Le prédateur ne fait pas partie de mon essence originelle - Texte de Nathalie

PDF disponible en bas de page

 

Suite à l'évaluation de Christine H. concernant le site Supraconscience Vibratoire de Iso Sinclair, Nathalie nous a envoyé un excellent écrit dont nous avons jugé utile d'en tirer profit.

C'est donc en tant que nouvel outil d'évaluation qu'il va nous permettre d'aller plus loin dans l'apprentissage du discernement au sein de cette jungle du Service de soi !

De plus, cet écrit a initié un travail de groupe dans lequel l'analyse de l'équipe LEO entre en complémentarité avec celle de Christine et Stéphane.

 

Le contenu est long et dense, mais extrêmement utile pour l'enquêteur qui veut dépasser les limitations de la 4ème densité du Service de soi...

  

° ° ° ° °

Bonjour les LEO,

 

De plus en plus de mal à visionner les vidéos/partages tant je me sens pompée par ces discussions où je me sens baladée dans des jeux de pistes sans fin me donnant le sentiment d'être distraite pour noyer le poisson.

Ressenti désagréable qui s'éclaire quand Hélène, dans la vidéo 9 expose la façon dont ses croyances sur l'intégration nécessaire de sa part prédatrice l'on amené à consentir à une love bite trans-dimensionnelle.

Je reconnais bien en moi ce processus où je veux tellement comprendre et trouver un sens à mes expériences en me fondant sur tout mon système de références/croyances du moment que je cherche si fort à valider pour me convaincre que ce que je crois est bien LA vérité que je n'ai plus suffisamment de recul pour questionner mes bases et discerner la manipulation et la prise d'énergie de la prédation.

 

Je suis scotchée par la ruse du prédateur consistant à me persuader qu'il peut être si utile à mon évolution que je devrais lui porter la plus grande attention pour découvrir mes programmes et mes failles. Et je suis bien obligée de reconnaître qu'en effet il me les révèle, à la façon des négatifs de photos, en me poussant à m'engouffrer dans tous les pièges qu'il me tend pour me vampiriser et me garder captive de ma (sa) programmation, que je finis par voir après coup, après qu'il ait obtenu ce qu'il voulait.

 

Plus je deviens habile à repérer et neutraliser mon programme de sauveur dans les relations avec mes proches et plus il attire mon attention sur les autres moi, comme sur lui-même et les siens que je devrais contribuer à faire évoluer (d'une certaine manière à sauver) pour pouvoir me libérer de cette prison matrice qu'il me vend comme une école pour me faire oublier les barreaux et les chaînes.

Sa plus grande victoire est de me faire croire qu'il est moi et que j'aurais besoin de l'intégrer pour pouvoir m'unifier, me faisant ainsi oublier qu'il est en réalité, comme le dit Don Juan, une implantation étrangère, un autre esprit me parasitant vie après vie, part qu'intuitivement je n'ai jamais pu reconnaître comme étant véritablement moi.

 

Si j'acquiers peu à peu la capacité d'identifier sa présence et ses "œuvres" à travers moi et mes moi, je refuse absolument de le reconnaître comme une composante de mon identité véritable, de mon essence originelle. Je le vois comme un squatteur, se prenant et s'imposant comme le maître et m'empêchant par tous les moyens de retrouver la souveraineté et le pouvoir en mon royaume, en usurpant ma place au point de ne plus me souvenir qui je suis - le seul et unique maître à bord. Quel que soit le cheminement involutif ou évolutif de ces entités inorganiques ayant hackées ma conscience sous quelques formes, dimensions ou espaces-temps que ce soit où j'ai pu m'incarner, c'est ici et maintenant que je décide de mettre fin à toute forme de possession/emprise/co-habitation et co-existence forcées par la ruse et la manipulation.

 

Tout comme je n'ai jamais misé sur le fait que les puces et les moustiques puissent évoluer jusqu'à choisir un jour de se nourrir à une autre source que mon sang, je ne mise pas plus sur un autre choix possible de ces parasites, je me contente autant que je peux de les empêcher de me sucer, leur reconnaissant l'entière liberté et responsabilité de leur cheminement, sans me sentir aucunement concernée par des choix évolutifs qui leur appartiennent.

De la même manière, ce n'est pas parce que je perçois que ce monde et cette (in)humanité sont régis et soumis à la loi de la jungle que j'accepte de me reconnaître, de reconnaître mon essence comme étant de ce monde et de cette humanité. Je SAIS que ça n'est pas ma réalité mais seulement la leur, une création de la fausse lumière dans laquelle j'ai été piégée et dont je décide de m'extraire totalement dans cette vie-ci.

