Chapitre 1 – Les répétitions - par Christine et Stéphane H

 

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Bonjour les leos, 

Après la pause du Réseau, il nous aura fallu un peu de temps pour faire le saut à nouveau d'envoyer nos témoignages.

Et puis le partage de Muriel S. (Cela en vaut véritablement la peine !) dans la dernière newletter a donné l'impulsion décisive.

Voilà le partage de notre cheminement que nous avons appelé "La transformation alchimique du couple".

Notre écriture a évolué pour se faire réellement en duo et nous avons fait le choix de la découper en chapitre afin d'en faciliter la rédaction.

Vous trouverez ci-joint le premier chapitre appelé "Les répétions" riche de nombreuses prises de conscience pour nous lors de son écriture.

 

Encore une fois, nous vous remercions pour vos partages et l'espace d'échanges que vous nous ouvrez.

A tout bientôt.

 

Christine et Stéphane

 

* * *

 

LA TRANSFORMATION ALCHIMIQUE DU COUPLE

 

« Saut en duo » est révélateur d’une histoire commune dans laquelle Christine va être l’initiatrice des transformations intenses que l’on va être amené à vivre tous les deux. Si au départ de notre vie commune tout est vécu dans une profonde inconscience des processus à l’œuvre, depuis ces 4 dernières années, l’intensité traversée et l’application de la Connaissance dans notre quotidien nous pousse à écrire afin de partager nos prises de conscience.

 

Durant la pause du Réseau Léo fin 2017, nous avons traversé toute la phase de détoxification avec l’iode et la transition vers une alimentation cétogène. De nombreux évènements sont venus nous faire revisiter des mémoires douloureuses. Nous avons au départ chacun écrit séparément pour se rendre compte au final que tout était relié. Et qu’il nous fallait revoir nos textes ensemble. Cette prise de conscience s’est accompagnée d’un signe préparée par notre supra conscience. 

 

Stéphane avait en réparation depuis plus de deux mois, une machine à café qui permet de faire des expressos dont il est un grand amateur. Dans l’attente de la récupérer, nous consommions du café filtre. Mais le goût n’y était pas. C’est alors qu’en faisant allusion au Dialogue N°31 que je venais d’écouter, je lui partageais qu’en trouvant le sens de la pièce qui manquait pour la réparation de sa machine à café (comme le câble de frein dans le cas de la voiture de Sand et Jenaël) nous aurions peut-être une piste sur ce qui était à comprendre pour nous. Il s’agissait du corps de chauffe qui permet de mettre le café sous pression… Pression que nous nous mettions dans l’écriture de nos partages et qui nous avait poussés à écrire séparément. Voilà un signe intéressant qui nous a permis d’identifier notre pression intérieure et de faire le choix de se remettre à l’écriture commune de nos textes avec la même tranquillité que l’eau qui coule sur le café filtre… sans pression !

 

Le signe ayant été identifié, le réparateur rappela Stéphane dans la journée pour lui dire qu’ils avaient finalement trouvé la pièce. La machine serait réparée dans la semaine !

 

Ce partage est donc le résultat d’un très long processus commencé, il y a quelques dizaines d’années et qui pourtant prend ses racines à la fois dans nos mémoires transgénérationnelles mais aussi dans nos vécus transdimentionnels. Nous avons conscience aujourd’hui d’avoir revisité ces mémoires et réintégré différents alters.

 

Ces expériences nous ont demandé à la fois de revoir notre concept du couple et d’accepter qu’une rencontre vécue par Christine il y a 4 ans et qui aurait pu rester dans un aspect « lovebite » et provoquer la rupture de notre couple, pouvait révéler ce qui était profondément engrammé en chacun de nous.

 

Ce partage intime commun est devenu nécessaire pour intégrer toutes les prises de conscience et accepter en témoignant de nous libérer de nos peurs et des auto-jugements qui nous paralysent et nous maintiennent dans la matrice de 3D.

 

Chapitre après chapitre nous vous partagerons ce qu’a été notre parcours dans une écriture complémentaire de nos vécus. 

