L'initiation de la Bête - par Johannes et Emma

Préambule                                           (Version PDF imprimable en bas de page)

 

 

Pourquoi écrire et publier ce témoignage ? Je me dis simplement que peut-être, certains y trouveront des éléments qui puissent servir leur évolution, ou me faire écho dans le même dessein. Et puis il y a cela aussi :

 

"La récapitulation est un exercice visant à se rappeler, à ré-explorer, à libérer et à recharger l’énergie perdue au cours de ce drame des âmes. La récapitulation aide à se débarrasser des à priori et des préjugés. Elle libère les énergies bloquées et restaure l’équilibre. (…) L’élément essentiel de la récapitulation semble être qu’elle accroît l’attention via l’accroissement de la connaissance ; grâce à cet accroissement de connaissance, l’individu devient alors à même d’utiliser sa volonté pour choisir d’agir différemment ; de trancher les liens entre le soi et ceux qui le vident de son énergie." Laura Knight résumant les propos de Don Juan de Castaneda, l’onde, tome 5, p.13

 

 

Introduction

 

Quelle ouverture ! Soudain une porte de sortie se dessine après des mois de souffrance intense. On est au milieu de cet hiver. L’existence m’invite à passer un cap et à explorer une nouvelle voie d’existence.

 

Je me souviens, il y environ 7 ans, une amie a animé la "danse des 5 rythmes". Elle m’a fait dansé, dansé à n’en plus pouvoir. Pour une raison encore peu définissable aujourd’hui, cela avait provoqué une faille dans ma bulle de perception. Je me sentais comme *reconquis*, reconnecté à la partie de l’Âme qui n’est pas localisée, l’espace et le temps s’étaient évanouis, je retrouvais mes origines multidimensionnelles. Présent à cette Ouverture de conscience, dans une paix profonde, je m’endormis. Au milieu de la nuit, je me réveillai en hurlant. J’avais vu la Bête ! Elle s’était engouffré dans mes songes et la peur m’avait explosé à la conscience… Mais quelle était donc cette peur et quelle était la Bête au juste ? Aujourd’hui bien des aspects se sont éclaircis par l’expérience et ce texte va explorer cet aspect de l’Univers.

 

Mais avant de se lancer dans le vif du sujet, je dois préciser le contexte de départ.

 

Tout ceci commence au début de l’automne 2015. Je venais de signer un contrat de travail en tant que délégué médical. Je saisissais une opportunité de quitter l’enseignement et la thérapie qui ne correspondaient plus à mes découvertes (voir texte "La thérapie"), ni à mes aspirations. N’ayant aucune connaissance de ce métier, j’avais décidé de faire face à l’inconnu et à faire confiance en la vie. Je ne me doutais pas à quelle point je devrais développer ma foi face à cet inconnu-là !

 

 

L’Avertissement de la Bête

 

Directement après m’être engagé administrativement dans cette nouvelle activité, j’ai eu la possibilité d’entreprendre un voyage. A la suite d’un périple qui passait par l’Aude, j’arrivai finalement en Asturies, au nord de l’Espagne.

 

Attiré par les falaises de cette région plutôt sauvage, je rencontrai l’Océan. Son souffle frais et puissant me rappela à moi-même d’une façon unique, soulignant mes racines célestes et terrestres.

 

 

C’est en ce lieu que j’eus plusieurs rêves :

 

Dans le premier, un visage au contour difforme m’était apparu. Il était une sorte de masque, c’était le visage symbolique de la Bête qui représentait les temps modernes actuels.

 

Le deuxième clarifiait certainement le premier. Il y a avait une bête-dragon qui dévorait tout sur son passage et perturbait l’environnement dans lequel elle avançait. Un tigre était pétrifié de peur. Un cerf regardait le démon. La bête vit le cervidé et au lieu de le dévorer, le sauva en le transportant à l’abri (de sa fureur peut-être ?). Elle se tourna vers moi, soudainement transformé en ange et me dit : "tu vois, il faut que tu saches faire confiance en ton dieu, il te sauvera toujours, c’est ça ton apprentissage." Un des compagnons avec qui je me trouvais alors, se trouvait être Aivanhov. Il provoquait la bête pour qu’elle se détourne de moi et d’autres compagnons pour qu’elle ne s’en prenne qu’à lui seul. Il lui disait : "Tu ne t’occupes que de toi, tu souhaites tout pour toi… !" et avec un geste de la main qui imitait l’araignée ajouta : "arrogance, arrogance, arrogance !" Aussitôt dit, Aivanhov fut symbolisé par un autocar. La bête à laquelle il se mesurait était représenté par un train. Le train percuta l’autocar… Je me réveillai. Curieusement, un sentiment d’amour et une sensation de présence intense s’étaient emparés de moi, recalant aussitôt l’impression de peur en teinte de fond.

