Stop & Go - Mon 11 octobre - par Stéphane H

 Pdf disponible en bas de page

 

Voilà quelques temps que je prends conscience qu'il serait bon pour mon cheminement de mettre par écrit mes expériences. Mais je saisis tous les prétextes possibles pour le repousser à grands bras.

 

Mais mes dernières expériences en date ne me laissent plus trop, sauf mauvaise foi, d’ambiguïté face à ce passage à l'acte dans le concret.

 

Voilà 3 ans, ma carrière professionnelle a eu un coup d'arrêt brutal et j'ai vécu une très grande détresse. Une grande incompréhension en a suivi, avec beaucoup d'idées noires, des envies de disparaître, de tout envoyer promener. J'avais tant donné dans ce travail auprès de personnes handicapées mentales, que je ne comprenais pas pourquoi je subissais tout ça. Je mettais encore la responsabilité de mon vécu à l'extérieur.

 

En plus moi, bon avec les autres, en train de consacrer ma vie à les aider..! Pourquoi ???

Mon prédateur venait d'enclencher ma programmation de victime.

 

Mais j'étais poussé dehors, malgré toutes les adaptations faites depuis déjà 3 ans après une première alerte du genre. Après avoir accepté des situations de mobilité interne inacceptable sauf à être identifié à l'extrême à mes peurs (identité, manque, culpabilité...), les faits étaient là : plus d'emploi. Et malgré des démarches à Pôle Emploi (PE), aucun droit à une quelconque indemnité, je n'avais plus de revenus.

Ma peur du manque explosa. Nouvelle manne émotionnelle pour mon prédateur. Je consultais même une assistante sociale pour étudier mes droits afin de faire entendre à PE, aux allocations familiales que j'avais droit à quelque chose, que je sois reconnu comme victime de mon employeur. J'ai pris à ce moment-là deux coups dans mon ego : le revenu unique de Christine était tout à fait suffisant pour la vie de notre foyer, et je ne pouvais de plus réellement prétendre à aucune aide ou indemnités quelconques.

 

La souffrance fut tellement intense que j'ai alors commencé à vouloir porter un regard un peu différent à ce que je vivais. Mon mental acceptait d'entendre que ce que je vivais était ce que mon âme avait choisit de vivre...

Je m'attachais alors à me convaincre, à coup de discussions, formations, consultations que ça allait. Ouais, cause toujours, en effet la théorie est toujours belle, c'est d'ailleurs un pays où il doit faire bon de vivre, je devrais y aller...

Mon vécu profond était toujours pris par mes peurs (manque, culpabilité) sans que j'accepte de les regarder vraiment.

 

Néanmoins nous avons choisi (moi subi ?) que je serais à la maison dans une place de père au foyer pour m'occuper de nos quatre enfants, de l'intendance (repas, linge, entretien...). Cette tache ne me pesait pour le coup pas du tout, assez en corrélation avec mon ancien emploi d'éducateur en foyer.

(Fait amusant de "découverte" du prédateur toujours à l’affût pour nous faire fuir nos responsabilités : à la relecture Christine éclate de rire, le "nous avons choisi..." l'amuse particulièrement. Je dois reconnaître que la réalité a été différente : j'ai choisi/proposé d'être à la maison et de m'occuper du foyer. Mais mon besoin de validation extérieure m'a amené à associer Christine à mon choix afin de tenter de le normaliser quelque peu...)

 

Mais très au fond, je gardais l'idée que ce n'était que pour un petit temps et que je retournerais rapidement dans un emploi. Je restais d'ailleurs inscrit à PE, déclarant tous les mois mon absence de travail (on appuie là où ça fait mal), avec ateliers et suivi personnalisé à la clé. Cela histoire de se maintenir en apnée d'attente d'une autre voie vers l'emploi pour revenir dans le rang.

 

Au bout d'un an, je n'en peux plus de cette situation. Je choisis de demander à me faire radier de cette liste PE qui me maintient en bas, m'empêche d'intégrer plus ma situation.

 

En passant à l'acte, quelque chose se passe, je me sens allégé et ce sera le printemps le plus productif dans les travaux de la maison. Je n'achète plus un statut de chômeur qui doit être prêt à filer au boulot, mais subtilement mon prédateur, que je n'identifie pas comme ça à ce moment, me projette dans une place où je me mets à payer mon droit à rester à la maison par une surcharge d'activités à en oublier de prendre du temps aussi pour moi.

Mais je suis convaincu que ce que je fais pour acheter ma place à la maison est vraiment (vrai-ment) ce que j'aime faire et uniquement cela. Faire une activité pour mon seul plaisir m'est inaccessible sans culpabilité car il y a tant à faire à la maison.

