Le mensonge et le pardon, des outils offerts pour évoluer… par Anna

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Merci à François pour sa réflexion sur le mensonge qui m’a permis à mon tour de l’approfondir. Grâce à lui, je viens de comprendre quelque chose. Si le mensonge est une question de non alignement corps-esprit-âme, c’est qu’il appartient à la 3ème densité et sert la voie SDS. En effet, je me suis rendu compte que pour survivre en 3ème densité, là où la densité est la plus lourde, mentir (aux autres ou/et à soi-même) fait partie du jeu de la matrice. Le mensonge est omniprésent dans la troisième densité, mais à partir du moment où il disparaît, quand l’être n’a plus besoin ou refuse de l’utiliser, celui-ci change déjà de densité. Je m’explique.

 

Une petite lumière s’était déjà allumée en moi pendant le visionnage des vidéos Féminin et masculin : cartes sur table ! suite à une réflexion d’Hélène ou de Sand, je ne sais plus qui disait « il n’y a rien à pardonner » qui relève du même sujet et qui est tombée droit dans mon cœur.

 

Ces petites lumières suivies d’une synchronicité dans les expériences vécues allaient me permettre d’aller plus loin… Ainsi sommes-nous conduits dans l’apprentissage…

 

Ce n’est qu’en route vers les densités supérieures que nous pouvons comprendre que n’avons plus rien à pardonner, puisque le mensonge n’y existe pas, c’est un état où il n’a pas lieu d’être puisque nous pouvons alors être complètement nous-mêmes. (Pour l’instant, les êtres qui évoluent font encore des allers-retours entre les densités, la quatrième et la cinquième sont déjà là)

 

Donc le fait de penser avoir des choses à pardonner à l’autre ou à soi-même est une pensée de troisième densité. Passer d’une densité à une autre est un chemin avec des étapes. Mentir sans même se rendre compte qu’on ment, puis en prendre conscience, d’abord du mensonge par rapport aux autres, ensuite seulement par rapport à soi-même, puis enfin vivre en vérité avec soi-même et les autres. Dans la notion de pardon, les étapes partent de loin, avant le pardon il y a la vengeance, actée puis seulement désirée, puis le pardon qu’on refuse, et celui que l’on voudrait sans y arriver, celui qu’on consent à donner, et enfin celui qui n’a plus lieu d’être parce qu’on comprend que nous n’avons rien à pardonner. Dans les densités supérieures, il n’y a pas plus de mensonge que de pardon, ce ne sont donc que des outils de troisième densité. Comme un enfant qui tombe en apprenant à marcher, doit-on lui pardonner de ne pas savoir marcher ? C’est un fait normal qui appartient au premier âge et qui appartient à l’apprentissage, comme le mensonge et le non pardon sont un fait normal de la troisième densité ou des voies SDS- ou SDS+ de quatrième densité.

 

Il y a le fait de le savoir et celui de l’appliquer pour arriver à sortir de la matrice et cheminer en SDA.

 

Prendre conscience que le mensonge n’est qu’un outil peut changer beaucoup de choses, car un outil n’est ni bon ni mauvais en soi, tout dépend comment nous nous en servons.

 

Arrive donc le moment de raconter l’expérience de vie concrète qui donne les informations au fur et à mesure pour me permettre d’arriver à cette compréhension qui ouvrira d’autres portes.

 

 

