur l’écran radar ! Les objets inconnus peuvent être repérés immédiatement dans le dédale du trafic aérien, et s’ensuit une procédure de routine pour les identifier rapidement. Si ces procédures échouent, les chasseurs à réaction sont envoyés pour y jeter un œil. Il est improbable, voire tout à fait impossible, que la Lune ou n’importe quel autre corps céleste éloigné ne dupent ce système complexe.

 

Ces vingt dernières années, il y eut de fréquentes observations d’OVNIs, non seulement sur les radars militaires mais également sur des ensembles de bureaux météorologiques et d’aéroports. Souvent dans ces cas, les témoins au sol signalèrent également avoir observé les objets visuellement. Lorsque la tour de l’Agence fédérale de l’aviation à l’aéroport de Greensboro-High Point à Greensboro en Caroline du Nord, repéra un objet volant non-identifié en début de matinée le 27 juillet 1966, plusieurs officiers de police dans la région du comté de High Point-Randolph signalèrent également avoir vu des objets non identifiables sillonnant la région. Ils affirmèrent que les objets semblaient se trouver à une altitude de 150 mètres et indiquèrent qu’ils étaient ronds, d’un rouge-vert brillant, et qu’ils semblaient émettre des flashs de lumière.

 

L’attitude officielle du gouvernement à l’égard des soucoupes volantes a été complètement négative depuis 1953, bien qu’une grande attention ait été portée à ce sujet dans les coulisses. Manifestement, n’importe quel phénomène pouvant accidentellement déclencher la Troisième Guerre mondiale doit être pris au sérieux.

 

Une importante “vague” (une série d’observations ayant lieu simultanément dans plusieurs régions très éloignées) de soucoupes volantes firent leur apparition en mars 1966 et le secrétaire à la Défense de l’époque, Robert S. McNamara, avait bien été briefé par l’Air Force avant que le sujet ne soit évoqué lors d’une audience du Comité des affaires étrangères de la Chambre le 30 mars 1966. Cornelius E. Gallagher, représentant démocrate du New-Jersey, un état où des dizaines d’observations d’OVNIs avaient été signalées ce mois-là, demanda au secrétaire McNamara s’il pensait qu’il y avait “quoi que ce soit” concernant le mystère des soucoupes volantes. “Je ne pense pas”, répondit McNamara. “J’ai parlé au secrétaire de l’Air Force et au directeur de la Recherche et de l’Ingénierie de l’Air Force, et ni l’un ni l’autre ne prête foi aux rapports que nous avons reçu jusqu’à présent.”

 

Ironiquement, à 8 heures du matin ce même jour, Phillip Lambert et Donny Russell Rose, tous deux des hommes équilibrés de bonne réputation, se rendaient au travail en dehors de Charleston en Caroline du Sud, lorsqu’ils remarquèrent apparemment un étrange objet circulaire tournant dans le ciel dégagé au-dessus de la gare du Southern Trucking Company dans la rue Meeting Street. Ils arrêtèrent leur voiture et regardèrent l’objet pendant environ huit minutes.

 

“Ça ressemblait à un disque d’argent,” dit Lambert. “Il faisait environ quatre mètres de haut et six mètres de diamètre. On venait juste de regarder le ciel, c’était une si jolie journée. Je sais que nous l’avons vu ; nous étions tous les deux bien réveillés et aucun de nous ne boit.”

 

Un vétéran de huit ans dans l’infanterie aéroportée, Lambert estimait que l’objet se situait à environ 250 mètres au-dessus du sol lorsqu’ils l’ont aperçu pour la première fois. Il semblait tourner rapidement et il changeait constamment de position.

 

C’était ce que les ufologues appellent une observation de 1er type – un objet à basse altitude observé et signalé par des témoins fiables. Le 30 mars 1966 était un jour de “vague” et la presse locale dans tout le pays a reporté des dizaines d’autres observation de 1er type ce jour-là. Nombre d’entre elles impliquaient des policiers, des pilotes et d’autres témoins spécifiques. Des semaines plus tard, lorsque tous les articles et les rapports de ce jour-là avaient été recueillis par l’auteur, nous avons constaté que d’importantes observations avaient également été signalées dans les États suivants : Michigan, New York (Long Island), Ohio, New Jersey, Wisconsin, Iowa, et d’autres régions de Caroline du Sud. C’était une vague secondaire caractéristique, et comme la plupart des vagues, elle ne reçut aucune médiatisation nationale, et aucune des observations ne fut diffusée en dehors de son lieu d’origine.

 

Pendant que tout cela se passait, le secrétaire McNamara répétait allègrement le traditionnel discours de l’Air Force à huis clos lors de l’audience de la Chambre.

 

“Les gens commencent à accorder de l’importance à ce sujet,” dit le représentant Gallagher au secrétaire ce jour-là.

 

“Rien n’indique qu’il ne s’agit d’autre chose que des illusions,” répondit platement McNamara.

