Expérience en miroir et rencontre reptilienne - par Sylfaen

Une série de synchronicités qui débuta il y a plus d'un an aboutit finalement en septembre dernier.

Se protéger du masculin a été pour moi une ligne de conduite incontournable depuis mon jeune âge. Un père autoritaire et "abimé" par la vie, et dont j'avais peur, quelques relations avec des hommes tout autant "abimés" me poussèrent naturellement à prendre mes distances d'avec le masculin. J'ai eu peu de relations "amoureuses" jusqu"à ce jour, poussée par une grande méfiance à l’égard de la gente masculine et par ma timidité.

j'ai donc mis sous un épais tapis de déni mes responsabilités, mes peurs, mes croyances bordées d'illusions, en posture inconsciente de victime  face à ces "bourreaux". L'ignorance des réalités prédatrices œuvrant allègrement. 

 

J'avais fini par vivre seule, savourant ma solitude là où mon entourage et mes connaissances n'y projetaient que leurs peurs, développant au passage une suffisance inconsciente et l'apprentissage de l'autonomie, ne demandant de l'aide qu'en cas d'impossibilité absolue de résoudre un problème, souvent dans le domaine du bricolage. 

 

En effet, dans un contexte ouvrier aux ressources limitées, mon père, charpentier de formation, faisait tout lui-même. Enfant, spontanément, je ne perdais pas une occasion de tenir le rôle d'apprenti lorsqu'il travaillait le bois en dehors de ses heures d'usine (alter compagnon ou enfant de Maitre Jacques ?). Dans le silence de l'atelier, j'observais attentivement ses gestes, les outils qu'il utilisait, la façon d'assembler les différentes pièces de bois etc... J'étais très patiente, fascinée et j'adorais l'odeur du bois coupé, de la sciure si soyeuse, dans laquelle je plongeais mes petites mains, loin des outils "dangereux".  C'était un des "bons cotés" paternel, lui si sévère, devenant tout à coup quelqu'un d'autre : l'enseignant qui me tolérait avec lui dans son "domaine". 

A l'image de ce père, je préférais moi aussi aider les autres plutôt que moi même, et reléguais du même coup mes besoins fondamentaux au dernier rang. L'oubli de soi s'amplifiant au fur et à mesure du temps est pratique quand on a peur de se rencontrer véritablement. 

 

De fait, l'accès à la véritable connaissance n'a pas été rendue possible pendant des années. Je devais mener l'expérience jusqu'à son terme, m'égarant en chemin afin de trouver un sens à ma vie dans les méandres du new age, croire qu'avec le temps,  j'étais suffisamment aguerrie et blindée pour affronter un jour mon miroir masculin. 

 

Tardivement, en paix avec certaines de mes souffrances mais cependant encore illusionnée, je finis par n'envisager l'idée d'une relation avec un compagnon qu'axée sur le partage authentique, une communication respectueuse de nos âmes et surtout, exempte de relations sexuelles, point incontournable (j'ignorais alors la réalité de la love bite). Persuadée de ne jamais rencontrer un tel compagnon, j'y renonçais et renforçais ma solitude.

 

Armée (alter guerrière) d'une ligne de conduite et  de "principes" auxquels je ne dérogeais pratiquement jamais, je vais jusqu'au bout de l'expérience, même si je me trompe, quelque soient mes choix de vie.

 

Puis, changement de paradigme. Découverte et acceptation de la réalité transdimensionnelle.

A partir de cet instant, j'ose soulever le tapis de mon déni et accepter enfin d'arrêter de me juger. 1er palier de compréhensions brutales et sans complaisance envers mon égo. Genou à terre, tête baissée, (autre alter Templier) j'accueille l'enseignement.

Sauf que la solitude n'offre pas le miroir nécessaire pour percevoir ce qui doit être profondément mis en exergue, je m'en rends bien compte.

 

Ce miroir arriva. Rencontre avec T., mon âge, marié. Respectant mon principe de non-ingérence dans un mariage, j'appréciais toutefois l'ouverture d'esprit de T. lors de nos brefs échanges, et refoulais mon attirance envers lui (déni, quand tu me tiens !) pendant quelques mois.

Puis, T. me déclare sa forte attirance, ses sentiments à mon égard.

 

Consciente de la réalité des love-bites, et malgré mon déni, je lui expose mes principes cités plus haut. Son mariage est un obstacle à mon consentement, et ayant déjà vécu cette situation souffrante par le passé, je ne souhaite pas réitérer l'expérience. Je n'espère rien de cette forme de relation, et m'attends à ce que ce partage s'arrête là. C'est donc non. Je ne suis pas la 5ème roue de la charrette (alter sorcière amenée au bucher ?)

Sauf qu'alters et prédateurs disent oui, en masse, appuyant sur le levier de mon "attirance" envers T., dont le couple est sur le déclin.

 

L'acte sexuel ne l'attirant pas plus que moi, apparemment (à part amant), la relation s'installe dans un premier temps, consacrée à "faire" connaissance.

