Et les gardiens du seuil réclamèrent leur dû... - par Nita et Loris

"ET LES GARDIENS DU SEUIL RÉCLAMÈRENT LEUR DÛ..." 

 

Bonjour les Léonins,

 

Nous avions hâte de revenir vers vous pour d'autres partages, après avoir terminé la Chronique de notre site et avoir entamé celle qui doit suivre. Tout cela bien sûr après avoir pris une pause bien méritée d'au moins 15 jours. Mais les choses se passent rarement comme on l'imagine !

  

Dès le 17 février 2017, jour du lancement sur les ondes de notre site Arkantara, nous avons du faire face à une manifestation évidente de la prédation multidimensionnelle. La farce fut aussi grosse que sa compréhension évidente. Nous avions travaillé plusieurs mois sur le site non-publié, mais lorsque nous le mîmes en ligne ce jour-là, l'unique rubrique à ne pas apparaître était... toute notre Chronique "Le Chant des Origines", le cœur du site évidemment !

Après deux heures de recherche, il s'est avéré qu'il y avait "rupture" entre le lien de la Chronique et celui en permettant l'accès au public. Alors même que Loris avait vérifié tous les liens auparavant, seul celui-là - comme par hasard ! - était rompu.

 

Bref, nous avions bien repéré l'intrusion, avions fait le nécessaire et tout était rentré dans l'ordre. C'est du moins ce que nous avons cru à cet instant. Petits naïfs que nous sommes encore ! Cela aurait du nous mettre la puce à l'oreille, mais nous étions fatigués de tous ces longs mois de travail et nous nous sommes mis en pause. Pour 15 jours de repos, pas un de plus !

 

Le 4 mars exactement, la prédation transdimensionnelle allait se manifester à nouveau, suite à un Appel de notre Être multidimensionnel auquel je (Nita) répondis ce jour-là par une "déclaration d'indépendance" (rupture des liens avec la matrice). La fréquence reçue de notre Soi et émise par le Féminin fut si puissante et active, qu'elle déclencha parallèlement une véritable tempête transdimensionnelle (accentuée par le vortex/porte dimensionnelle au centre de notre habitat) que jamais nous n'avions connue auparavant ! Celle-ci allait durer 3 mois decrescendo, du 17 février au 17 mai (jour de ma naissance !) pour nous mener à son terme (une fois l'information intégrée) : un "nouveau palier de conscience". 

 

Dans les dimensions duelles, "le côté obscur de la force" se manifeste avec autant de puissance que l'évènement évolutif en jeu. C'est juste une répartition des forces, comme le mouvement du pendule, le jour et la nuit, le chaud et le froid. Nous devons trouver l'équilibre en étant au plus près du centre immobile, mais pas tout à fait sinon c'est la stase et nous avançons grâce au déséquilibre justement !

Pour l'instant et dans cette dimension. Cette épreuve fut douloureuse pour moi, qui me suis retrouvée physiquement handicapée au point de devoir rester allongée ou inactive pendant un mois environ. J'ai littéralement étouffé tout ce temps, privée de mon Souffle au point de passer chaque instant à tenter de capter un inspir pour survivre ! Si la prédation transdimensionnelle était bien à l'œuvre dans cet état de fait (nous en avions maintes preuves concrètes dans notre quotidien) - et qu'elle s'acharnait sur la part du Féminin que je représente et par laquelle était passée cette impulsion de libération venue de notre Être multidimensionnel -, cet état était aussi lié à une mémoire qui se réactivait car, parallèlement, Loris et moi libérions définitivement nos prédateurs respectifs.

Pendant ce temps, Loris réceptionnait une foule d'informations nous provenant soit de notre Être multidimensionnel (le Soi supérieur), soit de nos moi-parallèles, soit de nos prédateurs en phase d'être libérés. Tout était mêlé et intriqué dans ce ballet sauvage, où nous ne cessions de tourner sans savoir quand cela s'arrêterait !