 

Comment pensez-vous que ces deux hommes en Caroline du Sud ont réagi lorsqu’ils ont lu cette déclaration ? Cela fait maintenant des années que des milliers de témoins réagissent avec colère et désarroi aux déclarations et explications officielles. La position du gouvernement a réussi à maintenir le scepticisme parmi ceux qui n’ont jamais vu d’OVNIs et a aidé à renforcer le désintérêt général de la presse pour ce sujet. Par conséquent, la plupart des activités OVNI signalées sont passées inaperçues, et l’inquiétante ampleur du phénomène reste méconnue sauf pour un nombre relativement restreint d’organisations et d’individus qui ont essayé de conserver un suivi des observations.

 

Lorsque j’ai décidé de me pencher sur ces questions en mars 1966, j’ai souscrit à plusieurs services de coupures de presse, et je fus stupéfait par les résultats. Je recevais souvent jusqu’à 150 coupures dans une seule journée ! Ma première réaction, évidemment, fut d’être incrédule. Je pensais que tous les journaux dans le pays avaient jeté toute objectivité par la fenêtre et qu’ils prenaient part à une gigantesque farce. Il semblait impossible qu’autant d’objets non identifiables volent dans notre ciel sacré sans se faire sérieusement remarquer que ce soit par la communauté scientifique ou militaire.

 

 

Fiabilité des rapports

 

Ma première mission fut donc de déterminer à quel point tous ces rapports étaient fiables. J’ai commencé par passer des appels à longue distance fréquents aux reporters et éditeurs des journaux qui semblaient rapporter des histoires OVNI chaque semaine. Non seulement, ils paraissaient être sensés, mais ils m’ont tous assuré qu’ils ne publiaient que les histoires les plus intéressantes ou les plus valides qu’on leur signalait. Beaucoup se concentraient uniquement sur ces observations signalées par des policiers ou des autorités locales. Il est vite devenu évident que littéralement des milliers d’observations étaient signalées par des citoyens ordinaires mais qu’elles n’étaient absolument pas publiées. Les observations rendues publiques ne représentaient seulement qu’une partie de l’ensemble !

 

J’ai également appelé beaucoup de témoins des comptes rendus publiés et j’ai appris, avec effroi, que les récits des journaux n’avaient décrit qu’une partie de leurs expériences complètes. Certains d’entre eux affirmaient que les objets avaient poursuivi leurs voitures, avaient brièvement atterri à côté de la route près d’eux, ou étaient même réapparus plus tard au-dessus de leurs maisons. D’innombrables témoins se plaignaient que leurs yeux étaient devenus rouges et enflés après leur observation et étaient restés dans cet état pendant plusieurs jours. D’autres disaient qu’ils avaient éprouvé d’étranges sensations de fourmillement ou vagues de chaleur lorsque les objets les avaient survolés. Je dois admettre que j’ai eu une réaction émotionnelle à tout cela au début, en essayant de me convaincre que le phénomène était plus de nature hystérique que physique, mais plus j’écoutais, plus j’étais forcé de réaliser que tous ces gens relataient les mêmes détails incroyables.

 

Il est devenu évident que la seule façon d’enquêter convenablement sur cette situation était de se rendre en personne dans les différentes zones de vague et d’interroger en détail les témoins, en utilisant les techniques journalistiques classiques que j’avais apprises en tant que journaliste et écrivain pendant deux longues décennies. Donc au printemps de l’année 1966, j’ai commencé une longue série d’excursions qui m’ont finalement conduit dans vingt États, où j’ai interrogé des milliers de personnes, des centaines d’entre eux en détails. Occasionnellement, je rencontrai un individu cherchant de la publicité ou un parfait menteur comme cet aspirant auteur de science-fiction dans le Maryland nommé Thomas Monteleone, mais de tels individus étaient facilement repérables. La majorité des gens que j’ai rencontrés étaient ordinaires, des êtres humains honnêtes. Beaucoup étaient complètement réticents à parler de leurs expériences avec moi avant que je n’aie gagné leur confiance et que je leur ai assuré que je n’allais pas les ridiculiser ni même les calomnier. Certains avaient vécu des observations si hors du commun et incroyables qu’ils avaient peur de les raconter avant d’être certains que je les écouterais sincèrement. À la manière d’un journaliste type, j’extrayais seulement des informations et n’en donnais que très peu voire aucune en retour. J’ai rarement fait savoir aux témoins que d’autres personnes dans d’autres régions du pays m’avaient raconté des récits identiques qui semblaient corroborer leurs propres expériences. Les détails de beaucoup de ces histoires n’étaient pas publiées et étaient méconnues des inconditionnels mordus d’OVNIs. En maintenant ce secret, je pouvais faire des corrélations inédites qui n’auraient pas pu être possibles autrement.

 

En voyageant, je me rendais naturellement chez la presse locale et je passais du temps avec les éditeurs et les journalistes qui s’étaient chargés des rapports OVNI dans leurs régions. Tous étaient des journalistes compétents, nombre d’entre eux avec des années d’expérience derrière eux, et lorsque je rencontrais les témoins dont ils avaient rédigé et publié les récits, je réalisais à quel point ils avaient effectué un travail habile et objectif. J’ai donc développé un nouveau respect pour les revues qui affluaient dans ma boîte aux lettres. La plupart des histoires publiées dans les journaux étaient des sources fiables pour les informations essentielles.

