Lettre à ma mère - par Marielle

Un matin au réveil, j’eus l’impulsion soudaine d’écrire à ma mère. Notre dernier échange au téléphone avait réactivé ma colère, laissant ma mère au bord des larmes.

 

Ma mère est très attachée (‘’amour’’) à ses enfants, 3 filles dont je suis l’ainée.

Elle s’est toujours inquiétée pour nous, et ne cesse de vouloir notre bonheur.

J’ai fui son ‘’amour’’ étouffant, en quittant la maison après l’obtention du baccalauréat pour emménager chez moi et travailler. (…et me mettre en couple ! par réaction inconsciente au divorce de mes parents pour me prouver que je réussirai là où ils avaient échoué, ou pour construire ce modèle de couple parental ‘’idéal’’ que je n’avais pas eu sous les yeux)

 

Mes expériences de vie d’adulte n’ont pas rassuré ma mère à partir du moment où je décidais de quitter le père de mes enfants, au bout de 22 ans de vie commune et deux jeunes enfants.

Quand je démissionnai de mon emploi de fonctionnaire, 8 ans plus tard et alors que mon nouveau compagnon, licencié de son emploi, avait beaucoup de difficultés pour rebondir professionnellement, ma mère s’inquiétait beaucoup pour moi et ses petits enfants.

 

Elle avait quitté ma région pour le Maine et Loire, rejoindre ainsi mes sœurs qui s’étaient installées tour à tour là-bas. (Le très grand sens de La Famille pouvait ainsi être partagé entre toutes les 3)

 

Malheureusement, il manquait la fille ainée dans le tableau. 

L’éloignement de la famille ne me gênait pas, au contraire. Mon observation de la vie s’éloignant de plus en plus des considérations ‘’superficielles’’, ‘’conventionnelles’’, très terre à terre, entretenues par ma mère et mes sœurs (lorsqu’elles se retrouvaient ensemble) j’avais même fini par boycotter les rassemblements des Fêtes de Noël ou du Jour de l’An, seuls moments où ma mère pouvait me retrouver. 

 

Pour autant, je pouvais avoir avec ma mère des échanges plus profonds, d’ordre philosophique, spirituel, humaniste lorsque je me trouvais seule avec elle. Je savais qu’elle était ouverte sur beaucoup de sujets même si son côté rationnel restait prépondérant. Elle avait déjà fait un cheminement personnel, par sa foi en l’Esprit Christique (éducation catholique reçue, assez extrémiste, qu’elle avait su reconsidérer par elle-même, grâce à ses expériences vécues, pour se défaire de dogmes et bondieuseries sclérosantes)

Mais, j’ai aussi compris avec les années que ma mère servait de canal pour la prédation, tant elle était dans l’attachement à ses enfants, qu’elle considère comme sa plus belle création dans sa vie, ayant ‘’échoué’’ dans sa vie de couple, préférant alors sacrifier sa vie de femme, refouler ses propres aspirations pour rester au service de ses enfants.

 

En sa présence, je ressentais toutes ses émotions, ses peurs et je ne comprenais pas pourquoi j’avais aussi tellement de colère en moi, culpabilisant d’éprouver cela vis-à-vis de ma mère ‘’qui nous aime tant’’.

 

Mon cheminement personnel, m’a au fur et à mesure apporté des réponses.

 

Pour revenir à notre dernier entretien téléphonique, ma mère m’informe qu’elle a épuisé la part qui me revenait d’un héritage, dans le versement mensuel qu’elle me fait parvenir depuis que je perçois le RSA, pour participer au paiement de mon loyer et que si elle continue à m’aider ce sera en ponctionnant sur sa petite retraite.

