Pascal N - Ces archétypes prétendument adoubées par la puissance divine

 

L'archétype Osiris le Père et Horus le Fils a permis au système institutionnel prédateur de construire dans l'inconscient collectif le mythe du sauveur extérieur sacré sous des apparences humaines, afin de détourner l'être humain de la recherche et du travail à l'intérieur de lui-même pour sa libération et son ascension de conscience.

Ce faisant ont été sacralisées les élites au pouvoir se référant à ces archétypes, prétendant être adoubées par la puissance divine pour sa représentation terrestre. Qui plus est, ce sont elles par les relais religieux qui racontaient et assuraient la promotion du mythe. Cette vision exotérique du sacré du haut déployé en bas a été poursuivie à travers d'autres légendes extraordinaires racontées, comme celle de Zeus pour les Grecs, Yahvé pour les Juifs, Jésus-Christ pour les chrétiens...

 

Osiris et son frère assassin Seth sont en fait les deux polarités du fonctionnement du vivant : la partie lumineuse, quantique, positive et évolutive d'une part (Osiris), et son pendant ténébreux, mécaniste, négative et involutive d'autre part (Seth), elle-même illustrée par les deux polarités que sont Lucifer (+) et Satan (-).

C'est bien ce mécanisme constitutif du fonctionnement des lois régissant l'univers qui est raconté par les autorités politico-religieuses aux peuples peu ou pas instruits, et qui en détournent totalement le sens sacré à des fins exclusives d'asservissement des consciences.

 

Le combat entre les deux frères se retrouve illustré dans le Bible par celui de Caïn et Abel, signifiant qu'ici-bas l'ego-mental triomphe toujours du cœur lumineux. Les quinze morceaux éparpillés d'Osiris, dont quatorze sont retrouvés par son épouse Isis, à l'exception du phallus, illustré par l'obélisque. 

 

Le message est clair : seul le féminin en soi (Isis) permet de reconstituer la fragmentation de notre âme dans ses différents alter trans-dimensionnels, afin de faire naître en nous le Fils reconstitué (Horus), qui accepte son masculin (Osiris/Seth) dans toutes ses facettes. C'est toute la symbolique de la croix - le chemin de croix du Christ -, qui par ses quinze stations (les voyages de l’Âme fragmentée dans la matière, celle de l'arcane XV du tarot, le Diable ou le Monde à l'envers) indique à l'être humain le chemin à parcourir dans la souffrance de cet émiettement pour s'émanciper de l'espace-temps (horizontal/vertical) limité de la 3ème dimension et ascensionner...

La légende du Christ n'est que le message de la Vie à accomplir, le ternaire crucifixion de l'égo, régénération intérieure (rencontre avec ses ténèbres) et résurrection purifiée à notre essence véritable.

 

Bien cordialement.

 


Pascal N 
(inscrit au cénacle - dépt 92)

Auteur du site : transmutatis.fr

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