Là où mon âme mène - par Ursule L

 

En lisant le dernier texte de Jenaël sur le scénario de passer en 4D, je me rends compte que c’est en suivant mon âme, celle en qui je crois, que j’entends comme un message clair, que le passage se fera. En me désimlockant de la matrice, des schémas scénarii engrenage, l’âme a sa place et se fait le relais de ce à quoi elle est appelée à rejoindre.

Le corps comme véhicule, puis l’âme comme pass-code.

Tout ce qui s’est chargé en l’âme. Et tout ce à quoi le corps a eu accès par l’âme. 

 

En avançant avec les enseignements, la conscience s’ouvre aux possibilités.

En se défaisant de la linéarité, le rythme pulse.

En se détachant d’une soi-disant cohérence, le temps devient autre. Il reprend sa place dans l’espace. Ses contours dépassent la 3D.

C’est une façon d’appréhender le temps. Il est un paramètre difficilement modulable ici.

 

Ouspensky compare la vision 2D du chat qui n’arrive pas à faire de différence entre un cercle et une sphère et où seul le temps lui permet de voir la différence. En faisant le tour de la sphère.

Pour nous c’est pareil. On a besoin de temps pour faire le tour d’une question, pour en voir la globalité. Si en 3D le temps devient profondeur, qu’est-ce qu’il devient en 4D ? Il devient une sorte de trou de vers, comme les trous noirs, on ne sait pas ce qu’il y a derrière.

Les passages et contretemps sont essentiels à sa transformation. 

 

Pour Gurdjieff, Dieu a créé le Monde par contrainte. L’Univers a été créé. Une chaîne sans fin de systèmes interdépendants qui échappent de cette manière à l’action du temps. Pour se connaître lui-même, il avait besoin pour cela. 

Tout le monde est soumis à cette même succession, en fonction de sa propre objectivité.

 

Au sens large, le temps n’est pas objectif. Il ne sera pas le même pour tous. Gurdjieff le nomme Heropass. Il serait celui que Dieu cherche à contourner, pour sauver sa création, et se sauver lui. Les échanges de substances et les systèmes d’alimentation réciproque « de tout ce qui existe » pourrait ainsi se dérouler dans l’Univers sans subir l’action « impitoyable mais juste, toujours et en tout » (cf Récits de Belzébuth page 132) du temps.

Alors peut-être que l’effort se fait au niveau du degré d’objectivité adopté. 

Il est une autre de mes vérités absolues. La façon de l’appréhender et la symbolique que j’y associe. Amovible.

 

Il y a maintenant l’histoire du prédateur. Celui qui sert de plateforme, de plaque tournante, celui qui garde de seuil, qui me donne accès « au reste ». Mais que reste-t-il justement ? Des miettes vue d’ici… Il faut que j’arrive à faire le lien avec toutes ces miettes. Eparses. Soit.

Si le temps est toujours juste, et que Dieu a mis en place un système pour le faire durer, ça fait déjà une bonne base. Il me faut arriver à faire avec ce qui m’est donné. J’ai lu quelque part qu’on avait la responsabilité de sa propre réalité et de ce qui s’y manifeste. C’est donc un moyen de coller les informations les unes aux autres. 

 

Le prédateur sert de canal avec ce qui demande à se manifester, à être exprimé. Peu importe la forme que cela prend, c’est un moyen d’expression.

Je pense alors à deux choses : la première est l’application de ce qui tombe sous le sens (ou les sens d’ailleurs, ou l’essence) et la seconde est le défilement du mental. Dans le sens où le mental se défile pas mal, mais aussi dans le sens où le mental fait défiler tout un tas de « coq à l’âne ». 

 

Comme le système du rêve, il y a un niveau de conscience qui met en lien une communication. Reste à savoir quelle communication est à même d’être mise en place, d’être exprimée et objectivée.

 

Je bloque en ce moment avec l’alimentation. Les glucides me font très fortement ressentir la gravité. Enfin, je crois que ce sont les glucides… J’ai beau avoir lu des articles sur le régime cétogène et les maladies auto-immunes, je n’arrive pas à m’y (re)résoudre.

 

Quand on observe une animation 4D, un flip s’opère à un moment. Un objet tourne selon les lois de la 3D puis, sans la gravité, il bascule sur lui-même pour revenir quelques instants plus tard à sa position initiale. C’est ce flip sur lui-même que nous ne percevons pas, ou en tout cas dont nous n’avons pas conscience.

En tout cas, en 4D, le flip est comme mécanique. Sur le site d’Arkadiusz Jadcsyk, on peut voir l’animation et en parallèle une vidéo d’un astronaute russe qui explique le phénomène qu’il a observé dans l’espace. 

 

Peut-être que la 3D nous décharge de la « responsabilité » du flip, laissant à notre inconscient la charge de l’apprivoiser. Nous serions la matérialisation de la marge de manœuvre laissée au temps d’opérer sa manœuvre d’ajustage, le tube que Dieu a mis en place pour rallonger sa sauce, se laissant le temps de se comprendre.

Bon.

 

Je recommence le sans gluten en ressentant bien les effets des glucides sur mes articulations et sur le ventre après 4 mois de reprise. C’est dans les tuyaux. Je ne crois pas attendre une sentence. Mais j’ai l’impression que l’inconscient est en train de régler des trucs. Je lui laisse les informations qui peuvent me faire monter les marches. 

 

La première expérience avait remué plusieurs plans, peut-être que je veux être sûre d’avoir les pieds bien en place.

 

Si tous mes différents plans doivent fusionner pour plus de cohérence, quelle porte vais-je emprunter, quelle vérité vais-je suivre ? Combien de points de vue doivent défiler pour voir clair ?

 

La communication a besoin de la gravité pour être éprouvée. La communication avec l’âme. Comme le Dieu de Gurdjieff qui a besoin de se comprendre, est-ce juste un moyen de gagner du temps ?

 

Ursule (Inscrite au cénacle dépt 83)

 

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