 

Moi : « Je ne t’ai jamais rien demandé tu sais »

Elle : « Je sais bien mais c’est normal que je t’aide, je suis ta mère. Il va bien quand même falloir que tu trouves un emploi pour vivre, tu ne peux pas continuer comme ça »

 

Moi : « Tu appelles ça vivre ? Être obligé de travailler pour un smic, aux ordres d’un patron, pendant minimum 8h, avec du stress, de la fatigue, pour effectuer une tâche qui n’a pas de sens pour toi mais le faire quand même parce que ça te permet d’avoir un toit sur ta tête, d’acheter de la nourriture, de tout juste payer tes factures de gaz, d’électricité, l’essence pour la voiture, les assurances et impôts ? Et d’être dans la peur continuelle qu’il arrive un problème à la voiture ou bien que la machine à laver tombe en panne parce que tu sais que tu ne pourras pas régler les réparations ou alors tu dois faire le choix de te serrer la ceinture, de ne pas payer ton loyer ce mois-ci pour pouvoir à la place payer le garagiste ou une machine à laver ? »

Elle : « Je ne vois pas comment tu peux faire autrement. Si on te supprime le RSA, comment fais-tu ? »

 

Moi : « Penses-tu que la vie que tu as, correspond à la demande de ton âme ? »

Elle, un peu surprise par la question : « J’ai toujours fait du mieux que j’ai pu donc je pense que oui. »

 

Moi : « Et bien moi, mon âme me pousse à vivre autrement que ce que le Système nous conditionne à faire. Je ne peux plus retourner en arrière, pour vivre quelque chose qui ne fait pas sens pour mon Evolution. J’ai expérimenté ce que c’est le’’ travail’’, ce n’est pas comme si je n’avais jamais travaillé de ma vie. Tu crois que vivre se résume à travailler pour un patron, se payer des loisirs, des vacances, regarder la télé, s’occuper de son chat ou de ses enfants et se dire que ça pourrait être pire, donc il faut s’en contenter ? »

Elle : « Au moins tu ne crèves pas de faim et tu ne dors pas dans la rue. »

 

Moi : « Pour moi vivre, c’est se mettre au service de la communauté, c’est être dans le partage »

Elle : « Tu es dans l’utopie. »

 

Moi, énervée : « Et bien se sont les utopistes qui changent le monde. Il y en a toujours eu au cours des siècles passés que l’on traitait ainsi et qui maintenant, sont acclamés car ils ont contribué à l’évolution par les changements de qualité de vie qu’ils ont apporté. »

Elle, résignée : « Je ne vois pas comment tu peux vivre autrement. »

 

Moi : « Ce n’est pas parce que tu ne vois pas que ce n’est pas possible »

Elle : « Je n’ai pas envie que tu sois à la rue »

 

Moi : « Alors en fait, tu me donnes de l’argent par peur que je me trouve à la rue, par culpabilité. S’il m’arrive le pire, tu te sentiras moins mal, car tu m’auras aidé ! »

Elle, avec émotion: « Ecoute, si tu arrives autrement, c’est tout ce que je te souhaite »

 

Moi : « Tu vois maman, dans quel hypocrisie le Système nous enferme ? Avec la peur, il nous maintient en esclavage, pour que l’on plie, qu’on accepte l’inacceptable : les guerres, les injustices, la pauvreté. Pour toi c’est ça la vie ? Et bien pas pour moi. Je pense aussi aux nouvelles générations, je pense plus large que ma petite sphère personnelle »

Elle : « Toi qui veut être au service de la communauté, si tu crèves de faim, comment pourras-tu aider ? »

 

Moi : « Tu n’as pas compris, ce n’est pas ‘’aider’’ mais vivre pour servir l’ensemble de la communauté.

Elle, se voulant compréhensive : « Bien il y en a quelques uns qui arrivent à vivre différemment. Ils vivent comme des ermites, dans les bois ou les cavernes. Je ne vois pas en quoi ça aide la communauté »

 

Moi : « Effectivement, ça ne sert pas la communauté et ce n’est pas ce que je veux vivre. »

Elle : « Je te souhaite de trouver ce qui te convient. »

 

Moi, avec un humour noir : « De toutes façons, une bouche de moins à nourrir (en parlant de moi) ne va pas chambouler le monde »

Elle, des larmes dans la voix : « Le monde non ! » 

 

 

Quand les bulles de perception sont différentes, la communication est difficile.