 

Nous savions que lorsque la tempête se déchaine, cela est de bon augure, c'est que la peur change de camp ! Mais il faut néanmoins la traverser, et ce fut autant à genoux et en rampant que droit debout ! Mais bon, ce qui compte c'est de passer la Porte !

 

Nous relaterons toutes les informations reçues sur notre site et les partagerons avec vous dès que cela sera possible, nous sommes quelque peu débordés ! Voici auparavant un fait symboliquement marquant venu acter/clore cette expérience initiatrice.

Il fait écho à votre "Dialogue avec mon Ange N°37 : "Rencontre avec les douaniers de la matrice : les Ombres noires", dont voici un extrait en rapport avec notre vécu :

 

« D'un point de vue d'une conscience humaine, la matrice de 3ème dimension est une prison, mais vu d'une conscience supérieure de 5/6ème dimension, cette même matrice permet grandement d'accélérer notre évolution en tant qu'humain. Elle devient une véritable école où est délivrée une multitude d'enseignements pour celui qui est apte à les recevoir. [...]

Lorsque notre conscience humaine commence à percer les frontières de la 3ème dimension, à véritablement détecter les mystifications et les duperies ayant cours dans notre monde, il existe des signes dont très peu de gens parlent, qui indiquent que quelque part nous sommes en voie de franchir les limites de la matrice de 3ème dimension de conscience. Ces signes précurseurs consistent à percevoir et découvrir la présence des "Ombres noires". Il nous incombe dès lors, de distinguer leurs manigances et d'accepter leur mission en tant que gardiens du seuil. »

 

Notre rencontre avec ces "Douaniers de la Matrice" s'est dans notre cas manifestée brièvement mais concrètement par l'intermédiaire de deux africains, qui à notre sens n'étaient qu'une forme temporaire prise par ces Agents ! Les Êtres SDS (au service de soi) de la 4ème dimension de densité étant non seulement polymorphes, mais ayant le pouvoir de se matérialiser/dématérialiser à volonté dans notre "réalité". Ceux des dimensions plus basses (1ère et 2ème) le peuvent aussi mais très brièvement, le Qi (la fréquence) de notre 3ème dimension étant trop élevée pour eux. (Merci à ceux qui nous liront de ne pas faire l'amalgame ! Il s'agit juste d'une histoire de symbole où ces Agents de l'Ombre se sont ainsi manifestés à nous ce jour-là. Sans doute parce que nous sommes Loris et moi respectivement liés à l'Afrique du Nord et de l'Ouest de par nos origines. C'est dire comme nous sommes loin de ce type de fréquence séparative !)

 

Ces Agents de la Matrice sont littéralement les Gardiens du Seuil de tous les mondes-matrices dans lesquels nous vivons, ou que nous traversons à chaque changement de plan de conscience. Ils en gardent la frontière et ce n'est que par eux que nous obtiendrons notre laissez-passer ! Leur existence est fondamentale. Fatale. Tant que nous ne serons pas sortis de ce jeu de dualité (les dimensions de densité en deçà de la 5ème), qui est une expérience comme une autre, ils seront là car ils accomplissent parfaitement leur rôle. Sans eux, pas d'évolution possible. Et en ce sens, ils sont bien nos Maîtres enseignants et initiateurs du "côté obscur de la force", sans laquelle aucune création ne serait possible dans ce type de monde/matrice.

C'est la fameuse histoire codifiée d'Osiris/Seth, Enki/Enlil, Jésus/Judas. Selon Wikipédia, ""matrice" vient du mot latin "matrix" (matricis), lui-même dérivé de "mater" (mère). C'est un élément fournissant un appui ou une structure, qui sert à entourer, reproduire ou construire." Et cette structure qui nous entoure (c'est à dire notre présumée réalité ou bulle de perception personnelle) est censée reproduire quoi, si ce n'est notre fréquence telle qu'elle est à chaque instant ? Pourquoi donc en vouloir au miroir matriciel de faire ce qu'il est censé faire : nous refléter ?! Est-ce que nous en voulons à la rose d'être une rose ? Elle a pourtant de sacrées épines ! 

