2 - Jeux de pistes et pas de danses - par Eliane G

 

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Bonjour les Leos,

 

Après avoir lu le partage de Galline "Programmation new âge, honte et culpabilité", qui a fortement bougé quelque chose en moi, je n'ai pas réussi à dormir et me suis lancée dans une rédaction. C'est la première fois que cela m'arrive ! Ne pas réussir à fermer l'oeil de toute la nuit et être dans l'incapacité de m'arrêter d'écrire.

 

Alors c'est un peu long, mais voici : 

 

Comme je le disais dans mon premier message aux Leos (question 96 - Salaire, échange, bénévolat ?), je suis danseuse. Il y a 2 ans, je décide de porter un projet. Je ressens le besoin de m’exprimer sur mon père, Michel, ma relation à lui, il y aurait beaucoup à dire, disons simplement qu’il n’a jamais été un père pour moi, qu’on n’a jamais su trouver nos places en un sens et que j’ai toujours eu honte de lui.

 

Me rejoint dans cette aventure une comédienne prénommée CHArlotte C. Celle-ci vit également une relation avec son père des plus tendues. CHArlotte C., toujours très dans l’émotionnel me livre des textes bouleversants sur son père, pleure, hurle ses textes même !

 

Au cours des mois, mon projet dérive, je prends conscience que j’ai choisi ce père, que j’ai choisi de naître, je décide que le projet parlera de mon choix d’incarnation, de transformation, de renaissance et de responsabilité par rapport à sa propre vie.

Et quand je donne cette tournure à la pièce, CHArlotte se désolidarise en quelque sorte et se met à boycotter la création de la pièce, son prédateur me met littéralement des bâtons dans les roues. Ca devient tellement difficile de travailler avec elle que je décide de mettre un terme à notre “couple”, pour en fait, protéger mon projet. Chose qu’elle prend très mal, m’envoyant des courriers chargés de ressentiment et de colère qui provoquent chez moi de sérieuses nausées et autres parasitages, m’empêchant parfois carrément de bouger.

 

C’est à cette époque très stressante que je commence à ne plus avoir de menstruations. Je ne prête pas tellement attention au phénomène car je sais que les règles sont liées aux hormones et vu le stress que je m’inflige, je ne suis pas alertée.

 

La première représentation arrive et se passe relativement bien pour une Première. Par contre, l’accueil de CHArleroi Danses devenue entre temps Charleroi danse, sans “S”, l’institution qui me “produit” (typiquement patriarcal, CHARLES est un “homme adulte mâle” étymologiquement) n’est pas bon.
La directrice, qui provoque chez moi et ce depuis des mois, maux de ventre, transpiration, bafouillement, trouve le spectacle inintéressant, lisse. Résultat : je me sens blessée affreusement, honteuse aussi, nulle, comme une merde. Je ne veux même plus remonter sur scène ! J’ai honte du projet, je le rejète avec virulence. D’autres personnes ont pourtant bel et bien “reçu” les messages véhiculés dans la pièce, mais c’est comme si je ne parvenais pas à les entendre.

Le temps passe, je n’ai toujours pas de nouvelles de mes règles...

 

Quelques semaines plus tard, en avril, après une représentation qui s’était plutôt bien passée, à ma grande surprise, me voilà de nouveau réglée ! Elles sont très douloureuses mais peu importe, je pense alors que c’est reparti, que mon cycle est à nouveau normal. 

 

Je n'ai que 4 représentations prévues la saison prochaine et quand on me demande ce qu’il en est de la suite, je dis haut et fort que je ne tiens pas à jouer mille fois, que je m’en fous en fait de ce projet, que ce n’est pas grand chose et que je n'ai pas l'intention de me casser la tête pour convaincre des programmateurs qu’il vaut la peine d’être vu, que tout ça c’est peut-être juste pour nourrir mon ego etc.

 

Un jour, je reçois de nulle part un message sur facebook d’un mec que je ne connais pas, qui s’appelle “Maitre Hibou”. 

 

Sur internet voilà ce que je trouve : 

Maitre Hibou est un personnage apparaissant dans le dessin animé Winnie l'ourson.

Ce personnage récurrent est, comme son nom l'indique, un hibou. C'est à lui que s'adressent les différents personnages lorsqu’ils désirent un conseil.

Maître Hibou est sage et cultivé, il aime rendre service même quand le sujet sur lequel on l’interroge lui est peu connu et mal maîtrisé. Il a tendance à s'égarer dans les histoires qu'il raconte, tant et si bien que ses amis s'endorment souvent avant la fin de celles-ci.