Ma mère restait dans ses peurs, rejouant ses scènes de vie où elle vécut aussi des difficultés financières.

Moi je voulais bien de son aide mais j’attendais de sa part plutôt des encouragements, une confiance dans la personne que je suis, une confiance en mes ressources… j’avais en fait besoin d’être rassurée. Au lieu de ça, elle me projetait ses propres peurs.

 

En fait c’est l’enfant que je fus qui avait besoin d’être rassuré.

J’en fis le constat, lorsque je lus le livre de Jeanne Siaud-Facchin « Trop intelligent pour être heureux ».

 

Une nouvelle pièce de mon puzzle éparpillé trouvait sa place, révélant un peu plus Celle que Je Suis. 

 

Voici la lettre que j’écrivis d’une traite à ma mère, au stylo, commencée à 10h du matin, terminée et recopiée à 18h, ne prenant pas le temps de m’habiller ni de manger.

 

   

 

Maman,

 

Cette lettre que je t’écris, je l’adresse à D. (prénom de ma mère) de la part de Marielle.

Je suis extrêmement lucide sur la condition humaine et l’exploitation de l’Être humain par la peur qui le manipule.

Vivre en harmonie dans la réalité de ce monde me semble impossible au vu de l’exigence qu’il demande.

Cette quête à tous prix du ‘’Bonheur’’ vers quoi tout le monde court est un leurre, bien orchestré par tout un système : sociétal, éducatif, familiale, culturel, religieux, afin d’empêcher la Conscience Humaine d’évoluer.

 

Ma quête n’a de cesse depuis ma naissance de comprendre la réalité de ce monde, d’appréhender tous ses rouages, de percevoir à travers l’apparence des choses, des Êtres, la réalité de ce qu’ils sont, à commencer par moi-même et la relation que j’ai avec les autres.

 

Toutes mes expériences vécues, toute l’intégration des connaissances révélées me permettent au fur et à mesure de me re-connaître, de rassembler toutes les parts qui me composent, corps-âme-esprit.

 

J’aspire à vivre l’équilibre de mon corps-âme-esprit grâce à l’accroissement de ma conscience, par l’intégration (le vécu) de tous les savoirs et informations que j’expérimente.

Cet équilibre demande un alignement constant de la matière et du spirituel. 

 

C’est l’équilibre de l’Homme debout qui se tient les bras tendus élevés à l’horizontal, à l’image du dessin de Léonard de Vinci « L’Homme de Vitruve ».

Cette représentation montre les proportions idéales parfaites du corps humain, parfaitement inscrit dans un cercle et un carré.

Cet Homme est le symbole allégorique emblématique de l’humanisme de ‘’l’Homme au centre de tout/l’Homme au centre de l’Univers’’, connecté à la Terre et au Ciel.

 

Tu as accouché d’une enfant ‘’précoce’’ (moi :-) ), non diagnostiquée comme telle à l’époque car c’est depuis peu que la psychologie ne se contente pas de poser un diagnostique mais accompagne l’enfant (ou l’adulte) à se structurer avec cette singularité.

 

La caractéristique du ‘’surdoué’’ n’est pas cantonné comme on le croit vulgairement à un être doté d’un quotient intellectuel très élevé.

 

Jeanne Siaud-Facchin, dans son livre « Trop intelligent pour être heureux » écrit :

 

« Être surdoué est ni une chance insolente, ni une bénédiction des dieux, ni un don privilégié, ni une surintelligence enviable. C’est une personnalité singulière aux multiples ressources intellectuelles et affectives dont le potentiel ne pourra s’inscrire comme une force dans l’ensemble de la personnalité que si et seulement si cette composante est connue, comprise et reconnue. L’intégrer c’est la possibilité de construire une vie qui nous convient, dans laquelle on se sent bien, comme chacun de nous tente de le faire. L’ignorer ou pire le dénier, c’est prendre le risque de passer à côté de soi-même et de passer sa vie avec un profond sentiment de manque et d’incomplétude pouvant conduire, dans sa forme grave, à une désadaptation sociale douloureuse ou à des troubles psychologiques sévères .»