Petite parenthèse, l’information qui nous parvient ne tombe pas toujours au même endroit, parfois elle tombe dans l’égo pris en main par le prédateur et ça fait comme une barrière, elle meurt aussitôt qu’elle tombe et ne donne rien. Parfois elle tombe dans l’esprit qui raisonne, et si dans sa méditation elle fructifie un moment, bien vite parce que non mise en pratique, elle s’étiole et s’oublie et ne donne rien non plus. Mais parfois, elle tombe directement dans le cœur, parce que l’être a déjà expérimenté quelque chose dans ce sens qui le rend perméable à cette information et qu’il est ouvert à la compréhension alors en touchant le cœur, elle remonte directement à l’âme et tout s’éclaire. Et elle agit et son agissement qui impacte tout l’univers permet à une nouvelle information de descendre pour toucher le cœur. Parce que comme dit Jenaël et l’évangile dont je viens de comprendre le sens d’une parabole (j’y puise beaucoup d’informations SDA mais avec souvent une autre interprétation que celle enseignée par les religions qui ont transformé l’évangile SDA en SDS), il n’y a rien qui descende sans monter, et il n’y a rien qui monte sans descendre. L’information qui nous arrive dans l’égo, l’esprit ou le cœur, n’est donnée que pour remonter par l’expérience vécue et ainsi transfigurée.

 

Je vis la plupart de ces expériences d’apprentissage avec mes enfants. Ils sont ceux qui me sont donnés pour apprendre, et donc, à chaque fois que je suis en quête, l’un ou l’autre entre en « jeu ».

 

D’abord, une réflexion de l’un de mes garçons de 15 ans qui me dit au détour d’une conversation sur la nourriture « Tu veux quoi ? Que je te dise que je n’aime pas le sucre parce que c’est mauvais pour la santé ? Mais je ne peux pas, ce serait mentir » Cette phrase m’a figée dans des émotions paradoxales. Parce que plusieurs choses montaient en même temps qui me paralysaient. De la tristesse, de la culpabilité, de la colère, mais surtout, sans que je la comprenne une petite pointe de joie. Pourquoi j’éprouvais tout ça ? Et voilà mon mental qui part en recherche avec son amie l’intuition. J’ouvre tout grand les portes et tous mes sens sont en alerte pour que ma conscience supérieure me guide dans cette quête. (Nos sens, la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et même le goût, sont des serviteurs incroyables pour refléter à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur)

 

Parmi nos enfants, je me rends compte que deux ont particulièrement utilisé le mensonge dans leur vie. Ils ont d’ailleurs été largement critiqués et mis à l’index, autant dans la société que dans la famille élargie ou les différentes communautés dans lesquelles on peut évoluer (religieuses, sportives, politiques, elles fonctionnement toutes de la même façon puisqu’elles appartiennent toutes à la matrice avec le même but, enfermer et programmer, pour empêcher l’évolution). Le mensonge y est utilisé en tout et pour tout à chaque instant et en même temps il est considéré comme irrecevable (l’un des nombreux paradoxes de la matrice que je n’ai jamais compris). Ces deux-là donc, ont « utilisé » le mensonge plus que les autres. Et même si dans le concret des situations j’en ai beaucoup souffert en tant que « parent » parce que cela ne simplifie pas la vie ici à cause de la responsabilité qu’on nous fait porter et qui en découle, parce que cela crée des problèmes pas possibles dans ce monde (pour le chemin SDS bien sûr, mais pour la conscience supérieure, rien n’est impossible), j’ai toujours pardonné, au point qu’on m’a beaucoup critiqué : « ce n’est pas une façon d’éduquer des enfants de tout leur pardonner, ils se jouent de toi, par leurs mensonges tu deviens leur esclave, ils en profitent, pardonner une fois, deux fois, d’accord, mais ensuite il ne faut plus accepter, c’est inadmissible, c’est du laisser-aller, ils mentiront toujours plus… » enfin bref, je laisse chacun imaginer tout ce qu’on peut dire à ce sujet quand l’un, par exemple, ment aux uns et aux autres pour escroquer les gens en leur empruntant de l’argent qu’il ne rend jamais, et qu’on me demandait alors de rembourser les dettes, quand l’autre ment pour cacher d’abord ses notes et son bulletin, puis ses fréquentations à l’adolescence avec les addictions qui en découlent etc…, et que je devais m’expliquer au directeur de l’école par rapport à tous ces mensonges, cette faculté de pardonner m’a été reprochée bien des fois.

 

Pourtant, malgré les lourds désagréments que cela engendrait dans notre quotidien, ceux-là je ne peux pas les nier, demeurait en moi cette faculté de pardonner si facilement le mensonge. Pourquoi ?

