La suite des indices, un nouveau chemin ? par Katy

 

Je commence ce texte depuis le rocher Curiat, les deux petits monts qui sont juste derrière notre maison, plein nord. C’est la deuxième fois seulement que j’y viens. C’est pourtant une balade fabuleuse, les filles l’été dernier ont adoré. Mais on court, on se surcharge, mais merde il faut profiter de la vie aussi. C’est bizarre à écrire mais je suis ici grâce à deux fauteuils.

 

Je vous situe un peu le contexte du moment. J’ai commencé l’alimentation cétogène depuis le mois de novembre. Je suis entre la cétose stricte et la cétose douce, environ entre 20g et 40g de glucides par jour. Pas facile de se situer je dois m’acheter une balance plus précise.  Mes recherches sur internet et dans des livres me donnent des réponses très éloignées sur la teneur en glucides, surtout pour les légumes. Peut-être que je ne dois pas chercher à manger un certain nombre de glucides trop précisément. Mon mind control doit lâcher prise pour laisser place à mon ressenti. Je suis donc encore en perte de poids et je me sens très fatiguée.  

 

Le changement de rythme dû à la scolarisation des filles nous a fatigué tous les quatre. Les péripéties ont encore été intenses. Les filles ont été pas mal absentes à l’école et pas en même temps. J’ai l’impression de passer ma vie en voiture. Enchainement de gastro, grippe, poux… La neige qui débaroule dès le troisième jour d’école (en novembre). Impossible de conduire sur notre petite route de montagne très pentue sans 4x4. D’habitude on hivernait, on se baladait, on faisait de la luge... Mais nous sommes sous une obligation scolaire surveillée, impossible de s’absenter trop souvent pendant une MJIE (Mesure Judiciaire Investigation Educative). Celle-ci s’est bien passée, nous aurons le verdict du juge pour enfants fin mars. Nous avons donc changé de véhicule et Gregori a passé l’hiver sous la voiture à bricoler, notre budget ne nous permettant pas d’acheter un 4x4 roulable. Je me suis donc beaucoup occupée des filles et de leur rattrapage au niveau cp. Moi aussi je suis en cp... les cours préparatoires du Réseauleo !! J’ai aussi commencé un énorme tri, je ne vois plus l’avenir de la même manière, cela change beaucoup de choses. Maintenant il faudrait que je me mette à vendre, à donner, à jeter.

 

Pôle emploi

Je suis littéralement assommée de procédures. J’ai passé tellement de caps… j’ai mon identité numérique !! Si l’on remonte un an en arrière, j’aurai préféré vivre sous un pont plutôt que de me plier à cette “demande” de procédure. Pour cela il m’a fallu faire deux choses qui m’auraient paru auparavant impensable. J’ai ma toute nouvelle carte d’identité à puce et Gregori m’a acheté un Iphone. Un vieux hein… faut pas pousser papi dans les ronces !! Après je vais avoir de l’eczéma sur les doigts. Et donc résultat, tout va bien, je ne me suis pas transformée en robot. Je suis toujours la même, la seule différence c’est que de tout ça maintenant je m’en tape. Je prends ces “avancées” technologiques avec détachement.

 

Tout cela je l’ai fait pour pôle emploi. J’ai voulu me lancer en mai 2024 pour créer une micro-pépinière. Suite à tout un tas d’évènements divers, j’ai voulu annuler ce lancement. Sauf que l’INPI est un piège (Institut National Propriété Industrielle). Tout le monde peut créer une entreprise très facilement. Mais pour l’annuler, il faut effectuer une cessation sur ce même portail informatique. Mais cette cessation est impossible à valider sans cette fameuse signature électronique. J’ai fait trainer cette procédure pendant plus d’un an. La tête de bourrique que je suis ne voulait pas plier… L’Anne...