 

Je comprends alors pourquoi mon cerveau est toujours en hyperactivité cérébrale,

« [… ] avec la capacité de traiter une information à grande vitesse qui engendre à son tour une arborescence de multiples autres informations à traiter. La difficulté de canaliser ses pensées est un risque d’épuisement nerveux pour le surdoué. »

 

Ceci couplé à « […] une intuition fulgurante (infos non conscientes) lui permet de résoudre un problème sans pouvoir apporter un raisonnement logique. »

 

De plus « le surdoué a une hyperesthésie de tous les sens » (ouïe, vue, odorat, goût, toucher) générant une sensibilité émotionnelle élevée. « Il absorbe comme une éponge toutes les émotions environnantes au risque de s’y noyer » (forte empathie)

 

Pourquoi je te relate ceci ?

Parce que j’ai compris récemment pourquoi, très tôt, enfant, j’ai mis en place une protection pour ne pas me laisser envahir par un émotionnel exacerbé. Ce fût le contrôle, que j’ai abondamment développé et qui a barricadé, emprisonné la vraie Marielle afin qu’elle puisse s’intégrer à l’école, dans la famille, dans le milieu professionnel, dans la société.

 

Je me souviens d’une carte d’anniversaire que tu m’avais envoyée dans laquelle tu écrivais qu’à ma naissance, tu avais été impressionnée par mon regard très scrutateur, intense.

Cette façon de regarder est aussi une caractéristique du ‘’surdoué’’.

Lire le livre de Jeanne Siaud m’a permis de mettre des mots sur mes maux.

 

Je me suis retrouvée dans :

« L’ado surdoué a une conscience collective plus forte ce qui l’empêche de se concentrer sur lui, l’amenant à intégrer dans ses inquiétudes et ses sources de satisfaction, les éléments concernant un environnement très large. Il n’admet pas les injustices et les incohérences du monde. Il ne peut accepter égoïstement d’être heureux devant l’injustice du monde. »

 

Quand je replonge dans mon enfance et dans mon adolescence, j’ai toujours eu l’impression d’avoir été trop sérieuse, de ne pas avoir ressenti l’insouciance.

 

« La lucidité exacerbée sur le monde et sur les autres rend difficile la sérénité intérieure […] Le moindre détail, en particulier affectif, prend des proportions démesurées […] La susceptibilité affective, la vulnérabilité à la critique fragilisent considérablement les ados surdoués car ils n’arrivent pas à mettre de la distance », amplifié en cela par « […] leur capacité d’analyse intellectuelle […] Le surdoué s’autoanalyse, perçoit ses failles, ses limites et ses défauts (et celles des autres) d’où une difficulté à s’aimer. »

 

Le fait de mieux me connaître, à travers mon cheminement à la fois dans le développement personnel, la psychothérapie, la connaissance de mon environnement par la cosmologie, la physique, la science, ma perception du monde invisible et de l’existence d’autres réalités mais aussi à travers mes relations, surtout dans le couple, me permet enfin aujourd’hui de m’aimer. C’est-à-dire que j’accepte Qui Je Suis, même si-- parce que je ne corresponds pas à ce que les autres attendent de moi, même si - parce que je suis différente de ‘’ la norme ‘‘, même si - parce que je suis une rebelle, en quête d’authenticité et de vérité.

