Témoignage 213 - La projection fait la perception et Culpabilité et projection - 2 textes proposés par Frédéric D

"La projection fait la perception"

 

Bonjour aux Léos et à tous ceux qui cherchent,

 

Nous savons qu'il existe 2 réalités : la relative qui est celle de la perception, et l'ultime, sphère de la Connaissance ou loi de l'Un. Pour parvenir à l'ultime, l'exploration et la compréhension de la relative est fondamentale. C'est ce que signifie l'adage : « On ne peut atteindre la Lumière que par la traversée des ténèbres. »

C'est d'ailleurs tout l'objet du précieux travail effectué par le Réseau Léo.

 

On ne peut sortir du labyrinthe, et échapper du terrible minotaure (égo) que guidé par le fil d'Ariane. Ce fil représente la carte du labyrinthe et sa connaissance est vitale pour s'en extraire. L'égo a surgi de l'illusion de la séparation. La continuation de son existence dépend de la continuation de notre croyance en la séparation d'avec la Source et Ses Fils, nos frères. En fait, seule la Vérité, sphère de l'ultime, est réelle. C'est pourquoi, nous parlons de « maya », de « matrice » ou encore « d'illusion » pour qualifier la sphère relative. Cette matrice utilise le seul opposé à l'Amour, la peur (également illusoire).

 

Notre tâche n'est pas de chercher l'Amour, mais simplement de chercher et de trouver au-dedans de nous, toutes les barrières que nous avons bâties contre lui. Ce que nous avons bâti contre lui est ce monde avec ces multiples perceptions de séparation. Nous semblons habiter un corps qui forme une clôture avec ceux des autres. Tant que nous restons à ce niveau, il nous est impossible d'entrevoir un semblant d'unité. Par contre, dès que nous commençons à prendre conscience, que les autres corps, qu'ils soient minéraux, végétaux, animaux, humains, gris ou reptiliens, sont habités par la même source de vie, une première étape peut s'amorcer.

 

La seconde est de comprendre que la « bulle » du rêve inclut toutes ces formes et que nous les incarnons toutes au fil de ce qui semble être le déroulement de nos incarnations dans l'espace temps. Nous sommes, avons été ou serons chacune des manifestations physiques qui existent. Il devient dès lors clair que dans n'importe quelle relation, c'est toujours soi-même que l'on rencontre. Nous sommes de ce point de vue nos propres enseignants. Si la relation est acceptée sous cet angle, elle nous sert, par le jeu de miroir, à mieux nous connaître, à percevoir nos angles morts de conscience reflétés par « l'autre » nous-même et à évoluer vers une plus grande connaissance de nous-même.

 

Cette vision à elle seule peut nous faire regagner la sphère de la paix en quittant l'inutile et contre productif infernal binôme attaque/défense. Le schéma attaque, culpabilité, bourreau, victime, sauveur ne tient désormais plus. Je n'ai plus à lutter contre l'autre (moi-même), mais à le comprendre, à l'aimer. Nous sommes tous nos propres enseignants dans des scénarios que nous avons choisis et mis en place. Je suis le créateur en tous points de ma réalité. Et il devient désormais clair que la perception est un miroir et non un fait. Ce que je regarde est mon état d'esprit reflété à l'extérieur. Cet "autre", ce frère qui me montre ce que je ne connais pas de moi est mon enseignant, comme je suis le sien, si nous acceptons tous 2 la leçon.

 

L'étape finale qui met hors-jeu toute notion de peur, culpabilité, « péché », regret, remord etc, consiste maintenant à reconnaître que tous ces scénarios de vie n'ont été qu'illusions rêvées par nous-même. Sans réalité objective, toutes ces expériences demandent simplement à être pardonnées (passer sur). Donner et se donner le pardon pour ce qui, au final, n'a jamais été, est l'ultime libération.

Et le sésame qui ouvre notre esprit au possible retour de la conscience de l'unité.

 

Bien fraternellement.

Frédéric D. 

 


« Culpabilité et projection »

 

Une importante réalité qui est voilée à notre conscience est cet aspect :

« L'image que j'ai de moi-même n'est pas déterminée par ce que je pense de moi mais par ce que je pense des autres ». En d'autres mots, comme l'esprit est Un, tout attribut prêté à autrui m'est automatiquement retourné et auto-attribué par mon inconscient. Si je pense que les gens sont stupides, mon esprit traduira « je suis stupide ». Idem pour la culpabilité. Dans chaque condamnation que je porte sur autrui, réside la conviction de ma propre culpabilité.

