Noël : le sens de la vie, un paradoxe - de Emma et Johannes

Noël : le sens de la vie, un paradoxe

Préambule : J’ai souhaité partagé quelques éléments de la soirée du 16 décembre durant laquelle, avec trois autres personnes, nous nous sommes rencontrés, comme nous le faisons de temps en temps, pour échanger autour de notre approche de la vérité et de la liberté. Ce texte est écrit à partir de la compréhension d’Emma et de Johannes uniquement.

 

L’un de nous a amené cette métaphore :

Il y a la crèche, un lieu dépourvu d’artifice, simple, juste un peu de paille. Il y a rien, et c’est là que Tout peut venir.

 

Ils y a les animaux.

Il y a ensuite les bergers, ils sont seulement là parce qu’ils sont sur la voie du « sentir », guidés par l’instinct, l’intuition. Ils n’ont aucun concept en tête.

Il y a les rois-mages qui ont la connaissance. Ils ont lu dans les étoiles pour se diriger. Ce sont des êtres conscients.

Puis vient l’enfant, le neuf, le non conditionné, l’enfant Divin.

Et pour terminer, le roi Erode qui veut tuer l’enfant. Ce roi tout puissant qui peut tout, qui contrôle tout, et qui a PEUR d’un tout petit enfant si vulnérable ! C’est un tyran.

Voilà le tableau. 

On admet que tous ces aspects sont bien vivants, ici et maintenant en nous-mêmes. Nous assimilons la crèche au cœur, les animaux à l’animalité qui nous habite, les bergers à la sensibilité directe et authentique, les roi-mages à la connaissance, l’enfant au Divin et le tyran qui a peur de la Vie, au contrôle, à la volonté personnelle, à la fréquence SDS, aux prédateurs, etc.

Cette vision nous place dans une situation paradoxale. Pour simplifier un peu, je suis l’Etre (l’enfant, la création) et le Non-être (le tyran et l’entropie). Pour illustrer cette métaphore, au niveau organique, il y a l’oxygène qui est vital et nourrit les cellules et ce même oxygène qui oxyde et détériore les structures mêmes des cellules, c’est ce qu’on appelle vieillissement. En d’autres termes, la vie nous donne la nourriture qui nous tue ! Et  il n’y a pas d’issue ! C’est une IMPASSE totale, du moins sur le plan horizontal. 

A travers mon activité professionnelle qui me nourrit financièrement, en tant que délégué, je roule beaucoup et me «  ramasse » énormément de particules, dû aux nombres de kilomètres excessifs effectués. Cela épuise mon organisme et nécessite un arrêt de plusieurs jours de récupération… D’ailleurs, ma voiture a le témoin du filtre à particule qui clignote !!!

Nous poursuivons et développons l’aspect paradoxal de notre condition avec ce que l’un de nous amène, un proverbe soufi qui dit : « la maladie (ou la crise), c’est la guérison envoyée. »

La même personne nous raconte une expérience où il était aux toilettes, en orient, quand un scorpion entra dans le petit cabinet par-dessous la porte… Saisi de stupeur, il savait qu’il ne fallait pas bouger. Face à la mort possible qui s’approchait, il nous parla de la terreur ressentie, et en même temps, une bénédiction incroyable car, se sentir sur la fine lame entre la vie et la mort, lui a apporté une révélation sur le sens de la Vie. Ainsi, le sacré peut entrer en nous dans ces moments parce que le choc de la terreur provoque une ouverture de l’esprit, un lien direct avec la « supraconscience » (mot que nous ajoutons ici pour plus de clarté).

Pour revenir au proverbe mentionné ci-dessus, la maladie ou la crise situé sur le plan horizontal EST ce qui provoque l’ouverture et l’intervention du vertical, c’est-à-dire ici, de la guérison envoyée d’en haut. 

Réflexion faite après la rencontre : ces deux axes forment une croix. Quand on accepte complétement l’inacceptable de la crise vécue horizontalement, cela ouvre au Sacré d’en Haut sur le plan vertical et on se trouve alors au centre de la croix.  La croix est un symbole de Liberté et de Vérité. Il réunit les deux plans, horizontal et vertical.

Une autre expérience de paradoxe rapportée par l’un d’entre nous, était le décès d’un être cher. Il a vécu cela à travers un moment de joie intense ! L’un d’entre nous a ajouté « mourir, c’est naître au Ciel. » 

Pour naitre, il faut mourir. Dans un sens initiatique, comme disait Gurjieff, pour « mourir il faut d’abord s’éveiller ». Quand on s’éveille et qu’on allume la lumière de notre conscience, on voit l’insupportable désastre provoqué par le règne du mensonge et de la Noirceur ! Cela nous tue. C’est la crise, c’est l’Apocalypse qui veut bien dire « révélation » ! Et nous sommes déjà dedans, le monde s’écroule déjà… !

Et pour terminer, voici encore un dernier extrait de notre soirée :

Loin de la furie commune vécue par la plupart des humains en période de Noël, regardons un instant la nature et profitons de cette période où  les feuilles sont tombées, où la vie semble s’être retirée,  et où les couleurs se sont éteintes (en plus ici, il y a du brouillard). Et à la période où la lumière extérieure (et inversée) s’atténue à son maximum, la nature nous inspire à vivre ce qu’elle vit : la nudité et le désœuvrement, dans la crèche où l’enfant peut naître.

Johannes et Emma

Vivre la crucifixion, c’est accueillir pleinement TOUT ce que la Vie propose

(Accueillir n’est pas consentir !)

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Noël : le sens de la vie, un paradoxe - de Johannes et Emma
Suite à la rencontre du 16 décembre 20
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