 

Parce qu’au fond de moi, tout au fond, là où se cache mon âme pour être protégée, j’ai toujours pensé que le mensonge n’existait pas, que ce n’était qu’un symptôme pour révéler autre chose, comme la maladie. Mais aujourd’hui l’attitude de la médecine devant les maladies n’a guère évolué, on ne cherche pas à lire les symptômes pour comprendre ce qu’ils révèlent ou cachent, on ne cherche qu’à les effacer pour ne plus les voir. Or le mensonge comme les maladies n’existent pas en tant que telles, ce ne sont que des messages, des renseignements, des outils… dont je me suis servis moi aussi pour protéger ma vérité ou révéler une autre vérité. Je m’explique :

 

J’ai « menti » dans ma vie, souvent, mais en vérité, je ne mentais pas. Ce sont ceux qui m’entendaient qui pensaient que je mentais, alors sous le tourment du questionnement, j’avouais ce qu’ils voulaient entendre et j’aurais pu avouer n’importe quoi, comme au temps de l’inquisition, mais au fond, je savais que je ne mentais pas. Ce qu’on dit reflète toujours une partie de notre personnalité, sinon, elle ne nous viendrait même pas à l’esprit, on ne peut pas inventer, on n’invente rien, même si cette partie est opposée ou semble en démentir une autre puisque tout est question d’équilibre et d’unité. Si nous vivons des vies différentes sur d’autres plans en même temps, il est normal que nous soyons tout à la fois, parce que nos vies se croisent.

 

Dans ma vie, cette vie-là, j’ai dû mentir pour me protéger. Mais je ne faisais que poser un voile sur ce que l’autre ne pouvait pas entendre. Parce que nous étions dans la troisième densité, terrain de jeu de la prédation. Le mensonge est l’outil « d’excellence » utilisé par le prédateur, or j’y suis née dans ce monde de troisième densité SDS, par ce mensonge, je vivais donc également ma partie SDS. Tout en étant consciente que je dois apprendre à vivre sans me voiler la face à moi-même, en sachant que je n’aurai progressivement plus besoin du mensonge pour vivre, que je vais être de plus en plus forte pour ne plus en avoir besoin, et que c’est cet abandon progressif des outils même que l’on croit nécessaires à notre survie qui me placera sur la voie SDA. Il est certain que dans les dimensions supérieures, nous n’aurons pas besoin de mettre ce voile, mais ici, l’aveuglement de celui qui nous fait fasse, ainsi que notre programmation SDS nous y oblige encore parfois.

 

Le mensonge est par effet de miroir l’aveuglement de celui qui l’entend (ou croit l’entendre). Or quand mon fils ment, je vois bien tout ce qui est en jeu, et lui et son prédateur, je ne peux donc pas être blessée par son mensonge, c’est SON expérience qu’il est en train de vivre. Je n’ai donc rien à pardonner.

 

Entrons plus concrètement encore dans l’expérience pour en comprendre les subtilités.

 