 

Ces deux événements semblaient m’informer que j’allais aller à la rencontre d’une ombre bien plus puissante que la plus puissante des lumières que je connaissais et qu’elle se manifestait avec les temps modernes actuels. Comme ma nouvelle activité professionnelle me ferait aller à la rencontre du monde actuel moderne, je savais intuitivement que j’allais rencontrer la bête pour de bon ! Mes impressions au réveil du second rêve m’incitaient à penser que la collision déboucherait peut-être finalement sur une issue "bénéfique".

 

J’avais donc le choix de renoncer à ce nouvel engagement. Je pouvais écouter la panique qui criait en moi : DANGER D’ÊTRE ENGLOUTI PAR LA BÊTE.

 

Ce fut à la même période, pendant une nuit, que se forma une petite boule sur mon poignet. Accompagné d’une vague de sensation d’étouffement, j’interprétais cela comme une marque d’un emprisonnement grandissant en rapport directe avec le contrat signé.

 

Sur le moment, je savais que c’était la Conscience Supérieur qui me donnait des guidances. Mais pour aller où ? J’interprétais d’abord cela comme le signe qu’il fallait renoncer à cette nouvelle activité professionnelle. Il y avait là plusieurs indices et des ressentis particuliers. La boule sur le poignet (totalement bénigne) exprimait un ressenti inconscient, lié à quoi exactement ? Une mémoire ou autre chose ? Les rêves peuvent être une tentative de manipulation. D’autant plus étonnant que le message reçu "tu vois, il faut que tu saches faire confiance en ton dieu, il te sauvera toujours, c’est ça ton apprentissage" était délivré par la bête elle-même. Qui indique une direction ? Qui enseigne qui ? Qui empêche une initiation à se dérouler jusqu’au bout ? Pour moi, à ce stade, j’avais bien trop de doute et il n’y avait rien de suffisamment concret et d’objectif qui puissent entrer en corrélation avec mes intuitions et me servir de base pour motiver un changement de direction. La question du choix se posait tout de même !

 

Soutenu par ma nature particulièrement curieuse lorsqu’il s’agit de percer les mystères des mouvements profonds de l’être, je me suis résolu à explorer ce que cette nouvelle activité professionnelle allait me proposer.

 

Deux portes s’étaient présentées à moi. J’ouvris celle qui me terrorisait le plus ! Cette approche me mena droit dans la gueule du loup, enfin non, pire, de la Bête…

 

 

Dans le ventre de la Bête

 

Ainsi, j’ai commencé cette nouvelle activité professionnelle. Sans grande surprise, je pouvais apercevoir le nombre 666 un peu partout. Il apparaissait régulièrement sur les plaques de voiture. Lorsque j’ai investi le véhicule de fonction, le compteur indiquait qu’il restait 666km avant le prochain remplissage de carburant. Plus tard, lorsqu’une nouvelle application de téléphone portable qui donnait l’altitude précise du lieu où se trouvait l’appareil, révéla que ce nombre représentait l’altitude précise des bureaux de la direction de l’entreprise !

 

Et puis d’autres signes apparurent. Mes intestins s’étaient mis à dysfonctionner. Ils me faisaient savoir que mon organisme n’avait pas la "solidité structurelle" pour "avaler" tous les kilomètres parcourus, ni le surplus de pollution électromagnétique et d’onde wifi permettant la connectivité, marque des temps modernes par excellence, basé sur « www », qui, en guématrie, une sorte de numérologie cabalistique, représente le 666.

 

En résumé, je ne parvenais pas à "digérer" la situation. Et, paradoxalement, en synergie avec la lecture des "dialogues avec notre ange", cette dysfonction digestive me propulsa vers une diète paléo-céto, puis, plus tard vers la supplémentation en iode. Dès lors, les problèmes gastriques disparurent petit à petit, jusqu’à devenir quasi nuls.

