Introduction
J’ai eu envie de vous écrire tout le printemps, le texte sur les prénoms a mûri petit à petit dans ma tête. Mais l’écriture pour moi c’est comme la lecture. Je n’arrive à lire qu’un seul livre à la fois, je n’écris qu’un seul texte à la fois. J’ai commencé par l’autre texte beaucoup moins drôle et beaucoup moins intéressant à écrire. La retranscription de notre procès où l’on nous accuse d’instruire nos filles à la maison sans autorisation. Nous ne vivons pas du tout cela comme un combat, mais bon… quand on est convoqué au tribunal, il faut bien y aller. Nous y sommes donc allé sans convictions aucunes et effectivement on aurait pu “gueuler dans le cul d’un poney” cela aurait eu le même effet. Le tribunal, c’était pour moi une première, j’ai vraiment eu l’impression d’entrer dans l’antre du mal, c’était hyper malsain. Gregori lui, a eu la joie à l’âge de 10 ans de faire la connaissance avec toutes ces marionnettes au divorce de ses parents. Cet intermède est loin d’être fini, on a un nouveau rendez-vous cette fois avec les filles (6 ans toutes les deux ) devant le juge des enfants le 25 septembre. On est jouasse ..... !!
Bref, libérée de ce fardeau à sortir de mon corps, j’ai pu passer à autre chose. J’ai mis du temps à m’y mettre. Au printemps nous avons été malade tous les quatre pendant plus d’un mois et j’ai eu un retard considérable à rattraper au jardin. J’essaie de lâcher prise, de ne pas me mettre la pression, mais je n’y arrive pas....mais bon c’est encore un autre sujet. En revenant de chez des “ ex-amis", les filles ont absolument voulu regarder le dessin animé “pat patrouille”. Mon seul commentaire serait beurkkkkkkk, mais bon j’ai lâché prise !! Et dans ce dessin animé, un des personnages s’appelle Katie. Les filles, comme à leur habitude, s’inventent des jeux et des histoires avec ce qu’elles ont vu. J’ai donc passé tout l’été avec des katie par ci et par là .... et en plus ça les fait rire !! C’était histoire de ma rappeler qu’il va vraiment falloir se mettre à écrire, et donc voilà ce fameux texte.
Je l’ai raccourci sinon le texte ferai 150 pages.... Et je ne pourrai l’envoyer que dans un an. Il y aura donc sûrement d’autres textes. Certains sujets me démangent les neurones et les doigts :
- Toutes les synchronicités que je découvre
- Comment retrouver sa famille d’âme et comment savoir si ce sont les personnes avec qui nous pouvons “travailler”
- Le réveil a sonné plusieurs fois et même une fois réveillée j’ai eu besoin d’une dernière sonnerie en toute conscience.
- Le lâcher prise, ma plus grosse difficulté
- Comment trouver l’équilibre
- Evolution du potager, jardin forêt en fonction de l’évolution de l’alimentation.
Il y a tellement de choses dont j’aimerai parler. Comment font les gens pour ne pas se poser de questions ?? Ben ce ne sont pas des gens ..... avec Gregori cela fait longtemps que l’on se questionne sur ses corps sans âme. Juste l’appellation a évolué dans notre discours. Au début, on disait les moutons, puis les zombis et maintenant on les appelle les PNJ !!!
L’histoire de mon prénom :
Pendant très longtemps j’ai souffert de cette simple question : “c’est à quel nom ?” Quand je me présentais à de nouvelles personnes et qu’elles me faisaient répéter, cela m’exaspérait. “c’est de quelle origine ? “Et voilà que je dois encore raconter mon histoire… une illusion d’amour familial !! Les professeurs déformaient systématiquement mon prénom, à l’époque les originalités étaient très rares. J’ai eu le droit à Catherine, Katia et le pompon du pompon, Anne-Katy. D’environ 14 ans à 38 ans j’en voulais à ma mère à chaque fois que mon prénom était évoqué. D’années en années j’en souffrais de moins en moins, je simplifiais la réponse. Et voilà qu’aujourd’hui j’en souris, j’en parle avec aisance, j’écris cette fameuse histoire. Merci à toute l’équipe des Leos de m’avoir fait comprendre tant de choses, de m’avoir donné le courage et l’envie d’écrire aujourd’hui.