Très vite, le miroir agit.  Les émotions exacerbées de T. me révèlent les aspects qu'il me faut affronter, conscientiser, alchimiser : la peur du manque d'argent, le déni source d'opacité, les projections enfermantes ; y aurait il même un soupçon de bourreau-attitude ? Je me rends à l'évidence : mes vibrations portent encore en elles des traces de relations adultérines. Moi qui ait horreur des relations sans lendemain ! (alter kaskarot ?)

 

J'accepte d'aller visiter ces aspects et pressens qu'un possible karma entre nous est sur le point de se conclure.

Et le miroir opère, puissamment. 

Démantèlement (dément tellement) de programmes SDS. 

J'observe et apprends comment une love-bite s'installe, ne perdant pas de vue mes limites : ressentir l'énergie refoulée de l'un ou l'autre, les signes ou mots révélant la réalité sous-jacente. Restant en constante observation, nos échanges me fatiguent de plus en plus. De jour comme de nuit, les compréhensions fusent. Le sommeil commence à manquer.

La relation s'intensifie, les partages sont profonds pour l'un et l'autre, toujours sans relations sexuelles. T. se sent de plus en plus écartelé entre quitter son épouse et vivre avec moi, ou me quitter et souffrir, en proie à un attachement profond à l'une et l'autre.

 

Je me sens peu attachée à lui, ou serait-ce du contrôle de ma part ? Je garde en tête qu'attachement et culpabilité représentent 2 menottes (dialogue avec notre Ange n°38), et ferme la porte à mes alters qui aimeraient m'entrainer dans ce jeu. L'autonomie que j'ai acquise est fortement inscrite en moi. De  plus, la Connaissance qui commence à m'ouvrir les yeux est omniprésente.

 

J'observe le principe de non-ingérence dans les prises de décision de T. (divorce ou non ?), et fait preuve d'indulgence face à son incapacité à prendre une décision.  Jusqu'à ce qu'à mon insu, la prédation prenne le dessus et me montre ce qu'il en est de son point de vue. 

 

En effet, peu à peu, je conscientise que subtilement, mon prédateur instille de l'ingérence, utilisant le canal du silencieux respect de ma non-ingérence. Mes vibrations trahissent ce que par voie de conséquence j'exprime par des non-dits ou certaines attitudes. Malgré mon observation, j'avais dû baisser la garde un moment donné. Je ne faisais plus le poids face à mon prédateur. T. souffrait de plus en plus de pertes d'énergie et de douleurs abdominales, je m'abstenais d'intervenir de quelque manière pour le soulager. Mon corps ne m’indiquait que quelques douleurs éparses.

 

En toute transparence, je faisais part à T. de l'existence d'une possible love-bite entre nous et un bref aperçu de la réalité prédatrice, ce que j'en avais compris, et l'invitais à visiter les sites du Réseau Leo s'il le désirait pour plus d'informations. La prédation provoquera une panne internet de son pc, lui bloquant ainsi l’accès à l'information. T. ne cherchera pas à solutionner sa panne, d'autres occupations l'attendent (travail, famille). La lecture implicite de l'incident est claire. 

Je fus donc le porte-parole de mes nouvelles compréhensions à propos de la prédation et des alters, du mieux que je pouvais ; nous apprendrons ensemble.

 

Je comprendrais plus tard que ce que je prenais pour un jeu de pouvoir malsain de ma part était en fait une injonction de mon âme, celle de mettre un terme à des programmes polluants via un karma de plus en plus précis. Apprendre à ne pas tout mettre sur le dos de la prédation...

 

Ces synchronicités flagrantes ont participé à notre rencontre, ou était-ce le décor installé par nos prédateurs ? T. était metteur en scène avant son emploi actuel, "marchand de couleurs" (coups-leurres) ; sa plaque minéralogique comportait le cryptogramme de ma carte bancaire : lui dois-je quelque chose ? La marque de vêtements que j'achetais il y a quelques années comportait son prénom, une conjugaison du verbe mentir, et le mot "art" ; l'art du mensonge de T. qui m'avoua ce penchant naturel depuis son plus jeune age... enfin, le nom de son entreprise, composé de "3D", eau et bijou... Sa maman a le même prénom que je portais avant d’officialiser mon prénom actuel. J'étais tellement pressée d'obtenir mes nouveaux papiers d'identité, reçu au fur et à mesure du bon vouloir des administrations et organismes divers. Le dernier que j'ai reçu juste avant de rencontrer T. fût ma carte... grise, même couleur que ma voiture...

 

T. et moi fréquentions la même plage, avions vu les mêmes films à succès au même âge, lu les mêmes livres... Bref, la liste est longue, et à aucun moment, je ne suis tombée dans l'émotion d'un quelconque émerveillement. Je "recevais ses sms "en direct" avant mon portable, et inversement...

J'avais relevé cet extrait (je ne sais plus dans quel texte ou vidéo) :

"Dès qu'on se libère avec courage de ses processus karmiques et qu'on ose transcender ses croyances de 3D, on attire à soi toutes nos énergies sombres, non seulement celles de son égo, mais aussi celles de son Être.