 

De même, j’ai constaté que la plupart des documents publiés par diverses organisations ufologiques civiles avaient soigneusement été passés au crible et examinés du mieux qu’elles le pouvaient, même si certaines organisations avaient tendance à surinterpréter leur contenu, trop spéculer, et y appliquer la teinte de leurs propres croyances. Elles avaient également la tendance exaspérante à supprimer les détails rapportés qu’elles considéraient comme contestables ou capables de nuire à leur “cause”.

 

Malheureusement, ceci est encore plus vrai aujourd’hui que ça ne l’était dans les années 60. Le peu de groupes ufologiques restants se sont transformés en des cultes aux forts accents religieux, bien plus préoccupés par leurs petites querelles et vendettas que par les OVNIs eux-mêmes. Toutefois, j’en ai conclu que les témoins fournissaient d’honnêtes descriptions de ce qu’ils avaient vu, et leurs journaux locaux livraient des récits objectifs de ce qu’ils rapportaient. La nature et le sens de ce qu’ils ont vu est une autre affaire. Et la réponse ne pouvait être trouvée dans les revues de presse. Cependant, il était possible que ces revues puissent fournir des données générales sur le phénomène global. Aucune organisation ufologique n’avait fait d’effort pour extraire de telles données. L’U.S. Air Force avait essayé au début des années 50 mais avait visiblement laissé tomber en désespoir de cause. Donc, mon travail suivant était de traduire les revues et rapports apparemment aléatoires de cas examinés en des formes d’informations statistiques.

 

 

Des motifs dans le ‘Phénomène’

 

Plus de 10,000 revues et rapports me sont parvenus en 1966 (à la différence des 1,060 rapports soi-disant reçus par l’Air Force durant la même période). J’avais vérifié bon nombre de ces cas personnellement et j’avais acquis la certitude de leur validité. Au cours de l’année 1967, j’ai consacré mon temps libre à faire le tri dans cette masse de documentation, à la classer, et à la réduire à une forme de statistiques fiables. Ce fut un travail colossal, et je dus le faire seul. J’ai éliminé la plupart des rapports de type “lumières dans le ciel” et me suis concentré sur les cas de 1er type. J’ai recueilli des données astronomiques sur les météores, etc., de l’année, et j’ai obtenu de la ‘National Aeronautics and Space Administration’ des informations sur tous les lancements de fusées de l’année. En confrontant les rapports OVNI à ces données, je pus éliminer les mauvaises interprétations possibles ou probables qui étaient inévitables.

 

Mon premier intérêt était de déceler les motifs ou cycles quelconques qui pouvaient exister dans les dates de vague. Je me suis retrouvé avec deux dossiers : un contenant les observations de 1er type (730 en tout, ou 7.3 pour cent du total) ; et l’autre, le meilleur des observations de 2ème type (des objets à haute altitude s’exécutant de manière contrôlée et distincte des avions normaux et des phénomènes naturels). Il y avait 2,600 rapports dans le deuxième groupe. Je travaillais donc avec 33.3 pour cent du total. (Les sondages radio et télévisés qui dominent l’industrie travaillent sur un échantillon bien plus petit, prétendant qu’un sondage de 1,500 téléspectateurs représente les habitudes de visionnage du pays tout entier.)

 

Dès que j’eus organisé les observations par dates, le premier motif devint évident. C’était que les observations avaient tendance à se rassembler autour de jours spécifiques de la semaine. Mercredi était le jour où il y avait le plus grand nombre d’observations, et elles étaient habituellement signalées entre 20H et 23H.

 

Jour – Pourcentage du nombre total de rapports

Mercredi - 20.5

Jeudi - 17.5

Vendredi - 15.5

Samedi - 15.0

Lundi - 13.5

Dimanche - 11.0

Mardi - 7.0

 

Sur l’échantillon utilisé, 5 pour cent n’étaient pas datés.

 

Si le phénomène OVNI avait un fondement purement psychologique, il devrait alors y avoir plus d’observations le samedi soir lorsque les gens sont de sortie, et vont se divertir, etc. Au lieu de cela, nous constatons que le plus grand nombre d’observations sont signalées le mercredi, et diminuent progressivement sur le reste de la semaine. Le plus faible nombre survient le mardi. Cet inexplicable “phénomène du mercredi” s’est révélé tout à fait fondé et s’est répété tout au long des années 1967 et 1968. Il s’est ensuite avéré valide, avec de légères variations, dans d’autres pays.

 

Cela ne veut pas dire que les soucoupes volantes se présentent en force chaque mercredi soir. Mais lorsqu’il y a une grosse vague, elle se produit presque très fréquemment le mercredi. L’exception notable est la vague du 16 août 1966, un mardi soir, où des milliers de personnes dans cinq États différents ont observé des phénomènes aériens inhabituels.