Mais revenons au commencement. J’ai grandi avec le prénom “Katiane”. Ce n’était pas un surnom, je n’ai jamais eu de surnoms. Mes parents n’étaient pas du tout des affectifs, ..... pas de calins, pas de tendresse, pas de surnoms !! A la maternelle, quand j’ai appris à écrire mon prénom c’était “Katiane”, sur tous mes vêtements c’était “Katiane”. Même ma grand-mère paternelle m’avait brodé un “Katiane” sur une serviette éponge. Aucun doute pour moi sur l’histoire que ma mère m’avait racontée, très fière d’elle d’avoir donné à sa fille un prénom original. Elle pouvait se la péter. Katiane était le prénom d’une amie brésilienne de mes parents, amie que je n’ai jamais vue et dont je ne sais rien du tout, juste que j’ai le même prénom. Du coup, j’avais toujours l’impression de passer pour une quiche quand les gens me demandaient l’origine du prénom : brésilienne. Tout l’inverse de mon physique… 100% ch’timi !! Pendant toute l’école primaire je me traine ce prénom avec tous les boulets qui vont avec.
Puis en plein milieu du collège, peut être vers mes 14 ans, une première surprise s’impose à moi. Pour un voyage scolaire en Espagne, il me fallait une pièce d’identité. Pièce qui jusque là ne m’avait jamais été présentée. Et voilà que je découvre avec stupéfaction que je ne m’appelle pas “Katiane” mais “Katy-Anne”. Mais vous auriez pu m’en parler avant “ Ma mère : “ce n’est pas si important, quel cinéma tu fais pour si peu”. Il se trouve que “Katiane” n’était pas autorisé à ma naissance, car cela n’était pas français. Du coup, mes parents l’ont francisé. Super, maintenant tout le monde me pose des questions au collège. J’avais besoin de cela pour me faire remarquer, moi qui étais déjà bien assez différente des autres. Durant tout le reste de mes études je jongle avec les deux écritures de prénom.
J’abandonne progressivement le “Katiane” que je garde pour mes amis proches et les dessins. Le “Katy-anne” est là pour les cours et examens, la banque et la carte de sécu. Tiens c’est bizarre, sur ma carte bancaire et ma carte de sécu, seulement “Katy” est noté. Réponse de ma mère: “oui c’est normal, c’est sûrement par manque de place”. Ben voyons. A chaque carte de fidélité, chaque rendez-vous de santé, je ne sais plus quelle écriture j’ai utilisé. J'ai toujours l’impression de passer pour une quiche ne sachant pas écrire son prénom.
Je ne sais pas qui je suis, je me cherche. Et effectivement dans la vie, je me sens perdue, je passe à côté du chemin. Je loupe l’essentiel et cela traine jusqu’à mes 29 ans. Quand soudain, bim bam boum les choses s’enchainent. En l’espace de trois mois, je divorce, mon père de sang décède, je démissionne et déménage. Petit rendez-vous sympathique chez le notaire pour découvrir notre héritage, 150 000 euros… de dettes !! Et petit jackpot en plus, le notaire me prend de haut et m’envoie paitre quand je le reprends en rectifiant mon prénom : “non, non, je vous assure je m’appelle Katy-anne. Ah ben finalement je découvre à l’âge de 29 ans mon véritable prénom qui est “Katy” !!!!!! “Anne” est mon deuxième prénom… Je vérifie sur mon acte de naissance et là je vois bien une virgule et non pas un trait d’union. Comment j’ai fait pour ne pas m’en apercevoir avant, c’est fou. Je pose la question à ma mère. “Non tu t’appelles bien Katy-Anne avec un trait d’union. “Mais regardes sur l’acte de naissance. “Ah oui c’est bizarre, c’est ton père qui a dû se tromper en l’écrivant sur l’acte”. Super, ça ne va pas être pratique là pour lui poser la question. Je n’imaginais pas vraiment à l’époque pouvoir communiquer avec les morts.