 

Mais là imaginez deux secondes le contexte : la juge pour enfants, la MJIE, la route enneigée, le changement de voiture. Je suis dans la salle d’attente du contrôle technique en train de prier pour que tout passe. Sachant que notre compte bancaire est encore dans les cacahuètes à cause du changement de voiture et des achats pour la scolarisation. Et encore une fois, pôle emploi ne me verse pas mon allocation, encore une fois à cause d’un papier manquant. Cela fait plusieurs fois que ma conseillère essai de me joindre sans succès : ben ouais, le téléphone c’est pas mon truc, mon vieux machin de 2000 à touche est toujours éteint !! Mais là en plein milieu de la salle d’attente du CT je réponds. En résumé, si je ne signe pas électroniquement ma cessation de 2024, non seulement je ne toucherai plus mon ASS mais en plus de cela, je devrai rembourser plus d’un an d’allocations !!!!! Woaaaaw balèse la matrice, arrêtes tes prières cela ne sert plus à rien. Le contrôleur revient, il va falloir repasser le contrôle !! Bon on en est plus là hein !! Le contrôle technique me parait tellement obsolète à côté de cette nouvelle épine. D’où l’identité numérique !! Moralement j’ai mis pas mal de temps à m’en remettre : la culpabilité, et si, et si… trop tard c’est fait, maintenant il faut avancer.

 

Le voisin

Entre les procédures, la scolarisation, le moral dans les chaussettes, les “mal a dit”… et la pluie, je n’ai quasiment pas jardiné. Je m’y remets doucement, sans regarder le long terme c’est vraiment difficile. J’ai effectué un jardinage forcé de fin d’année qui m’a un peu dégoutée. Notre voisin m’a enfoncé une belle épine de plus... Un sacré travail à effectuer toutes ces échardes !! Gregori m’a fait un petit rappel “et voilà tu t’es encore fait avoir sur une histoire de jardinage”.

 

Notre maison et celle de notre voisin étaient au siècle dernier un seul corps de ferme. Bien avant nos achats respectifs, la parcelle a été divisée en deux. Notre voisin c’est la grande maison d’habitation et nous, c’est les bâtiments agricoles. Comme c’est souvent le cas pour l’époque, les cadastres ont été mal tracé. La parcelle de notre voisin s’arrête contre notre maison, plein sud. Une partie de son terrain est même sous notre maison : c’est la terrasse. Dans l’autre sens, notre parcelle suit tout le long de la maison du voisin et descend même jusqu’à son garage. Jusqu’à présent nous ne nous prenions aucunement la tête avec ses broutilles. Le voisin utilise le devant de sa maison et nous habitons notre terrasse. Il y a plus d’un an de cela, mon voisin me fait une proposition. Il me dit d’occuper son terrain sur 3 mètres tout le long de notre maison, comme cela on peut en faire le tour. Il me dit que l’on régularisera au moment de la vente. Il me demande juste de planter une haie diversifiée. Je lui demande si je peux aussi planter des légumes. De tout notre terrain, ce mur est le meilleur endroit pour planter, le climat est rigoureux. Il me répond de faire comme je veux. L’endroit est difficile d’accès, je dois passer un petit portail et trois grosses marches en pierre. Mais l’ensoleillement est trop tentant. Gregori me fait une petite mise en garde vu mon passif sur les jardins partagés !! Je ne l’écoute pas du tout et me lance joyeusement. Un vieil échafaudage avec des vitres et du plastique me constituent une serre adossée au mur. Je construis des buttes tout le long de la haie, j’occupe l’intégralité de la parcelle. Je transporte à la main des dizaines de sceau de compost, fumier, terre, paillis. Un travail rude que j’ai mis plus d’un an à terminer.