 

D'abord je fais toutes les tâches de la maison, et peut-être après je pourrais faire un truc pour moi. Mais c'est tellement futile au regard de ce que je dois faire chez moi pour mon foyer que cela ne se passe quasi jamais ou alors arraché au temps de réalisation des travaux/devoirs maison.

Je n'arrive même pas à traiter les suggestions de Christine de prendre du temps pour faire un truc pour moi après que tous les jours je lui fasse la liste de mes réalisations du moment.

 

L'année 2016 se passe, bon an mal an (cette expression est vraiment à l'image de ce que je vis, référence à AN, des périodes roulé dans la farine de mon prédateur et des périodes connectées avec des conscientisations importantes).

Je commence néanmoins à intégrer mon choix, ma place et mon rôle, avec moins de culpabilité et de peurs intérieures. Malgré ces "progrès", quelque chose reste. Je le réalise pleinement il y a quelques semaines.

 

Une amie de Christine la contacte car elle organise chez elle la venue d'un de ses amis médium. Nous connaissions cette personne indirectement par l'intermédiaire de quelqu'un de proche qui l'avait déjà plusieurs fois consultée, avec un retour très positif dans les renvois qu'il lui avait fait. Il y avait eu des désistements et comme "par hasard"(...) 2 places s'étaient libérées pour le dimanche suivant ! C'est un signe, ces places se sont libérées pour nous, c'est sûr !

Le rendez-vous est pris, et c'est non sans une certaine appréhension mesurée que je suis en attente de cette rencontre. Une partie de moi a peur. De quoi ? Rien n'est très clair. A la fois j'ai peur d'entendre des choses en rapport avec mon travail (qui n'existe pas mais que je qualifie de "mon" travail), et aussi sur mon couple car je sais que j'ai à travailler l'attachement fusionnel.

 

La séance a lieu. Ce que j'entends me précipite dans une phase qui prendra un tour particulier quelques temps plus tard. Par des bons mots bien tournés, le médium m'explique que pour moi il est temps d'ouvrir ma fenêtre, m'ouvrir au monde, revenir dans une structure de travail afin de sortir de mon enfermement à la maison. Et je dois réaliser ça rapidement, avant un an mais dès que possible. Le plus vite serait le mieux. De plus, pour le moment mon couple va, mais ne rien faire côté travail le mettra en péril. Cela vient immédiatement appuyer sur ma peur d'abandon, tellement que je n'arrive même pas à le voir !

 

Je sors de cette séance en semi prostration, à la fois rassuré pour l'instant sur mon couple, mais englué dans une menace de ne pas devoir perdre de temps.

Cet entretien médiumnique fait aussi parfaitement écho à un échange quelques semaines auparavant avec une connaissance interprétant le Tarot. Elle m'avait aussi renvoyé une injonction sur la nécessité de me remettre dans un travail. Cette fois l'échéance mettait à jour ma peur de reproduire le décès de mon père à 53 ans. Et j'ai bientôt 50 ans !

 

Je me retrouve alors complètement coincé (ce que je crois), n'ayant d'autre choix que de me mettre à chercher un emploi.

 

Avec du recul et d'autres plans de lecture (merci Christine et le Réseau Léo), je me rends compte que ce qui m'a été renvoyé est la mise à jour, la remontée des peurs que j'avais bien pris soin de placer au plus profond de moi afin de ne pas les toucher car c'est assez inconfortable. Ce médium a été le porte parole de mon prédateur me suggérant ce qu'il faut pour que je le nourrisse, mais aussi, avec le pas de recul, il m'a permis de voir mon image, mon reflet apeuré par mes programmes bien en place. Le prédateur devient enseignant.

Mais sur le moment, je me mets en totale disposition à la croyance que je dois retourner dans un système de travail salarié sans trop tarder.

Et les circonstances se mettent en place pour aller dans ce sens.

 

Ma grande fille est en classe de troisième et prépare son stage en entreprise. La convention de stage est prête, mais il manque un numéro de téléphone. Je l'aide donc à le rechercher sur l'annuaire en ligne de l'hôpital de Genève. Je connais ce site ayant travaillé dans le passé dans cet établissement. Et je sais que sur le site existe un onglet "Emplois", regroupant les postes à pourvoir à l'hôpital.

 

Au fait, j'ai un diplôme d'infirmier dans la poche. Je me sens hésiter, mais poussé par mes injonctions, je vais rapidement y faire un tour. Et là, oh miracle, des postes sont à pourvoir avec un profil qui ne pouvait pas mieux correspondre au mien et à mon expérience professionnelle. Cependant, je switche le fait que ces postes sont à pourvoir en milieu carcéral, autrement dit en prison. Mais bon, c'est pour aider les autres n'est-ce pas ? C'est quelque chose de bien !