Aujourd’hui j’ai la certitude de l’existence du monde invisible, mais je suis complètement incapable de communiquer avec lui. Je n’étais déjà pas capable de communiquer avec lui à l’époque. Et même si je pouvais lui poser cette question : “quel prénom, lui, il avait choisi”, je n’ai plus besoin d’avoir cette réponse. Je m’en tape joyeusement le cul par terre !!!!! A partir de 29 ans je n’utilise plus que l’écriture “Katy-Anne” partout. Comme cela pas de boulettes devant les secrétaires et les vendeuses. Je garde seulement “Katiane” pour ma boite mail que j’avoue j’ai eu la flemme de changer. A moins que cela ne soit nostalgique. A la rencontre de Gregori, lui ne m’appelle jamais par mon prénom, mais par des petits surnoms. Quand il me présente à des connaissances, il dit “Katy”. Il me demande si cela ne me dérange pas. Finalement je m’y habitue, ça me plait. Je lui demande quel prénom il préfère et s’il aime ce prénom. Il me répond qu’aucune de ses (nombreuses) ex ne s’appelle comme ça, donc tout va bien. Je lui réponds par la même phrase, aucun de mes (nombreux) ex ne s’appelle Gregori. Match nul, dualité, dualité…
Les simples phrases d’un psy m’ont permis de mettre un terme à ce conflit intérieur existentiel. “tout dépend de la manière dont vous prenez la chose” et “c’est à vous de choisir quel prénom vous voulez utiliser, peu importe si c’est le vrai ou un surnom”. Je jongle entre “Katy” pour les nouvelles connaissances et “Katy-Anne” pour mes anciens collègues de boulot et amies au téléphone et… aussi la famille !!
A 38 ans, l’arrivée de nos deux tornades fait pas mal de ménage dans la famille et les amis. Ben non là vraiment on n'est pas disponible !!!!! Avec l’allaitement double, j’entre littéralement en hibernation. Plus du tout d’utilisation de prénom. Ni Katy ni Katy-Anne, je suis juste une maman en mode zombie. Autant vous dire que pour nous le “couillonavirus” n’a pas changé grand chose dans notre quotidien. Ah si mince plus possible d’acheter les super bonnes pommes du producteur local car le marché extérieur est fermé, seuls les revendeurs du marché “couvert “ est autorisé !!!!! “Fuyez pauvres fous”. Quand on vit le quotidien en mode “survie”, cela simplifie beaucoup de choses. Je ne me prends plus du tout la tête avec cette histoire de prénoms. On déménage des Hautes-pyrénées pour le Pays basque, où l’on vit des aventures dignes d’un thriller. On redéménage direction le Cantal. À partir de là et jusqu’à aujourd’hui, pour tout le monde je suis “Katy” point barre. “Katy-Anne” est partie dans les oubliettes et “Katiane” est juste restée pour ma boite mail et ma meilleure amie d’enfance.
Signification des prénoms “katy” et “anne”
Les textes ne sont pas de moi, c’est juste recopié de deux sites internet.
KATY
Le prénom Katy est généralement utilisé comme diminutif du prénom Katherine. Dans la tradition anglo-saxonne, Katy est souvent associée au terme "pure" ou "chaste", qui fait référence à la vertu et à l'intégrité. D'autre part, dans la tradition grecque, Katy peut dériver du mot "katharos", qui signifie "pur" ou "clair".
Les personnes portant ce prénom sont souvent décrites comme étant pleines d'énergie, créatives et communicatives. Elles sont appréciées pour leur joie de vivre et leur sens du partage. Elles sont souvent associées à des personnes dynamiques et lumineuses.
Si elles aiment le contact, la communication et recherchent le monde, elles ont aussi besoin de solitude pour se retrouver et faire le point. Ainsi, elles apparaîtront épicuriennes, désireuses de prendre du bon temps et de s'amuser, dépensant sans compter puis franchement plus austères, thésaurisant en pensant à l'avenir. Attirées par le changement et la nouveauté, elles seront aussi sensibles à la sécurité et au confort, et rechercheront parfois la routine. Elles ont tendance à intérioriser leurs sentiments et parleront beaucoup plus facilement du dernier film qui vient de sortir que de leur jardin secret, ce qui les fera passer bien souvent pour des femmes insensibles et hautaines. Elles ont le sens du devoir et des responsabilités, se montrent capables de volonté, d'activité et de courage. Mais il peut leur arriver d'être prises en flagrant délit d'infidélité à leurs grands principes et à leur moralité...