 

L'information, que nous étions venus intégrer à travers notre expérience avec la prédation tant personnelle que transdimensionnelle, s'est à ce moment-là encodée dans nos cellules en se manifestant par un évènement qui, comme toujours !, a forcé notre admiration devant la parfaite ingénierie des plans subtils !

 

Ce matin là, sortant d'un supermarché, Loris et moi nous dirigions dans le parking vers notre voiture, lorsqu'un africain (surgi d'on ne sait où !) s'est dirigé vers moi une pétition à la main. Il nous faut signaler que dans l'endroit où nous vivons, ce genre de chose est si rare (tant les pétitions que croiser un africain) qu'en 6 ans, cela ne s'est jamais passé ! Ce qui fut le plus étonnant a été ma réaction (ou plutôt mon absence totale de réaction !), que nous avons immédiatement décodée une fois rentrés dans notre véhicule. Car le scénario était juste énorme ! Comment le personnage qu'a toujours été jusque là Nita-l'Amasutum-Guerrière - l'œil qui voit l'Ombre et la renvoie illico "ad patres" ! - a pu avec un grand sourire, heureuse de le faire et totalement fraternelle, non seulement signer la pétition, mais encore donner de l'argent à ce qui n'était visiblement qu'une arnaque ? Tout cela sans poser aucune question : ça aurait été une pétition pour la peine de mort, c'était pareil ! Et devant les yeux ahuris de Loris assistant à la scène, totalement improbable de par ma nature ! Cela n'avait été possible que parce que nous avions, lors de cette expérimentation de 3 mois, définitivement libéré nos mémoires souffrantes. Loris avait fait la paix avec son rude Usumgal, qui désormais lui prêtait patte forte, et j'avais déposé les armes et libéré ma Guerrière Amasutum, rendant ainsi à Loris la part Masculine lui revenant. Bref, il était temps de clore le sujet et c'était bien ce qui se finalisait.

 

Alors que nous allions entrer dans la voiture, un autre africain surgit (apparu lui aussi d'on ne sait où, puisqu'il n'y avait absolument personne l'instant d'avant !) à côté de celui à qui je venais de payer la dîme et tous deux nous souhaitèrent bonne route dans une bonne humeur fraternelle. Paradoxalement, la fréquence émise par ces deux êtres était véritablement joyeuse et sans lourdeur ! Et forcément ! Ils étaient ce qu'ils étaient et dans la joie de l'être, puisque c'était leur nature (celle d'être des Douaniers de la Matrice par exemple) ! Je le sentais, je vibrais en accord avec leur fréquence. Nous sommes alors entrés dans notre voiture et, en deux minutes, ces deux êtres avaient disparu ! Plus aucune trace d'eux dans le parking. Volatilisés ! Ils n'étaient pas là à notre arrivée et ont disparu après notre rencontre. Nous nous sommes regardés Loris et moi, car nous étions en train de comprendre ce qui s'était passé. Nous venions de rencontrer les Douaniers de la Matrice, à qui nous avions payé la dîme pour notre passage à une autre dimension de conscience ! La pétition avait été signée puis payée sans rechigner (nous étions prêts Loris et moi) et de façon totalement bienveillante (en dehors de toute dualité de pensée), sans même en connaître le sujet (notre Être lui savait). Chose que cet Agent nous expliquera d'une simple phrase l'air très sérieux, mais que je ressentirai néanmoins non-réel dans le fond, comme ni impliqué ni concerné : "Tu comprends, c'est pour l'excision des femmes dans notre pays et ce n'est pas bien de faire ça." Nous n'aborderons pas ce sujet de l'excision, car ce n'est pas le propos ici (et ni nous ne prenons parti ni ne défendons de cause) et ce n'est pas ce qui se jouait à ce moment-là. Ce qui se passait à cet instant était juste la résolution de tout notre travail en amont.

