Question 70 - Ho'oponopono, un énième nuage de fumée ?

Suite aux vidéos "Le Réseau LEO à Viry (74)", Armelle a laissé un commentaire-question après celui de Marielle C au sujet du Ho'Hoponopono :

 

Bonjour Marielle,

Comme tu évoques Ho'Hoponopono cela m'interpelle car c'est une technique que je pratique et que je trouve extraordinaire. Depuis peu cependant, je m'interroge en écoutant et lisant les dialogues et le réseau Léo ; en effet, n'est-ce pas là encore une subtilité de la prédation pour faire taire nos émotions et passer au travers de certaines compréhensions ?
Je serais heureuse d'avoir vos avis et éclaircissements.

Bien à vous, Armelle

 


Réponse de l'équipe LEO :

 

Effectivement, comme tu l'as à peu près relevé, Ho'Hoponopono est une pratique de guérison apparue dans la continuité de toutes ces pratiques de soins "déresponsabilisantes" du New Age.

Il y a quelques années nous connaissions toute une flopée de thérapeutes qui, à tours de bras, usaient de la formule magique du Ho'Hoponopono. Ce pseudo processus du pardon était devenu un simple rituel, pour certains même un commerce (voir entre autres Ho'Hoponopono pour les nuls) ou une formule miraculeuse et grossière qui, telle une baguette magique, était sensée effacer chez soi ou chez autrui, des problématiques de santé, relationnelles ou simplement des remontées émotionnelles douloureuses, des "mémoires erronées" comme dirait Dr Luc Bodin. (https://www.youtube.com/watch?v=D_ww3gr69Ig)

 

Bien que dans la pratique du Ho'Hoponopono les intentions pourraient paraître honorables, cette méthode de guérison, comme n'importe quelle autre, ne reste dans la majorité des cas, que "superficielle" et illusoire. Ceci parce que la plupart des gens l'utilisent en premier lieu, pour éviter de chercher la cause réelle de la problématique ou de la souffrance qui les mine. Bien sûr, tout ce qui nous est pas agréable doit disparaître n'est-ce-pas ? 

En détournant leur attention de l'essence de leur quête, qui est celle de décrypter le message de l'invisible, ils ne font que persister dans l'illusion parce que croyant qu'ils font l'effort d'une pratique spirituelle, cette problématique ou cette souffrance se résout !

Laura Knight dans l'Onde tome 8, à propos des pratiques spirituelles disait elle-même :

 

(…) L'hypnose, les pratiques yogiques, les massages des tissus profonds, toutes ces méthodes peuvent être utilisées pour guérir ou modifier les circuits sans que l'esprit conscient ne comprenne jamais ce qui se passe. L'inconvénient est que de ne pas savoir ce qui se passe, empêche l'esprit conscient d'éviter de répéter les mêmes erreurs (…)

 

 

Comme pour toutes les autres méthodes de guérison, elles sont utilisées en définitive pour fourrer sous le tapis de réelles occasions de prises de conscience, par exemple celui d'un processus karmique en cours ou d'un phénomène transdimensionnel très important pour leur propre évolution (comme les abductions, les passages dimensionnels et bien d'autres phénomènes du genre qui affectent beaucoup de gens mais qu'ils préfèrent ignorer ou rejeter parce qu'ils en ont peur).

 

Cette méthode ne relève donc que d'une approche très sommaire, illusoire et réductrice de la compassion, une distorsion de l'amour de soi et d'autrui. Elle est effectivement très efficace et très intéressante... mais pour ceux qui choisissent de grandir leur conscience dans un monde de Service de Soi de 4ème densité.

 

Cela dit, même la formule, désolé-pardon-merci-je t'aime du Ho'Hoponopono ne reste qu'un pâle duplicata, une croyance quasi infantile du vrai processus de pardon qui lui, possède une résonance profondément magnétique et épigénétique.

 

Car à l'origine de cette pratique, il y avait une tradition thérapeutique animée par de véritables chamans Hawaïens, qui possédaient la connaissance et les compétences nécessaires pour accompagner leurs "sujets" dans les plus profondes méandres des mondes sombres de l'inconscient, voire même du subconscient, et cela sans jamais interférer dans le libre arbitre et les expériences de l'âme des gens qu'ils suivaient.

 

Ce qui d'après notre avis, aucun thérapeute des temps moderne n'arrive à entreprendre, ni même à comprendre puisque de nos jours, la plupart des praticiens Ho'Hoponopono ou autres, n'ont jamais eux-mêmes visités leurs propres démons (leurs prédateurs attitrés) !

Prenons l'exemple de Luc Bodin, l'un des promoteurs et agent de cette technique. En tant que praticien, il est loin de constituer l'exception, ce qui du reste est évidemment bien dommageable.

 

Celui qui décide se s'extirper de l'illusion ne doit donc pas se laisser attendrir et abrutir par des fantasmes de ce genre. Ce n'est pas parce qu'un médecin ou un scientifique nous parle, que nous devons prendre son discours pour vérité. Nous devons même être encore plus vigilants à ce qui se trame en coulisse.

 

Une âme en orientation SDA, ne cherche pas à changer son expérience mais plutôt à en comprendre le sens, et ne peut donc faire appel à un quelconque rituel de guérison !