 

Et là je re situe le contexte : plein mois de décembre : juge, MJIE, école, neige, voiture... Les filles viennent de sortir d’un enchainement de gastro, mais elles vont mieux, elles pètent la forme. Moi j’ai une bonne grippe !! Le voisin m’arrête au portail pour me parler. Il est en mode “glacial”, un peu beaucoup stressé par la vente de sa maison qui n’avance pas. Il me demande sèchement de nettoyer la parcelle car cela ne fait pas propre. Oui j’avoue cela ne fait pas petit potager comme dans les magazines !! J’ai utilisé de la récup, du plastique, du carton, des cagettes… bref c’est moche. Très efficace, mais moche. Le voisin va enchainer les visites, il veut que le jardin soit niquel, il me demande de tout enlever, il veut retrouver une pelouse bien nette. Je lui réponds mécontente : “non vraiment c’est pas cool ce que tu me demandes là, tu m’as vu trimbaler à la main des sceaux et des sceaux. Je viens juste de finir de remplir les buttes, c’est prêt à planter et là tu me demandes de tout enlever. Tu n’es vraiment pas gentil”. Le voisin : “moi pas gentil ? Tu veux que je te fasse démonter la terrasse !!” Et bim un coup de plus, le réveil sonne encore !! J’ai coupé court à la conversation.

 

J’ai encore mis du temps à m’en remettre. J’ai boudé mon voisin pendant quelques jours, puis j’ai décidé de faire comme si rien ne s’était passé. Lui en tout cas agit comme si cette conversation n’avait jamais eu lieu : “coucou, ça va Katy ??” Je lui réponds juste banalement, à quoi cela me servirait-il de rentrer dans un combat ? C’est un âne dirigé par la matrice : ANE, Ame Non Evoluée… Oui c’est un peu dans le jugement, c’est difficile de se détacher quand on prend une claque dans le museau. J’ai donc mis un bon mois à enlever tout ce qui faisait “moche”. J’ai déplacé des vivaces et du compost. Mais je n’ai absolument pas jardiné dans la joie. Il me reste encore des boutures à déplacer mais je prends mon temps. Mon voisin a retrouvé le sourire, il a vendu !!

 

Les fauteuils

Avec tous ces aléas, je suis littéralement au fond du trou, physiquement, moralement, financièrement : le trio infernal. Je remonte très doucement la pente. La semaine juste avant les vacances d’hiver, Aélis est encore très malade : gastro aigue, très difficile à stopper. J’enchaine avec les filles à la maison pour les vacances. En prime mes lunes sont cataclysmiques et les assistants (tes) sociales viennent visiter la maison !! Je vais attendre encore un peu avant d’arrêter le café !! Les filles reprennent l’école, je me remets à jardiner. Le beau temps me donne plein de projets en tête. Mon physique me dit : “oula tout doux ma belle, emballez pas la jument”.

 

Le mercredi matin je fais trois courses avant de récupérer les filles à l’école. Je sors de la boulangerie, les filles adorent le pain au maïs. En face le primeur, j’hésite : acheter les “légumes morts” du intermarché ou au primeur, un peu moins pire mais plus chers. Je décide le primeur, j’en prendrai un peu moins. Et là en train d’attendre, la tête un peu beaucoup dans le pâté, un papi rentre et propose à la cantonade : “ quelqu’un est intéressé par des fauteuils napoléon ?? Je les amène à la déchetterie sinon”. Je ne réagis pas, les autres gens répondent non, je fais pareil. Je sors avec ma cagette de légumes. Le papi est en train de charger le fauteuil dans sa voiture garée juste derrière la mienne. Et là je tilte, il a l’air bien confortable ce fauteuil et à peine abîmé. Finalement je repars avec deux fauteuils bien rembourrés. Je me dis que c’est peut-être un signe pour que je me repose davantage. J’en installe un à côté du fauteuil de bureau dans la cuisine. Il va nous servir pour le soir, quand on regarde des films avec Gregori il y en a toujours un sur une chaise. Cela va nous motiver à recommencer une cession de films… SF !! Le deuxième : allé hop sur la terrasse couverte, mes cessions de lectures et d’écriture au soleil vont être beaucoup plus confortables.