 

Je relève tous les renseignements. Me voilà parti pour deux semaines à préparer mon dossier, lettre de motivation, mise à jour du CV, copies des diplômes et formations, convaincu que c'est pour moi et que l'Univers confirme par l'amour et la lumière que c'est la bonne voie telle qu'on me l'a dit.

 

A plusieurs reprises cependant, Christine me pose des questions. Comment est ce que je me sens à l'idée de me remettre dans un système duquel je suis sorti ? Est-ce que c'est vraiment ce que je souhaite faire...? Mais oui, je développe tout un tas d'arguments me convainquant que c'est ce que je veux. En plus c'est ce qu'il me faut faire, on (je) me l'a dit !

Mon dossier est prêt. C'est arrêté, je le poste en ligne jeudi. Nous sommes lundi. A 99.9% je pense obtenir un poste.

Mais ça ne va pas se passer comme je le pense...

 

Mercredi, après une matinée d'occupation à la maison, je pars accompagner mon garçon à son activité de l'après-midi. Arrivé au lieu du rendez-vous, ne voyant personne, je me mets à douter sur ma compréhension de la destination. Et alors que je cherche à voir où je dois aller, je me sens d'un coup perdre tout mon tonus musculaire dans mon côté droit, je n'arrive plus à avancer dans la direction que je pense. Je ne percute pas encore la pertinence de l’ensemble de ces questionnements/indices : « je doute de la compréhension de ma destination et ne sais pas où aller. »

Toutefois, je comprends instantanément ce qui m'arrive au niveau physique. Mais quand même, je suis jeune pour faire un AVC (Accident Vasculaire Cérébral) !

 

J'arrive avec difficulté à me poser dans ma voiture. Je n'ai plus aucune force, aucune coordination dans mon côté droit. Utiliser mon téléphone pour prévenir Christine, les pompiers représente une grande difficulté. Je suis pris en charge rapidement, sans jamais perdre conscience.

J'arrive aux urgences de l'hôpital de Genève malgré que je sois sur France (merci la saturation de l'hôpital d'Annecy et les accords franco-suisse dans le cadre de l'urgence). Je peux dire merci car la proximité de l'établissement et le fait que Christine y travaille soulageront quand même le vécu de l'expérience.

Arrivé en service intensif de neurologie, je suis quelque peu figé par rapport à ce que je vis. Je me surprends, alors que je comprends physiologiquement tout ce qui se passe, à ne pas paniquer, dans une sorte d'acceptation de l'expérience. Avec clairement la nécessité de comprendre le message de la maladie, "l'Âme a dit".

Le sommeil durant la première nuit n'est pas trop là. De cours cycles d'endormissement.

Vers 3-4h, je me réveille, quelque chose me percute avec évidence :

AVC - Arrête Vite Ça

 

Le chemin que j'ai choisi n'est pas adapté, il ne répond qu'à mes peurs mises à jour par ces rencontres. Je me retrouve de fait dans l'incapacité de poster ma candidature. Non seulement pendant mon hospitalisation, mais même pour un moment car le temps de la rééducation, je me vois mal me pointer à un entretien d'embauche, le bras et la jambe limités dans leurs mouvements en promettant que ça va le faire...

Je prends conscience que cette fuite en avant répondant à mes peurs ne correspond pas, malgré une rassurance de façade, à mon aspiration profonde. La peur du manque et de l'abandon ont pris le dessus.

Je prends la décision d'abandonner la recherche d’un emploi salarié et de regarder en face le message. Faire face aussi à mes culpabilités de n'être pas tel que je pense que je devrais être, selon le schéma social prédestiné, l’homme qui assure la subsistance du foyer. Mais assumer en conscience ma partie féminine en étant « la femme au foyer » du modèle conventionnel.

 

J'ai aussi fait une prise de conscience durant ma rééducation, la symbolique de l'hémiparésie. C'est mon côté droit qui est affecté, mon masculin, le faire. Ma supra-conscience m'envoie le message d'arrêter d'être dans le FAIRE pour ÊTRE et laisser la place à mon féminin (côté gauche) c'est d'ailleurs lui qui est toujours là, valide. Son importance se manifeste pendant cette période de handicap. Je dois apprendre à laisser mon principe féminin aider mon principe masculin. Écouter comment je me sens réellement avec mes choix sans foncer tête baissée.