 

Pour conclure, le Ho'Hoponopono n'est cependant pas à rejeter, car il est une pratique comme toutes les autres qui peut convenir à l'évolution de certaines âmes, qui dans leurs prochaines incarnations continueront leur évolution au service de Soi de 4ème densité.

 

Mais sous aucun prétexte, ces pratiques-rituels ne peuvent faire partie du monde au service d'autrui, parce qu'une conscience parvenue en 5ème densité SDA par son propre libre-arbitre, aura su déjouer les embuches de notre monde de mensonges.

 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Armelle (mardi, 25 avril 2017 12:26)

    Merci à vous pour cette réponse. qui me conforte dans mes réflexions C'est justement cette facilité qui me semblait dérangeante; j'ai eu l’occasion de rencontrer des personnes qui pratiquent effectivement d'une façon fort "légère" sans jamais se poser aucune question...Chacun fait comme il veut et comme il peut. Il y a encore du boulot!

    Bien à vous

  • #2

    alicia (atmaja) (mardi, 25 avril 2017 19:39)

    Bonjour à tous,
    J' ai abondamment pratiqué ho'oponopono de la manière suivante:
    en suivant en quelque sorte les instructions de Carlos Castaneda à qui Don Juan avait préconisé la "récapitulation", à savoir permettre aux mémoires de remonter à la surface, donc toutes les mémoires de ce que nous sommes, un vrai défi qui prend des années de travail ! je n' ai pas accompli cela mais j' ai revisité autant qu' il me fut possible, laissant apparaitre les émotions, les situations difficiles, les obstacles et échecs comme les événements positifs ou jugés tels. J' ai constaté les lignes de prédation, les peurs dictées par elles, etc... qui m' avaient amenée à vivre différents événements, et j' ai accepté de remettre en cause mes appréciations sur ma propre histoire, et, à chaque fois que j' identifiais clairement ce qui était caché, alors je prononçais les paroles. De plus, dans la conscience de vivre ,dans mes cellules, ce pardon, sinon, je savais que c 'était pure illusion: car un pardon se vit au tréfonds de soi. Par ailleurs il est la résultante d' un processus de désidentification à ce qui fut "notre" histoire avec ses imbrications et intrications multiples, et aussi de l' abandon de l' ego revendicateur et de ses jeux de rôles, de la reconnaissance de l' "autre" en tant qu' autre soi-même, autre face de soi, miroir eh oui, face sombre le plus souvent, donc face rejetée, occultée, noyée dans les fantasmes de pardons illusoires et mensongers. Seule la vraie reconnaissance de l' ombre, donc OSER Y ALLER VOIR, permet de pardonner, là où il n' existe plus de lutte, plus de réaction, mais "VOIR" et accepter en humilité cela même que nous combattions avec obstination.(là, je cite souvent Néo dans Matrix, combattant les innombrables agents Smith et les tentacule sue la matrice!).
    J' ai alors vu des situations se transformer radicalement, et revenir en amitié des personnes jugées perdues pour moi...
    Pratiqué superficiellement, car je l' ai aussi expérimenté ainsi, faute de posséder le bon mode d' emploi pour descendre dans le terrier, ho'oponopono me permettait de retrouver un calme mental et un brin de sommeil car... je m' y endormais dessus!!! En fait, il y a des verrous à faire sauter et il apparait seulement ce que nous sommes en réalité prêts à vivre et rien de plus, les censures de la prédation fonctionnant à merveille...
    Mais je ne cesserai de répéter que bien au-delà du "pardon" qui suppose de juger autrui COUPABLE, et de nous vivre comme des êtres séparés, il y a l' abandon pur et simple de ce qui n'est pas l' être essentiel mais seulement l' apparence des jeux du petit moi centré sur ses expériences (SDS), et non sur l' esprit qui relie toute chose( guidance SDA): autrement dit savoir discriminer l' éphémère de l' éternel, et choisir lequel nous guide...et vers quoi. Savoir que nous sommes au-delà de ce ramassis de mémoires qui collent à notre vie et que, fondamentalement, nous ne sommes pas la somme de ces mémoires ni réductibles à elles, cependant qu' elles font partie de nous: certes OUI ! MAIS NOUS NE SOMMES PAS ELLES!!!
    Alors le grand nettoyage est requis et ledit pardon n' est plus qu' une simple peau que, en bon serpent, on laisse derrière soi, et qui nourrira une autre vie.
    Ses indicateurs sont la libération,la force, la joie et la paix du coeur.
    Bon, ceci n'est qu' une observation de certains aspects de mon propre vécu et non des concepts philosophiques...
    Les pratiques new-âge, comme le dit aussi Joel Labruyère, sont des "écrans de fumée". Elles servent à rajouter de l' ombre à l' ombre, mais offrent l' apparence trompeuse d' obtenir avec facilité un bien de plus,(matérialisme spirituel forcené et SDS)et, certes, ce bien là est un degré d' obscurcissement dont l 'âme ne peut faire l' économie en ce temps là de son existence où elle attire ce qu' il lui faudra, un jour, élucider: tous les mystères enfouis, pour se libérer des prédations et de la séparation.
    Et s' envoler vers la liberté SDA.