 

La culpabilité est un épineux dossier, premier carburant de l'égo et assurance de sa continuité. Née de la croyance que nous avons réussi à nous séparer de notre Source, et que la Source en conçoit une vengeance dont il faut nous protéger (c'est tout l'objet des 3 religions monothéiste et le fondement de leur emprise sur l'humanité). La culpabilité nous coupe littéralement de la conscience de ce que nous sommes, en nous rendant artificiellement petit, honteux et craintif du châtiment à venir. Le seul moyen de m'en sortir est alors de projeter toute cette culpabilité sur l'autre, en lui faisant "porter le chapeau" de tout mon mal-être, en le rendant responsable du désordre, et de facto en en faisant un ennemi dont il faudra me protéger. L'autre est par ce tour de passe passe morbide, clairement différent de moi désormais. La séparation est actée et le mécanisme projection/culpabilité en fonction sous la conduite d'un égo qui parait nous apporter la « bonne solution ». L'autre est devenu une menace et est clairement différent de moi désormais. L'égo investit lourdement dans le passé et croit que la passé est le seul aspect du temps qui soit signifiant. Et s'il insiste tant sur la culpabilité, c'est que cela lui permet d'assurer sa continuité en rendant le futur semblable au passé et en évitant le présent. « Maintenant ne signifie rien pour l'égo ». Le présent lui rappelle simplement les blessures du passé, et il réagit au présent comme si c'était la passé. Or, ces figures d'ombre du passé sont précisément ce à quoi nous devons échapper. Elles ne sont pas réelles et portent les tâches de douleur dans nos esprits, nous dictant d'attaquer dans le présent en riposte à un passé qui n'est plus. Or, à moins d'apprendre que la douleur passée est une illusion, nous choisissons un futur d'illusions et perdons les occasions de délivrance que nous offrent le présent. En somme l'égo voudrait préserver nos cauchemars, nous empêcher de nous éveiller et de comprendre qu'ils sont passés. Maintenant est pourtant le seul aspect du temps dans lequel la guérison peut se produire. La guérison doit s'accomplir dans le présent pour libérer le futur et assurer qu'il sera différent du passé. Et comme guérir, c'est réunir, tout l'enjeu consistera désormais à défaire cette fausse croyance en la séparation d'avec la Source et des autres nous-mêmes. Se sentir seul, c'est être « coupable » dans le sens de ne plus ressentir notre appartenance au Tout et croire que l'on en est « coupé ». C'est penser être en capacité  de commettre la « faute » (culpabilité) de se séparer de sa Source et de ses autres Soi. Le grand vecteur par lequel cette croyance est rendue possible est le corps. Le corps est le symbole de l'égo et l'égo est le symbole de la séparation. C'est évident que par nos corps (cette fragile clôture) nous semblons séparés les uns des autres. Et c'est tout aussi évident que si nous investissons la croyance que nous sommes le corps, nous aurons du mal à ressentir que nous faisons partie de l'unité. De plus, nous craindrons ces « autres » corps, penserons qu'il faut nous en protéger et investirons inéluctablement dans le schéma attaque, défense, ce qui renforcera et maintiendra notre bon droit de croire en la réalité de la séparation.

En plus, nous aurons une bonne raison de ne pas nous sentir né et digne de la Source, car comment croire que ce corps aussi fragile, que nous croyons être nous, puisse être l'oeuvre de la perfection divine.

 

Si nous restons dans cette identification, la seule voie pour pallier à cette faiblesse évidente est de grandir artificiellement le petit moi et de le soumettre à la guidance de l'égo. C'est alors la quête du pouvoir, de la matière, de l'amour des autres, de la compétition, c'est la voie narcissique de l'enflement égotique, la quête de la « grandiosité ». C'est devenir des-inspiré (en dehors de la spirale), et tomber dans le spin à droite, la force électro-forte, le chemin extérieur, les désirs, le manque. C'est adhérer à l'idée que les biens extérieurs vont nous compléter, que l'amour va nous être porté de l'extérieur et qu'il nous faut les prendre aux autres. C'est alors une double perte. L'effacement de notre conscient que nous sommes complets, que l'Amour est notre identité, et aussi la perte de notre lien à la guidance de l'Esprit, à notre connexion intuitive, puisque nous avons choisi le plan de l'égo.  Avec pour conséquence, de faire entrer par la grande porte la prédation qui n'aura de cesse de profiter de nos désirs comme vecteur de prise énergétique. Ce sont bel et bien nos désirs, et la culpabilité générée par la croyance en la séparation, qui constituent le talon d'Achille par lequel nous devenons la marionnette des opérateurs sds, et des buts de l'égo. C'est la voie sans chemin de l'inaccessible quête de nous-même, puisque tourné du mauvais sens, et éclairé de la fausse lumière (lumière inversée) d'un mental câblé sur la matrice. C'est « rouler » pour un intérêt qui n'est pas le nôtre, c'est fonctionner sous les ordres d'un esprit étranger pour des profits étrangers. C'est perdre sa vie, en croyant la gagner. C'est s'épuiser et alimenter de notre énergie un monde et un système qui ne sont pas nôtres.