Le Féminin, porteur de la mémoire des souffrances faites aux femmes à travers ma Guerrière - et symbolisée ici par cette pétition contre l'excision qui, rappelons-le, est exécutée par des femmes au nom du masculin ! - payait la dîme au nom de son bourreau originel, permettant ainsi à tous deux le passage à un nouveau plan de conscience. Cette symbolique nous montrait à l'évidence, que si l'origine ou le décisionnaire était bien le Masculin/mâle, cela n'avait pu s'acter que grâce à son bras armé (d'un couteau pour l'excision) : sa collaboratrice et part complémentaire, la victime elle-même : le Féminin/femelle ! Victime et bourreau sont indissociables et se reflètent, si l'un disparaît l'autre aussi. Nous ne tombons pas seuls ! Jamais ! Tout comme nous ne pouvons nous élever seul ! C'est tout un ensemble qui participe à nos chutes comme à nos envols. C'est donc ensemble que nous passerons ou non ! C'est à dire avec toutes nos parts, tous nos moi-parallèles, reconnus et unifiés. Nous ne pourrons en laisser un seul derrière ! Car nous sommes un Tout, un ensemble indivisible : "Tous pour Un et Un pour Tous" !

 

Parlons donc de cette dîme que le Féminin paya au nom du Masculin, tout en étant partie prenante ! Cet acte symbolique et de totale bienveillance ne pouvait être accompli que par le Féminin. Cette part fondamentalement Mère de la Création, qui accueille, nourrit et porte tout en son sein sans distinction. C'est Isis (le Féminin Sacré) qui, rassemblant les membres épars d'Osiris et l'enfantant, le rendra une nouvelle fois au monde, mais en Horus (le Masculin Sacré) ! Et c'est là, à ce moment-là seulement !, qu'il devient "Le-deux-fois-Né" ! Il est non pas l'Esprit fait chair (la Colombe), mais la chair consciente d'être Esprit (le Faucon) ! Et c'est justement parce que cette chair est consciente des enjeux de l'histoire, que Horus devient "le vengeur de son père Osiris". Il n'est autre que "celui qui rétablit l'équilibre". Tout comme l'archange Mickaël ou Saint Georges, il ne tue pas le Dragon (Seth ou sa propre part d'Ombre) mais le terrasse et le bat : le maîtrise et le vainc. Cela n'est possible qu'une fois sorti du jeu de la dualité, où la compréhension de l'existence des forces opposées construisant la trame de ce monde/matrice/école se fait chair, c'est à dire s'est intégrée au cœur des cellules par l'expérimentation de nos multiples morts et renaissances.

C'est cette part du grand mystère en tout être, qui est la clé de toutes les serrures de toutes les portes dans toutes les dimensions. C'est le mystère fondamental et codifié de "Cela", l'Innommable et l'Indicible, dont nous sommes les Souffles imparfaits portant le vol de la Colombe et du Faucon...

 

Par cet acte de Don total, le Féminin mit fin à l'expérience en payant la dîme (selon le Larousse : "Dans la Bible, don obligatoire fait au Temple pour l'entretien des prêtres et des lévites") du passage, réclamée par les Gardiens du Seuil de cette Matrice. Enfin, et c'est là où le jeu devient plus subtil, il y a le prix que nous allons accepter de payer et qui déterminera si le passage nous est accordé. En clair : sommes-nous totalement prêts ?