 

 

Chapitre 1 – Les répétitions

 

Nous nous rencontrons au début des années 90 en Normandie, soit à plus de 1000 km de nos familles respectives. Cette distance est à la fois salutaire et indispensable. Nous ne le réalisons pas encore mais nous portons tous les deux de lourdes mémoires qui entrent en résonance et qui nous ont jusque-là empêché toute relation amoureuse. 

 

J’ai (Stéphane) perdu mon père l’année précédente et je suis en train de me laisser mourir. En 1990, je suis dans l’énergie de l’Arcane sans Nom du Tarot de Marseille. C’est une énergie de profonde transformation qui peut me permettre soit de disparaître, soit de renaître. Au début de l’été, mes amis insistent pour que je participe à un camp de jeunes et je vais céder à leur pression sans motivation, ni envie de vivre. Au départ, je m’isole beaucoup dans ce camp. Et ce qui est surprenant, un soir, une fille que je connaissais de loin vient m’adresser la parole à moi ! Avec Christine une résonance particulière va s’installer entre nous. 

 

Je (Christine) suis touchée par ce jeune homme en retrait que je connais de vue. Il n’a jamais daigné m’adresser la parole les rares fois où l’on s’est croisé. Mais quelque chose me pousse à lui parler, comme si la détresse que je perçois résonne avec ma propre détresse intérieure, bien cachée. Nous nous comprenons au-delà des mots et passerons de nombreuses heures à échanger assis au bord d’une tombe dans un cimetière (rappel inconscient de la mort symbolique) comme si quelque chose qui devait se réveiller était en train d’émerger. Renvoi à l’arcane du Jugement, symboliquement la carte de visite de Christine où le personnage central émerge du tombeau. 

 

Et notre rencontre résonne effectivement comme une renaissance pour l’un comme pour l’autre. Mais là encore nous n’en avons pas conscience de suite. Il faudra attendre de se retrouver seuls après ce camp pour réaliser que l’autre nous manque et que l’on a envie de se revoir. Il nous est extrêmement difficile lors de notre rencontre 15 jours plus tard d’oser franchir le pas de s’engager dans une relation de couple. Nous sommes tous les deux submergés par nos peurs, peur du rejet, peur de s’engager, peur de se tromper, peur de décevoir... 

 

En même temps, il nous semble qu’il ne pouvait en être autrement. Et pourtant tout nous sépare extérieurement alors que l’on est si proche intérieurement. Il nous faudra d’ailleurs assumer ce regard extérieur pendant des années. Stéphane ne correspond pas du tout à la vision du gendre idéal attendu par ma famille. Je (Christine) me retrouve pour la première fois de ma vie, face à une forme de désapprobation subtile qui me mime progressivement. 

 

Stéphane quittera le sud de la France, 2 ans plus tard pour rejoindre « Ma Dame de Haute-Savoie. » Et « cette voie haute », nous allons la suivre à deux, car il fallait bien être deux pour faire face aux différentes expériences que l’on allait créer et traverser ensemble.

 

Nous nous marions 4 ans après notre rencontre, bien ancrés dans la tradition judéo-chrétienne. Nous venons de dépasser un interdit inconscient en formant un couple. Mais d’autres programmes sont en place et nous n’en avons pas conscience. Jusqu’en 2000, nous habitons très proches de nos familles. Nous survivons sans réels projets de construire à la fois une maison et une famille qui nous serait personnelle. 

 

Surtout pas d’enfants, pour ne pas reproduire, pas trop vivre. Nous sommes marqués par la souffrance intérieure et silencieuse que nous, enfants, avons vécue et cela nous ôte toute projection ! Nous sommes dans un état de soumission face à l’enfermement que l’on ressent et le choix de ne pas vouloir d’enfant est un choix de renoncement à nous et non le choix que l’on peut être amené à faire lorsqu’on évolue sur le chemin de la Connaissance. La programmation transgénérationnelle est à l’œuvre mais nous n’en avons pas conscience. 

 

Dans le cadre du réveillon de 1999, nous vivons un moment intense nous promettant de sortir de l’état d’enfermement dans lequel nous nous trouvons sans arriver toutefois à l’identifier clairement. Une ouverture se dessine à travers le projet d’un enfant. Mais la possibilité de ce vécu ne va pas se passer tout à fait comme on l’avait prévu. Notre supra conscience nous proposera de faire d’abord l’expérience de nos programmations familiales dans l’isolement et de nous pousser dans nos retranchements.