 

Le lendemain, il fait grand beau et chaud pour un mois de février. Habituellement, je me serai fait une journée de 8h de jardinage. Mais là, je décide d’écouter les signes, le destin m’a donné deux fauteuils, j’en profite tout de suite. C’est jeudi : les filles sont à l’école, Grégori travaille (pas de mécanique dans la cour). Le matin je passe le dernier contrôle technique : oufff c’est passé je vais pouvoir en profiter. Je me fais mon petit encas au soleil sur le fauteuil et je n’en décolle plus de l’après-midi.  

 

Je me sens tellement reposée et sereine que mon mind control revient au galop. Et si je me faisais une petite randonnée toute seule, cela fait si longtemps… 8 ans !! Seule, ou presque, j’ai emmené deux chiens. Je ne me contente pas seulement de le penser comme j’aurai dû le faire : préfère. Je me mets à tout organiser pour le lendemain, comme cela je peux partir dès que j’ai laissé les filles à l’école. Et comme d’habitude mon mind control enclenche un enchainement d’imprévus pour me barrer la route.

 

 Le soir je jette un œil à la météo et à mes mails. Pôle emploi me menace encore : ils m’envoient un courriel pour me prévenir de l’ouverture d’une enquête pour savoir si je suis bien en train de monter mon entreprise. Quelques jours plus tard, ils m’en envoient un autre pour clôturer le contrôle : ils ont conclu que j’étais bien en création d’entreprise !! C’était vraiment juste pour me pourrir ma journée, ou pour que j’arrête de tout contrôler. Un contrôle pour arrêter de contrôler, c’est hilarant. Les filles se réveillent deux fois dans la nuit alors qu’habituellement c’est plutôt rare. J’ai la tête dans le sable et le moral cassé par pôle emploi, mais crotte de bique je pars quand même.  Petite suggestion de Gregori : “tu fais autant de randonnées que tu veux, mais à la prochaine tu ne m’en parles surtout pas avant !!”

 

Un gros cogitage intense me submerge dès le début de la rando. Normalement, il faut 1h pour monter au rocher depuis ma maison. Avec mon tout petit rythme, je mets 2h. Mon cogitage s’estompe petit à petit, plus je monte, plus je m’allège. Les sons de la nature remplacent les bourdonnements dans ma cervelle. Mes nombreuses pauses me font ressentir pleinement la caresse du soleil sur mes paupières.  Je ne croise quasiment personne : juste 2 ANE ou PNJ…  je ne fais pas encore bien la nuance. Le PNJ (Personnage Non Joueur) est un portail organique vide d’âme. L’ANE Ame Non Evoluée, possède une âme au stade embryonnaire.

 

Une voisine me bloque le passage deux fois, histoire que je ne me défile pas. Elle est clairement là pour venir aux renseignements. J’apprends à répondre vaguement de manière très détachée. La réponse qu’il faut pour clore une conversation mais sans rajouter mon ressenti profond que je garde pour moi. Je dis la vérité dans ma réponse, mais je ne vais pas pour autant dire tout ce que je pense de notre société et de son système. Il faut rester très évasif !! Sa maison est la dernière, je quitte la route. Mon cerveau décroche complètement. Peut-être que les gravillons m’empêchaient de me connecter à la terre. L’instant présent est là pleinement autour de moi, les couleurs sont fabuleuses. Mes narines se remplissent de l’odeur de la montagne. Je retrouve un peu les odeurs des Pyrénées.

 

Je commence à peine à me détendre que le deuxième acteur entre en scène. Imprévisible et très rapide : le joggeur marathonien. J’ai eu beaucoup de mal à retenir mes chiens, ils n’aiment pas le fluo !! Quelques années ou plutôt quelques mois en arrière, je serai rentrée dans le jugement. Ces marathoniens ne regardent même pas une seule fois le paysage pour ne pas casser leur chrono. Comme les trois singes, ils ne voient rien, n’entendent rien et parlent encore moins. Comment peut-on être au milieu d’un tel paradis et ne rien ressentir. Mon analyse d’aujourd’hui c’est qu’il ne peut exprimer aucune émotion : c’est un robot organique envoyé par la matrice. Je me détourne de la scène et je prends plein de photos.

