Témoignage 265 - Louisa - Samedi, Lundi, Mardi

 

Aux Léo,

 

Samedi 7 octobre nuit,

La victime en moi. Révoltée car souffrant le martyre, la flagellation, l'esclavage, au-delà des limites du supportable, jusqu'à la mise à mort ; reddition, par épuisement de la vie. L'abandon par soi-même dans un tremblement intérieur subtil et immobile. 

Vient peu après la traversée de l'expérience du bourreau en moi. La révolte de la colère tapie dans l'esprit de vengeance énorme, force violente déterminée froide calculée efficace et sans hésitation. C'est une libération de ce qui a été subi, de la trahison. Cette fois le tremblement est de rage et secoue totalement, vers l'agir et l'extérieur.

 

Puis plus tard, les mots qui reviennent, des arguments, justifications qui me passent par la tête, la colère encore qui explique encore, un programme si fort que je me rends compte que se joue alors le sauveur de moi-même, des autres, des situations. Avocat, justicier, analyste, le sauveur de la victime et du bourreau et du sauveur lui-même, l'inlassable, inusable, inoxydable, car lui aussi ferait des problèmes à tout le monde. Sans fin jusqu'à la nausée ; encore revient ce tremblement, celui du malaise, du vomissement, de l'exécrable.

 

Une sorte d'effondrement, que tout cela s'arrête !... L'incompréhension totale, l'impuissance totale, et une autre reddition. Qui n'est plus sur le même niveau de conscience, je le sais.

A chaque étape ma conscience cherche à me montrer le déclenchement, derrière le ressenti, le vécu la mémoire même, ce qui s'enregistre et active le programme. Mais là, derrière les maux, les mots manquent irrémédiablement le mental ne suit pas. Pour moi. Je dois intégrer. Laisser faire.

 

 

Hier lundi,

A l'occasion d'un voyage de retour en bus, avec embouteillage et retard, qui m'a permis de "voyager" aussi vers mon passé, attirée par l'alter qui hurle (dans mon adolescence). Je vois la "force" dont il a besoin, pour survivre, grandir, et je retourne la lui insuffler là où il est - dans un passé du non-temps - et puis, attirée vers la petite fille, le bébé et de ma naissance vers mes lignées paternelles et maternelles, puis vers une mort précédente et d'autres tourments. Un esclavage, quelqu'un en fuite qui se cache, peur qui est encore en moi très vivante depuis que je vis ici. 

 

Le bus fait des arrêts sur le parcours, les voyageurs descendent (font leurs routes) et montent (me rejoignent dans ce véhicule), jeunes, vieux, hommes, femmes. Dans la fin du trajet je ramène aussi ces autres "moi" comme en évolution, c'est simple. Je sais déjà que j'ai d'autres voyages à faire. 

 

Je fais un détour par le kiosque en bord de mer. "Je", enfin "Nous" nous restaurons dans la douceur d'une fin d'après-midi d'été indien. J'ai fait ce voyage intérieur en Conscience et en demandant à chaque instant à ces autres "moi" de ramener leurs Connaissances en Conscience aussi. 

 

J'ai pu le faire grâce à l'expérience de samedi dernier. Ce qui a joué aussi c'est la question 106 de Marie-Jeanne et la réponse des Léo.

Et arrivée chez moi, je poursuis la lecture (page 381) du tome 5 de l'Onde : 

 

"... combien d'avertissements et de messages du Soi Supérieur ignorons-nous ou rationalisons-nous ainsi, pour finir par le payer très cher ?... je compris que ma tendance à me soumettre aux prédations d'autrui venait de cette vie antérieure... Je vis que dans ma vie actuelle j'avais consenti à être dominée par... et que ce programme venait probablement de ma vie antérieure...  " (Je veux souligner le mot "consenti").

 

 

Mardi 10 octobre 2017

L'alter qui se cache, je m'en souviens, m'est apparu environ 2 ans après l'alter qui hurle à un moment où je me retrouvais seule. Sa peur m'a fait tellement peur que j'ai cru devenir folle... et suis restée dedans ; elle s'est réactualisée en moi au travers de mon présent. C'est d'une traque qu'il s'agit et c'est un retour aux instincts de survie, simplement. D'un côté, plutôt mourir que d'être découvert(e) et de l'autre, la douleur inscrite dans ce corps, de mes deux jambes cassées. 

 

"... dans ma vie actuelle j'avais consenti... à me soumettre aux prédations d'autrui...et (que) ce programme venait probablement de ma vie antérieure..." (c'est pour moi que je change l'ordre du texte de L.K-J.)

De l'importance de survivre à tout prix pour poursuivre un but. Je peux affiner mon choix de vie grâce à cet alter ici et maintenant !

 

Tout à coup le temps semble s'annuler un instant, quand du passé il saute dans le futur, jusqu'à maintenant, dans l'échange de nos décisions.

 

Merci

Louisa - 13

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