Les katy sont assez matérialistes, sensibles au statut social ainsi qu'aux signes extérieurs de richesse, l'argent leur permettant d'assouvir leurs désirs de luxe ou de coquetterie. Elles tendent d'ailleurs souvent à vivre au-dessus de leurs moyens. Elles aiment aussi diriger et commander et c'est souvent dans leur vie sentimentale qu'elles exercent leur pouvoir. Plutôt terre à terre que sentimentales, elles recherchent la stabilité et la sécurité chez leur futur compagnon et seront plus sensibles au fait que celui-ci assume largement les charges financières qu'à un bouquet de fleurs...
Les katy auront souvent besoin d'une activité professionnelle pour se motiver et s'investir. Ainsi, elles pencheront vers des professions en rapport avec la finance, le commerce, la gestion ou l'économie, les hauts postes dans l'Administration, l'enseignement ou des professions où l'expression orale ou écrite est importante, des professions créatives, des professions liées à la terre, à la nature ou aux animaux...
Autres adjectifs :
- Générosité, bienveillance, offrir son aide
- Ouverte d’esprit, tolérance, patiente
- Curieuse, avide connaissances
- Passionnée
- S'adapte à toute situation
- Se surpasser, sérieuse, travailleuse
- Moralisante
- Réservée, méfiante, prudente
- Nerveuse, inquiète
- Impatiente, irritable
- Difficile à comprendre
- De nature double
ANNE
Le prénom Anne est d'origine hébraïque. Il vient du prénom Hannah qui signifie "grâce" ou "miséricorde".
Fières et racées les Anne en imposent par la distance qu'elles mettent entre elles et les autres. Cela est souvent pris pour de la froideur ou de l'orgueil, mais ne s'agit-il pas plutôt pour elles avant tout de se préserver ? En effet, elles sont inquiètes, méfiantes, introverties et demeurent secrètes et réservées, d'où ce côté énigmatique qui leur sied si bien... Curieuses et intuitives, elles sont particulièrement perspicaces, possèdent une vision fine des êtres et des choses, sont plus habiles à percevoir et à deviner les autres qu'à se faire comprendre par eux. D'ailleurs, ne préfèrent-elles pas tirer les ficelles en étant celles qui manipulent, décident et agissent ? Volontaires, et autoritaires, elles manquent de souplesse et de tolérance, et imposent d'une certaine manière leurs vues et leurs idées, puisque de toute façon elles sont les meilleures...
Peu sociables, égocentriques, elles sont sélectives et préfèrent rester seules plutôt que d'être mal accompagnées. Elles se sentent souvent différentes des autres, plus ou moins originales, voire marginales, et ne suivent pas toujours des voies traditionnelles. Elles sont aussi courageuses, actives et dynamiques tout en restant réfléchies et prudentes. Tout passe par le crible de leur raison et sans doute manquent elles de spontanéité. Leurs choix sont guidés par leurs affinités spirituelles ou intellectuelles. Elles peuvent manifester une tendance au scepticisme et arborer un sourire ironique au coin des lèvres, mais peuvent à l'inverse se passionner pour le mysticisme ou l'irrationnel, domaines d'investigation dans lesquels elles peuvent exceller.
Les Anne recherchent l'harmonie, la tranquillité ainsi qu'une certaine authenticité. Eprises de perfection, elles sont souvent méticuleuses ou même maniaques, et supportent mal la médiocrité et la vulgarité. Elles apprécient le travail bien fait et sont les premières à recommencer si le résultat n'est pas parfait. Elles possèdent en outre l'instinct de la qualité. Sensibles à l'esthétique, elles ne sont indifférentes ni à l'art ni au confort. La vie sentimentale est importante à leurs yeux, trop importante sans doute, car elles ne pardonnent rien à l'élu de leur cœur qui devra être parfait. Voilà pourquoi la solitude leur est un climat familier... mais n'y seraient-elles pas pour quelque chose ?
