Panique face aux nombreuses désillusions - de Marielle

Mon parcours d’accompagnement Pôle Emploi, pour créer mon entreprise (la réactiver) est terminé.

Ce fut pour moi assez contraignant.

 

La personne qui m’a suivi était pourtant bien sympathique, à mon écoute. Elle m’a prodigué des conseils « judicieux » sur les étapes de la communication, de la recherche d’un local. Les ateliers auxquels j’ai participé, sur le choix d’un statut juridique, sur la règlementation des entreprises, sur la stratégie commerciale m’ont appris beaucoup sur… moi-même et mon environnement.

 

Ce parcours m’a conforté dans le fait que je « jouais » le rôle de la personne qui veut « percer » dans le métier de thérapeute pour bien en vivre financièrement.

Mais cette personne ce n’est pas moi et tout mon être pleurait à l’intérieur et se débattait pour sortir de l’enfermement dans lequel je tentais de le maintenir.

La dernière étape de l’élaboration d’une plaquette professionnelle enfonça encore davantage le clou.

J’ai travaillé plusieurs jours sur la forme et le fond, présentant mes outils d’accompagnement et la vision holistique que j'ai de La Vie, dans la préservation du bien-être et de la santé de l’Être humain.

Face au résultat, ma conseillère en création d’entreprise me fit plusieurs remarques :

« Il y a trop de texte » « vous vous lancez dans des explications qui risquent de décourager le lecteur potentiel, qui n’aura pas envie de lire jusqu’au bout » « vous employer des mots qui peuvent effrayer » (j’avais OSE écrire que : Quand nous nous opposons à l’expression du mouvement de la vie, le courant de la vie tourne en circuit fermé. Sur la durée, il finit par perdre de la vigueur (apparition du « mal-aise ») et peut entrainer la « mal-a-dit » (chronique) jusqu’à épuisement total du courant vital menant à des maladies plus graves pouvant conduire à la MORT.)

La mort reste un sujet tabou, il ne faut surtout pas en parler, ça fait peur !

 

Ma conseillère me demande d’être plus synthétique, de ne pas faire trop de phrases, de ne garder que des mots essentiels et percutants pour que le client potentiel ait envie de me contacter.

Je lui réponds avec humour que j’aime écrire et qu’il faudrait peut-être mieux alors que j’écrive un livre.

 

Elle me dit que si elle se mettait à la place du client, au vu de mes écrits « trop scientifiques » elle n’aurait pas confiance (?) et la confiance est importante pour attirer un client.

 

Ben voilà !! Il faut surtout ne pas déstabiliser les gens, ne pas top les secouer, respecter leur confort, les caresser dans le sens du poil... aux antipodes de ma conception du processus de la transformation-guérison qui génère au contraire automatiquement un mouvement.

 

Le clou fut enfoncé complètement quand on est venu à faire des simulations financières pour voir si mon activité serait viable.

Selon mes données de tarification, du nombre de séances individuels envisagé par mois, des ateliers de groupes sur l’année etc… nous arrivons à un chiffre annuel que je trouve correcte :-) mais qui pour ma conseillère ne correspond pas statistiquement à une réalité. Elle n’a jamais vu un entrepreneur atteindre ce chiffre la première année de fonctionnement de son activité.

 

Gloups ! quid de la force de la pensée de la loi d’attraction ? ;-)

 

Ma conseillère, je le comprends bien, voit sa réalité au travers de son prisme étroit du connu alors que j’expérimente en conscience la réalité que j’envisage de me créer (l’inconnu au moment présent).

 

J’ai compris alors que « le système » dans lequel la matrice veut me contenir, sera toujours le même système, que je sois salariée d’un employeur ou entrepreneur à mon compte.

 

Le besoin que je ressens dans mes tripes de me détacher, de ne pas dépendre de cette réalité, c’est-à-dire de ne plus être dans l’attente de ce système pour pouvoir exister telle que Je Suis (et non rentrer dans une case du système dans l’illusion d’exister à travers lui) me hurle de sauter dans l’inconnu, avec la confiance qu’un parachute va se déployer pour me porter vers ce qui me correspond, en tant que chercheuse de Vérité et communicante de La Connaissance.

 

J’ai conscience que ma Quête demande d’expérimenter en mon corps et en ma Conscience, des situations. Je suis consciente que j’aspire à me mettre « au service » de cette Quête et y consacrer mon temps pour affiner mes perceptions et les partager avec les autres. C’est à travers ces expériences conscientes que j’avance sur ce chemin (pas si confortable) de la Connaissance.

 

L’inconfort est que ce chemin me porte à me défaire de TOUTES LES ILLUSIONS que La Matrice m’a convaincu de prendre pour RÉALITÉ.

 

Ce n’est pas gagné, car mon prédateur n’est pas du tout, mais pas du tout d’accord avec ça.

Ce sont ses peurs que je ressens si fort.

 

Alors je lui parle :

« Nous sommes ensemble depuis si longtemps que tu fais partie de moi. Je ne peux pas te rejeter sinon je rejetterai une partie de moi-même. Alors je te propose une solution, cette solution passe par la RECONCILIATION et la COOPERATION. Grâce à la guidance de ma Conscience Supérieure et de mon Ange, je te donne l’opportunité d’Evoluer avec moi. Qu’est-ce que tu y gagneras ? Ta libération de LA PEUR grâce à LA PAIX et l’AMOUR retrouvés »

 

Pfff… Il a semblé réceptif sur le coup mais de suite il a essayé de me convaincre d’intégrer une SCOP (Société Coopérative et Participative) pour poursuivre mon activité de thérapeute.