 

En étudiant soigneusement les emplacements géographiques des observations signalées lors de ces vagues, nous sommes tombés sur un autre facteur déroutant. Les rapports semblaient se regrouper à l’intérieur des frontières d’États spécifiques. Par exemple, lors de la vague du 16 août, il y eut des centaines d’observations en Arkansas. Elles semblaient se concentrer entre deux ceintures qui longeaient l’État, du nord jusqu’au sud. Pourtant, ce soir-là nous n’avons pas reçu un seul rapport en provenance des États voisins comme l’Oklahoma, le Mississippi, le Tennessee ou la Louisiane. Le Minnesota et le Wisconsin, tous deux largement plus au nord de l’Arkansas, ont pris part à cette même vague. Mais la majorité des observations semblaient se concentrer dans le Minnesota, et les OVNIs semblaient limiter leurs activités à l’intérieur des frontières politiques de cet État, également. Des observations hasardeuses furent aussi signalées dans le lointain New Jersey cette nuit-là, et quelques observations furent signalées dans le Dakota du Sud, juste à la frontière du Minnesota.

 

Il est certain que si les OVNIs étaient des météores ou d’autres phénomènes naturels, ils seraient aussi signalés dans les États voisins. Les observations inter-États ne sont pas aussi fréquentes que les sceptiques aimeraient le croire. En outre, les objets s’attardent souvent pendant des heures dans une zone. À Fort Smith en Arkansas, le journaliste John Gamer emmena le micro de la KFSA dans les rues et retransmit une description des étranges lumières multicolores qui évoluèrent au-dessus de la ville durant des heures pendant que des grandes foules de gens assistaient au spectacle. Un autre journaliste, Ken Bock de la radio KDRS à Paragould en Arkansas, fit de même cette nuit-là.

 

Lors de mes études concernant plusieurs autres vagues, j’ai découvert le même facteur géographique déconcertant. Si les OVNIs sont en réalité des machines de quelque sorte, leurs pilotes semblent bien avoir connaissance non seulement de notre calendrier mais aussi des frontières politiques de nos États. Ils ne concentrent pas uniquement leurs activités les mercredis soir, ils parcourent également attentivement nos États de manière méthodique de frontière à frontière.

 

Cela a-t-il l’air d’être l’œuvre de Martiens ou d’étrangers extraterrestres ? Ou cela semble-t-il être l’œuvre de quelqu’un qui utilise nos cartes et nos calendriers et qui pourrait de ce fait en savoir beaucoup à notre propos, même si nous savons peu de choses à “leur” propos ?

 

Les sceptiques essayent de justifier les récits ufologiques publiés en disant qu’une hystérie collective prend de l’envergure dans les zones de vagues et que tout le monde commence à voir cette chose une fois que quelques rapports ont été publiés. Ceci est clairement faux. Pratiquement tous les rapports publiés des journées de vagues apparaissent le même jour. Il n’y a aucun décalage dans le temps, aucune accumulation de rapports. Des individus isolés dans des zones très éloignées voient visiblement tous des objets non identifiables la même nuit et signalent scrupuleusement leurs observations à leur police ou presse locale, ne se rendant compte que très rarement que quelqu’un d’autre a vu quelque chose cette nuit-là. Le lendemain, les journaux dans plusieurs régions, ou même plusieurs États différents, diffusent les rapports. La vague est venue et repartie en un jour. Même alors, les gens qui lisent “L’Arkansas Gazette” n’apprennent jamais que d’autres journaux dans d’autres États ont été remplis de récits OVNI le même jour. La plupart des férus d’OVNIs, qui dépendent les uns des autres et de leur entourage pour les revues, ne sont jamais au courant de l’étendue complète de la vague. À l’exception du ‘North American Newspaper Alliance’, aucun service d’information ne charge des hommes de garder un suivi de ces choses et de les compiler. Donc, tandis qu’une observation ponctuelle pourrait être diffusée par un service de presse, les données sur la situation globale ne sont tout simplement pas disponibles.

 

 

Anatomie d’une Vague

 

En mars-avril 1967, les observations d’OVNIs publiées ont surpassé toutes les années précédentes. En mars uniquement, je reçus plus de 2,000 articles et rapports et je pus enquêter sur la plupart d’entre eux personnellement. Cependant, les grands médias d’information ignorèrent cette vague, peut-être parce qu’aucun des éditeurs ne réalisait qu’elle se produisait. Au lieu de la légendaire censure si soigneusement exposée dans certains cercles cultistes, il existe un manque de communication et une absence totale de recherche. L’indifférence entretenue depuis si longtemps par la position officielle du gouvernement, a donné lieu à une indifférence générale.

 

La plus grande vague en mars 1976 se produisit le mercredi 8 mars. Passons brièvement en revue quelques-unes des observations rapportées ce jour-là :

 

1. Minnesota : “Un étrange objet dans le ciel, virevoltant au-dessus de nos maisons, donne des frissons à certains d’entre nous. Il se transforme en une lumière ou soucoupe-volante si mystérieuse que nous pouvons presque imaginer voir des êtres verts venant de l’espace atterrir dans notre jardin. L’objet se déplace en un mouvement de glissement avec une lumière brillante, faisant parfois du surplace et à d’autres moments, avançant à plus grande vitesse. Il apparaît tous les soirs à 20 heures et reste là pendant approximativement une heure avant de disparaître.” (Floodwood, Minnesota, d’après le Rural Forum, le 9 mars 1967.)