 

 

L’impulsion de conscience

 

Quelques mois plus tard, poursuivant mes recherches, la diète, la supplémentation et le travail sur moi, une évidence déboula dans ma conscience : ma fréquence se modifiait et je savais que je ne pourrais plus continuer très longtemps à évoluer dans le job en question. Je n’avais aucune idée de la manière dont tout ceci allait se produire, mais cette fois, les signes étaient clairs.

 

A cette même période, au travail, je voulais reprendre quelques-unes des nombreuses heures supplémentaires que j’avais accumulées. Lorsque j’étais entré en fonction, l’ancien responsable, parti à la retraite depuis, m’avait conseillé de noter mes heures et de les récupérer par la suite. La direction s’y était opposée et j’étais resté sur ma position. A ce stade, je perçus assez clairement que le licenciement me pendait au nez ! En prenant cette opportunité de reconnaître en moi certaines parties qui ne demandaient qu’à l’être, je n’avais plus besoin d’avoir de reconnaissances extérieures pour reconnaître ma valeur. J’ai commencé à reprendre des heures tranquillement, sans culpabilité ni crainte. Puis, plus tard, lors d’un entretien improvisé, la direction admit simplement qu’il y avait les grandes et les petites journées, que j’avais fait des grandes journées jusque-là et que je pouvais bien en faire des plus petites. J’ai donc continué tranquillement à rééquilibrer mon investissement en temps et en énergie. Cela m’a permis de retrouver une stabilité intérieure dont j’avais besoin. Donc, en repérant mes reflets dans le miroir extérieurs et en en intégrant les résonances émotionnelles, je pouvais m’affirmer de façon neutre, assumant ma responsabilité d’exister. J’exerçais mon libre arbitre et manifestais le choix de ne pas être une simple nourriture pour la prédation.

 

Évidemment, cela eu des implications. Les contacts spontanés avec la direction, qui avait été emprunts de chaleureux messages, se sont estompés. Ils ont pratiquement disparu pour ne laisser passer que les échanges purement techniques et fonctionnels. Deux mondes se séparaient.

 

Juste après cette période, de plus en plus conscient que je ne continuerais plus longtemps, nous avons décidé avec Emma d’alléger nos charges pour pouvoir changer de mode et de rythme de vie. Nous avons donc décidé d’élaborer un projet main dans la main avec notre prédation, comme tout projet.

 

En réponse, une nuit, un rêve se manifesta. Nous étions sur une barque à voile. Emma barrait, tandis que j’écartais les obstacles qui se présentaient soudainement devant nous tout au long du parcours.

 

La qualité féminine était la guidance, la masculine devait débroussailler le chemin au fur et à mesure.

 

Une semaine ou deux après, au moment où nous passions à l’acte en faveur de notre "restructuration économique", quelque chose se brisa. La fissure entre ma conscience et le monde ordinaire devint un fossé et je sombrai dans une sorte de dépression existentielle, impersonnelle, presque théologique.

 

 

La douleur de la conscience

 

Tout se précipita, comme si les polarités s’étaient soudainement exacerbées : l’agression des ondes électromagnétiques modifiaient ma fréquence et affaiblissait mon champ énergétique. Couplée aux nombres importants de kilomètres parcourus quotidiennement, je me sentais atteint de plein fouet dans ma structure profonde. J’étais conscient que des forces résistaient à la modification de notre trajectoire, comme les gardiens de la matrice entraient pleinement en jeu ! Cette lucidité me permit de maintenir le cap.

 

J’ai pensé à donner ma démission. J’avais déjà rendu mon tablier plusieurs fois dans mon passé car je refusais de rester consciemment la proie de certaines attaques. Cette fois, je ne voulais pas recommencer, j’avais soif de ce qui se passe lorsqu’on dépasse les limites de l’entendement. J’avais simplement besoin d’expérimenter. J’ai donc persisté et j’ai "poussé" l’expérience plus loin que je ne l’avais jamais fait. La douleur était telle que je ne passais pas une journée sans souffrir dans ma chair physique, émotionnelle, mentale et de conscience. Oui, j’étais tant lucide sur ce qui se passait : comment la prédation faisait de moi son festin quotidien. Malgré ma volonté, cela restait encore inacceptable. Et pourtant, je ne voulais pas répéter un schéma d’évitement. Je voulais le dépasser et l’intégrer. J’étais pris dans le béton. Je ne pouvais ni avancer, ni remuer mes membres ni, par la force de la volonté, reculer, car à ce moment ça aurait signifié : me mentir. Cette tension m’immobilisa pendant plusieurs semaines. J’étais en danger.