 

Quoi de mieux qu’un rocher délicat à grimper pour se concentrer sur le moment présent. Arrivée en haut, j’en prend plein les yeux. L’intégralité des tracas est resté en bas. Mon père de cœur avait une expression favorite : “plus on monte, moins il y a de cons”... Petit encas, grosse sieste suivie d’une séance d’écriture. Je reste sur le rocher au moins 3 heures. Je me sens détendue, mais pas complètement relâchée, je n’ai pas réussi. J’ai essayé de me connecter un peu plus à la terre en m’allongeant sur une parcelle d’herbe. Le calme absolu. Est-ce “new âge” de vouloir se connecter à la terre ?

 

Un milan royal me rend visite. Mes yeux se plongent dans le bleu du ciel. Je me pose des questions sur cette couleur bleue, celle du ciel. En ce moment je tombe sur plein de références à ce bleu-là. Dans des livres, bd, films… le bleu, l’eau et aussi la Méditerranée. Aélis, une de mes filles est très attachée à cette couleur. Dans son caractère elle est très imaginative, spirituelle, elle a toujours “ la tête dans les nuages”. J’essaie d’expliquer aux gens que c’est une qualité à ne surtout pas écraser. Le bleu serait-il un passage vers une autre densité ?

 

Le nord

Aélis et Arwen sortent de leur cours de cirque en fanfaronnant car elles viennent d’apprendre qu’en fin d’année elles feront un spectacle. Tirage au sort : Aélis passera en 5ème position, Arwen en 9ème. Le soir je raconte la journée à Gregori.

Greg = encore !!

Katy = quoi encore ??

G = en ce moment je vois des 59 partout ....

K = c’est peut-être notre prochain département, c’est où le 59 ??

G = ??

 

Voilà l’attachement que j’ai avec mes racines, je suis cht’i et je ne sais même pas que le 59 c’est le département du Nord !! Même pas en rêve j’irai habiter là-bas. Pourquoi ce message alors, je me questionne. Je repense à mon défunt géniteur, c’est qu’il en sait des choses.... Essai-t-il de m’envoyer un message ? Je tape son nom et son village de naissance même si c’est le département d’à côté. Jean-louis Pecqueur Evin-Malmaison (son vrai prénom est Jean). Pourquoi cette recherche ? Je ne sais pas, l’instinct. Et là je tombe sur un article qui parle d’un de mes ancêtres. J’adorai mon grand-père paternel et je savais qu’il était orphelin, mais je ne connaissais rien de son histoire, ni de mes arrières grands-parents.

 

Et là, voilà que je découvre l’histoire de mon arrière grand-père : Henri Pecqueur. Je lis l’intégralité des deux articles. Quelque chose me perturbe mais je n’arrive pas à trouver quoi. Je re regarde les deux articles en diagonale, puis les photos me sautent aux yeux. Pourquoi ? Comment ? Quel rôle il a eu ? Est-ce que je me fais un film ????? Mon arrière-grand-père me fait penser à un “homme au chapeau” , phénomène connu des ufologues. Je sens que je vais fouiller mon grenier à la recherche d’un vieil article de Top Secret. Un dessin aussi me perturbe, le portrait d’Henri Pecqueur en gros plan avec le chapeau et la moustache. Si on enlève la moustache, il me fait penser à Gregori le jour où je l’ai rencontré, avec quasiment le même chapeau.

 

Ces deux articles me font cogiter encore quelques jours mais rien d’autre n’en ressort. Mon voisin nous invite à boire le café pour rencontrer nos nouveaux futurs voisins. Ils viennent de la région Parisienne, mais leur département d’origine c’est… le noooooord !!!!!

 

Les numéros

Je ne vois plus de 666 dans mon quotidien, juste quelques 66 qui me disent : attention on n'est encore là pas loin. Par contre, je vois encore des 999 sur lesquels je me posais des questions. Un article dans Top Secret en parle, ainsi qu’un dialogue avec l’ange (je crois). Il s’agirait d’un renversement de la bête. Du coup je comprends mieux le nouveau numéro de téléphone de Gregori qui possède un 999.... Aurait-il basculé de l’autre côté de la force à ce moment-là ??