 

2. Michigan : “La police a affirmé avoir reçu huit rapports comme quoi un OVNI virevoltait au-dessus de l’école de Liggett à environ 20 heures ce mercredi.” L’Air Force et la police de Grosse Pointe Woods enquêtaient sur des rapports concernant un “ovale orange vif” qui avait été photographié par deux personnes cette semaine. “Il y avait assurément quelque chose là,” dit le commandant Raymond Nyls, officier des opérations de la Base de l’Armée de l’Air de Selfridge. “Trop de personnes l’ont vu.” (Detroit, Michigan, d’après le Free Press, le 11 mars 1967.)

 

3. Oklahoma : Mercredi soir, à vingt heures quarante-cinq, Madame Homer Smith alla sur son porche arrière et “fut ahurie de voir un objet virevoltant avec des lumières colorées” dépassant la 9ème Rue en direction sud. Elle appela son fils de 10 ans, qui le vit également. Elle affirma que l’OVNI se mouvait et tournoyait si rapidement qu’il était difficile de compter les lumières dessus, mais elles étaient colorées, et des sortes de “crachats de feu se dégageaient” de ce qu’elle pensait être l’arrière du vaisseau. (Henryetta, en Oklahoma, d’après le Daily Free Lance, le 19 mars 1967.)

 

4. Arkansas : Cette nuit-là, Madame Ned Warnock de Brinkley, en Arkansas, vit un objet depuis la fenêtre de sa cuisine. “C’était rouge-orangé,” dit-elle. “Et il devint blanc-argenté juste avant de décoller. Il était rond et assez large. Il se tenait vraiment bas mais gagna de l’altitude et de la vitesse en décollant. Il se déplaçait trop vite pour être une étoile.” Elle alerta ses voisins, Monsieur et Madame I.H. Folkerts qui virent également l’objet. (Clarendon, Arkansas, d’après le The Monroe County Sun, le 16 mars 1967.)

 

5. Maryland : Deux résidents et un officier de police observèrent un objet qui semblait circulaire avec “le dessous doré brillant”. Lorsqu’il oscilla, la partie supérieure rougeoya. Il parcourut une trajectoire ovoïde, effectuant trois va-et-vient de Forte Meade à Laurel avant de repartir. (Laurel, Maryland, d’après le Prince George’s County News, le 16 mars 1967.)

 

6. Montana : Monsieur Richard Haagland de Stevensville, dans le Montana, signala au bureau du shérif du Comté de Missoula, avoir vu un objet volant circulaire qui “lâcha trois boules de feu avant de disparaître à 20h20, mercredi soir”. (Missoula, Montana, d’après le Missoulian-Sentinel, le 9 mars 1967.)

 

7. Montana : “De nombreuses personnes ont vus des objets volants non-identifiés dans les régions d’Ekalaka, de Lame Jones et de Willard. Le rapport stipule que les objets semblent planer à environ un kilomètre et demi au-dessus du sol, ‘voler’ en haut et en bas, ou dans n’importe quelle direction, comme bon leur semble. Ils sont illuminés par lumières vertes et rouges et sont susceptibles d’être vus en début de soirée.

“Le rapport fait au bureau du Times par Madame Harry Hanson de la région de Willard relate que Stanley Ketchum les a vraisemblablement vus de plus près que la plupart, et que tout tentative de s’en rapprocher les fait disparaître littéralement dans les airs.” (Baker, Montana, d’après le Fallon County Times, le 9 mars 1967.)

 

8. Missouri : Monsieur J. Sloan Muir de Caledonia, en Missouri, observa une lumière clignotante de la fenêtre de sa cuisine à 19h15 mercredi dernier et appela sa femme. Ils déclarèrent que c’était “quelque chose de brillant, métallique, d’une forme sphérique allongée, comme une pastèque. Autour du périmètre se trouvaient de magnifiques lumières multicolores, principalement vertes et rouges, mais également blanches, bleues et jaunes, tirant vers l’orange.” Ils estimèrent que cet objet faisait approximativement dix mètres et demi de long et affirmèrent l’avoir regardé pendant quinze ou vingt minutes avant qu’il ne s’envole hors de leur champ de vision. (Bardstown, Kentucky, d’après le Kentucky Standard, le 16 mars 1967.)

 

9. Missouri : “Durant les dernières semaines, entre 75 et 100 personnes ont signalé des observations dans les secteurs de la Plage de Osage et de Linn Creek.” (Versailles, Misouri, d’après le Versailles Leader-Statesman, le 16 mars 1967.)

 

10. Missouri : Madame Phyllis Rowles de Bunceton, en Missouri, signala avoir vu un objet multicolore mercredi à 20 h. Elle indiqua qu’il avait des lumières clignotantes bleues, vertes et blanches. Il plana pendant deux heures, bougeant de haut en bas. Plusieurs autres personnes dans la région témoignèrent d’observations similaires, dont Leo Case, un journaliste pour la chaîne d’information KRMS. (Boonville, Missourir, d’après le Daily News, le 9 mars 1967.)

