Partie 2 : Retard, justification, culpabilité, prédation - par Galline

 

(Envoyé le 14 novembre 2017) - Lire la partie 1

 

Ces quatre textes en attente d'envoi, moi qui les croyait finis, je m'apercevais qu'ils étaient bloqués (par une force bienvenue) comme figés dans le temps. Je percevais cet arrêt comme mortel.

Je me percevais alors tel un requin. Jusqu'alors j'écrivais et envoyais mes textes sans relâche ou sans répit. Tel un requin si j'arrêtais de nager - de témoigner -, je n'avais plus d'oxygène, je mourrais. 

 

Je voyais cet arrêt de publication de mes témoignages comme l'arrêt de mon orientation SDA. Je me percevais lâche. Je me croyais dans la fuite de ma "tâche" de débusquage du prédateur. En réalité, je ne débusquais plus mon prédateur, c'est lui qui me manipulait à travers ma plume. Cet arrêt était bien la fuite, la fuite de mon entêtement à continuer des textes dont l'énergie était sous son contrôle.

 

Je comprends alors qu'il y a deux fuites : 

- La  "fuite" en attente d'un meilleur éclairage (ma conscience de la situation étant encore trop étroite). Cela correspond à une fuite SDA, évolutive. A moi de faire une pause dans la situation "bloquée" (sortir de mon entêtement, de ce mental qui tourne en rond) pour me rendre disponible à de nouvelles expériences. Arrêter ce que je fais ou "fuir" ce que je vis pour me balader, lire... ouvrir mon esprit à ce que la vie va me proposer : des nouvelles situations vont arriver.

A moi de décoder les signes, les symboles, les redondances, d'aller chercher l'information manquante à la compréhension de ce que je vis. Mais si je n'enquête pas, je ne cherche pas à comprendre, je tombe sur la deuxième fuite.

 

- La "fuite" de peur, je fuis une situation source d'enseignement. Je me mets dans le déni en évitant les circonstances qui déclenchent ma peur (j'évite une personne, je ne lis pas un texte dérangeant, j'évite de sortir la nuit...).

La vie va me soumettre à nouveau la situation mais je préfère oublier ce que j'ai ressenti immédiatement après l'avoir vécu, me protéger par un "sort" : un objet magique (une prière, une pierre ou une thérapie) pour que cette situation ne revienne plus. Je n'enquête pas car je devrais me replonger dans les circonstances de ma peur, la ressentir à nouveau pour la décrire et avoir ainsi des indices sur ce qui l'a déclenché. 

 

La découverte du contexte qui déclenche ma peur, me renvoie à la vie d'un alter. Lorsque cette vie d'un autre moi est vue et acceptée cela rend ma peur inopérante. 

 

Ce n'est pas la peur la vraie source de mon angoisse (car elle peut être vue et libérée) c'est la stagnation. Car quand je ne vais pas voir ma peur, je ne vois pas mon alter en souffrance et je n'accède pas à une nouvelle connaissance sur moi, je ne fais pas évoluer ma conscience, donc ma réalité se fige dans une boucle de répétition de ma peur.

 

Galline (inscrite au cénacle dépt. 83)

 

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Partie 2 - Retard, justification, culpab
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