Cet homme me dit “Merci à toi pour ce mega partage profond et touchant !” 

 

Je tique un peu... Je me dis que peut-être, ça vaut quand-même la peine de diffuser la pièce. En plus, il y a 1 an, j'en étais persuadée ! Je pensais que c’était important de partager mon vécu et mes convictions mais après m’être faite littéralement casser, broyer, anéantie par mon “producteur-géniteur” CHArleroi danse, j’avais perdu toute confiance ! Je dénigrais ma création, je l’abandonnais (exactement comme mon père a fait avec moi...).

 

Juin. Je ressens une vive douleur dans le sein droit, comme si on me rentrait des aiguilles, c’était horrible. Voila ce que dit le dico de Jacques Martel : 

Lorsque j’éprouve des maux aux seins, je dois m’interroger à savoir si j’adopte une attitude surprotectrice ou dominatrice envers mes enfants, ou ce qui représente mes enfants. Est-ce que j’ai peur ou est-ce qu’il m’est vraiment arrivé qu’on m’enlève une personne qui m’est très chère ? Je peux avoir été séparé physiquement de cette dernière ou il peut s’agir d’un bris dans mes relations personnelles où la communication ou les échanges sont inexistants.

J’ai été renié par l’un des miens et j’en souffre beaucoup.(...)

 

Après la prise conscience des deux aspects c’est-à-dire : protection de mon projet/ enfant et relation et communication inexistante avec mon père, la douleur au sein disparut comme elle était apparu. Mais les règles elles, ne réapparaissent pas.

 

Il est clair, limpide même, que les menstruations ou plutôt leur absence est elle aussi, comme pour la douleur au sein, liée au projet et à mon père (ce qui revient un peu au même), mais ça reste une information théorique et j’attends. Je ne sais pas ce que j’attends, j’attends de pouvoir délier tout ça.

 

Un jour de juin, je suis amenée à voir un spectacle d’amateurs qui m’enchante et une voix me souffle à l’oreille que je pourrais bien me diriger vers l’animation socio culturelle. Animer (“donner de la vie”, anima : le souffle, la vie) correspond bien à mon tempérament de “boute-en-train”, et en plus si c’est pour aider voire sauver des jeunes... J’imagine que mon prédateur est derrière tout ça ou en tous cas, que ça l’arrange parce qu’en 2 temps 3 mouvements, je rencontre LA personne qu’il faut (Delphine, le “valet” de la directrice du lieu) et me voilà attendue pour un entretien le 6 septembre. Il y a un poste à mi-temps à pourvoir dans une asbl pour les jeunes en décrochage scolaire appelée le SAS (excusez-moi, vous avez bien dit SAS ou SDS ?).

 

L’été arrive, lors d’un stage à Namur, je rencontre un dénommé Michel avec qui je fais la route Bxls-Namur chaque jour. Il me dit être un ancien alcoolique. Il était cuisinier-pâtissier et s’est reconverti en éducateur. Mon père s’appelle également Michel, est alcoolique et était éducateur ! Par ailleurs, c’est un très bon cuisinier lui aussi !

 

Fin juillet, grande décision, je commence l’iode. Mon ciel s’éclaircit un peu, je lis beaucoup et continue d’observer et d’écrire ce que j’observe.

Je décris aussi dans les grandes lignes, pour la première fois, ma situation sur le site du réseau et les Leos me mettent en garde par rapport aux situations de confort dans lesquelles la prédation aime nous attirer ou nous maintenir...

Et puis tout s’accélère !

 

Fin août, je me retrouve dans la ville où je suis née, à Tournai, coincée pendant une semaine à jouer “malgré moi” (mon prédateur ayant eu raison de moi encore une fois) les assistantes sociales pour un événement qui s’appelle la POMP’A PHILO ! Oui, oui, la “pompe” !!! J’y rencontre à nouveau un Michel, alcoolique lui aussi, avec lui, comme avec l’autre Michel je m’entends bien, je me veux bienveillante, je ne sais pas trop expliquer pourquoi ni en quoi.

 

Après avoir bien régalé les prédateurs avec cette fameuse pomp’à philo, je rentre chez moi à Bruxelles exténuée ! Cette nuit-là, je dors 14h de suite !

J’enchaine sur un workshop auquel je m’étais inscrite il y a 2 mois au moins, le professeur s’appelle Inaqui. Il s’agit de la forme basque d’Ignatius, rapproché de Ignus, le feu. 