 

11. Illinois : Monsieur et Madame Lonnie Davis conduisaient sur la Route 30 aux alentours de midi lorsqu’ils “virent un faisceau lumineux provenant d’un grand espace au sud”. Ils s’arrêtèrent et observèrent un étrange objet pendant trois ou quatre minutes. “Il était très lumineux”, dit Madame Davis. “Et diffusait une couleur bleue et rouge. L’objet était de forme circulaire. Il semblait venir vers nous mais gagna de l’altitude avant de s’en aller derrière un petit nuage. Nous sommes restés à observer pendant dix minutes encore mais l’objet ne réapparut plus.”

Ronald Kolberg d’Aurora dans l’Illinois, affirma que lui et d’autres résidents de son voisinage “avaient remarqué une lumière inhabituelle dans le ciel, à l’ouest de leur région, tous les soirs pendant plusieurs mois”. (Aurora, Illinois, d’après le Beacon-News, le 9 mars 1967.)

 

12. Illinois : De nombreux témoins à Pontiac dans l’Illinois ont signalé des observations au commissariat de police mercredi. Ils dirent qu’une lumière blanche clignotait occasionnellement ainsi qu’une lumière rouge moins fréquente, et enfin, une lumière verte plutôt périodique. L’objet apparut entre vingt-deux heures et minuit, et se mouvait lentement de haut en bas. “Plus d’une douzaine de personnes ont vu l’objet cette semaine.” (Pontiac, Illinois, d’après le Leader, le 10 mars 1967.)

 

13. Illinois : Frank Courson, le shérif adjoint du comté de Knox et vingt autres personnes ont observé un objet circulaire pulsant rouge et blanc pendant plusieurs heures, mercredi soir. L’objet ressemblait à un bol à l’envers et semblait se trouver à 600 mètres du sol. Le député Courson précisa “qu’un objet similaire avait survolé sa voiture lundi dans la journée alors qu’il conduisait sur l’Interstate 74 près de Galesburg dans l’Illinois, mais il avait eu peur d’en parler à quiconque.”

Il y eut également des rapports d’observations d’OVNIs mercredi soir dans les comtés de Warren et de Henry, à l’ouest de Galesburg. (D’après le Associated Press Story ‘widely circulated’, le 10 mars 1967.)

 

14. Illinois : La police de l’État et des dizaines d’autres personnes observèrent des OVNIs près de Flanagan, dans l’Illinois, mercredi soir. Un policier nommé Kennedy affirma qu’il avait suivi l’objet jusqu’à la route 51 où il croisa deux députés du comté de Woodford qui observaient l’objet approcher de Minonk en provenance de l’est. L’objet était d’un rouge et blanc bleuté brillants. (Bloomington, Illinois, d’après le Pantagraph, le 10 mars 1967.)

 

15. Illinois : “Les rapports de soucoupes-volantes, l’un d’entre eux provenant d’un policier et pilote vétéran, ont inondé le bureau des shérifs du comté de Knox à Galesburg ce jeudi. Des douzaines de rapports similaires ont afflué dans les services de police de Moline, dans l’Illinois.” (Chicago, Illinois, d’après le News, le 9 mars 1967.)

 

16. Iowa : “Mercredi, jeudi et vendredi soir de la semaine dernière, des observations d’objets volants non identifiés furent rapportées par de nombreuses personnes […] y compris Docteur et Madame W.G Tietz, Connie Dagit et son frère cadet, Jack Chadwick et John Kiwala. Les OVNIs à l’est d’Eldora furent tous signalés à la même heure de la nuit environ, aux alentours de 20h30. Des OVNIs ont également été signalés dans la région du Steamboat Rock.” (Eldora, Ioawa, d’après le Herald-Ledger, le 14 mars 1967.)

 

17. Iowa : Une “lumière bleue en forme soucoupe” fut observée mercredi soir, virevoltant au-dessus du barrage 18, au nord de Burlington, dans l’Iowa. Le shérif adjoint Homer Dickson dit qu’il pensait que ça aurait pu être “le reflet d’un projecteur sur de la glace.” “L’observation de mercredi était la dernière d’une série d’autres observations signalées dans la région de Burlington les deux dernières semaines.” (Burlington, Iowa, d’après le Newspaper – Name Obliterated, le 9 mars 1967.)

 

18. Iowa : Madame L.E Koppenhaver signala avoir observé “une grande balle rouge” naviguant au-dessus de sa maison, mercredi à 21h45. “Vous voyez comment le soleil couchant a une lueur rouge ?” dit-elle. “Eh bien, c’est à cela que cette chose ressemblait. Seulement, cet objet était très mobile, se déplaçant presque à perte de vue, la lueur brillante s’atténuant en une petite lumière. J’ai vu des satellites auparavant, mais ça ne leur ressemblait pas. Cela bougeait si rapidement et se mouvait à une vitesse fulgurante.” Son père, Walter Engstrom, affirma avoir également vu le même objet. (Boone, Iowa, d’après le News-Republican, le 10 mars 1967.)

