ÉMOTION ET ÉMOTIONNEL

Cette définition a été impulsée par la question de Loredana à laquelle un début de réponse a déjà été rédigé. 

 

"Les Cassiopéens, à travers Laura Knight, disent qu'il y a des émotions qui limitent la progression à la connaissance et des émotions qui ouvrent à des possibilités illimitées... bon... Quelles sont, selon vous, celles qui limitent et celles qui ouvrent ?"

 

Nous allons donc tenter d'approfondir le sujet tout en précisant le vocabulaire des phénomènes émotionnels et en élargissant à d'autres problématiques de cet ordre.

 

Ce que nous avons compris à travers nos multiples expériences émotionnelles, c'est qu'il n'y a pas de bonnes ou mauvaises émotions, mais plutôt une "bonne" et une "mauvaise" manière de traverser une vague émotionnelle. Et encore, il n'est pas juste de catégoriser ainsi des attitudes, car ce "bon" ou ce "mauvais" correspond simplement au degrés de cheminement de l'individu.

 

Cependant, pour apporter plus de précision, il est possible de mieux comprendre les pièges émotionnels grâce à une approche plus psychologique – que nous ont transmis Virginie Duchaine et Joël Ducatillon – à laquelle nous ajoutons l'ingrédient "prédateur".

Il est important de distinguer l'émotionnel de l'émotion :

 

- L'émotionnel est l'état de marasme psychique dans lequel l'individu se noie et dont il peine à s'extirper (en étant par exemple rongé intérieurement par de la rancune, de la haine, de la colère ressassée pendant plusieurs heures d'affilées, voir des journées entières). Cet état est dû à l'emprise émotionnelle que notre prédateur attitré renforce et entretient grâce à nos programmes matriciels. L'énergie ainsi libérée le nourrit et nous épuise, c'est celle que l'on peut qualifier de "limitante" ou "mauvaise". Au final, l'émotionnel est l'ensemble des émotions manipulées.

 

- L'émotion correspond aux mêmes types de ressentis que dans un état émotionnel, elle peut être très intense, dans un sens comme dans l'autre, mais à la grande différence que nous parvenons à la laisser passer.

 

Car à force de s'enliser dans l'émotionnel, l'individu en quête de Connaissance a appris à observer le mode d'action de son prédateur sur sa propre psyché (généralement de mèche avec les autres prédateurs). Comme il apprend à VOIR, il apprend à s'extirper de la situation hypnotique et donc de contacter plus efficacement "l’Émotion qui enseigne" sans se faire soutirer un maximum d'énergie au passage. C'est elle qui délivre les prises de conscience, c'est "l'émotion qui ouvre" que l'on peut qualifier de "bonne" ou libératrice. Pleurer à chaude larme pendant quelques minutes comme un enfant est une émotion libératrice. Alors que se morfondre dans d’interminables sanglots, ne l'est plus du tout.

 

Voici donc la ruse du système entropique. Nous maintenir enfermés dans un état de lourdeur émotionnelle le plus intense et prolongé possible, afin que l'humain ne puisse pas contacter l’Émotion qui enseigne.

 

Mais évidement l'un ne fonctionne jamais sans l'autre, c'est à dire que le "bon" et le "mauvais" font partie de la même force originelle qui vit en chacune de nos cellules.

 

Celui qui est dans une phase de forte emprise émotionnelle, ou bien celui qui y plonge régulièrement, n'est pas sur la "mauvaise" voie puisque l'on sait bien que c'est l'énergie prédatrice qui remet en mouvement nos croyances sclérosées. C'est elle, qui en définitive, donne l'impulsion pour VOIR au-delà du voile.

Ce piège peut donc se transformer en tremplin libérateur à partir du moment où la personne cultive la Volonté du chaman qui consiste à dénicher les planques du prédateur toujours plus subtiles…

 

Il est donc important de comprendre que le vécu "des émotions qui ouvrent à des possibilités illimitées" ne correspond en aucun cas à quelconque refoulement émotionnel, mais résulte bien d'une compréhension profonde quant à la limite entre l’Émotion qui enseigne et la noyade dans l'émotionnel.