Elles peuvent rejoindre une entreprise familiale. Sinon, elles seront tentées par les professions artistiques ou esthétiques, celles en liaison avec la restauration, la cuisine, les commerces alimentaires, l'hygiène, la précision..., en rapport avec la mode, les activités d'avant-garde ou les dernières techniques nouvelles, des professions libérales en liaison avec la psychologie ou l'ésotérisme, le domaine médical ou paramédical...
Autres adjectifs :
- Gentillesse, empathie
- Prudence, timidité
- Loyauté, sincère
- Douce, attentionée
- À l’écoute, soutien les autres
- Réfléchie, intelligente
Analyse du texte sur les significations de prénoms
La signification du prénom Katy est presque une description de ma personnalité. Quelques adjectifs sont quand même loin de me représenter. Cela est du à tout ce que j’ai vécu durant mon enfance. Je vais décrire quelques différences et quelques similitudes. Tous les adjectifs dont je ne parle pas font bien parti de ma personnalité.
Pour le terme “chaste” cela ne correspond pas vraiment à ma jeunesse. J’étais plutôt sex, drog and rock’n’roll !! Vers mes 35 ou 36 ans j’ai lu un livre pour m’aider à travailler sur mes blessures : “ces mères qui ne savent pas aimer”. Il y est expliqué que lorsque l’on manque d’amour durant son enfance, on a très souvent une adolescence qui se tourne excessivement vers l’alcool, la drogue et le sexe. Je n’ai jamais été dans l’excès, je pense avoir été sauvée par mon appel de la nature et par plusieurs “anges gardiens”. Parmi eux, ma meilleure amie qui m’a littéralement gardée la tête hors de l’eau pendant les années décisives. Un jour elle m’a carrément dit “je ne sais pas comment tu as fait pour survivre à tout cela, tu aurais pu finir prostituée et junkie à Madrid” !!!!!! “Mais grâce à toi ma belle”. Une fois casée, je me suis largement assagie, étant pleinement dévouée à ceux que j’aime, un peu trop d’ailleurs. Et aujourd’hui j’ai vraiment trouvé mon “âme sœur”. Un pilier bancal collé à un autre pilier bancal. On s’est solidifié et élevé ensemble. Avec toutes les attaques que l’on a vécu, on se sent indestructibles, prêts à survivre à tout, même si les attaques continuent encore et encore…
Par contre, le mot “pur” me correspond pleinement dans le sens “bisounours”. Je n’ai reçu aucune éducation religieuse avec des parents devenus pleinement athés. Enfant, j’étais une “sainte”, toujours prête à donner ou à aider, trop, de manière excessive. Au collège on me qualifiait méchamment de “soeur Marie Thérèse” et aussi d’OCNI : objet collant non identifié. J’ai grandi en étant persuadée qu’il était vraiment très important de donner, de tout faire pour aider les autres. Je me faisais des scénarios où je sauvais les autres. J’étais persuadée d’être sur le bon chemin, le chemin de la lumière. Une amie me demandait un coup de main, je fonçais. Ma mère a largement abusé de ma gentillesse et de ma générosité : moralement, physiquement et financièrement !!!! Il m’a fallu beaucoup de “claques” pour me détacher définitivement de son venin.
Vers mes 23 ou 24 ans, j’étais bénévole au resto du coeur. J’étais de loin la plus jeune de toute l’équipe. À l’époque, j’aurais été prête à tout donner si mon ex ne m’avait pas freinée. Il a essayé de m’ouvrir les yeux sans y parvenir. J’ai gardé ce côté bisounours jusqu’à aujourd’hui et même là en y réfléchissant bien, j’ai dû mal à m’en détacher. Mais au moins j’en ai conscience. Encore un long travail m’attend.