 

19. Kansas : Monsieur Jake Jansonius de Prairie View au Kansas rentrait chez lui vers 22 h mercredi soir “lorsque le ciel s’illumina et une sorte d’objet bleu vif apparut.” Alors qu’il l’observait, il fila droit vers le haut dans le ciel et la moitié de l’objet devint rouge feu tel “trois queues flamboyantes dirigées vers le sol.” L’objet se dirigea vers l’ouest et redescendit ensuite, hors de son champ de vision. Il roula sur une courte distance lorsque “le ciel s’est illuminé, pouf, en dans un ‘grand éclair’, et aussitôt devant moi, l’objet en forme de soucoupe a commencé à se scinder, une moitié toujours bleutée, l’autre d’un rouge feu. Alors que la distance entre les deux fragments s’élargissait, une bande de connexion qui semblait mesurer environ 50 centimètres de large se forma, et pendant que je regardais, l’objet s’est cassé et a disparu en ‘un flash’.” (Phillipsburg, Kansas, d’après le Review, le 16 mars 1967.)

 

20. Kansas : Plusieurs officiers de police à Marion, au Kansas, ont observé un objet volant non identifié mercredi soir entre 20 h et 20h30. Sterling Frame, le répartiteur de police de Marion et d’autres personnes l’ont vu avec des jumelles et ont affirmé qu’il changeait de couleur : rouge, vert et jaune. “Ils reconnaissent tous l’avoir vu. Il n’y a aucun doute là-dessus.” (Marion, Kansas, d’après le Marion County Record, le 9 mars 1967.)

 

21. Kansas : “Aux alentours de 21 h mercredi soir, de nombreux adolescents de la ville de Towanda étaient garés au bord de la route, au nord-ouest de la ville, lorsqu’ils ont observé des gyrophares rouges, blancs et bleus clignotant dans le ciel au-dessus du champ Wilson a proximité d’un puits d’eau.” Les garçons allèrent chercher le marshal de la ville, Virgil Osborne, qui vint avec eux à l’endroit en question et vit les lumières de lui-même. Osborne dit : “Les arbres le long de la rivière étaient éclairés par le reflet pendant que l’objet mystérieux passait au-dessus d’eux.” Une file de voitures menée par Osborne suivit l’objet alors qu’il poursuivait sa course, sans changer de direction ou d’altitude, jusqu’à ce qu’il soit hors de vue. (Whitewater, Kansas, d’après l’Independent, le 9 mars 1967.)

 

22. Kansas : Le shérif G. L. Sullivan et le chef de police Al Kisner regardèrent un objet en vol stationnaire pendant plus d’une heure, mercredi soir, à proximité de Goodland, au Kansas. Ils dirent que l’objet ressemblait à une sphère qui mesurait entre trois et demi et quatre mètres et demi avec un objet attaché à l’arrière qui semblait faire environ trois mètres et demi de diamètre. Il y avait trois lumières dessus : rouge, vert et ambre. Un policier de Goodland, Ron Weehunt, signala cette même nuit, avoir vu un objet bombé de forme ovale de quinze mètres environ. Il dit que l’objet avait volé au-dessus de la ville à une allure modérée et avait été aperçu à une altitude de trois cents à quatre cent cinquante mètres. (Norton, Kansas, d’après le Telegram, le 14 mars 1967.)

 

Ces vingt-deux rapports ne sont qu’un simple échantillon, mais ils fournissent une idée de ce qui est arrivé durant un seul mercredi soir en mars 1967. Ce n’était pas une vague exceptionnelle. C’était, en réalité, une vague assez ordinaire, et aucun de ces incidents ne présente un intérêt particulier. Il y eut soixante-quatre dates de vagues en 1966, la plupart, bien plus importantes que celles du 8 mars 1967.

 

La vague du 8 mars sembla être en grande partie concentrée dans les États du Kansas et de l’Illinois. En réalité, la plupart de ces activités OVNIs ces dernières années ont été concentrées dans les États du Midwest. Jusqu’à l’automne 1967, un motif simple semble avoir émergé : les zones moins densément peuplées comptaient un taux d’observations plus élevé que les secteurs densément peuplés. L’Air Force constata ce fait étrange à la fin des années 40. Si c’était un phénomène purement psychologique, alors il devrait y avoir plus de rapports dans les régions plus fortement peuplées. Au lieu de cela, c’est l’inverse qui s’est produit. Les objets préfèrent apparemment encore les secteurs éloignés tels que les régions montagneuses, les déserts, les zones boisées, les marécages et les endroits où le risque d’être observé est minime. Comme vous le remarquerez dans les exemples de cas cités précédemment, la majorité des observations ont été faites entre 19h30 et 21h30. Cependant, à cette heure, dans toute l’Amérique rurale, la plupart de la population est à la maison plantée devant le poste de télévision, particulièrement les soirs de semaine. Dans d’autres études, nous avons déterminé que la majorité des ‘atterrissages’ signalés ont lieu très tard dans la nuit dans des lieux très isolés, où les chances d’être observé sont infimes. Dans la plupart des régions agricoles, les gens sont des lève-tôt, et par conséquent, la plupart de la population est couchée avant 22 h. C’est après 22 h que les objets volants non identifiés se laissent aller. Lorsqu’il arrive qu’ils soient observés au sol, c’est par accident ou à dessein. Et habituellement, ils s’envolent au moment où ils ont été repérés, ou ils disparaissent inexplicablement dans les airs !