 

Inversement, être inspiré (Un-spiré), c'est emprunter le chemin intérieur,  cheminer sur la spirale à gauche, (la voie du cœur, la force faible), et entrevoir la vanité de toute quête extérieure. C'est désinvestir l'identification au corps, et s'ouvrir à la compréhension que nous avons limité aux apparences ce que nous croyons être. C'est cesser tout attrait pour l'appel des sirènes du monde, sortir du concept hollywoodien d' « amour, gloire et beauté », comprendre que rien ne peut augmenter, ni changer ce que nous sommes. Dès lors, la voie devient simple, il s'agit d'entrer dans l'instant saint, où tout devient silence en nous. De prendre chaque instant, maintenant, ici-même et d'imaginer que c'est tout le temps qu'il y a. Que rien ne peut nous atteindre ici qui vienne du passé ou du futur, et que c'est ici, dans cet instant que nous sommes complètement absous, complètement libre et entièrement sans condamnation. C'est à partir de cet instant, que nous pourrons avancer dans le temps, conscient que nous sommes d'un seul esprit, sans crainte et sans sentiment de changement avec le temps. Conscient qu'être d'un seul corps ne signifie rien, mais qu'être d'un seul esprit est tout. Conscient à nouveau qu'au-delà des apparences falsifiées, nous faisons tous partie de l'Identité de la Source et que cette Unité est à la fois notre fondement et le gage de notre parfaite sécurité et parfaite éternité. Conscient que, comme à chacun, tout nous a été donné et qu'il nous revient maintenant, en abandonnant le plan de l'égo, de réclamer notre héritage divin.

 

En fraternelle connexion.

Frédéric D.


Commentaire du réseau LEO :

 

Nous te remercions Frédéric pour tes récits dont nous reconnaissons bien les enseignements théoriques du "cours en miracle". Précisons toutefois que cet enseignement nous est proposé par le corpus SDS+ et que nous nous devons pour l'élévation de notre âme de dépasser leurs limitations.

Ce que nous voulons dire par là, c'est qu'une théorie sans la mise en pratique n'a que très peu de valeur puisque cantonnée dans le mental ("ment-all" : mentir à tous) ne permet pas à notre âme de se libérer des entraves SDS pour accéder à une densité supérieure. Il s'agirait alors de ne pas sauter les étapes mais bien au contraire de les expérimenter une à une. Donc dans l'ultime, cet enseignement peut sembler réaliste, mais qu'en faisons-nous dans notre vie de tous les jours ? 

 

C'est pourquoi, nous t'invitons à allier l'intellect à l'intuition, donc continuer à parler de ton vécu par rapport à cet enseignement et non pas seulement de théories, afin de transmuter la polarité SDS+ en SDA tout comme tu as su magnifiquement nous en faire profiter avec l'histoire du Chat miraculé et force Divine insurpassable - par Frédéric D.

 

Au plaisir de te lire !

L'équipe LEO

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Frederic Devisscher (dimanche, 27 août 2017 15:42)

    Un grand merci à vous 3 pour ce retour très intéressant. D'autant plus intéressant qu'au moment précis où je vous ai envoyé ce dernier texte, une partie de moi a conscientisé que dorénavant seul un retour expérientiel (expérience du Ciel) s'imposait pour les futurs partages. Diminuer l'intellect pour faire grandir la connexion intuitive comme très justement évoqué dans votre dernière vidéo (lorsque Gégé le scientifique commence à se dévoiler).
    A la joie de prochains partages expérientiels !!!!
    En fraternelle connexion
    Frédéric