Expérience de vie - de Marielle

Bonjour à tous les Léo,

 

La réponse de François D. à Coka est à l'image de ce que je suis en train de vivre.

J'ai l'impression de "disparaitre" de mon ancienne vie alors que la nouvelle est toujours en gestation. Très, très perturbant psychologiquement.

 

En tous cas, mon prédateur me le fait savoir quand il distille dans mon cerveau des "désirs de mourir". En fait c'est un conflit permanent entre vivre et mourir... je tente de trouver l'équilibre entre ces deux pôles.

 

Ma personnalité s'effrite chaque jour un peu plus avec son florilège de croyances qui s'évaporent dans la brume des illusions. Je croyais déjà avoir traversé les "nuits noires de l'âme"... je comprends maintenant qu'elles n'étaient que contractions préliminaires à un accouchement qui dure, qui par moment me fait perdre le souffle, me fatigue nerveusement.

Aujourd'hui j'en parlerais comme d'une "traversée du désert", d'un "retournement" (j'ai l'image d'un gant que l'on retire faisant apparaitre l'intérieur à l’extérieur), d'un "essorage"(dans la machine à laver de la multidimensionnalité) et ce brouillard qui n'en finit pas et m'empêche d'y voir à plus d'1h de temps (temps linéaire je précise).

Une amie me disait récemment que la cause de mon mal-être provenait de mon opiniâtreté à poursuivre si profondément ma quête dans la Connaissance, avec ce travail continu sur mes mémoires, sur la compréhension de l’Humain, que je ne laisse plus de place à la légèreté, à la Joie, à ma créativité.

Je lui donne raison en partie, car je ne lui ai pas TOUT dit sur ma profonde expérimentation, lié aussi au régime cétogène entreprit conjointement avec le traitement d'iode, depuis pratiquement un mois maintenant.

Il est vrai que j'ai du mal à faire les choses "à moitié", en cela je suis une passionnée de la Vie. C'est un sacré paradoxe, le grand écart est important entre vouloir VIVRE (libre !) et par moment vouloir mourir.

Je me retrouve bien dans la description de l'initiation du chaman relatée dans l'ONDE tome 4 de Laura Knight, lorsqu’elle évoque « le dépouillement jusqu’à l’os », l’obligation pour l’apprenti chaman de se regarder mourir (démembrement de « l’ancien ») pour renaitre dans un nouveau corps.

Je tiens un journal de bord depuis un mois dans lequel je relate quotidiennement, ce que j’observe, les signes qui me sont envoyés par mon En-Je ou par des messages donnés par mon environnement (personnes, médias, animaux, dessins, rêves etc…). TOUT est PARLANT (visible) quand on décide de voir. 

Même ce qui peut paraitre anodin est un message, je l’expérimente tous les jours. (goutte d’iode en forme de coeur dans ma tasse, le 14-02-2017, jour de St Valentin).

Quant aux rêves, dont j’ai toujours eu l’habitude de me souvenir, ils sont devenus depuis la prise d’iode vraiment « percutants » pour certains. J’ai l’intention de témoigner de quelques-uns prochainement.

Comme Coka, j’ai entrepris de faire du rangement chez moi et il s’éternise. Je ne peux m’y mettre que par à coup… je déplace beaucoup, j’empile… je libère un endroit pour en encombrer un autre.

J’essaye de ne pas en faire une montagne (au sens propre comme au figuré). Pour autant, je ressens le besoin de m’alléger d’objets, de vêtements. Je mets en carton ce que je décide de donner.

Le rangement, serait-ce aussi un moyen de se rassurer par le « contrôle » ? Qui veut ranger et pourquoi ? Ranger c’est aussi faire de la place, libérer l’espace.

 

LIBERTÉ, ESPACE… besoin de me détacher et de découvrir d’autres lieux, faire de nouvelles rencontres.

Le déménagement existe sur un chemin parallèle, je le sens… Les régions des Hautes-Pyrénées et de l’Aude me rappellent à elles. Comment faire pour marcher sur ce chemin parallèle ?

Par moment j’ai besoin de faire « pause », malgré des impulsions qui me poussent à venir me nourrir de vos témoignages et des vidéos sur le site du réseau Léo, car ça deviendrait presque addictif.

Est-ce que certains parmi les Léo partagent ce ressenti ?

J’ai l’impression d’être un peu dans une fuite aussi. Fuir ce qui me dérange du système (matrice) m’empêche aussi de trouver pour le moment « ma place » dans la forme qui me convient pour tendre au service de l’autre.

Toujours beaucoup de questionnements sur la mise en place de mon projet de vie.

Je n’ai plus envie de le compartimenter en « professionnel » « familial » « couple » « créativité ».

J’ai besoin de m’établir « hors cadre »…lol

En attendant, je poursuis ma traversée du désert et tente de « voir au-delà de la difficulté »…

…ou de « voir l’Aude le défi culte ? » ;-)

 

Marielle (inscrite au cénacle - dépt 28) 

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Commentaires : 2
  • #1

    Isa (lundi, 27 février 2017 12:37)

    Marielle, j'ai cru que tu racontais mon histoire !
    Moi ça m'a perturbée mon passage à vide. J'avais un projet qui est tombé à l'eau. Plus de but, alors ?
    Alors j'ai demandé à ce que qqch émerge de mon intérieur. Des pistes.
    M'est venu la magie du rangement de Marie Kondo, qui m'aide à me défaire des choses du passé en conscience. (On le trouve en bibliothèque). Et le zentangle (foultitude de vidéos sur le net) pour une autre forme de méditation. Voilà mon partage, si ça peut être utile.
    Bonne route.

  • #2

    François K (mercredi, 01 mars 2017 00:19)

    Merci Marielle de ce témoignage percutant ! Comme dirais un ami réunionnais : lâche pas bon 'zafer !" , en premier lieu (et sans jouer le sauveur !) il me semble important de témoigner que si personne ne peut faire le chemin à ta place, ce que tu indique bien, il y a néanmoins des gens qui suivent des chemins parallèles et qui en toute sympathie t'accompagnent dans leurs intentions . On trouve là la force du partage et du réseau en service à Autrui ! Je te souhaite bon courage dans ta quête !