 

« Enfant, le surdoué sent les faiblesses et les limites de ses parents d’où des difficultés de s’identifier à l’un et à l’autre, de s’appuyer sur ces modèles pour grandir, alors qu’ils semblent si fragiles. […] Le petit surdoué, déconcerté, se construit souvent seul,  en érigeant ses propres repères. Ses crises de larmes, colère violente (chez moi, elle était réprimée, contenue en dedans) bouderie inaccessible à la discussion, sont le reflet de son hyper réceptivité émotionnelle. »

 

Si je te partage ceci, ce n’est aucunement pour te culpabiliser et m’apitoyer. Je sais trop bien en tant que parent, que l’on fait de son mieux avec la compréhension et la conscience du moment.

Si je te partage ceci, c’est pour tenter de t’expliquer que chacun doit vivre ses propres expériences qui ne sont pas celles de son voisin, de ses parents ou de ses amis.

L’expérience dans les faits peut sembler identique mais le regard que l’on porte dessus est différent selon la conscience de chacun.

 

Actuellement, j’expérimente des difficultés financières, ce qui est inconfortable pour moi et révèle toutes les peurs liées au ‘’manque’’. 

Mais c’est parce que cette expérience est inconfortable qu’elle peut me faire grandir.

‘’Grandir’’ signifie pour moi, me détacher de l’attachement : ne plus dépendre de, ne plus attendre d’une sécurité extérieure (couple, famille, travail, aide sociale) pour me sentir confiante et sereine dans la création de la réalité qui me convient.

 

L’attachement, sous quelque forme que ce soit, est un frein à l’évolution de la conscience.

Se détacher ne signifie pas être indifférent, mais signifie ne plus se laisser manipuler par les peurs et les émotions.

L’attachement entraine la culpabilité, le sacrifice (se nier soi-même pour faire plaisir à l’autre ou pour s’auto-satisfaire en prenant le pouvoir sur l’autre) et le renoncement de sa propre créativité pour se servir de la créativité d’autrui.

 

L’amour dans notre condition humaine, n’est pas le véritable Amour, c’est un attachement qui lie 2 personnes (couple) ou plusieurs personnes (famille, amis).

L’Amour véritable rend libre, il est désintéressé, non conditionné par la culpabilité, la peur. C’est l’énergie de vie qui participe à la création. 

L’attachement est une prise de pouvoir (inconscient) qui emprisonne, que ce soit l’attachement à des personnes, à des animaux ou à des biens matériels.

 

Quand tu m’envoies un chèque tous les mois, je perçois ton intention de m’aider mais je perçois aussi ta peur que tu projettes sur moi.

Ne dit-on pas « L’enfer (me-ment) est pavé de bonnes intentions ? ».

 

Par attachement (‘’amour’’) pour tes enfants, tu donnerais ta chemise.

Mais est-ce une solution de se dévêtir pour habiller l’autre quand au final il en reste toujours un à poil ?

 

J’ai eu envie de retourner ton chèque.

Puis comme j’analyse et décortique tout (singularité de mon cerveau de ‘’surdoué’’) et que de plus en plus je prends conscience que dans une relation, l’autre est un miroir et me renvoie ce que j’ai besoin de voir en moi, j’ai constaté que je porte toujours la trace viscérale de l’attachement et la peur du manque.

L’un et l’autre sont liés.

 

La peur de manquer d’argent, la peur de manquer d’amour, la peur de manquer de nourriture, la peur de manquer de plaisir, la peur de manquer de reconnaissance est liée à l’attachement à l’argent (croyance qu’il faut travailler pour vivre), à l’attachement à l’amour (vivre en couple pour combler des manques personnels, faire des enfants pour réparer son enfance ou vivre par procuration à travers ses enfants, la vie que l’on souhaitait avoir et que l’on n’a pas réalisée) à l’attachement à la famille (combler un sentiment d’insécurité de rester seul) à l’attachement à la nourriture (combler des frustrations, combler un vide affectif), à l’attachement aux plaisirs (évacuer des frustrations, oublier ses soucis, s’évader) etc…

 

J’ai décidé d’emprunter une voie nouvelle pour créer une autre réalité, une voie qui se dessine au fur et à mesure par la guidance de mon âme, de ma supraconscience, par la guidance de mon cœur et de mes intuitions. Sur cette nouvelle voie, ma volonté et mon mental sont au service de cette guidance et mes émotions servent d’indicateurs et ne m’envahissent pas pour me piéger dans la peur.

