L'expérience du ho'oponopono par Alicia-Atmaja

Témoignage laissé suite à la Question 70 - Ho'oponopono, un énième nuage de fumée ?

 

Bonjour à tous,

J'ai abondamment pratiqué ho'oponopono de la manière suivante :

 

En suivant en quelque sorte les instructions de Carlos Castaneda à qui Don Juan avait préconisé la "récapitulation", à savoir permettre aux mémoires de remonter à la surface, donc toutes les mémoires de ce que nous sommes, un vrai défi qui prend des années de travail !

 
Je n'ai pas accompli cela, mais j'ai revisité autant qu'il me fut possible, laissant apparaître les émotions, les situations difficiles, les obstacles et échecs comme les événements positifs ou jugés tels.

J'ai constaté les lignes de prédation, les peurs dictées par elles, etc... qui m'avaient amenée à vivre différents événements, et j'ai accepté de remettre en cause mes appréciations sur ma propre histoire, et à chaque fois que j'identifiais clairement ce qui était caché, alors je prononçais les paroles.

De plus, dans la conscience de vivre, dans mes cellules, ce pardon, sinon, je savais que c'était pure illusion : car un pardon se vit au tréfonds de soi.

Par ailleurs, il est la résultante d'un processus de désidentification à ce qui fut "notre" histoire avec ses imbrications et intrications multiples, et aussi de l'abandon de l'ego revendicateur et de ses jeux de rôles, de la reconnaissance de "l'autre" en tant qu'autre soi-même, autre face de soi, miroir. Eh oui, face sombre le plus souvent, donc face rejetée, occultée, noyée dans les fantasmes de pardons illusoires et mensongers.

Seule la vraie reconnaissance de l'ombre, donc OSER Y ALLER VOIR, permet de pardonner, là où il n'existe plus de lutte, plus de réaction, mais "VOIR" et accepter en humilité cela même que nous combattions avec obstination (là, je cite souvent Néo dans Matrix, combattant les innombrables agents Smith et les tentacules de la matrice !).

J'ai alors vu des situations se transformer radicalement, et revenir en amitié des personnes jugées perdues pour moi...

Pratiqué superficiellement, car je l'ai aussi expérimenté ainsi, faute de posséder le bon mode d' emploi pour descendre dans le terrier, ho'oponopono me permettait de retrouver un calme mental et un brin de sommeil car... je m'y endormais dessus !!!

En fait, il y a des verrous à faire sauter et il apparaît seulement ce que nous sommes en réalité prêts à vivre et rien de plus, les censures de la prédation fonctionnant à merveille...

Mais je ne cesserai de répéter que bien au-delà du "pardon" qui suppose de juger autrui COUPABLE, et de nous vivre comme des êtres séparés, il y a l'abandon pur et simple de ce qui n'est pas l'être essentiel, mais seulement l'apparence des jeux du petit moi centré sur ses expériences (SDS), et non sur l'esprit qui relie toute chose (guidance SDA). Autrement dit savoir discriminer l'éphémère de l'éternel, et choisir lequel nous guide... et vers quoi.

Savoir que nous sommes au-delà de ce ramassis de mémoires qui collent à notre vie et que, fondamentalement, nous ne sommes pas la somme de ces mémoires ni réductibles à elles. Cependant qu'elles font partie de nous : certes OUI ! MAIS NOUS NE SOMMES PAS ELLES !

Alors le grand nettoyage est requis et le dit pardon n'est plus qu'une simple peau que, en bon serpent, on laisse derrière soi, et qui nourrira une autre vie.

Ses indicateurs sont la libération, la force, la joie et la paix du cœur.

Bon, ceci n'est qu'une observation de certains aspects de mon propre vécu et non des concepts philosophiques...

 

Les pratiques New Age, comme le dit aussi Joel Labruyère, sont des "écrans de fumée". Elles servent à rajouter de l'ombre à l'ombre, mais offrent l'apparence trompeuse d'obtenir avec facilité un bien de plus (matérialisme spirituel forcené et SDS) et certes, ce bien là est un degré d'obscurcissement dont l 'âme ne peut faire l'économie en ce temps là de son existence où elle attire ce qu'il lui faudra un jour élucider : tous les mystères enfouis, pour se libérer des prédations et de la séparation.

Et s'envoler vers la liberté SDA.

Bien cordialement,

 

Alicia-Atmaja (inscrite au cénacle dépt.32)

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