 

Bien joué Loulou (c’est le petit nom de mon prédateur) car c’est à travers mon compagnon M. que tu essayes d’arriver à tes fins.

 

En effet, M. et moi avons créé il y a 3 ans, notre association afin de promouvoir et développer nos projets en lien avec l’Écologie individuelle et environnementale (animations d’ateliers sur le développement personnel, l’éco-construction, le jardinage en permaculture biodynamique, l’alimentation bio-locale, conférences sur la santé naturelle, spiritualité, sciences quantiques). Nous avions l’objectif dans un futur proche de transformer l’association en SCOP pour en devenir salariés et s’associer avec d’autres partenaires.

 

Fin novembre, M. et moi avons rencontré dans une réunion de présentation, la dirigeante d’une SCOP de la région Centre qui accueille des professionnels de toute nature au sein de sa structure. Une SCOP, si vous ne connaissez pas son fonctionnement est une SARL dont les fonctions rejoignent le portage salarial avec une différence « étique » de coopérateur. Chaque professionnel rentrant dans une SCOP, en devient salarié tout en restant autonome dans le déroulement de ses activités et il est aussi actionnaire et décideur dans la gestion de la SCOP.

 

Nous étions partant pour intégrer cette SCOP afin d’avoir un statut juridique pour nos activités, moi en tant que thérapeute et M. en tant que coordinateur de chantiers en éco-habitat.

 

Un dossier nous avait été remis à compléter pour pouvoir rentrer dans la Scop en janvier.

 

Mais impossible alors pour moi de remplir le dossier. J’étais bloquée.

Pas parce que je ne savais pas le remplir mais parce que je devais encore me justifier, être dans la justification de mon expérience professionnelle, de mes formations, de mes qualifications, devoir expliquer les conditions d’exercice de mon activité, les relations que j’entretiens avec les clients, justifier de ma motivation à intégrer la Scop, justifier ma connaissance du marché existant concernant mon activité, quelle est la clientèle ciblée etc…

 

J’avais mon estomac qui se nouait dès que je pensais à l’échéance de mon inscription, du dossier complété à renvoyer, dont l’acceptation dépendait du bon vouloir d’une société d’assurance, seule habilitée à décider de mon acceptation au sein de la scop ou pas selon que mon activité puisse être garantie « assurée » par cette dite assurance.

 

Je me sentais encore ligotée par le Système, qui avait droit de regard sur « ma valeur » et droit de « contrôle » sur mes résultats garantissant un revenu financier.

 

Alors de crises de larmes, en crises de larmes, je parlais de mon désarroi à M. lui expliquant que je ne peux pas « rentrer dans une case », que je ne veux pas être limitée dans ma liberté de créativité, que ce ne serait pas honnête vis-à-vis de moi-même de m’identifier uniquement comme thérapeute alors que j’aspire à manifester la totalité de ce que Je Suis, qui évolue chaque jour un peu plus, grâce à un travail entrepris de longue haleine sur le dépassement de mes peurs, de mes croyances limitantes.

Je lui parle de mon aspiration à la Recherche, à l’écriture, aux échanges de mes expériences, pour sortir des manipulations du SDS pour tendre à manifester le service à l’autre.

Il me répond que j’ai besoin d’une structure pour développer ceci et que la Scop permet les échanges et la coopération.

 

« La forme reste la même, c’est une SARL qui ne vit que par des objectifs d’équilibre financier, sous-entendu que je dois avoir ces mêmes objectifs. Je me sens enfermée dans une structure » lui dis-je.

 

Je lui parle de ma joie d’échanger sur le net, d’écrire des articles sur notre blog associatif, de prendre le temps de continuer ce travail personnel qui peut en inspirer d’autres justement, dans cette quête insatiable de La Connaissance pour se libérer des conditionnements et des illusions.

 

M. me répond « qu’il est important de le faire dans l’échange physique des rencontres, et non à distance sur internet. Être dans une Scop permet cela »

 

« Quid du centième singe alors ? » lui rétorqué-je

Selon l’expérience scientifique constatée, sur une distance de plusieurs milliers de kms, sans se rencontrer physiquement, 2 groupes de singes ont bien réussi à communiquer à distance pour manifester le même changement de comportement face à leur nourriture. 

 

 

Je dois me rendre à l’évidence que je suis devenue une handicapée du système.

 

On change les mots, la forme, mais c’est imparable, le système veut toujours nous conditionner.

 

Au moment où j’écris ce témoignage, je reçois par mail une relance de la directrice de la Scop qui souhaiterait savoir ce que je décide puisque je n’ai toujours pas renvoyé le dossier complété.

 

Malgré la panique qui monte, je vais lui répondre par la négative.

 

J’ai décidé dans la foulée de commencer une cure d’iode et d’installer progressivement un régime cétogène.

 

Je ne sais pas où je vais… mais j’y vais !

 

Bien à vous tous,

Marielle

 

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