 

Cela revient à appliquer ce qui est nommé "équanimité" dans certains enseignements bouddhistes. Se focaliser sur la respiration ou les sensations du corps physique, permet de se centrer sur le moment présent, et ainsi de ne pas alimenter l'engrenage par les projections de nos pensées dans le passé ou le futur. Le moment présent est la seule "dimension" avec laquelle le prédateur ne peut interférer. Ainsi l'émotion reste émotion, et ne peut être transformée en poids émotionnel.

C'est aussi la fameuse "force du silence intérieur" qu'enseigne don Juan, à travers les écrits de Castaneda, seule pratique qui ne nous rende plus "mangeable" par les Ombres noires.

 

C'est pour cette raison que les attaques psychiques ont pour but de renvoyer notre énergie émotionnelle (via le "gambergeage" stimulé par le cerveau reptilien, siège des mécanismes de survie et de contrôle) dans le passé ou dans le futur. Ces deux "dimensions" constituant l'illusion de la matrice artificielle sont les filets tendus pour y récupérer cette énergie. Les Maîtres du service de soi en sont les techniciens mais perdent tous leurs pouvoirs lorsque la conscience est branchée sur le moment présent. Ce qui est logique car le moment présent est le vecteur de connexion à l'énergie noire, énergie cosmique véhiculant la Connaissance.

 

Un sujet important à aborder concernant le monde émotionnel, est le piège duel dans lequel chacun est tombé à un moment de sa vie et y tombe peut-être encore.

C'est le fait de considérer une émotion agréable comme "bonne" et "ouvrant vers des possibilités illimitées" tandis que l'émotion désagréable serait "mauvaise" et "limitante". Cela correspond exactement au piège de la 3D qui nous conditionne à rechercher l'émotion agréable et rejeter l'émotion désagréable, clairement utilisé par les courants New Age qui font référence à ces facteurs comme les critères nous assurant d'être sur le bon ou le mauvais chemin.

 

L'équanimité, c'est ne figer (donc ni rejeter, ni retenir) aucune de ces polarités émotionnelles. S'attacher à un sentiment d'aversion ou de désir bloque le flux de conscience, transforme l'émotion en charge émotionnelle et ouvre une faille à l'énergie prédatrice. Et le prédateur peut tout aussi bien se sustenter d'un état de terreur que d'un état dévotionnel. La seule différence est que l'état de terreur est bien plus facile à provoquer...

Donc, peu importe la polarité que l'on attribue à l'émotion, chacune est porteuse d'une information.

 

Et s'il nous arrive de nous noyer dans une marée émotionnelle, ce n'est pas "mal", c'est seulement le chemin à parcourir pour accéder à l’Émotion porteuse de l'Information. Quand nous nous sentons démunis et perdus dans cette marrée, la seule chose à faire et de cesser toute forme de combat, en acceptant simplement la douleur. Déjà là, l'émotionnel tendra à redevenir émotion.

 

Petit à petit le cheminement de l'émotionnel vers l'émotion se fera de plus en plus rapide jusqu'à être direct. C'est en développant nos connaissances et notre discernement sur la réalité prédatrice, associés à la discipline du chamane (donc l’entraînement au silence intérieur) que l'information de l’Émotion Supraconsciente nous parviendra de mieux en mieux.

 

C'est une fois que l'on a "intégré", que l'émotionnel représente un potentiel de transformation que l'on peut accéder à l'émotion-énergie qui nous porte. Alors des sensations (difficilement comparables à la paix, la joie et la gratitude New Age...) issues des expansions de conscience dues à cette alchimie, émergent naturellement.

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Dominique (mercredi, 22 mars 2017 18:31)

    Merci pour cet éclairage instructif.

  • #2

    Rose (jeudi, 23 mars 2017 02:19)

    Merci pour toutes ces informations qui m'aident à comprendre mon propre fonctionnement.