 

Une profonde crise aussi soudaine qu’inexplicable va ébranler notre couple en février 2000 et nous donner l’occasion de sortir des interdits familiaux qui se répètent à notre insu. 

Après 6 années de mariage, je (Christine) demande le divorce poussée à la fois par une instance maternelle qui s’exprime avec force et un schéma transgénérationnel qui se répète à mon insu, mes grands-parents maternels ayant divorcé 50 ans auparavant après 6 ans de mariage ! Je suis en train de sombrer en pleine dépression sans comprendre pourquoi… alors que j’avais tout pour être heureuse. Ma mère explique mon état par le fait que d’après elle, je n’aime pas Stéphane et qu’il ne peut donc pas me rendre heureuse… Elle va même jusqu’à m’encourager à suivre une thérapie avec une connaissance qui a justement aider un de ses amis à entreprendre son divorce.

 

Me voilà alors chez la même avocate que son ami en train de signer ma demande en divorce. Ma vie s’écroule et je me sens incapable d’y résister… Voyant mon état, ma mère et ma sœur sont prêtes à me faire hospitaliser en psychiatrie et je ne dois mon salut qu’à l’intervention de la psy qui me suit depuis 2 mois. Commence alors une thérapie intensive et sans m’en rendre compte, je passe de l’emprise de ma mère à celle de cette thérapeute. Tant que l’on ne met pas de la conscience sur nos expériences, on est condamné à les répéter… Tant que l’on n’accepte pas de rencontrer nos différents alters, on les retrouve sur notre chemin.

 

A cette époque, nous fréquentons et sommes actifs dans un groupe mystico-religieux issu de notre église d’origine. Le 26 février suite à un repas pour mon anniversaire (Stéphane) organisé par la famille de Christine et plein d’hypocrisie, elle m’annonce sa décision d’une séparation dans l’église où on se rencontre avec ce groupe.

 

Depuis ce réveillon 1999, pour le choix d’orientation qu’on a voulu, je mise beaucoup sur l’Amour et Lumière Divins. A cette annonce, je prends dans la gueule quelque chose qui est opposée à Amour et Lumière. Je ne comprends pas. Je ne suis pas récompensé de l’investissement que je mets pour Dieu car je vis cette décision comme une profonde sanction et injustice et je vais tomber dans une surenchère d’implication dans ce groupe, croyant ne pas en avoir fait assez. Mais cette surenchère est morbide, elle est basée sur l’attente de la fin du monde car le mien vient de s’écrouler… C’est la fin de mon monde tel que je pensais qu’il était ou devait être. Je regarde tout ce qui se passe dans les informations comme des signes de cette fin du monde et je me surinvestis dans cette attente.

 

Ces évènements vont me faire aller à l’extrême de ma programmation religieuse familiale et transgénérationnelle. Tous mes ancêtres de la lignée maternelle sont les pionniers européens de l’Eglise à laquelle on appartient, église apocalyptique annonçant la fin du monde et la seconde venue de Jésus. Je suis en permanence dans un mysticisme apocalyptique et tel que je le vis dans mon couple, j’y vois la fin du monde.

 

Je débute à cette même époque un nouvel emploi en tant qu’éducateur qui marque une nouvelle orientation de ma vie professionnelle… Je passe de l’infirmier qui soigne à l’éducateur qui s’occupe de personnes handicapées mentales comme pour trouver un sens à mon handicap personnel. 

 

J’ai une attirance particulière qui m’a amené à comprendre ces gens. Probable expression d’un de mes alters handicapé mental. Je lui donne le droit de vivre et j’accepte de le réintégrer. Mais à l’époque tout cela se passe sans conscience. Pendant pas mal d’années, la facilité et les résultats obtenus dans mon travail manifeste cette proximité qui va au-delà des protocoles appris à l’école. 

Mais je ressens un vide existentiel lorsque je me retrouve seul. A la demande de Christine j’ai quitté début mars le domicile conjugal appartenant à ses parents et emménagé dans un appartement que sa mère avait réservé par avance auprès d’amis. 

