Le même cercle vicieux - par Anam

 

Traduction réalisée par Loredana et Margi

 

Ce matin, comme la plupart les lundis matins, je me sens en apnée.

C'est le résultat de la présence du système composé de prédateur, alter et programmes, que je ressens au niveau du diaphragme et qui me coupe le souffle.

Ce système que j’imagine comme une sorte d’orchestre dont le prédateur est le chef, les alter les musiciens et les programmes les instruments, est toujours actif.

Même quand je suis calme, je ressens toujours au diaphragme une sorte de bruit/nuisance de fond.

Lorsque ce système est au maximum de son fonctionnement, il me coupe littéralement le souffle.

Je concentre mon attention sur mes pensées pour ne pas le nourrir, mais ce n’est pas suffisant. C’est comme si ce système se nourrissait tout seul. C’est-à-dire que les pensées sont en action mais cachées, donc même si je pense à d’autres choses, mon émotionnel est toujours là.

J'ai essayé de démêler ces pensées, en suivant les raisonnements de mes alter (ou de mon prédateur), en me questionnant : « Quelles sont les pensées ? Quel est le raisonnement caché qui me conduit à la peur ? Et je vais reprendre ce raisonnement.

 

Par exemple, j’ai peur car je pense ne pas avoir le temps suffisant pour terminer un travail et si je n’arrive pas à le terminer dans les temps prévus, je ferais mauvaise impression (alter qui a peur du jugement avec le programme de culpabilité, peur du manque…) et je vais en subir les conséquences…. etc.

Je fais ces réflexions consciemment, soigneusement, sans que la direction de mes pensées deviennent incontrôlables.

Il s’agit de mettre en lumière les pensées cachées de mes alter.

C’est ainsi que je m’aperçois que beaucoup de mes pensées sont irrationnelles, sans sens et alors je me calme.

 

Travailler, avoir le sens du devoir, souffrir, bien se comporter, être honnête, correct, avoir toujours la culpabilité, ne pas manger de viande... c’est l’héritage du collège.

Une partie de moi n’en peut plus d’être le bon garçon, et dès que les alter se calment, elle se détend. C’est comme si, petit à petit, elle devenait plus libre.

Mais, cette partie de moi est-elle le prédateur ?

 

Après trois tentatives, à la quatrième, je peux enfin partir en vacances. 

Le premier jour, je rêve que je suis un enfant sur un scooter, en vérité nous sommes trois (les trois associés de mon bureau) sur le même véhicule que je conduis. Je descends une large rue au milieu du centre-ville complètement déserte.

À un moment, je vois une voiture venant de la direction opposée qui vient vers nous. Je me rends compte que c'est une voiture de la gendarmerie.

Je ressens un coup de poignard, je suis censé être seul sur le scooter mais nous sommes trois.

Je pense : « Maintenant s’ils m’arrêtent, qui sait ce qui va m’arriver ?! »

Alors me vient une autre pensée : « J’ai un Soi et c’est à lui que je dois donner toute ma confiance ». Cela me rassure et la peur disparaît.

Quand je me réveille, je n'ai pas peur comme d'habitude, je suis serein.

En tout cas, même en vacances, l’anxiété m’accompagne toujours, elle ne part jamais en vacances !

 

Malheureusement, après seulement quelques jours de congés, je dois rentrer plus tôt à la maison, car j'ai une amygdalite. Chaque fois que je déglutis, je ressens de la douleur.

Depuis quelques jours, je n’ai pas pris d’iode, peut-être est-ce la cause du mal de gorge ?

Sur le livre de Jacques Martel, je vais lire les causes de cette maladie :

« Les tonsilles ou amygdales sont une sorte de filtre qui peut se boucher.

Il y a un excès d’émotions en moi que je ne peux pas gérer. C’est la conséquence de la répression des émotions, de l’étouffement de la créativité. C'est l'incapacité d'avaler, d’accepter quelque chose. » 

 

 

C’est ma difficulté d’accepter certaines situations de la vie, à accepter et à harmoniser mon conflit intérieur. Peur de ne pas pouvoir atteindre quelque chose, de me tromper.

L’incapacité d’accepter mes alter, car les reconnaître n’est pas la même chose que les accepter !

Accepter mes propres alter, c’est accepter mes limites, mes défauts.

Pendant que je suis chez le docteur, j’ai une intuition : c’est l’incapacité de donner confiance à mon propre Soi.