 

 

L’annonce de la transmutation

 

A l’approche de la fin d’année, les événements se sont à nouveau accélérés. Je me suis mis en arrêt maladie une semaine avant les vacances pour récupérer un peu. Là un rêve est apparu :

 

Je me trouvais dans une grande place, plein de monde. Une rumeur courait qu’un serpent allait venir pour transmettre un message pour l’humanité. Je me sentais peu concerné. Peu après, je vois le serpent qui se déplace. Il finit par se positionner devant moi. Pourquoi moi ? Pourquoi ne communique-t-il pas son message à quelqu’un d’autre ? Malgré ma stupéfaction à ce qu’il me choisisse, il me délivra le message destiné à l’humanité. Je l’écris sur un tableau noir: PAIA DHIA. Et avant de partir, le serpent m’annonça qu’il rendait la POMME ! Les "pseudos maîtres" du monde étaient affolés et courraient de tous côtés car il ne voulait pas que cette information parviennent à l’humanité. Mais c’était déjà fait !

 

Le matin je me suis réveillé empreint d’une sérénité qui s’est imposée toute la journée. En cherchant sur "google traduction" j’ai trouvé que DHIA en gaélique irlandais signifie DIEU. Le serpent fait la PAIX avec DIEU et redonne la pomme de la connaissance, c’est-à-dire ici, la croyance-sensation de dualité, de séparation, de l’ajout d’ADN qui a engendrée la Chute…

 

 

La libération

 

Ce rêve me permit de redoubler de foi et deux jours après, je lisais en quoi consiste l’initiation chamanique :

 

"Une femme téléoute (de la tribu de nomade de l’Altaï), est devenue chamane après avoir vu, en vision, des hommes inconnus lui couper le corps en morceaux et le cuire dans une marmite. D’après les traditions des chamans altaïques les esprits des ancêtres leur mangent la chair, leur boivent le sang, leur ouvrent le ventre, etc." Laura Knight citant un extrait de l’ouvrage de Mircea Eliade, "Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase", l’Onde 4, p. 45

 

"(…) le candidat doit se trouver "sous le contrôle" de démons ou de créatures qui le torturent et le tourmentent pour pouvoir apprendre leur sagesse" Laura Knight résumant divers extraits sur l’initiation chamanique, l’Onde, tome 4, p. 47

 

 

Ce texte permit à tout mon être d’aller plus loin dans l’abdication de mes résistances. C’était un mélange entre une détermination au-delà de moi qui était prêt à tout, quitte à mourir et une fortification d’une foi en quelque chose d’encore plus grand que la mort… J’étais donc bien décidé à poursuivre mon activité professionnelle coûte que coûte.

 

Et c’est trois jours après que "j’ai été touché par une grâce" : je reçus ma lettre de licenciement !

 

Les motifs signalaient un "manque d’agressivité" (= manque de prédation) et que les objectifs n’avaient pas été atteints. Comme je n’avais jamais reçu aucun objectif concret et applicable, cela sous-entendaient que les chiffres d’affaires n’avait tout simplement pas été suffisant durant l’année, résultat de paramètres qui dépassent également ma sphère d’action. J’étais serein.

 

Et plus que cela, j’étais arrivé au bout ! Je ne pouvais le croire. Emma, l’expression extérieure de mon féminin, sautait littéralement de joie devant moi ! L’autorité extérieure, le monde fou et désaxé me refoulait. J’étais « vomi » de la Bête.

 

Et deux jours plus tard, j’ai reçu une casserole nommée "le creuset". En alchimie, le creuset sert à réaliser l’œuvre au noir : il y a mort, dissolution du mercure et coagulation du soufre."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_%C5%93uvre_(alchimie)

 

Et après "la mort et la dissolution", l’ambiance était particulière, comparable au jour d’une naissance d’un nouveau-né et à la période qui suit, comme si "les cieux étaient ouverts." L’essentiel devenait tangible et même palpable.

 

Les jours et les semaines qui suivirent, alors que mon organisme et mon être se remettaient tout doucement mais sûrement de cette aventure, je mesurais et contemplais la bénédiction que je recevais chaque jour et que je reçois encore maintenant.