 

Voilà ce que je trouve sur internet :

Par son étymologie indo-européenne, Ignace est à relier au Dieu du feu indo-aryen «Agni».

Quant à AGNI, Lucifer, le porteur de lumière ! 

(…) il apparait clairement qu'Agni était un astre du ciel avant de symboliser le feu et le sacrifice. D'ailleurs les Vedas ne nous cachent pas sa double personnalité, à la fois terrestre et céleste. Certains éléments nous laissent penser qu'il pourrait s'agir d'une forme védique de Lucifer (Vénus). Lucifer est un nom latin qui veut dire "porteur de lumière" Anton Parks Adam Genisis p 330

 

Je me dis, voilà un professeur qui devrait m’enseigner!

On travaille par 2, je tombe encore sur un Michel mais cette fois, c’est une femme : Michèle. Teint mâte, originaire d’Amérique latine et typée africaine. Elle m’écrase le pied, provocant un bleu sur un de mes orteils. Que dit le dico de Jacques Martel ?

 

Si on m’écrase un orteil, je me sens de plus en plus coincée face à une direction à prendre. “L’étau se resserre”, je veux fuir mais je sais en mon for intérieur que ce n’est pas la solution. 

 

Que cherchent-ils tous à “m’en saigner” comme dit Galline !? 

Je ne saigne toujours pas ! Quoi que quand-même, un bleu, c’est bien du sang...

 

Le lendemain en route vers le workshop, je décide tout à coup de ne pas y retourner et je m’arrête là où je suis c’est-à-dire à Matonge, le quartier africain de Bruxelles (mon père est burundais). Je trouve directement une place de parking et me rends presque “machinalement” à la fnac pour aller y chercher quelques bouquins. Aucun de ceux de ma liste n’est disponible sauf un ! Le dico de Jacques Martel, en l’ouvrant je tombe directement sur la page 355 (ce qui est quand-même super saisissant !!) et je lis : MENSTRUATIONS !

 

La supraconscience est vraiment stupéfiante,  comment est-ce possible qu’il m’arrive encore de douter...!!

 

Je lis : 

Les douleurs menstruelles peuvent être liées à la culpabilité et à la colère. (...) Si je refuse ma condition de femme, si je m’indigne de la soumission de la femme dans la société ou des règles auxquelles je dois me soumettre, si j’en veux aux hommes, à mon père ou à la figure masculine marquante quand j’étais enfant, mes règles vont être douloureuses (...)

 

Aménorrhée

Est l’absence ou la suppression des règles chez la femme. L’aménorrhée qui survient alors que je suis une femme en âge d’avoir mes règles, peut être reliée au rejet de la féminité, à un choc ou à de la culpabilité (...)

(...) je fais cesser mes règles, en refusant la vie, en décidant de cesser de procréer. Je refuse peut être de vivre ce que ma mère a déjà vécu par rapport à mon père et je refuse de servir inconsciemment de “génitrice” (...) car je me rappelle la douleur que je ressentais en voyant ma mère triste dans sa relation amoureuse. Je refuse de vivre cette expérience. Je suis en conflit avec ma créativité et mon désir de plaire (...)

 

Entre mon père, mes menstruations, mon projet/enfant, le lien est clair mais pas encore assez...

 

Nous sommes le Six Septembre (6/9 remarquons l’inversion), j’ai rdv au SAS (ce qui est également révélateur pour une claustrophobe comme moi !) pour ce fameux job à mi-temps (mon père était arbitre de football, c’est à la buvette qu’il passait ses “3ème mi-temps” avant de rentrer complètement ivre à la maison). 

Il fallait que j’y aille parce que ce n’était “pas normal” que tout se soit passé si facilement, j’avais quelque chose à y apprendre, vu que tout, ou plutôt la prédation, ou ma guidance/guidanse, m’avait menée là.

Et puis surtout pour être parfaitement honnête, mon prédateur me disait que c’était un bon plan, si je prenais ce taf (comme une taffe sur un pétard pour continuer à dormir !), au moins j’étais assurée de ne pas avoir de problème avec l’onem (office pour l’emploi belge, celui-là même qui verse les allocations), bref, le prédateur jouait comme d’habitude sur la peur du manque. 

 

En entrant je rencontre CHAntal C., la directrice. En entendant CHAntal C., moi j’entends CHArlotte C. En plus, ce sont les mêmes initiales : C. C.

CHAntal a la même énergie que la directrice de CHArleroi danse. Pas étonnant donc que face à elle aussi, je bafouille un peu, je transpire, je ne me sens pas écoutée, pas valable ni digne d’intérêt. 