Au début des vacances, notre fils nous apprend qu’il a réussi un concours de fonctionnaire (je déteste les concours pour tout un tas de raisons, j’ai tout fait pour que nos enfants fassent autre chose (avec une part d’ingérence je le sais), cela n’empêchait rien, parce que dès qu’ils se sentaient plus libres, ils ont passé des concours pour être fonctionnaires : infirmier, auxiliaire puéricultrice, enseignant, assistant social, et lui c’est carrément dans un ministère), mais je ne peux pas interférer dans leur vie, ils ont leur libre-arbitre et leurs expériences à faire, ils ont à apprendre à marcher, je ne peux pas poser mon pied à la place du leur, ils ne feraient que trébucher, donc il nous dit qu’il doit aller vivre à Paris, il doit donc trouver un logement et cela nécessite une grosse somme d’argent. Il nous demande de l’aider en insistant que si nous ne l’aidons pas, il ne pourra pas suivre sa voie ! (La culpabilité utilisée est la signature de la présence du prédateur) Mais comme nous nous sommes donnés la mission d’accompagner chacun de nos enfants où ils voulaient aller jusqu’à un certain âge, pour respecter cet engagement, Camille lui verse ce qu’il demande. Peu de temps après, j’apprends par internet et le site de l’école qu’il n’est pas admis, seulement sur liste d’attente et dans les derniers en plus, il y a donc très peu de chance qu’il soit pris au final ! Pendant que mon compagnon se lamente parce qu’il nous a menti, et ainsi subtilisé une fois de plus, une grosse somme d’argent pour passer de belles vacances avec ses copains, moi je me demande pourquoi je suis en colère puisqu’au fond, d’un côté je n’avais pas envie qu’il ait ce concours, de l’autre, l’argent m’importe peu, on reçoit toujours ce dont on a besoin. Si on n’avait pas dû lui donner cet argent, bien évidemment on ne l’aurait pas eu sous la main à ce moment-là. (Donne à qui te demande) Et pourtant, une tristesse, une culpabilité et une colère en moi. Comme pour la remarque de mon autre fils de 15 ans par rapport au sucre.

 

Parce que cela fait remonter des colères de mon enfance, lorsque je me sentais obligée de mentir pour répondre à ce qu’on attendait de moi.

 

Lorsque mon fils ment pour voler, il protège une part de son être, celle qui doit faire une expérience. Mais je sais moi, qu’il ne ment pas, parce qu’il est également cette part, (le voleur) de la même façon qu’il est l’autre part, celui qui est honnête, et je le crois profondément honnête, parce que je sais que moi aussi, dans mes mensonges mêmes, je reste honnête, parce que si j’avais pu révéler la vérité, je l’aurais fait depuis longtemps, mais on m’en a empêché très tôt à cause de l’incompréhension en face de ce que je pouvais dire.

 

La vérité est ce qui vient à la lumière, le mensonge est ce qui est caché, si c’est caché, c’est que cela existe, mais n’est simplement pas encore révélé. C’est donc la personne en face qui perçoit un mensonge, mais en réalité, il n’y a pas de mensonges, il n’y a que ce qu’on peut voir et ce qu’on ne peut pas voir, ce qu’on peut entendre et ce qu’on ne peut pas entendre. Je ne voulais pas au fond de moi qu’il entre comme fonctionnaire dans un ministère, j’étais mal avec ça, et j’avais donc du mal à l’entendre.

 

D’ailleurs, comme par hasard, la veille de la rentrée, il a été appelé, le dernier à être pris sur cette fameuse liste d’attente ! Il n’avait donc pas menti.

 

Je crois que si je peux facilement pardonner à l’autre, c’est parce que j’ai compris qu’il n’y a rien à pardonner, c’est simplement une autre face de son être qui est en train de s’exprimer, et je la vois. Et comme je la vois, Il n’y a donc pas de mensonge pour moi.

 

