Témoignage 413 - Christine H - Expérience ICU

 

Hello les Léos,

 

Voici mon témoignage qui complète en le nuançant mon partage sur le Matriarcat partie 2 suite à nos échanges avec Johannes et Kirsten sur le processus ICU.

 

Quelques temps après avoir commencé à écrire les textes sur le Matriarcat, je me réveille un matin, en me demandant ce qui a pu me pousser à réagir avec autant de colère et de virulence, comme si je ne me reconnaissais pas. Je sens qu'à travers mes écrits je cherche une forme de justification d'avoir répondu si sèchement à cette amie québécoise (échanges de mails évoqués dans la partie 2). Je vais mettre de coté cette pensée, ne trouvant pas de réponse tout en étant consciente que quelque chose n'était pas clair... Mais pas pour longtemps car lorsque Johannes et Kirsten nous partagent leur découverte du processus ICU, cela remue mes croyances sur ce qui m'a poussée à réagir et je me rends compte que je me suis faite prendre par l'histoire que le prédateur m'a racontée.

 

D'ailleurs je vais commencer par argumenter avec eux sur la nécessité d'écouter sa colère. Le prédateur est encore en embuscade pour prendre mon énergie et je justifie mon comportement et ce que j'ai écrit. Je ne m'aperçois même pas que j'argumente pour moi toute seule car personne ne vient pointer quoique ce soit !!

 

Et lorsque je vais lire en détail le texte du processus ICU, je ressens un choc en lisant cette phrase : "Au moment-même où, sous l’effet de cette provocation, nous agissons, nous nous sentons alors dans notre droit, fervemment convaincu que nous « agissons avec justesse ». Ce courant de pensée hypnotique est puissamment persuasif. Il conditionne une situation sans issue afin de suggérer le comportement réactif. Cependant, une fois que nous sommes entrés dans la réactivité suggérée, nous souhaitons ne pas l’avoir fait." Cela exprime exactement le sentiment que j'ai ressenti en répondant à mon amie québécoise et le sentiment ressenti quelques temps plus tard sur le pourquoi de ma réactivité. Je réalise que je me suis laissée emporter par l'histoire, j'ai nourris la partie qui se sentait "blessée" et j'ai justifié ma réactivité. Tout en réalisant que cela avait amorcé une réflexion très pertinente sur les liens aux femmes et permis de voir mes alters sur d'autres plans.

 

Cela m'a permis, une nouvelle fois, de comprendre le rôle d'enseignant du prédateur et la possibilité de pouvoir couper la prise d’énergie en stoppant l'histoire que l'on se raconte et en lui disant "Je te vois !" tout en prenant conscience de ce qui est à intégrer. C'est la différence entre ce que Michael Brown appelle le messager et le parasite : "Un messager reflète nos blessures émotionnelles et nous les renvoie pour que nous ayons une opportunité de les intégrer, tandis qu’un parasite s’attaque à nos blessures émotionnelles de façon détournée, en les réveillant, comme moyen pour manipuler l’état de notre champ émotionnel."

Lorsque je me suis faite prendre par l'histoire, je me suis retrouvée à nourrir le prédateur parasite tout en retardant l'intégration de mes blessures puisque mon énergie est mise sur ma réponse, sur ma réaction.

 

Suite à cette prise de conscience, la vie va m'offrir l'occasion d'expérimenter le processus ICU avec un mail de cette amie qui arrive en début d'année. C'est une belle occasion pour arrêter de me raconter une histoire parfois extrêmement convaincante, m'ouvrir au ressenti et dire au prédateur "Je te vois".

 

A tout bientôt

Christine H.

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