 

En recherchant les problèmes liés à la polarité, un problème du côté droit pour un droitier peut avoir pour déclencheur le travail, le futur, l'argent, le conjoint, etc. De plus les atteintes des côtés qui n’affectent pas le visage sont plus spécifiquement associées à ce qui se passe dans le présent et j’étais en plein dans la démarche de poser ma candidature pour un emploi.

 

Au regard de ces points, je ne peux ignorer le message qui m'est envoyé. Cela m’a apporté de la co-naissance qui m’a permis d’apprendre des actes de ma prédation.

 

L'expérience m'a fait entendre "Arrête Vite Ça", je prends acte.

Mais je sens la faille possible dans laquelle mon prédateur peut vite s'engouffrer. Ne plus bouger, tout arrêter.

 

Clairement, au vu des enseignements et prises de conscience de cette expérience, Je veux plutôt Aborder le Vrai Changement, Aller Vers la Connai-science.

 

Merci de vos partages qui sont autant d'éclairages sur la découverte de moi-même.

 

Stéphane H (inscrit au cénacle - Dépt 74)



 

Commentaire de L'équipe LEO :

 

Christine et Stéphane nous ayant invité à leur faire un retour, nous nous autorisons à leur partager un éclairage supplémentaire :

 

 

Bonjour Stéphane (et Christine),

 

Quelle aventure ! Merci de nous avoir offert le fruit de ton expérience car cela est très riche.

Il est vrai que lorsque nous commençons à ouvrir les yeux sur la réalité de ce monde, nous voyons tout en noir, le prédateur est de partout. Cela est inévitable car c'est le signe que nous commençons à voir (l'Ombre) ce qui au préalable ne nous était pas permis.

 

Cela dit, pour ouvrir de nouvelles perspectives de compréhension, nous pourrions dire que le médium n'a fait que te délivrer un message (message de la Supraconscience), ensuite tout va dépendre comment "toi" tu vas l'entendre, comment "toi" tu vas l'interpréter. Et c'est là que cela demande une grande vigilance dans notre façon de penser.

L'apprentissage de ne plus penser bien ou mal mais plutôt comme quelque chose de neutre. Car c'est bien par ce biais que passe la prédation, par nos pensées bien/mal ! Et ce sont ces mêmes pensées qui vont permettre sa matérialisation dans notre quotidien de 3ème densité.

 

Ce que nous voulons dire par là, c'est que lorsque le médium t'as annoncé qu'il fallait que tu trouves un travail sinon ton couple allait en pâtir, cela ne voulait-il pas aussi dire que si tu ne te mets pas en quête de la Connaissance, y travailler assidument, ton couple en subirait les conséquences ? Voilà une autre perspective !

Il est évident que si l'un cherche et que l'autre ne fait rien, il est facile d'imaginer la suite...

 

Nous pourrions dire alors que ton prédateur s'étant mis à ton service, est en train de t'alerter pour que tu changes de cap ! C'est ainsi que notre prédateur devient un allié. Ce qui était vu comme un poids s'allège subitement.

 

Tous les aspects doivent être observés afin de pouvoir voir une information dans sa globalité. Tous les potentiels s'offrent à ce moment-là pour nous ouvrir à l'expérience et surtout accroitre notre conscience.

 

Tu le dis toi même : « je me rends compte que ce qui m'a été renvoyé est la mise à jour… » Oui c'est exactement ça, la mise à jour ! Mais pas seulement comme tu l'entends...

 

Voyons ce que nous dit le dictionnaire à ce sujet : Action ou processus qui permet de faire concorder à l'état actuel de la connaissance et du progrès les derniers développements. Les derniers progrès techniques en génétique exigent une mise à jour de la législation la concernant.

Exemple : Ce logiciel a subi une mise à jour qui améliore nettement ses capacités.

Source

 

Une mise à jour sert à améliorer le rendement, l'efficacité ou la prestation d'un service ou d'un produit, et parfois de corriger les anomalies d'un programme donné. Source 

 

Dans le jargon informatique (étant donné que nous sommes nous aussi porteurs de nombreux programmes), nous pouvons décoder qu'il s'agit d'une réinitialisation ! Une injonction de ton Soi Supérieur qui te pousse à changer ton mode de pensée. Une mise à jour de tes propres pensées s'impose sinon cela peut provoquer une hémiparésie (perte correspondant à un déficit moteur de la moitié du corps) jusqu'à possibilité de manifester une paralysie, sous entendu la stagnation, l'immobilité…, si pas d'action.

 

Alors merci à vous deux de vous être mis en action, en trouvant le courage d'exprimer votre cheminement et d'en faire profiter à tous !

 

A bientôt.

L'équipe LEO

 

Écrire commentaire

Commentaires : 0