 

Si Stéphane explore sa tradition familiale dans son engagement mystico-religieux, moi (Christine) vais retourner vivre dans ma chambre d’enfant auprès de mes parents et renouer avec ma propre tradition familiale, ma grand-mère ayant elle aussi fait le choix de rester vivre dans la maison de sa mère après son divorce.

 

Deux mois vont s’écouler sans que je ne revoie Stéphane. Je suis en état quasi hypnotique sans réaliser ce qui est en train de m’arriver. Dans un sursaut, je décide de partir quelques jours à Paris justement chez la fille de cette thérapeute pour poursuivre mon suivi et changer d’air. Durant ces quelques jours loin de l’influence de ma mère, j’ai l’impression de voir Stéphane à tous les coins de rue… Son image s’impose à moi avec force au point qu’en rentrant, je reprends contact avec lui. Je souhaite lui proposer de se rencontrer pour rediscuter du divorce persuadée qu’il avait reçu les conclusions de mon avocate, conclusions qui ne me correspondent plus !

 

Lorsque Christine m’appelle pour qu’on se rencontre, cela me fait un bien fou et me redonne beaucoup d’espoir. J’accepte cette rencontre en lui expliquant où j’habite. Nous convenons de nous voir dans 2 jours. Je suis euphorique.

 

Mais entre temps, je reçois les papiers du divorce avec comme motif « faute grave ». Je ressens une profonde déception, colère et panique. Je ne comprends pas. Des amis m’alertent sur les risques pris en acceptant de rencontrer quand même Christine. Cela peut être un piège et servir de prétexte à une accusation de violence conjugale. 

 

Dans cette situation il nous apparait important de mettre en évidence comment les « bonnes intentions » des personnes autour de nous peuvent être les vecteurs de la prédation. Autant pour Stéphane que moi durant cette période nous avons reçu de nombreux « conseils » qui nous éloignaient à chaque fois de notre guidance intérieure. C’est dans l’écriture de nos expériences qu’aujourd’hui nous prenons conscience de la manipulation génératrice d’émotions de souffrance au service de nos prédateurs.

 

Et lorsque Stéphane reçoit les papiers, il m’appelle pour annuler notre rencontre et ne veut plus me voir. Une alarme se met en route en moi et j’insiste pour le rencontrer, n’étant plus du tout dans le même état d’esprit que lors de la signature chez l’avocate 2 mois plus tôt. A force d’insistance, il accepte finalement de m’ouvrir la porte et après plus de 3 heures de discussion, je réalise à quel point je tiens à lui. Ce que je ressens vibre en moi. Et réciproquement pour Stéphane.

 

Je sais avec une force intérieure que ma place est à ses cotés, peu importe le prix à payer… Et je ne sais pas si bien dire. A ce moment je prends conscience que je suis dans une répétition familiale. Mes grands-parents maternels se sont séparés quasiment 50 ans jour pour jour après 6 ans de mariage… Et ma grand-mère maternelle a fait le choix de rester auprès de sa mère malgré les sentiments qu’elle avait pour mon grand-père. Je comprends à ce moment le sens de l’insistance de ma mère qui elle aussi se retrouve à jouer le rôle inconscient de sa grand-mère. Et j’ai le choix de répéter ou d’écrire une nouvelle histoire.

 

Je saisis à ce moment que si je choisis de rester avec Stéphane, cela va me coûter la relation à ma mère et donc à toute ma famille. Mais je sais au plus profond de moi que c’est cela qui est juste. 

 

Ne me sentant pas tout de suite prête à affronter cette tempête, nous allons nous voir en secret pendant 4 mois alors que l’on est en couple depuis 10 ans ! Je laisse entendre à mes parents que la procédure se poursuit et nous nous rencontrons, soit chez Stéphane, soit dans notre appartement tard le soir, car il se trouve en face de chez ma grand-mère maternelle qui est toujours vivante. Nous jouons à cache-cache avec ma famille. Cette période reste pour moi comme celle d’un espace de liberté absolue.

 

Mais le point de non-retour approche. Fin de l’été nous officialisons que l’on est de nouveau ensemble. Et après une période de pseudo-acceptation on recommence à vivre des tensions entre nous. On se sent sanctionné par une augmentation de notre loyer et le prix à payer symboliquement devient de plus en plus élevé. Reprendre notre vie commune dans l’appartement loué à mes parents semble impossible à la survie de notre couple. 