Il devra être ni trop ni pas assez. Le prix qu'il faut. Mais un tel acte étant tout sauf mental, le prix sera toujours juste, c'est à dire révélateur de notre aptitude ou non et à ce moment-là à passer à une autre dimension de conscience ou fréquence. C'est là - et nous ne l'avons intellectualisé qu'une fois fait - que les Gardiens du Seuil nous attendaient. Encore une fois. L'air de rien ! Car nous serons éprouvés (du verbe transitif "éprouver" = selon le Larousse : "Soumettre quelque chose à certaines expériences pour vérifier sa valeur, sa résistance ; mettre à l'épreuve : éprouver la résistance d'un matériau".) jusqu'au bout et la vigilance (c'est à dire la rectitude en sa fréquence) est de mise jusqu'au bout ! Rien n'est acquis, tout est voyage perpétuel ! Une fois la pétition signée, j'ai bien vu où ils tentaient de nous mener. Et bien sûr nous devions y aller. Nous devions acter ce passage jusqu'au bout, mais jusqu'à notre bout pas le leur. N'oublions pas ce qu'ils sont, toujours justes en leur rôle : des tentateurs nous reflétant !

 

Si j'avais écouté leur chant des sirènes, donner plus et plus encore, le don serait devenu vol et le passage nous aurait été refusé. Pour cette fois. Le vol ne trahissant que notre incapacité temporaire, c'est à dire le manque d'information nécessaire et intégré pour parachever l'expérience et passer à autre chose.

Payer le juste prix revenait à leur dire : 

 

"Oui nous payons le prix du Passage, car nous vous voyons, nous vous reconnaissons dans votre rôle et vous respectons dans votre entièreté. Vous êtes les Gardiens du Seuil. Vous gardez le Pont menant à l'autre rive et nous devons vous rendre votre part, payer notre écot, puisque tout travail mérite salaire et vous avez fort bien œuvré comme toujours. Mais nous ne vous paierons que ce que l'on vous doit. Vous payer moins serait une insulte. Vous payer plus serait une erreur. Par cet acte, nous mettons fin à notre collaboration présente et vous Saluons." 

 

La dîme payée fut de 5 euros bien que nous avions plus. Cette somme, actant la fin de l'expérience, nous renseignait sur ce que nous venions d'apprendre et sur le palier franchi. Nous étions en train d'incarner, par l'union de nos "contraires" (et de nos moi-parallèles), le message du 5 : chiffre d'harmonie et d'équilibre qui symbolise l'essence divine incarnée en l'homme (par l'addition de la dualité du 2 avec la divinité du 3) ou la conscience incarnée (par l'addition du 4, la Matière, avec le 1, l'Esprit).

 

Nous apprenions à être des créateurs conscients et joyeux, ce que nous confirmait la maison 5 en astrologie : maison des plaisirs, des œuvres et du jeu, maison de la créativité. Nous étions sous le signe du Lion (les Urmah, les Leo !) en cette maison de Feu gouvernée par le Soleil et la pleine Lumière, lieu où le grand Rayonnant arrose généreusement de son Feu créateur tous ceux qui ont su dépasser leurs frontières et passer Sa frontière ! Enfin, c'est l'arcane du Pape dans le Tarot, auquel nous accédons par l'addition du 2 (la Papesse) et du 3 (l'Impératrice). Somme toute, nous ne pouvons incarner ce Messager médiateur (qui a uni en lui les contraires = qui est sorti, du moins en esprit, de la dualité de la matrice) qu'après que le Féminin ait intégré ses deux pôles : la Papesse ou Isis (Gardienne du Temple de la connaissance où réside l'Être Suprême, notre Moi multidimensionnel) et l'Impératrice (qui permettra de diffuser cette connaissance/information par l'expression de sa créativité). C'est donc bien par le Féminin (en tant que fréquence) que toute chose passe avant sa manifestation en ce monde.