C'est pourquoi l'être humain qui entame un processus d'éveil afin de reprendre sa liberté est talonné immédiatement par ces énergies en un harcèlement physique et psychique... Ces énergies visent à le mettre en mode léthargie pour qu'il ne s'éveille pas..."

 

C'est exactement ce qui s'est produit, pour chacun de nous. Douleurs physiques de plus en plus fortes pour T, larmes de plus en plus chaudes pour moi...  

J'ai aussi sentie la présence de mon Ange, sa puissance, lorsqu'à genoux, je pleurais d'épuisement, me questionnant du bien fondé de l'expérience. Mon ange "savait" que je n'étais pas en danger, même si, allongée de tout mon long ensuite, j'attendais un répit pour reprendre mon souffle. Toutes mes cellules reconnaissaient son soutien.

  

Observer les conséquences des résistances sur le corps, provoquant douleurs physiques ou émotions exacerbées, voir émerger la neutralité en dépit de l'intransigeance sans failles a été une profonde découverte pour moi. D'ailleurs, l'excès d'intransigeance dans cette discipline de clarté et de vérité n'ouvre-t-il pas parfois des canaux de prédation envers l'autre : l'abus d'autorité, la prise de pouvoir ? Et cette question, est ce un alter apeuré ou perfectionniste qui la pose ? 

Puis un jour, la reptilienne me salue. Je fais connaissance avec elle.

 

Lors d'une étreinte avec T.,  énergie reptilienne puissante me traversa physiquement. En un éclair.  Une vision intérieure tout autant qu'un ressenti clair dans ma colonne vertébrale en un mouvement ondulant, et à sa base, une queue puissante battant l'air. Sa langue caractéristique était la mienne.

(A mon arrivée dans cette nouvelle maison, je découvrais avec joie la présence d'innombrables petits lézards verts, sortant des anfractuosités des pierres pour se réchauffer aux rayons du soleil. Malgré leur taille et leur discrétion, je ne manquais jamais de les voir de loin. Lointain lien de parenté en guise de signe avant coureur...)

 

J'ai accueillie son énergie, et par précaution ? réflexe  ? lui ai demandé de rester à sa place, n'ayant pas accès à ses intentions. Elle obtempéra puis disparu de ma conscience. Immédiatement après, je sentis une panthère des neiges faire de même, dans mon corps. Autre énergie, douce et puissante elle aussi.

 

Peu de temps après, me revint qu'il y a quelques années, j'avais acheté un livre aux aquarelles remarquables dont l'histoire parle d'une panthère blanche. J'avais été interpellée : une petite orpheline parvient à la chevaucher avant une grande bataille, l'animal l'adoptant, la sauvant d'un massacre et lui apprenant son chant mystérieux. La transition sur un autre plan arriva, l'animal devenue L'Ainée céda sa place à la petite fille qui se transforma en panthère des neiges et reprit le flambeau. Son chant retentit dans toute la vallée depuis. Ce signe est majeur pour moi aujourd'hui.

 

 

extrait du livre "La Panthère Blanche" de Jackie Morris

https://www.jackiemorris.co.uk/snowleopard.htm

 

Première expérience de corporalité partagée, voire "fusionnée" ? 

 

****

 

Puis, 2 mois après notre rencontre, T. se dirigea vers une porte qu'il refusera d'ouvrir, par peur, culpabilité et attachement à ses "valeurs" et mis un terme à la relation. Il se disait au pied d'un mur infranchissable, n'était pas prêt pour le traverser.

Respectant son choix,  je m'écroulais, épuisée physiquement, non sans ressentir de la reconnaissance envers l'expérience, tant elle m'a enseignée.  

Peler un oignon,  ça pique les yeux et ça fait forcement pleurer !

 

La prédation s'est nourrie certes, mais elle m'a aussi éclairée ;  je l'accueille et depuis, dialogue plus souvent intérieurement avec elle ainsi qu'avec certains de mes alters. Parfois, ils réussissent à me rendormir, ou me soutirer une nourriture bien précise (aliments, films...). Alors, j'obtempère, en conscience cette fois, posant les limites ou fermant des portes si besoin. Il m'arrive aussi parfois de me fâcher devant l'insistance d'un alter à faire ce qu'il veut...

 

Mon corps et mon esprit apprécient exprimer ma vérité ainsi, sans honte et sans jugement.

Je pense aux femmes de ma lignée, qui comme moi n'ont pu s'exprimer, aux femmes que j'ai été dans d'autres temps, baîllonnées, aux hommes que j'ai pu être également, responsables de ce silence imposé aux femmes.

 

Je me réconcilie avec la petite fille et la jeune femme que j'ai été dans cette vie, et qui a tant souffert de ses programmes limitants. 

il y en a d'autres, c'est certain, et je compte bien les visiter. 

L'apprenti-sage continue.

 

 

Sylfaen (dépt.56)

 

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