Et je sens le sens du dernier rêve. Nous sommes trois sur la moto, les trois partenaires du nouveau travail, moi, l'aîné, je conduis mais j'ai peur. J’ai peur de la matrice qui va me contrôler, qui empêche ma liberté, ma créativité. Mais si j’ai confiance en mon Soi, la peur disparaîtra.

 

Le docteur me conseille l’antibiotique que je prends. Le lendemain matin, en effet, la douleur a presque disparue.

 

Extrait du dialogue 45 : « ... de plus en plus d'individus sont déterminés à co-créer leur futur alternatif dans une autre réalité, en acceptant de déceler le prédateur dans les méandres de leurs pensées et dans leurs comportements ». 

 

Je vais passer un weekend de repos mais... d’anxiété aussi.

Apparemment, je n’ai aucune pensée qui nourrit l’émotionnel. Mais alors, d’où vient cette anxiété ?

 

Je pense à la liste des courriels que je dois lire, et l’anxiété augmente. J’essaye de la laisser me traverser, elle se dissout un petit peu, mais après elle revient comme avant.

J'enquête à l'intérieur de moi-même pour en découvrir les causes. Ce sont toujours les mêmes : mon prédateur fomente mes alter, qui à leur tour tirent profit de mes programmes.

 

L’alter qui a peur de ne pas pouvoir payer ses dettes en s'appuyant sur la peur du manque, l’alter qui a peur de faire mauvaise impression en s'appuyant sur le besoin de reconnaissance. 

 

Extrait du dialogue 45 : « ... Mais apprendre à le détecter [le prédateur transdimensionnel] et à nous défaire de la notion du jugement, de bien ou mal envers autrui, n'est-ce pas la chose la plus difficile à réaliser pour notre conscience humaine ? »

 

 

Je fais un autre rêve mais le souvenir est vague. Je me souviens juste que je plonge dans la neige ou l'eau glacée, mais avec tranquillité, sans peur. 

 

Il y a un an, j’ai commencé le régime cétogène et la prise d’iode.

En même temps, j'ai démarré une nouvelle entreprise. J’ai constitué une équipe de travail composée de jeunes et de moi-même (le plus âgé). Je mets mes compétences à disposition, malgré les risques que l’on peut trouver en mettant les prédateurs respectifs autour d'une table.

Ce choix semble bien marcher, il y a beaucoup plus de travail que prévu.

Mais avec le travail, il y a aussi l'inquiétude et la peur (de ne pas être à la hauteur, de ne pas respecter les temps et les engagements, de faire mauvaise impression, etc). Au point qu'au cours des derniers mois, je me suis demandé si j'avais fait le bon choix, si tout ce travail n'était pas le résultat de mon prédateur qui me veut soumis et loin de mon Soi.

 

Mais ce soir, une idée m'est venue : « Le vrai problème qui m’éloigne de mon Soi, n’est pas le travail en lui-même, mais la peur et mon émotionnel perpétuel.

Si je faisais mon travail en me fiant entièrement à mon Soi (comme certains rêves récents me l'ont clairement indiqué), je ne serais pas aussi soumis à mon prédateur, bien au contraire.

Le doute qui me vient à l'esprit est que mon prédateur me fait penser que le chemin que j'ai pris est le mauvais pour me distraire du vrai problème, qui n'est pas ce que je fais mais comment je le fais. 

Donc, quelle est la pensée du Soi et celle de mon prédateur ?

Mais, si tout est leçon, la leçon que j’ai apprise en ce moment-ci, c’est que je dois admettre que je n’arrive pas à faire confiance à mon Soi.

Le monde me sourit à l’extérieur, il n'y a pas de problème, mais c’est en moi que quelque chose ne fonctionne pas et cela me terrifie.

 

Je reste des jours ou des semaines avec des pensées dans un cercle vicieux. Comment se rapprocher du Soi ? Comment puis-je lui faire confiance ?

Je sais que pour sortir de ma peur, il faut me confier à mon Soi, mais si je ne dépasse pas mon émotivité, il n’a pas de place. C’est ça le cercle vicieux !

 

Je lis Yogananda et je reprends la méditation.

Je rêve que quelqu’un me dis que si je vais au-delà d'un certain niveau de proximité de mon Soi, tout perd de son importance et donc même la peur disparaît.

Pour le moment, je vois que je continue à nourrir mon prédateur de jour comme de nuit.

Mes proches me disent que je suis changé.

Le régime, l’iode et l’enquête du moment présent ont peut-être produit cet effet.

Peut-être que le problème est que mon anxiété est indépendante de ce que je pense, il y aurait quelque chose de plus profond qui la détermine.

 

À suivre. 

 

Anam

 

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