Echange intéressant sur FB - Bernard > Marie-Jeanne

Discussion sur Facebook

 

Bernard M. :

 

La misère accrue et la violence accrue sont les deux prochaines conquêtes de l'espèce humaine ! Qu'est ce qui va multiplier la violence sinon l'insupportable misère des plus pauvres devant l'insupportable richesse des plus riches! Terrible face à face, d'une indécence ultime, les pauvres et les riches les yeux dans les yeux dans les années à venir! Il faut être sans foi ni loi pour inventer un monde pareil. Il faut être du genre "Ni Dieu, ni Maître" pour produire à ce point tous ces pauvres qui hantent nos rues. Mais quand donc la foi, et la vie spirituelle redeviendront des obligations sociales pour ré-apprendre à mieux vivre ensemble ? Les sans-foi-ni-loi-ni-Dieu-ni-Maître, ce sont bien eux qui nous entraînent dans cette modernité aveugle des vraies valeurs, ce sont bien eux qui vont produire la misère accrue et la violence accrue nécessaire à notre réveil !

Organisons-nous, fédérons-nous dans des associations, dans des RIS (réseaux d'initiatives solidaires) pour que les pauvres soient moins pauvres, et seulement alors on pourra espérer moins de violence ... la nouvelle galette des rois c'est celle que l'on va partager avec les pauvres !

 


Marie-Jeanne :

 

Je ne crois plus vraiment à cela en matière de solution, Anne (se fédérer...). Vraiment je suis de + en + convaincue, comme il est dit dans la première vidéo du Le Réseau LEO à Parisot, que ce monde dans lequel nous vivons, il est créé à travers nous par les prédateurs et que ce n'est donc pas le notre. Ne pouvant créer, ils le font à travers nous. C'est donc leur monde où la morale et tout ce que l'on voudra n'ont pas leur place. 

 

Il s'agirait alors de s'atteler à la tâche ardue de percevoir en chacun de nous, de façon personnelle, à travers nos pensées et nos actes, cette manipulation, cette intrusion qui guide nos vies, crée notre réalité. Tout comme, être attentif à ce que le quotidien nous montre, car c'est par là que passe essentiellement les messages que l'EN-JE nous adresse.

 

Peu importe que ce ou ces prédateurs soient ou non nous dans une autre densité, sur quelle ligne temporelle, franchement ces débats je les laisse à ce qui n'ont pas le courage de regarder vraiment et qui peuvent passer leur "vie spirituelle" à attendre d'être certains d'obtenir l'explication la plus valable, qui les rassure (ou plutôt rassure le plus la bête). C'est là une des ruses de la prédation, c'est tout.

 

Mais cela demande en effet d'être capable de s'observer sans se juger, sans les juger, observer c'est tout. "J'en suis là, ok, mais peut faire mieux". Car, à moins que l'on ne soit un portail organique, je suis convaincue, et sait pour être passée par là, que l'on souffre de tout cela, même si certains de nos comportements peuvent faire souffrir les autres (ou les inviter à grandir).

 

La violence, pour ne prendre que cet exemple, peut s'exprimer à travers ce que nous avons de plus intime dans le rapport à l'autre. Mais cette violence dont on croit qu'elle est l'expression de notre désir ou de nos fantasmes égotiques, érotiques, c'est celle du prédateur qui nous fait croire que ce sont les nôtres. Son but à lui, c'est de nous couper de la relation vivante avec les autres, qui comprend des risques, alors il nous induit des tas de peurs et on ne pense qu'à contrôler, minimiser les risques, se défendre. Un grand spécialiste de la fracture, du fossé, de la dualité.

Le pire c'est qu'on finit par le croire, croire qu'on est ainsi un point c'est tout. Et c'est nous avant tout que l'on détruit ainsi. Au fond, on se sent vide et malheureux, mais on préfère croire que l'on est fort car on aurait "dominé la situation". Et on finit par se détester en secret, par avoir honte de fonctionner ainsi, on peut même avoir honte et jouer à saute mouton entre deux mondes, "le pire" (toujours compte tenu de la fracture) et le plus sublime, le monde des plumes...

Mais au fond, il n'y a pas de honte à avoir de quoi que ce soit car tous les romans, tous les poèmes, quels qu'ils soient ont été écrits avec toutes les lettres et pas seulement avec la moitié de l'alphabet. Pareil pour la musique, pour la peinture, il n'y a pas de notes pures et d'autres impures, tout est question d'équilibre. C'est la dualité qui nous fait croire le contraire.

Oui on se sent vide, car l'énergie il l'a récupérée, la notre et celle de l'autre. Et au fond, la victime de tout ce jeu, c'est nous-même, on est coupé des autres parce que l'on n'accepte pas le courant de la source de vie et c'est tout, de l'autodestruction. Et au finish, si on veut bien y regarder, ben on est vachement malheureux et on se sent bien seul, Alors que la vie est là et n'attend qu'une chose c'est qu'on l'accepte avec toutes ses notes, qu'on accepte d'y goûter vraiment, qu'on se risque à jouer notre musique.

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Véronique69 (dimanche, 19 février 2017 06:49)

    Merci Marie-Jeanne.
    "Peu importe que ce ou ces prédateurs soient ou non nous dans une autre densité, sur quelle ligne temporelle, franchement ces débats je les laisse à ce qui n'ont pas le courage de regarder vraiment et qui peuvent passer leur "vie spirituelle" à attendre d'être certains d'obtenir l'explication la plus valable, qui les rassure (ou plutôt rassure le plus la bête). C'est là une des ruses de la prédation, c'est tout." Comme toi, j'observe et je ne confonds plus leurs désirs avec ce que m'inspire ma Conscience. C'est une question de vigilance et de volonté. Je m'applique à goûter à la Vie et à jouer ma propre musique comme tu l'écris si joliment. Paix et joie à tous.