 

Dans son livre "La Voie du Tarot", p.163, Alexandro Jodorowsky présente cet arcane tel un médiateur qui "évolue depuis une assise complète dans la réalité du 4..." (= l'Empereur ou la maîtrise du monde matériel. Cela nous dit bien que nous n'avons pas à fuir ou à lutter contre cette matrice, mais à œuvrer en elle, avec elle et à-travers elle !) "... pour un but au-delà de sa situation. [...] Dans son action d'enseignant [...], il est réceptif vers le haut, le Ciel, et actif vers le bas, la Terre. Ce qu'il reçoit d'en haut, il le transmet au-dessous.[...] On pourrait dire qu'il représente le point de rencontre des contraires, le centre de la croix.[...] Il est donc un lieu de circulation parmi ces différents pôles, qui peuvent communiquer à travers lui." Nous terminerons notre partage par un extrait du magnifique message porté par l'arcane du Pape à travers l'incomparable plume et inspiration d'A. Jodorowsky (p.166) :

 

« Je suis avant tout médiateur de moi-même. Entre ma nature spirituelle sublime et mon humanité la plus instinctive, j'ai choisi d'être le lieu où la relation s'opère. Je suis au service de cette communication entre le bas et le haut, ma mission est d'unir les apparents opposés. Un pont n'est pas une patrie : ce n'est qu'un lieu de passage. Il permet la circulation des énergies créatrices de ce phénomène magnifiquement illusoire qu'on appelle l'existence. Ce n'est pas en m'isolant, c'est en empruntant tous les chemins que je communique la bonne nouvelle.

 

J'incarne la bénédiction : en face de moi, vous êtes en présence du mystère... Pour devenir le lieu où transite la volonté divine, j'ai appris à nettoyer de tout obstacle les sentiers de ma communication, même de mes propres traces. Je me conduis au néant pour que l'Être suprême prenne toute la place en moi. Je me conduis au mutisme pour que ce soit Lui et Lui seul qui parle. Je bannis de ma bouche tout mot qui m'appartienne, je submerge mon cœur dans la paix et l'absence de désirs pour laisser place à Son amour et j'élimine de ma volonté jusqu'à la volonté d'éliminer la volonté.

 

Il y a en moi le même ordre que dans l'univers. Je suis un vaisseau vide, sans forme, qui transporte la lumière là où le vent le pousse. Je me place entre ciel et terre, j'exhorte les habitants de l'espoir à s'élever jusqu'où il n'y a pas de limites. A tout ce qui est enraciné dans la matière ou dans l'esprit, je communique la puissance supérieure qui donne vie à ce qui est inanimé. C'est par moi que la chair monte vers l'esprit pour éclater en un feu d'artifice sublime. C'est par moi que le troupeau des énergies angéliques descend vers la froideur de la matière pour s'y dissoudre en ondes de chaleur aimante. [...]

 

Vous connaîtrez l'extase de celui qui ne parle pas en son propre nom.[...]

 

La crosse dans ma main n'est pas un instrument pour donner des ordres. Elle est le symbole de mon anéantissement joyeux. J'ai pacifié mes désirs, transformé cette meute de loups affamés en un vol d'hirondelles qui célèbrent l'aube de leurs chants. L'océan tumultueux qui agitait mon cœur, j'en ai fait un lac de lait, calme et doux comme celui qui coulait du sein de la Vierge. Quiconque est assoiffé peut venir boire à mon esprit. Je ne refuse rien à personne. Je suis la porte qui peut être ouverte par toutes les clés.

Celui qui entre dans mon âme peut avancer jusqu'à l'extrême limite de l'univers, jusqu'à la fin du temps : je suis la dernière frontière entre les mots et l'impensable. »

 

 

Bien à vous Tous,

Colombes et Faucons,

En cette Onde qui Pousse,

Unit Antilopes et Lions,

Dans l'Exaltante Joie,

 

Nita et Loris

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Commentaires : 1
  • #1

    Nina (vendredi, 16 juin 2017 10:38)

    Immense gratitude pour ce partage riche en compréhensions intégrées, empli d'une grande bienveillance et d'une magnifique poésie...belle nourriture pour mon âme ! Lire pour l'Être. Ça vibre fort et ça a résonné en moi tout autant, j'ai été très touchée.
    Merci bcp Nita (je reconnais ton énergie ;-)) et Loris.
    Bonne continuation à vous 2.
    Nina