24. L'ÉCOLEO - La cuve à eau au fil des saisons

 

Année 2021

 

N’ayant pas d’accès à l'eau, nous avions pour projet de réaliser nous-mêmes une cuve afin de récupérer l’eau de pluie. Voici quelques étapes de cette aventure en images !

 

 

Comment est née l'impulsion

 

Son emplacement était délimité depuis plusieurs mois déjà, et quelques coups de pioches avaient à peine creusé le sol, lorsque ce chantier fut accéléré de manière inattendue !

 

Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue. Victor Hugo

 

Nous pressentions que le temps était venu de commencer les travaux d’excavation. Mais comment trouver un engin qui réaliserait cette première étape ? La bâtisse étant implantée au milieu de la forêt du Rialsesse, nous évoquions l’idée de nous renseigner auprès du garde forestier qui, comme par hasard, quelques jours plus tard nous rendit visite !

Il nous annonça qu'il venait tout juste de rencontrer un conducteur d'engin qui intervenait dans les bois à quelques encablures de l'ÉCOLEO et nous transmit donc son numéro de téléphone. Sacrée opportunité qui s'offrait à nous !

Sitôt prévenu, dès le lendemain matin, le pelliste visualisait la faisabilité des travaux pour se mettre aussitôt à l’œuvre ! Trois heures plus tard, l’emplacement de la cuve était creusé ! 

 

 

Nous continuions de surfer sur cet élan, mettant alors en œuvre la deuxième partie du chantier : bâtir la cuve.

 

 

La mise en œuvre

 

Grâce à la dernière collecte de fonds, nous pûmes acheter les matériaux nécessaires à sa réalisation.

Le béton structuré par des blocs à bancher et des ferrailles s’élevèrent progressivement jusqu’à une hauteur de 1,70 mètre délimitant ainsi deux compartiments :

un bac de décantation où se déposeraient naturellement les plus grosses impuretés et un bassin de stockage où nous puiserions l'eau.

 

 

Mais une pause hivernale s’imposa.

La cuve n’étant pas encore pourvue de son couvercle, elle se remplissait peu à peu d'eau de pluie. Nous prenions alors soin de placer des flotteurs antigel conçus avec de grosses chambres à air de récup’ et un chapelet de bouteilles plastiques vides.

 

Au printemps, l’eau est évacuée afin de procéder à l’application d’un enduit d’étanchéité compatible avec l’eau potable. Une tranchée, creusée pour l’évacuation du trop plein, finalise le système de circulation d’eau.

 

Arrivent alors les beaux jours d’été et ses températures idéales : le carrelage du fond de la cuve qui facilitera le nettoyage, peut être réalisé.

 

L’intérieur étant terminé, nous maçonnons son couvercle.

 

Pour finir, une pompe manuelle, ainsi qu’un petit panneau solaire sont installés. Ce dernier, alimentant un diffuseur de bulles d’airs, a pour but d’empêcher la fermentation anaérobique.

 

Les grosses pluies d’automne ne tardèrent pas à remplir définitivement la cuve et nous pûmes constater son bon fonctionnement. Le chantier profite à présent d’une autonomie en eau ! Mais pour la rendre potable, il nous faudra ajouter un système de filtration spécifique. 

 

 

Indispensable à la vie, l'eau de la cuve est désormais disponible pour arroser et faire vivre notre nouvel espace, notre Nouvelle Terre !

 

 

Vidéo également disponible sur Odysée :

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