Je suis consciente que mes propos peuvent heurter si on n’a pas l’habitude de creuser, mais j’ai décidé d’aller au bout de ce qui est en moi sur ce site, parce que je n’avais rencontré personne jusqu’à présent qui puisse aller aussi loin dans la compréhension des choses, mais si vous pensez que je me trompe, ne m’écoutez pas, interrogez plutôt votre en-je. Parce que je sais aussi qu’il y a un gros tri à faire en moi depuis toutes ces programmations qui m’ont été faites depuis l’enfance, j’ai l’impression parfois d’être devenu un robot qu’on a entièrement reprogrammé pour correspondre à ce qui est « normal de dire et de penser », mais je sais aussi que mon autisme m’a protégée parce que je cherche continuellement à retrouver ce qui appartient vraiment à mon âme. Et je compte sur le réseau Léo pour m’aider dans ce que je ne vois pas, dans ce que je ne perçois pas de mon prédateur, dans les réflexions qui se perdent en chemin SDS à mon insu. Ne les laissez pas passer, relevez-les, car elles seront alors un outil plus fort encore pour chacun, pour aller plus loin. Souvent, lorsque je découvre la finesse de mon prédateur à m’égarer, cela me fait rire, et j’éprouve alors une grande joie à l’avoir débusqué, et je l’aime de plus en plus, parce qu’au fond, cette quête est passionnante, comme un partenaire de jeu qui est en même temps son adversaire, nous progressons ensemble ce qui donne à la partie de plus en plus d’attrait et d’ardeur, le chemin en devient passionnant. (J’aime quand Gégé répète dès qu’il découvre quelque chose : « c’est passionnant », je sens en lui cet émerveillement qui ouvre à la vérité, je me sens comme lui, toujours en quête, des chercheurs de vérité, qui s’égarent parfois, qui tombent, mais qui toujours se relèvent pour chercher encore. Et quand, dans la cinquième vidéo, il s’est mis à chanter le lendemain matin sans s’en rendre compte après ce qui avait été vécu et dit dans la gravité la veille, Sand et Hélène ont eu envie de vomir. Parce que, comme elles l’ont si bien analysé, c’est leur alter victime, touché par un autre alter bourreau de Gégé qui a réagi, elles l’ont vu et l’ont compris, il n’y avait donc plus rien à pardonner.

 

Mais je voudrais aller plus loin en ce qui concerne l’aveuglement, puisque dans le mensonge, il y a une histoire d’aveuglement par rapport à soi ou par rapport à l’autre : en visionnant la vidéo, j’en entendu autre chose aussi dans le chant de Gégé : c’est l’en-je de sa conscience suprême qui chantait ce qui était en train de se passer, une délivrance, une réunification de ses alter, un émerveillement de l’alter chercheur, le cri de joie qui accompagne une libération, d’où ce chant. Sand et Hélène ne pouvaient pas encore l’entendre celui-là, parce que leur alter victime avait besoin de toute la place à ce moment-là pour être libéré, et il a pris toutes la place des autres alter, en leur bouchant les oreilles à ce moment-là. Mais moi, qui n’ai pas les mêmes mémoires de victimes, je veux dire dans la forme, j’ai pu entendre ce cri de joie de l’alter libéré de Gégé. Est-ce que Jenaël l’a entendu ? Si oui, alors je saurai que je ne me suis pas trompée, dans le cas contraire, il me faudra creuser un éventuel détournement de ma perception par mon prédateur, et pourquoi…

 

Pour revenir à l’expérimentation, parce que c’est cela le but, expérimenter dans cette vie, tant que nous sommes là, nos compréhensions dans le quotidien : en quoi cette lumière sur le mensonge et le pardon nous permet d’avancer sur le chemin du SDA ? Parce qu’il n’y a plus de jugements ! Le mensonge et le pardon sont des conséquences du jugement. « Ne jugez pas » répète le Christ. Parce que le chemin en SDA est une affaire de sens encore à développer, « Vous avez des yeux, mais vous ne voyez pas, des oreilles mais vous n’entendez pas ». (Tous les sens ! Voilà pourquoi les Léos ne se contentent pas d’écouter et de regarder, mais ils sentent, ils goutent… et changent leur mode alimentaire… C’est un autre sujet à développer plus tard).

 

Il me faut donc ouvrir mes sens et mieux voir, mieux entendre, mieux sentir derrière les actes et les paroles. Et si quelqu’un me « ment », je me pose alors la question ; qu’est-ce qui, en moi, l’empêche de dire sa vérité. Voilà pourquoi j’avais ressenti une petite pointe de joie en moi en entendant mon ado qui osait me dire qu’il aimait le sucre. Pendant longtemps, moi je n’osais même plus dire ce que j’aimais ni ce que je n’aimais pas, je ne faisais plus que mentir pour me fondre dans la pensée de ma mère. C’est une étape de reconnaître simplement ce qui est et qui nous montre où on en est.

 

Et lorsqu’on comprend quelque chose, qu’on l’accepte comme enseignement, il se passe à chaque fois une évolution.