 

Nous pouvons déjà arriver à une conclusion troublante en nous basant sur ces facteurs fondamentaux du comportement. Si ces lumières sont en réalité des machines actionnées par des entités intelligentes, elles ne veulent évidemment pas se ‘faire prendre’. Elles surgissent au milieu de la nuit, opérant dans des régions où les risques d’être observées sont infimes. Elles choisissent le milieu de la semaine pour leurs périodes de pointe, et elles se cantonnent assez méthodiquement aux frontières politiques d’États spécifiques, à des moments spécifiques. Tout cela s’apparente difficilement à une opération militaire secrète, une construction secrète dans des régions éloignées.

 

Malheureusement, tout n’est pas si simple. La première vague d’OVNIs importante dans le Midwest a eu lieu en 1897. Quelque chose d’autre est à l’œuvre ici. Si la discrétion est “leur” objectif, alors nos services de presse et notre gouvernement les ont joyeusement servis. Quelles en sont les raisons ? Et surtout, quels sont les pièges ? Si d’étranges machines volantes non identifiées opèrent librement parmi nous, je me demande si nous pouvons véritablement accepter ce que le secrétaire à la Défense McNamara a dit au Comité des affaires étrangères de la Chambre le 30 mars 1966 : “Je pense que tous les rapports jusqu’ici ont été examinés,” a-t-il affirmé. “Et dans tous les cas, nous avons trouvé une explication plus raisonnable que celle selon laquelle il s’agirait un objet de l’espace extra-atmosphérique ou une potentielle menace à notre sécurité.”

 

Les journaux du 9 mars 1967 citèrent le Docteur J. Allen Hynek qui écartait un certain nombre des observations du 8 mars, s’agissant en réalité de la planète Vénus. Mais je me soucie du rapport de deux policiers d’Érié en Pennsylvanie, William Rutledge et Donal Peck, qui affirmèrent avoir observé une étrange lumière au-dessus du lac Érié pendant deux heures le mercredi 3 août 1966. Celle-ci apparut comme une lumière vive lorsqu’ils l’ont remarquée pour la première fois à 4h45. Elle se déplaçait vers l’est, ont-ils dit, puis s’est arrêtée, est devenue rouge, et a disparu. Un instant plus tard, elle réapparut et était désormais d’un blanc bleuté. Ils l’observèrent jusqu’à 6h55. Au lever du soleil, alors que l’aube inondait le ciel, l’objet cessa d’être une simple lumière. Il devint un objet clairement argenté, possiblement métallique, et finalement, il se dirigea au nord en direction du Canada, et disparut.

 

Est-ce que toutes ces autres étranges lumières dans le ciel pourraient également être des objets argentés métalliques lorsqu’elles sont vues en plein jour ? Si c’est le cas, alors nous pouvons oublier toutes ces théories de gaz de marais, de météorites, de plasma et de phénomènes naturels qui ont été galvaudés par les sceptiques depuis les quarante dernières années.

 

Cela a pris plusieurs années pour recueillir et compiler toutes les observations des années 60. La grande vague a eu lieu de 1964 à 1968 et a impliqué pratiquement chaque pays sur Terre ! Des millions de personnes ont été directement touchées. Des milliers de photographies furent prises (la plupart étaient des ‘bulles’ insignifiantes). Il serait impossible de compter les nombreux ouvrages qui furent inspirés par la vague puis publiés dans toutes les langues. D’innombrables chansons furent écrites au sujet de l’arrivée des OVNIs. Certaines sont devenues d’énormes tubes. Des dizaines de films à grand budget sur le sujet ont été infligés au public pendant des années après. Les soucoupes volantes se sont intégrées à notre culture. De nombreux pays tels que le Japon, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Argentine ont des magazines sur papier glacé réguliers voués aux OVNIs et aux nombreux mythes et légendes qu’ils ont inspirés. Les présidents et les premiers ministres figurent parmi les témoins, ainsi que la plus grande partie de la famille royale britannique. Il est même à la mode d’être conscient du phénomène OVNI aujourd’hui.

 

Suite à l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, un certain nombre de scientifiques et de militaires russes sont passés à la télévision occidentale pour révéler comment des avions soviétiques avaient été alertés plus d’une fois lorsque des formations d’objets mystérieux sont passées au-dessus du Pôle Nord et semblaient se diriger directement vers la Mère Russie. Dans les années 80, l’Union soviétique a vécu un afflux massif d’OVNIs, qui comprenait des atterrissages, des apparitions de personnages étranges ainsi que toutes les autres manifestations singulières qui s’étaient rendues aux États-Unis quelques décennies auparavant.

 

Rien de tout cela n’a faibli dans les années 90. Il se trame encore quelque chose. Il s’est toujours tramé quelque chose. Ça a rendu les gens chèvre et a également entraîné de nombreux suicides et dépressions nerveuses. La dernière grande vague aux États-Unis eut lieu en 1975 (et non 1973, comme certains cultistes le soutiennent), mais depuis, il y en a eu d’autres cependant mineures. Les vraies réponses à tout cela sont sous notre nez depuis des générations, mais nous avons été trop obnubilés à rechercher des extraterrestres pour nous en rendre compte !

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0