Cette voie peut sembler ‘’hors norme’’, ‘’non conventionnelle’’, ‘’irresponsable’’, ‘’utopique ?’’ 

 

Vivre en accord avec son âme, pour l’évolution de son âme et pour l’accroissement de sa conscience, au service des autres, est bien loin des priorités de notre société.

 

Je ne peux pas changer la réalité du monde tel qu’il est aujourd’hui, mais je peux ME changer, c’est-à-dire me déconditionner des croyances, dogmes, conventions qui entretiennent la réalité actuelle reposant sur des mensonges, sur de la manipulation par la peur, sur la spéculation de l’argent, sur l’abêtissement et l’asservissement des humains pour maintenir le profit et le pouvoir de quelques uns, ceux-là même qui décident de la marche du monde.

Le développement sciemment organisé du terrorisme, les nouvelles guerres avec armes nanotechnologiques, le contrôle et la manipulation incessante orchestrés sur les masses, la restriction grandissante des libertés individuelles, l’appauvrissement galopante des populations n’augurent rien de réjouissant pour l’avenir proche de la civilisation humaine, sans parler de l’impact sur notre planète des turbulences cosmologiques (ouragans, tsunamis, éruptions volcaniques, chutes de comètes et d’astéroïdes,  transformations de l’activité solaire) qui relève de cycles naturels de transformation de l’Univers.

 

Si beaucoup de gens préfèrent ne rien savoir, si d’autres savent mais se mettent la tête dans le sable et si la majorité se replie sur son train-train quotidien à savoir : travail-loisirs-dodo ; travail-consommation-plaisir ; retraite-consommation-plaisirs-vacances ; retraite-travail de complément-consommation ; chômage-peur-précarité ; sans emploi-assisté-résigné, je préfère savoir et chercher à me libérer de cette réalité pervertie en commençant par me libérer moi-même de mes limitations (peurs, croyances) par un travail personnel et profond afin d’éveiller ma Conscience et la faire grandir, puisque toute créativité, toutes expressions de vie repose sur La Conscience. 

 

Les ‘’surdoués’’ ont différentes façons d’interagir avec leur environnement.

Il y a ceux qui acceptent de rester dans un cadre et il y a ceux qui se rebellent.

 

J’ai longtemps essayé de m’adapter au cadre jusqu’à finir par me rebeller, tant il y avait de colère, de frustration et d’insatisfactions accumulées. La déception face à l’effort effectué infructueux (non épanouissant) de rester dans le cadre avait laminé au fur et à mesure la confiance en moi et en ma créativité.

 

Aujourd’hui, je ne travaille pas pour ‘’enrichir un système économique’’.

Je consacre 100% de mon temps à l’éveil de ma conscience, à mon développement spirituel par des recherches, des études, des analyses, par la compréhension des expériences vécues, par l’intégration de connaissances, que je partage gratuitement dans des écrits, au sein d’un réseau constitué de personnes qui cheminent aussi sur cette nouvelle voie. Ensemble, nous nous accompagnons, dans un soutien mutuel pour manifester une autre réalité.

 

« C’est dans le refus du cadre que l’on peut trouver des créateurs, des précurseurs, des ‘’révolutionnaires’’ qui sauront transformer certaines parcelles de vie et ouvrir de nouvelles voies. Être rebelle comporte de vraies ressources si on sait ne pas rester seulement victime d’une forme de vie qui ne nous convient pas. Pour créer, il faut parfois être hors cadre et s’éloigner des sentiers battus. Être rebelle devient alors un vrai talent. ». Jeanne Siaud-Facchin

 

Est-ce une utopie de croire qu’il est possible de changer la réalité en contribuant à l’élévation des Consciences ?