 

Tous les matins, un rouge gorge faisait son apparition pour me dévisager. Touché par sa présence, je cherchai et trouvai sur internet : "un oiseau quantique, ravive le feu de l’Ether de Béthléem, le nouveau, l’inédit". Mon espace sacré intérieur était en train de se restaurer.

 

Puis pour souligner, je fis un rêve où le nombre 1000 est apparu trois fois. La troisième fois, il s’agissait du numéro de mon billet d’avion : 1000 !

 

Après le "999" qui marque la fin de cycle, le "1000" prend le sens d’un commencement. Puis, je trouve sur internet : "Dans la base mathématique sept, 1000 est le nombre suivant de 666, le chiffre de la Bête de l'Apocalypse." et encore: "1000 = l'unité reconquise avec la guérison" Annick de Souzenelle.

 

 

La reconnexion

 

Aujourd’hui, je constate simplement que tout est ouvert. J’ai l’espace et le temps pour me permettre de me concentrer sur l’essentiel.

 

 

Je suis inscrit au chômage. Ayant été licencié, il y a des avantages. Les acteurs que j’y rencontre sont à leur place. Ils sont corrects et sans jeu de pouvoir. Les recherches d’emploi ne sont pas source de dualité en moi et prennent un minimum de temps.

 

Quelque chose de profond en moi est en paix. Quelque chose est en train de naître…

 

La bosse qui avait émergé de mon poignet s’est résorbée en une nuit.

 

Pour terminer, voici quelques paroles de ce cher Gurdjieff: "L’homme peut naître, mais pour naître, il doit d’abord mourir et pour mourir, il doit d’abord s’éveiller. Lorsque l’homme s’éveille, il peut mourir ; lorsqu’il meurt, il peut naître."

 

 

Epilogue ou conclusion

 

Que de grand mot ! Je vais ici simplement partager mes prises de conscience. Chacun en tirerait de différentes à mon avis.

 

Donc, quels enseignements tirer de tous cela et qu’ai-je donc appris dans le "tractus digestif de la Bête ?"

 

Tout d’abords, si j’espère avoir "réussi" quoi que ce soit, je me fais avoir par mon prédateur. Si je pense avoir échoué, c’est pareil. Au fait, il n’y a eu qu’une expérience, menant vers une nouvelle ouverture et de nouvelles possibilités car mes croyances-programmes créateurs ont été touchés et modulés.

 

Depuis le début de l’Aventure et tout au long de celle-ci, je cherche une guidance et une direction à suivre. Les rêves me montrent certaines facettes de l’existence uni-, multi- ou trans-dimensionnelle, le ressenti me permet d’en expérimenter d’autres et ce qui se manifestent concrètement semble avoir une portée bien plus grande encore. Comment trouvez sa guidance là au milieu de tous les mensonges de la réalité humaine ? Qu’apportent les rêves dans ce contexte ?

 

"Les rêves sont le meilleur moyen de désinformation qui existe" Les Cassiopéens, transcription du 28.4.1996, l’onde tome 5, p. 361

 

Au fait, toute information me parvient de manière biaisée, dans ma « réalité ». Que ce soit les rêves, les ressentis et même les synchronicités !

 

"(…) toute sortes de correspondances "synchrones" et "étonnantes" ont eu lieu en réponse aux différentes expériences qu’ils [les chercheurs] ont tous faites. Ceci devrait être pris comme un avertissement que ces choses peuvent arriver à tout le monde. Vous avez tous été convaincus que vous étiez "sur la bonne voie" à cause de cela… Ne l’oubliez pas, ils ont été convaincus, aussi sincèrement que vous-même, de l’ "authenticité" de leur "voie" et de leurs conclusions, à cause des mêmes types de synchronicités remarquables !!!!" L’onde tome 6, Laura Knight, p.259 dans une correspondance en parlant des chercheurs de vérité qui se sont penchés sur l’énigme de Renne-Le-Château.

 

La véritable guidance agit à travers tous les aspects, toutes les désinformations et toutes les vérités. C'est cela mon apprentissage : "trier le bon grain de l’ivraie." Dans l’initiation chamanique, les enseignants sont les ombres elles-mêmes ! Je ne peux pas connaître la guidance tout de suite. Ce serait prétendre connaître la réponse sans l’avoir expérimentée ! Et cela, c’est l’anti-connaissance. Il n’y a pas de miracle, je dois expérimenter, toucher le fond, changer sans cesse mon angle de vision, voir et accepter toutes les facettes, tous les rôles joués. Je ne peux pas me contenter de croire ! Ni me contenter de vouloir être guidé !