 

Les numéros que je vois partout, à une fréquence anormale c’est le 11, le 111 et le 11h 1. Partout, partout ... Moi qui posais la question à mon ange : où continuer l’aventure ? Rester dans le Cantal ? Repartir dans les Pyrénées ? Où ? Je n’ai pas vraiment envie de retourner sur Bagnères-de-Bigorre. Le fait de savoir que je vais recroiser ma mère ne m’en donne pas du tout envie. Je réfléchis sérieusement à l’Aude, un département que nous avions effleuré. Nous avions failli acheter un terrain près de Quillan avant de choisir le Cantal. Se relancer dans une vente et un déménagement est encore un sacré chambardement. Il serait plus facile de rester, mais le bon chemin est toujours le plus difficile. Il nous faut du temps pour se mettre d’accord, nous sommes 4 dans cette aventure à devoir tout bouleverser !!

 

Même l’iode me parle. Je suis montée petit à petit jusqu’à 15 gouttes par jour (en 0,5 %). 15 comme le Cantal. C’était un peu trop, mon palpitant s’emballait. Ma purification pendant mon cycle lunaire n’a jamais été aussi fort. J’ai eu l’impression de perdre des morceaux de foie. Je suis donc redescendue pour me stabiliser à 11 gouttes par jour. En gros, le Cantal c’est trop haut, il vaut mieux redescendre dans l’Aude, ou pourquoi pas l’Ariège... 9 gouttes. A voir, suivant l’évolution de mes symptômes.

 

Suites…

Un léger décalage dans mon écriture me permet de vous donner la suite des joyeusetées.

La MJIE s’est conclue très positivement. L’assistant social a déclaré n’avoir aucune raison de continuer les procédures. L’école leur a donné un retour très positif. Comme quoi on peut tout à fait être scolarisé pour la première fois à 7 ans sans pour autant se comporter en “petites sauvages” comme on nous le disait. Du coup la juge pour enfants à annulé toutes les procédures, nous n’avons même pas eu le plaisir de les revoir !!

Les “demandes” de pôle emploi, se sont stabilisées, tout roule... pour quelques mois.

 

Le voisin n’est plus notre voisin…

Je jardine un peu, je m’emballe un peu trop et paffffff re malade !! Ok ok je vais jardiner un peu moins. Non mais sérieusement ils se moquent de moi là-haut… il faisait un vrai temps à pas mettre un chien dehors !!!! Du coup je me suis dis : fais du tri, tu jardineras quand il fera beau… Là il fait un temps de fou, 20 degrés pendant une semaine… mais je suis clouée au lit, mes lunes atteignent des records !!!! Je suis tellement dépitée de ne pas pouvoir en profiter !! Je regarde la météo pour les prochains jours histoire de me remettre à jardiner. ET là mais non, ils sont fous là-haut : froid, pluie, neige… bon ok ok je ne dois vraiment pas jardiner alors ?? Je viens de re re regarder le 2ème film de Kaamelott et je viens seulement de tilter le message. Arrêter le travail à la ferme pour partir en quête, vers l’inconnu, à l’aventure. Je re écoute tous les Kaamelott de manière très différente. Même un léger clin d’œil dans le premier film le disait : vous pouvez faire une pause (avec le jardinage). Je dois “être” avant de “faire”, lâcher le mind control… tellement difficile.

 

Côté tri, j’ai vendu un carton plein de légo = mon égo s’allège… j’ai donné un coffre rempli d’affaires, et une remorque pleine est partie à la déchetterie. Il ne nous reste plus qu’à remettre cela une bonne dizaine de fois !! On s’allège, le Cantal c’est lourd à digérer… dans tous les sens du terme.

 

Katy - (Cen.dept. 15)

 

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