J’ai compris tellement de choses grâce à tous les témoignages du réseauleo. J’avais conscience d’être différente des autres et d’être un peu trop bisounours. Avant, je m’étais cela sur le fait de vouloir rattraper le côté obscur. Mais je me trompais d’obscurité. Je pensais me racheter de mes petites erreurs de jeunesse. Mais tout le monde ou presque a vécu une jeunesse plus ou moins tumultueuse. Alors pourquoi m’obstiner, m’acharner dans la lumière. Je pensais ensuite en analysant la situation à essayer de contrebalancer tout le côté obscur de mon père de sang. En imageant un peu, mon père c’était Dark Vador. Il a littéralement basculé du côté obscur tout le long de sa vie. Mais la toute petite étincelle de lumière qui restait au fond de lui a ressurgit juste avant sa mort. Mais là aussi j’étais totalement à côté de la plaque. Je sais aujourd’hui que c’est ma propre obscurité que j’essaie de rattraper. Pas mes petites déviances de jeunesse, non. Une obscurité bien plus profonde, bien plus morbide. J’ai des remontées de mémoires de plusieurs vies antérieures. Une vie de guerrier où je défonçais des corps à coups de marteaux et de haches. Et d’autres remontées encore plus noires, dont je n’ose pas encore décrire ce qui remonte tellement cela me fait vomir.
Un autre adjectif ne me correspondait pas du tout quand j’étais plus jeune. C’est le côté “coquette” des Katy. Je m’assume telle que je suis aujourd’hui, mais je me néglige encore un peu, je dois faire un effort pour y penser. Je dois lutter pour prendre du temps pour moi, pour m’occuper de mon apparence, et de mon intérieur aussi… Quand j’étais adolescente, ce n’était pas une histoire de trouver du temps pour moi, c’était une négligence volontaire. Au collège je m’enlaidissais. J’étais persuadée d’être la plus moche de la planète, que personne ne voudrait jamais de moi. Les critiques et rabaissements permanents de mes parents m’engluaient dans un rôle de victime, de laide, de nulle. C’est le regard des garçons et les compliments de mes petits copains au lycée qui m’ont guéri un peu de cette victimisation. Je me sentais presque normale et faisais un peu plus attention à mon apparence. Mais j’avais encore besoin de travailler ce rôle de victime.
Je me suis mariée avec une personne qui avait un grand contrôle mental sur moi. Il m’empêchait d’être moi-même, d’être heureuse. Je m’enlaidissais pour sortir pour que personne ne me regarde. Il m’empêchait de manger, comme le faisait autrefois ma mère. Je n’étais pourtant pas bien grosse, pas anorexique non plus car j’aime manger. Ma mère m’empêchait de me nourrir à ma faim. Dans son rôle obsessionnelle de jalouse, elle ne voulait pas que mon corps se transforme en femme. Elle se moquait quotidiennement de mon physique et de mes seins minuscules qui ne grossiraient jamais. Quand adolescente mon appétit vorace me réclamait une deuxième assiette, elle me l’interdisait me répétant “arrêtes de manger tu vas finir aussi grosse que ton père”. Il pesait 130 kg. J’aurais pu finir anorexique… C’est sûr avec mes 50 kg tout mouillé, j’étais super grosse… pour 1m74…!!
Tout le long de mes études je m’éloigne progressivement de mes parents et prends un peu de poids. Lorsque j’étais avec mon ex-mari, je devais peser environ entre 55 et 60 kg. Ce qui reste largement raisonnable. Mais lui non plus ne voulait pas que je grossisse. Il était très jaloux et ne voulait pas que mon corps s’arrondisse de trop, se féminise de trop, pour que les autres hommes ne me regardent pas. L’histoire se répète. Il m’a fallu plusieurs années et beaucoup de travail pour réussir à accepter mon corps tel qu’il est.