Toutes les 3, les 2 directrices et Charlotte mon ex-collègue/partenaire me renvoient d’une manière ou d’une autre au PERE !

 

Je regarde la signification de CHAntal et je lis :

vient de Jeanne de Chantal, fondatrice de l'Ordre de la Visitation

 

et qu’est-ce que la Visitation :

La Visitation, c’est la visite de Marie à sa cousine Elisabeth peu après qu’elle a accepté de donner naissance à Jésus. Inspirée par l’Esprit saint, Elisabeth, enceinte de Jean Baptiste alors qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant, reconnaît en Marie "la mère de son Seigneur".

La visite de Marie à sa cousine ELIsabeth je m’appelle Eliane et tout le monde m’appelle ELI depuis toujours. 

Elisabeth était considérée comme stérile, c’est-à-dire qu’elle n’avait pas ou plus de menstruation !!! 

 

Pendant l’entretien, je joue le jeu (le “je”) ! Et bien sûr, le prédateur ne me lâche pas ! Alors même si “l’étau se resserre”, c’est super difficile, là, en face d’elles, de dire : “Excusez-moi, y’a erreur, je dois y aller !”

 

Comme par hasard elles me disent en me parlant du poste, qu’il va falloir parfois que je joue les assistantes sociales avec les jeunes ! Il ne m’en fallait pas plus pour savoir que c’était sûr, je n’allais pas prendre le job !, puisque je ne souhaite pas être assistante sociale moi !!

Sauf que c’était sans compter sur mon cher prédateur qui m’a fait galérer pendant toute une après-midi ! 

 

CHAntal et son assistante m’explique que le seul hic est que je suis trop qualifiée. Elles ne peuvent pas engagée quelqu’un qui a un master. (L’anglicisme “Master” signifie en multimédia : matrice originale. C’est donc grâce à la “matrice originale” que je ne vais pas pouvoir avoir le job ! Ouf pensais-je ! Je n’ai même pas à me responsabiliser ! Et à prendre la décision/décission de ne pas accepter le job.)

 

Mais, vu ce léger hic, elles me proposent de modifier moi-même mon diplôme dans mon dossier Actiris afin de contourner et ainsi quand-même pouvoir m’engager ! CHAntal me dit en sortant : “la balle est dans ton camps !” Et merde ! 

 

Et comme le prédateur ne me lâche toujours pas, quand je rentre à la maison, j'appelle Actiris ! Ma conseillère qui s’appelle Fatima, dont l’étymologie est “qui vient d’être sevré”, me dit rapidement : “Non c’est impossible de changer ton dossier !” 

Moi : “Super! Voilà mon excuse !” Encore une fois je ne décide pas, je ne me responsabilise pas ! 

 

Aussi dingue que ça puisse paraître, je ne parvenais pas à dire tout simplement : NON MERCI JE NE VEUX PAS DU JOB.

Donc, ça continue !

 

Je rappelle l’assistante de CHAntal, et lui explique que ça ne va pas être possible de changer mon master en graduat.

Elle me répond qu’elle a une autre solution pour m’engager !!!

 

Moi, toujours incapable de me dépêtrer, j’écoute son autre solution puis appelle une autre de mes conseillères pour en parler. Son nom : Erika. Ce prénom signifie “souveraine”.

Et c’est bien de cela dont il s’agit n’est-ce pas ? Reprendre ma souveraineté et me sevrer, me libérer, retrouver mon autonomie !

Erika non plus ne m’apporte pas la réponse derrière laquelle je peux me cacher pour échapper à ma responsabilité.

 

Je me dis ok, là c’est clair : ma guidance veut absolument que je me responsabilise et que je fasse le choix conscient de ne pas prendre ce job qui ne correspond pas à la voie SDA sur laquelle j'essaye de m’engager.

Je prends enfin mon téléphone et en informe l’assistante de CHAntal.

 

Quand je raccroche, j’ai peur, je ne sais pas quoi penser, je ne me sens pas particulièrement soulagée... et mon agenda, tout vide, me donne le vertige.

Mais je repense à ma guidance et me rappelle que je peux lui faire confiance, elle ne m’a jamais laissée tomber !!

 

Je reprends le travail, c’est-à-dire la relecture du dialogue 44 de Sand et Jenaël dans lequel quelque chose me fait à nouveau tiquer : elle y raconte les occurences du “C” et du “S”.

