Les alter ou fuite de la matière (suite de la matière) - par Ursule L

 

Si la déconnection avec l’espace-temps permet la dissociation, la connexion avec d’autres moi, le lien avec d’autres entités, l’échange d’informations, la programmation, alors le lien maintenu avec le présent, le tout de suite maintenant, le condensé de l’expérience, le retour sur ce qu’il reste du ressenti maintient la réalité objective.

 

Les Cassiopéens disent que les pensées unifient toutes les réalités existantes et elles sont toutes partagées. En gardant le lien avec ce que je perçois, j’unifie les (mes ?) alters.

Résonance - Echo - Dissociation (flip de 4D ?) - Il y a quand même un moment où c’est la grosse patauge - Décantation.

 

La 4D serait une sorte de no man’s land. Peut-être que la prédation a réussi à créer et maintenir un « territoire » sur lequel le temps n’a plus de prise. Ils se maintiennent grâce au non temps. En flip constant. Le monde inversé. Vis sans fin. 

 

J’ai l’impression depuis hier qu’on m’a fait sortir de mon caveau. Vieille momie à qui on veut tirer les vers du nez. A qui on veut réveiller tous les vieux démons. On m’a placé là avec différentes contraintes auxquelles je me plie « de bonne grâce » en sachant que le cœur du Lion rugira,…ou pas.

 

Il ressort trois idées majeures de la constellation du Lion : 

  • L’homme est régent, le roi, Dieu incarné, fils de Dieu
  • L’homme est gouverné par la loi qu’il établit pour lui-même et la loi spirituelle à laquelle il se subordonnera finalement
  • La tâche de l’individu est d’utiliser la « faucille » et de couper ou de faucher ce qui entrave l’application de la loi spirituelle et retarde ainsi l’épanouissement de l’âme
    (cf the planetary system : article Soleil-Terre-Regulus le Cœur du Lion)

 

Reste à identifier d’où vient cette graine. Celle qui a germé et qui doit être ou non fauchée. Une fois pris, le choix amène à la pensée lumineuse. Regulus transmet l’énergie des entités supérieures. Enfin, celles qui ont créé notre système solaire…

 

Je suis terrorisée par la force du Lion. Son regard m’a traversé. Toute sa force m’a terrassé et habité à cet instant. Suis-je sûre de bien comprendre l’enjeu, d’accepter le jeu ? 

Ce qui se joue ici et maintenant doit absorber le reste.

 

La matière se propage, s’étend, s’associe, se transforme à partir d’un point, de la graine. Le tour de magie subjugue mais cache l’entente. Ce qui est visible sert le plus large mais ce qui ne se voit pas arrive à contre-temps. A quel moment le lien se détache ? La mise en scène est calculée mais à quel moment se tisse l’invisible ? Quand tout le spectacle n’est qu’une mauvaise illusion, l’attention doit pouvoir être attirée au bon moment. Quelques lions sont encore là pour réveiller le spectateur.

Toute cette mascarade m’aspire.

Mais le regard du lion m’a traversé.

 

Et quel était ce corps nu ? Celui qui m’est tombé dessus, qui est entré chez moi. Qu’on a jeté par dessus bord pour plus de facilité. La même terreur m’a habité. Même position, sans issue possible. Il a empli toute mon habitation. Sa présence était partout. On s’en est débarrassé. Il était vide. Et pourtant, en tombant chez moi, il a pris toute la place. On a déménagé deux mois après d’ailleurs, pour un logement plus grand, « à la campagne »…Bim bam boum.

 

Ca fuit quelque part.

Je me mets à la touche, et au clavier. Je vois ça de loin. On cherche à m’aspirer mais je reste détachée. Puis je commence à donner des coups de griffes. J’ai exercé mon âme longtemps. Sans m’en servir. Il est temps de m’en servir. Elle est là pour me guider dans le marasme. Je reste en éveil. Rassemble les indices. Consciemment, inconsciemment.

 

Garder le pied dans le présent semble être une nouvelle réalité objective comprise et que je garde en tête aussi. Quand le temps commence à se distorsionner, que je commence à « rêver », ces pensées deviennent un canal de la prédation. Alors je reviens dans « qu’est-ce qui fait lien avec ce que je vis là tout de suite » pour voir ce qu’il en reste, de ce « rêve ». 

 

Départ de Dresny avec la part la plus discrète de moi-même à ma gauche. Je me presse, plusieurs scènes se succèdent, incongrues, tirées par les cheveux mais je continue à avancer toujours avec ma part gauche discrète qui me suit fidèlement, sans me quitter. Ascenseur bondé évité, double poussette qui se sépare et se rassemble, gens choqués, puis rassurés, arrivée au guichet arrêté par un agent de sécurité pas à sa place. Marseille attendra.

 

J’en retiens que je cours, souvent parce que je me suis laissée prendre à un jeu, qui m’occupe. Ce temps là n’est pas le mien. La course contre la montre. Tout s’efface, plus rien n’a d’importance. Même pas cet autre gauche, qui ne semble pas avoir quelque chose à faire d’autre, là juste pour intégrer en silence.

Alors laisser au temps le temps d’intégrer, et à moi même de me détacher, pour laisser ma part au lion, celle du libre arbitre pour me détacher du système.

 

Ursule (Inscrite au cénacle dépt 83)

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