 

 

J’avais commencé cette réflexion après celle de François sur le mensonge, et j’avais oublié de l’envoyer, maintenant je sais pourquoi. Il me fallait faire un détour par une autre réflexion (créer sa propre vie ou se contenter d’être un acteur éveillé de ce qui nous arrive au jour le jour) et par les expériences des uns et des autres sur le réseau Léo pour ouvrir plus grande ma compréhension.

 

Je reviens donc à la suite de l’expérience concrète avec mon fils. Parce que telle qu’elle se présente, on pourrait penser qu’elle fait la part belle aux prédateurs, (toutes ces souffrances que nous endurons à cause de ses mensonges et qui nourrissent la prédation, ainsi que ma faiblesse de ne pas savoir encore dire la vérité sous prétexte que l’autre n’est pas encore prêt à l’entendre). Mais lorsqu’on continue à cheminer par un « oui » éveillé aux évènements tout en continuant notre quête, et qu’on reçoit la vision et la compréhension des choses sur ce sujet, et qu’il est temps de passer à d’autres « nouvelles aventures », quand l’expérience arrive à sa fin, il nous est alors donné la force de dire STOP à la prédation qui voudrait, en prolongeant l’expérience nous maintenir nous et les autres personnes en jeu dans la troisième ou quatrième densité SDS.

 

La force de dire alors à l’autre, « je ne suis pas ton esclave, je comprends que tu vives quelque chose d’important pour toi, mais moi, cette façon de faire entrave mon propre chemin. Je ne juge pas ta façon de faire, simplement je refuse, moi, d’être utilisée dans tes mensonges ou les miens parce que cela ne correspond pas à ce que je suis ou plus, cela appartient à une expérience de vie que je veux terminer ». C’est ce qui m’est arrivé par surprise il y a trois jours (pendant que je méditais encore sur le oui initial donné par notre en-je) lorsque j’eus soudain, et l’intuition et la force de repousser d’une part un créancier de mon fils qui venait de me demander de rembourser encore une dette, et dans la foulée, d’envoyer un message à mon fils en lui disant : « Saches que c’est fini, je ne rembourserai plus les personnes à qui tu empruntes de l’argent. C’est entre toi et eux. Cela appartient à ton chemin, pas le mien. » Je comprends que j’ai eu cette force à ce moment-là parce que ma participation à l’expérience doit prendre fin. Elle vient de ma conscience supérieure, je le sais, parce qu’en même temps, elle m’envoie la compréhension de cette attitude qui me garde dans une grande paix intérieure. Mon fils a l’âge d’assumer entièrement ses expériences, je n’ai plus à interférer, il doit prendre son envol. Je ne suis, en ce qui le concerne, ni dans le jugement ni dans l’attachement, mais dans la confiance dans ses propres capacités à comprendre, à son propre rythme, et cela me vient de l’amour inconditionnel. Et lorsqu’un créancier viendra encore frapper à ma porte, je sais que je ne tomberai plus dans la pitié ni la colère ni la tristesse ou une quelconque culpabilité (ce sont les outils qu’utilisaient mes prédateurs dans cette histoire pour m’y maintenir tout en m’enseignant ce que je devais apprendre), mais je demeurerais simplement dans la compréhension d’une expérience qui est en train de se jouer entre le débiteur et le créancier. C’est leur histoire, pas la mienne. Et si mon fils vient frapper à ma porte, je lui ouvrirai pour continuer à lui donner, mais autre chose, si je le sens prêt et demandeur, une information par exemple, en lui parlant de la prédation qui se sert de nos failles, mais aussi que toute expérience est un apprentissage…. Mais seulement s’il vient frapper à ma porte… parce qu’alors il sera en demande de quelque chose, et moi je ne serai plus dans l’ingérence, et en vérité avec moi-même, alors je pourrai lui donner seulement ce que j’ai acquis jusque-là dans ma compréhension des choses… incomplète, parce qu’elle va encore évoluer…

 

Anna

 

 

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