La description qui me correspond le moins, c’est matérialiste et sensible au statut social. Simplement parce que je veux être tout l’inverse de mes parents. Ils sont (était pour mon père) hyper matérialistes et sensibles au statut social. Mon père était médecin généraliste, il était obsédé par le pouvoir et l’argent. Il a fini sa vie dans une spirale démoniaque de possessions. Ma mère, aide-soignante, voulait le statut de “femme de médecin” et l’argent qui va avec. Ce rôle lui a glissé entre les doigts quand je suis apparue dans son ventre. Aujourd’hui, elle court toujours après l’argent, vivant en permanence au-dessus de ses moyens et s’éloignant des personnes “pauvres” !!!! Moi, à l’extrême opposé, j’ai essayé de créer une vie “sans argent”. On a cru avec Gregori à cette utopie de ferme autonome. Mais cela reste illusoire, on s’y est littéralement perdu. Maintenant on fait des pas en avant, des pas en arrière… on cherche notre chemin. Mais non, matérialiste jamais !! On est les rois de la récup. Et voilà que “les dialogues avec mon ange” me balaient encore des croyances. Et si finalement j’étais quand même matérialiste ?? On a eu besoin de 8 allez retours en camion pour transbahuter tout notre bardat !! Et tous les livres de plusieurs générations que je veux absolument garder… les meubles de famille… les tableaux… les albums… et toute la récup qui peut toujours servir… Toutes ces choses auxquelles je m’attache, rien de valeurs financières, juste du sentimental. Mais c’est tout de même du matériel ! Allé, gros travail de tri en perspective : promis, je ne vais garder que l’essentiel. Impossible, je trouve toujours autre chose de prioritaire. Ce n’est pas difficile sur une ferme en quête d’autonomie d’être toujours débordé. Et bien le tri s’est fait tout seul. Merci à l’immense colonie de souris qui a mangé et pollué tous nos cartons en attente dans le hangar. La maison est trop petite pour tout notre “matériel”. Nous trions ce qui peut être encore sauvé… ouf les tableaux de mon père de coeur sont intact. Les tableaux et les albums photos… sont les deux choses que je ne m’imagine pas réussir à m’en éloigner.
Juste avant de rencontrer Gregori, j’ai croisé le chemin d’une personne obscure aux signes extérieurs de richesse un peu trop apparents. Beaucoup à ma place aurait sauté sur l’occasion d’un avenir stable et sécurisant. Il pensait m’impressionner avec sa grosse voiture, sa grosse maison, son resto de luxe “prout prout”. Quelle belle erreur !! Je lui ai ouvertement dit que je recherchais plus de simplicité. Intérieurement je me suis dit qu’il “puait le fric”. Et bim “on” m’envoie Grégori, qui est tout l’inverse : grande richesse intérieure, compte bancaire à découvert !! Parfait.
Et quand est-il de mon côté âne, Anne ? Un peu beaucoup têtue la bourrique, oui oui j’avoue. Je vais toujours jusqu’au bout de ma connerie mais aussi de mes idées plus… positives.
Quand je lis la description d’Anne cela me fait presque peur. Tout ce qui y est décrit me correspond, mais sont plus prononcé certains jours. Heureusement il y a aussi des adjectifs plus “lumineux”. J’ai longtemps fait un gros déni de ma personnalité. Je pensais être une personne simple et facile à vivre. Avec du recul, je me trouve finalement compliquée et pfiouuuuuu plutôt difficile à supporter !! J’ouvre enfin les yeux sur mon côté tyrannique, autoritaire et mon manque de souplesse dans notre couple. Tout cela en plus du côté “commandante” de Katy !! Heureusement que les aspects les plus négatifs ne ressortent que de temps en temps : quand je suis épuisée, quand j’ai un pic de “peur du manque”, quand je n’arrive plus à gérer mes émotions, quand j’ai mes “lunes”. Grégori rigolerait en disant que cela fait 13 ans que je suis épuisée !!!!
Si je résume et simplifie les deux significations de prénoms, je dirai que Katy est ma partie lumineuse et Anne représente mon obscurité. Mais bien sûr il y a des nuances dans les deux sens. Maintenant que ce voile est levé, je n’ai plus qu’à trouver les manettes de commande. Comment ne pas être trop dans la lumière pour ne pas être littéralement assiégée ? Une nuée d’insectes de nuit sur un drap blanc lumineux. Comment ne pas se laisser trop emporter par l’obscurité sans pour autant la rejeter ? Comment faire bon usage de cette obscurité ? Et bien justement, pour arrêter d’être la bonne poire de service. Non je ne peux pas tout donner tout le temps à tout le monde. Trouver l’équilibre…
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