 

C’est ainsi qu’un soir je (Stéphane) décide de quitter définitivement cet appartement et de retourner dans le mien. Je mets Christine devant ce choix : « Tu fais comme tu veux, mais moi je ne peux plus vivre là, je vais dans mon appartement, libre à toi de me rejoindre. » Je pars comme soulagé mais dans l’appréhension du choix que va faire Christine. C’est une des premières fois où je prends une décision non par peur mais par réflexe de survie. J’ai la conviction qu’il ne peut en être autrement.

 

Lorsque Stéphane quitte notre appartement je suis en état de choc. Je sais que si je pars, cela signe la rupture d’avec ma mère à qui j’échappe… Je suis face au même choix que ma grand-mère 50 ans plus tôt : rejoindre mon mari et quitter ma mère ou rester avec ma mère et perdre mon mari. C’est en conscience ce soir-là que je fais le choix de partir le rejoindre. Ma mère m’appellera très en colère le lendemain matin constatant que je ne suis plus dans leur appartement. Je n’y habiterai plus !

Comme Stéphane, j’ai la conviction qu’il ne peut en être autrement…

 

Nous cherchons à partir de ce moment une maison pour s’installer. Durant nos recherches nous sélectionnerons chacun la même annonce, le même jour, dans des journaux différents. Comme une évidence que cette maison était pour nous. 

 

En moins de 2 mois, soit pour la fin de l’année 2000, nous avons obtenu le prêt, signé chez le notaire et emménagé dans notre nouvelle maison à une quinzaine de kilomètres de mon village d’origine. Cela parait peu et pourtant, j’ai l’impression d’être partie à des milliers de kilomètres ! Et dans la symbolique du nom de notre nouvelle commune d’adoption, elle nous invite à « Vis et Ris »

 

On est en 2000, année 2 qui fait justement référence à la Papesse du Tarot, celle qui révèle, qui met au monde, l’accoucheuse d’âme. Depuis la demande de séparation jusqu’à l’arrivée dans cette maison, il nous aura fallu 9 mois pour accoucher de nous et entrer dans un nouveau paradigme où l’on peut devenir parent. 

 

La première nuit dans la maison, nous concevons notre premier enfant.

A ce moment, j’ai conscience que je viens d’écrire une nouvelle histoire. Et je ne sais pas si bien dire, car après plus de 4 générations de filles premières-nées dans ma famille maternelle (Christine), nous allons donner naissance au premier garçon de cette nouvelle génération. Ce garçon nous l’appellerons Killian qui signifie « Le combattant » en celte… Tout un symbole !

 

C’est d’ailleurs une joie immense qui m’envahit lorsque la gynécologue m’annonce que c’est un garçon. J’avais toujours cru que j’aurai deux filles comme ma mère. Et là, j’ai la preuve concrète que je suis sortie des répétitions transgénérationnelles et qu’une nouvelle histoire est en train d’émerger. J’ai lâché une partie de mes vieilles croyances…

 

Le drame, qu’a été dans les années 50 le divorce de mes grands-parents maternels, ne s’est pas répété car j’ai fait un choix différent. Nous avons pris une nouvelle ligne temporelle. Evidemment à l’époque, je ne peux que faire le rapprochement entre la similitude de l’histoire de ma grand-mère et la mienne. Je ne mesure pas à ce moment qu’en sortant de la répétition, je permets aussi une réparation familiale et la réintégration d’une partie des alters bloqués dans cette rupture imposée.

 

Mais je suis incapable de garder le contact avec ma mère. Mon père est comme toujours inexistant dans cette relation, à l’image de mon grand-père maternel qui lui a réellement disparu de la famille.

 

Si une nouvelle histoire commence, il nous faudra en assumer la charge émotionnelle. En effet, la rupture d’avec ma mère puis progressivement toute ma famille va profondément m’affecter pendant des années. 

 

C’est une première étape et notre chemin de transformation ne faisait que commencer.

 

Christine et Stéphane H (inscrits au cénacle - 74)

 

 

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