 

N’est-ce pas plutôt utopique de croire que « la Vie a besoin d’argent pour s’expanser ? » (travailler pour vivre)

Car l’argent n’est plus une monnaie d’échange mais est devenu le centre de l’illusion dans laquelle nous sommes. Une illusion qui repose sur un endettement mondial, institué et formalisé par des jeux d’écritures comptables consignés dans des fichiers bancaires.

Nous vivons dans l’utopie d’un système qui repose sur du vent et qui nous conditionne à croire que c’est une réalité matérielle immuable.

 

La définition de l’utopie c’est aussi :

« Un rêve dont la réalisation est à priori hors de notre portée »

Ce n’est pas parce que c’est hors de notre portée que c’est impossible.

Ce n’est pas parce que notre niveau d’intelligence ne peut le concevoir rationnellement que sa réalisation est impossible.

 

L’Être Humain n’est pas qu’une ‘’mécanique’’ utilisant la force nucléaire gravitationnelle liée à l’électromagnétisme (Force mesurable et observable).

L’Être Humain est aussi une Conscience, un Esprit qui a le pouvoir de créer par la force nucléaire ‘’faible’’ (selon la Physique des particules).

 

« La Force nucléaire ‘’faible’’ est le support de la conscience intuitive. C’est une force non mesurable donc jugée insignifiante pour la science cartésienne humaine. La Force ‘’faible’’ est la Vie Cosmique qui génère la forme et les fondations des niveaux infinis de réalité. » (Observations de l’astrophysicienne Giuliana Conforto dans son livre « L’Univers Organique ».)

 

Le monde est le reflet de nos comportements (pensées et actions) et de nos compréhensions (niveau de conscience). 

Plus nous cherchons à comprendre comment se crée notre réalité, plus nous sommes à même de pouvoir changer cette réalité si elle ne nous convient pas (en nous déprogrammant des peurs et croyances qui nous limitent, en changeant nos habitudes en actes conscients, en discernant les jeux de manipulation pour ne pas accepter des mensonges comme des vérités).

 

Je ne prétends pas connaître La Vérité, c’est MA vérité basée sur Qui Je Suis et la Conscience qui m’habite.

 

La voie que j’ai choisi d’emprunter ne rentre dans aucun cadre de la Société actuellement.

Suis-je une philosophe scientificospirituelle matinée psychothérapeute écrivain, de surcroit ‘’ précoce’’ ?

 

Je suis en maturation, je vis au jour le jour, sans contrainte particulière que de répondre aux besoins de mon corps-âme-esprit.

 

J’apprivoise petit à petit la solitude, avec quelques inconforts tellement mon attachement au couple était très fort. Me défaire des projections, des attentes, des certitudes, des croyances qui conditionnaient ma vie depuis si longtemps m’est nécessaire pour re-naitre et manifester une nouvelle réalité, correspondant à Qui Je Suis.

 

Je ne sais pas quelle portée aura ma lettre sur toi. Je l’ai écrite intuitivement, sans attente particulière, avec le simple désir de dialoguer d’âme à âme, de conscience à conscience. 

 

T’écrire cette lettre participe à ma re-naissance, à la manifestation de la véritable Marielle, celle qui ne s’identifie pas par « l’enfant de », « la compagne de », « la mère de », « la thérapeute », « la bénéficiaire du RSA », « celle qui ne travaille pas », « celle qui ne recherche pas d’emploi ».

 

Me détacher de tous les rôles qui sont autant de freins au déploiement de ma Conscience sur le nouveau chemin que j’ai choisi de suivre, au service des autres, au service de l’Évolution.

 

L’aide financière que tu m’apportes m’aide à poursuivre mon chemin, merci.

 

Je t’embrasse,

Marielle (Cénacle dépt 28)

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