Témoignage 576 - Thomas B - Comment tout a commencé

 

Merci d'avance à l'équipe qui prend toujours de son temps à lire.

 

Salut à tous,

 

Lors de mon précédent billet, je vous ai dit en gros ce pourquoi j'avais atterri ici.

Je vais vous expliquer maintenant comment tout a commencé.

J'ai 11 ans, c'est la rentrée des classes en 6ème, et quelle rentrée !

Quelle triste réalité, je ne comprends pas encore ce qu'il se trame mais clairement ça ne sent pas bon, entre l'école primaire et le collège, c'est à dire les vacances finalement, qu'a-t-il pu se passer, on dirait que tout le monde a fait un stage à l'armée ou à la mairie, c'est à dire a apprit à obéir au doigt et à l'œil et à remplir une quantité de paperasserie sans jamais se poser de questions, bref bienvenue en technocratie.

Je comprends vite que je vais déchanter ce qui me fait penser à mulholland drive quand le tournant du film apparaît.

 

Tu comprends et à un moment, tu comprends plus...

En gros, je me demande ce que je fais au milieu de ce qui ressemble pour moi à un monde séparé de ma réalité, soit ils sont tous fous, soit c'est moi...

C'est comme si en pleine classe tu cherchais à te retourner pour savoir où est la caméra cachée, on dirait vraiment une télé réalité.

Qui sera le meilleur, qui écrasera tout sur son passage comme un bulldozer en plein Amazonie.

Encore à l'école primaire la pilule passait, ici, impossible d'ingurgiter, je vomissais les cours, rien ne fonctionne par obligation.

 

À présent je peux le dire, ce fut le tournant de ma vie, ma prise de conscience.

Comment nous en sommes arrivés là, apprendre à obéir de cette manière, en cela par rapport à un chien, nous avons atteint le niveau 100 de dressage.

Travaille à l'école, fais tes devoirs le soir, fais tes devoirs le week-end, on règle ta vie finalement sur celle des adultes sans les vacances bien sûr.

Tu fonctionnes à la carotte, si tu fais ça, tu pourras ensuite sortir, il faut driller, rendre l'esprit malléable en lui apprenant à obéir, quel mensonge quand nous disons que les ados sont rebelles, non, ils comprennent très bien, mais n'acceptent tout simplement pas ce que nous comme de bons crétins asservis avons accepté en courbant l'échine.

Tu deviens un fonctionnaire aux ordres du gouvernement finalement et que dire des cours d'arts, de créativité limités à 1 heure de musique et 1h de dessin enseignés par des fonctionnaires, comment veux-tu devenir créatif là-dedans ?

 

D'ailleurs voici un morceau que j'écoute en boucle depuis 3 jours, cela vous aidera à lire la suite peut-être :))

RARE SOUL: JIMMY JULES & THE NUCLEAR SOUL SYSTEM - Too Many Horses - 1977

 

Tout cela pour dire que quand on voit comment tout est bâti, l'édifice ne peut que tomber ensuite.

Manipulation, mensonges, etc, on dirait une série type les Médicis.

Les uns deviennent dociles, les autres deviennent méchants, et toi bah, t'es au milieu et tu observes ce grand cirque de l'asservissement en te demandant quand ça va finir, sans que tu comprennes directement que ce n'est que le début.

Ces cycles vont se répéter tout au long de ta vie bien entendu via le mode bourreau-victime-sauveur.

 

Voilà, en tous cas à partir d'ici ma vie n'a clairement pas été la même, j'avais des facilités pourtant avant à l'école, mais là, c'est comme ci je m'étais retrouvé avec des boulets lestés.

Je luttais contre, vraiment, je ne pouvais pas.

Je ne voyais aucune solution, aucun futur possible, tout était cadenassé.

C'était cela la vie, se démener pour apprendre pour la plupart, des choses que je n'ai pas choisies, dont je n'ai pas envie.

A côté de cela tu vois tes parents qui triment, qui courent comme des dingues, qui se déchirent, qui ont une vie de misère finalement, pas pire, pas mieux que les autres, on te dira, vive l'acceptation

Ma vie a été jonchée de personnes comme cela qui acceptaient, quand moi, je questionnais.

Aujourd'hui plus que jamais, à l'heure de cette fausse pandémie, nous nous retrouvons face à tout un tas de personnes qui acceptent sans broncher, avec qui il devient impossible de parler.

 

Je vois bien que le monde se scinde inexorablement.

Mais bon, qu'a cela tienne, comme je l'ai dit dans mon précédent témoignage, impossible de faire machine arrière cette fois, je ne peux retourner dans cette farce gigantesque et continuer à faire le clown.

 

Merci à vous d'avoir pris un temps pour lire ces quelques lignes.

À bientôt.

 

Thomas B  (Cen. Paris)

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0