 

Dans ma propre bulle de perception, je perçois pas mal de “C” aussi, quant à la disparition du “S” de Charleroi danse, elle doit bien cacher quelque chose, en tout cas c’est ce que je préssens.

 

Je lis :

(..) Lorsqu'on inverse le "C" et on l'associe à lui-même, il devient le "S" de Marseille, de Sand et de Stéphane (prénom de son mari).

Elle nous précisa aussi que le "S", 19ème lettre de l'alphabet, représente le "S" de Serpent (l'Amasutum) ; 1 l'alpha et 9 l'oméga. Et lorsqu'on relève la boucle inférieure du "S", on produit un "C" inversé, qui placé face au "C", devient le "O" : un anneau symbolisant le cycle, le ouroboros, le serpent qui se mord la queue, un cycle qui se termine.

 

Fin de cycle... cycle… de menstruations j’imagine ?!

Le cycle menstruel est réalisé par l'intervention de plusieurs facteurs neurohormonaux qui se reproduisent avec une périodicité régulière. L'ensemble de ces phénomènes est en général silencieux, et la seule manifestation apparente du cycle est l'hémorragie menstruelle (les règles) qui le termine.

 

En même temps que ma lecture je reçois 2 mails :

- Le premier concernant mon dossier de promotion de mon projet (promouvoir voulant dire “bouger/circuler vers l’avant”) dans lequel une amie qui l’a relu me trouve “trop dans l’émotionnel”.

Je trouve cela très étonnant, ce ne serait pas plutôt l’inverse ? Dans tous les cas, elle attire mon attention sur “l’émotionnel”. 

 

- le deuxième mail est une newsletter de CHArleroi danse, mon producteur-géniteur. A sa vue, mon coeur se serre, j’ai mal au ventre. Clignote dans plusieurs couleurs le mot “danse” sans le fameux “S” donc.

Le “S” a disparu, la partie du bas s’est retournée ou “inversée” pour former le O, le cycle dont parlait Sand ?

 

Je laisse ça en suspens et pars visiter ma cousine du côté de mon père comme c’était prévu. Arrivée devant chez elle, un CHAt noir se pointe, s’arrête devant moi à un mètre, me fixe, met ses oreilles en arrière, je lui dis “on se connait ?” et il s’en va, me laissant pantoise !

 

De retour chez moi, je découvre le témoignage magnifique de Galline et comme on dit “ Et la lumière fut !” Rarement je ne m’étais sentie résonner à ce point avec ce que je lisais. Les larmes coulaient toutes seules.

 

En lisant le dialogue 44 quelques heures plus tôt, j’avais été particulièrement interpelée par les mots de Sand décrivant “l’état” de libération émotionnelle. Et donc en lisant Galline, je me suis vue ! 

En effet, chez moi aussi tout reste au niveau du mental ! Je retiens mes larmes, sanglots, hurlements, je retiens mes menstruations ! 

 

Je décrypte des choses certes mais ne m’autorise ni la colère, ni rien du tout, je ne laisse décidément rien sortir qui soit trop “dérangeant” pour mon prédateur. J’ai “appris” à sélectionner ce qu’il valait soi-disant (mais quel “soi” ??) mieux laisser enfoui.

 

Le “hasard” fait que demain je suis invitée par ma nièce qui vit à Tournai encore pour quelques jours, à venir fêter ses 18 ans.

Je vais donc pouvoir voir mon père et peut-être avoir une discussion...

Et le “hasard” fait que ma nièce s’appelle Carla avec un “C” et que c’est bien la fin d’un cycle : à 18 ans, elle quitte le nid famillial.

 

Merci Galline, et Merci à tous les Leos.

Les mots me manquent pour vous dire à quel point je vous suis reconnaissante pour tout ce que vous mettez en oeuvre !

 

Eliane Gakobwa (mon prénom en entier, trop souvent amputé de sa partie burundaise)

(Inscrite au cénacle - Bruxelles)

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Commentaires: 1
  • #1

    Galline (mardi, 03 octobre 2017 09:04)

    Bonjour Eliane Merci de ton partage. Je ris de joie de cette belle complémentarité de compréhension car c'est moi aujourd'hui qui est aidée par ton témoignage. Je n'ai plus mes règles et je dois aller vers le masculin, le "père", le directeur de l'école où je donne des cours. Il est temps pour moi d'oser lui dire non à cet emploi de programmatrice de matrice (enseignante en marketing). Ton témoignage renforce ma force léonine d'oser dire sans crainte (de mourir selon mes mémoires ou de ne plus manger !) Merci Galline