 

Maintenant, si j’ai un POTENTIEL, disons des "gènes de vérités" activés ou non en fonction de mon regard, de ma conscience, de mes croyances, de mon alimentation, de mes activités, etc. c’est-à-dire si le terrain est propice, si il y a quelque part dans ma conscience cette minuscule "voix qui sait", malgré tout ce qu’on peut croire, penser, dire, faire, ET que j’ai assez souffert et assez tourné en rond, un tiraillement entre le connu et l’inconnu naît et lui seul constitue un espoir d’évolution favorable! C’est bien un mariage entre la pensée, la volonté, la foi, l’inspiration de l’Âme, et puis la connaissance apprise et appliquée qu’il s’agit de développer en plus du fait d’être porteur d’un "terrain propice", très probablement d’origine génétique. Et alors si ce mariage a lieu, à travers les méandres causés par une quasi-infinité de mensonges, certaines vérités peuvent être conquises. Ainsi naît la guidance. C’est simplement une quête constante de vérité.

 

Ce parcours m’a montré que la Conscience Supérieure est omnipotente, omnisciente et omniprésente, et que MÊME au cœur de la Bête, Elle m’enseigne. Son spectre d’expression dépassera TOUJOURS ma conscience et mes perceptions, fort heureusement ! Elle est garante du véritable Amour, celui qui me plante dans l’incarnation, au milieu de l’Ombre et de la Lumière, afin que je puisse (re)découvrir la véritable liberté, prendre la responsabilité de mon existence pour pouvoir y exercer mon libre arbitre. Plus je m’éveille, plus je remarque que je suis libre. Au fait, j’expérimente la limitation jusqu’à ce qu’elle se noie dans l’illusion.

 

 

Et pour terminer, je vous propose un dernier partage. C’est un essai à l’état expérimental. Je souhaite répondre intuitivement à la question : "Quels apprentis-sages retirer de toute cette Aventure ?" Ma démarche est de simplement questionner et "voir ce qui vient" en me branchant sur ce rapport intuitif avec une partie de mon inconscient. Je ne prétends rien de plus ! Le résultat est à l’état brut et comme tout ce texte, il ne faut pas écarter la possibilité que les réponses soient soumises à des influences inconscientes visant l’égarement de la conscience. Puissions-nous rester vigilants.

 

Question : Quels apprentis-sages retirer de toute cette Aventure ?

 

Réponse : Étant dans le flux de la Vie, la conscience travaille toujours pour l’intérêt de l’observateur. Il est évident qu’à long terme, la résolution apparaît. Parfois cela est beaucoup plus court. Donner de l’importance à une croyance issue de ce genre d’expérience est limitant car, il n’y a que continuité, percée par la conscience. C’est une danse évolutive. Un grand dessein.

 

Q : Que penser de la foi, comme moteur nous poussant à nous abandonner à quelque chose de plus grand que tout, tout en décidant de poursuivre coûte que coûte une direction choisie ?

 

R : Relatif à la conscience. Pas de règle. Retour assuré. Ici, permis de faire une percée karmique, pas toujours le cas, pas de conclusion impersonnelle.

 

Q : Qu’est-ce qu’une percée karmique ?

 

R : Une évolution des programmes qui ne se contentent plus de répondre automatiquement à un stimulus, mais parviennent à être des éléments de co-création.

 

Q : C’est une transmutation de la relation des causes et des effets ?

 

R : Plus que cela, le programme peut être désactivé ou modulé selon l’expression de fréquence.

 

Q : C’est donc un changement de réalité ?

 

R : Oui. Encore est-il nécessaire d’y être ouvert et conscient, rien ne se fait sans consentement.

 

Q : Donc on pourrait parler d’une porte qui s’ouvre et qui peut être ensuite franchie ou non ?

 

R : Le courage fait la différence et engage l’acteur dans sa nouvelle direction.

 

Q : Oui, selon si on écoute la peur ou la nouvelle force de confiance disponible pour persévérer et "rebondir", après la percée.

 

 

Johannes avec la participation d’Emma

 

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