 

En prenant pleinement conscience de la prédation à laquelle mon âme a consentie, j'en viens à me méfier de ses appels et impulsions à m'embarquer dans les expériences qu'elle me propose. D'autant que je réalise que j'ai tellement remis mon pouvoir entre ses mains que je choisis de suivre sa guidance sans me fier à l'éclairage de mon esprit dès qu'elle me fait miroiter la satisfaction de ses aspirations/désirs liées à ses mémoires/programmes. Ainsi mon discernement est squizé par son émotionnel qui m'envoie tout droit dans la gueule du loup quand il m'aurait suffit de ne pas écouter le chant de ses sirènes si tentatrices.

 

J'observe que la prédation utilise aussi bien les failles de mon ego que celles de mon âme pour m'amener à créer et recréer en boucle ce qui sert ses intérêts et ses buts et non les miens. Et que donc je ne peux me laisser guider ni par mon ego ni par mon âme si je veux me libérer du piège. Je sens mon âme captivée par la transe hypnotique de la prédation visant à la persuader qu'elle a besoin de vivre et revivre le même type d'expérience pour espérer finir à la longue par identifier et se libérer des scénarios qui tendent à l'enfermer dans l'illusion d'être ce qu'elle n'est pas.

 

Prenons l'exemple du manque affectif, relationnel, d'échange et de partage, programme qui nous fait croire que nous aurions besoin de chercher à nous nourrir à l'extérieur, occultant par la même le fait que nous sommes constamment nourris par notre essence, dès lors que nous cultivons une relation intime avec notre être. Tant que je valide ce programme comme étant une réalité, peu importe qu'elle soit passée ou présente, uni ou multidimensionnelle, mon âme va continuer à m'inciter à faire l'expérience d'alternativement me sentir en manque et de me sentir comblée ad nauseam sous prétexte d'évoluer.

De son côté mon esprit sait, sans l'ombre d'un doute que la répétition de l'expérience est inutile tant que je ne décide pas fermement de neutraliser ce programme en cessant simplement de croire que je pourrais manquer de quoi que ce soit, ce que je ne peux faire tant que je reste sous influence (ego, âme, prédateur) d'une conscience polarisée, constamment en mode survie.

 

Je m'aperçois que très subtilement et insidieusement mon programme sauveur continue à s'activer quand il s'agit de mon âme, d'autant que je suis arrivée dans cette incarnation avec la puissante injonction/mission de sauver mon âme et de ne surtout pas la vendre au diable. Et c'est bien en étant tout au long de ma vie habitée/hantée par cette mission que je n'ai cessé d'une manière ou d'une autre de tomber dans le panneau de chercher à sauver des âmes en errance et perdition, la mienne et celle des autres !

J'ai pourtant fait l'expérience très déroutante pour mon système de croyance, de sentir en moi un « espace » absolument inviolé et inviolable, libre de toutes mémoires d'expériences heureuses ou malheureuses, non polarisé, paisible et silencieux que j'ai reconnu comme étant mon moi réel, auquel je peux me reconnecter dès lors que je m'extraie de l'illusion de la réalité de ce monde comme de celles des expériences virtuelles de cet avatar qu'est mon âme et mon identité terrestre incarnée.

 

Ma dernière hypothèse en date est donc que la plus grande des ruses du démiurge est de nous faire croire dur comme fer au film de nos expériences virtuelles dans ce jeu vidéo qui nous semble si réel que nous sommes sans cesse obnubilés par la mission sacrée de devoir tout faire pour libérer et sauver notre avatar, que nous ne pouvons de ce fait que rester prisonniers du jeu de l'illusion de croire que nous sommes cet avatar et non pas l'esprit à jamais libre souverain et créateur que nous sommes sur un autre plan hors de la matrice artificielle.

Paradoxalement plus nous cherchons la vérité cachée derrière les voiles illusoires de la fausse création archontique plus nous contribuons à maintenir et solidifier cette réalité trompeuse quand il nous faudrait simplement la reconnaître pour ce qu'elle est – une œuvre fictive – et travailler à nous reconnecter/réunifier à la part de nous-même dont nous avons été délibérément coupés pour que nous ne puissions pas sortir du jeu - notre esprit ou supraconscience, qui n'est pas et n'a jamais été de ce monde.

 

Je suis bien consciente que cette hypothèse semble en contradiction avec le cheminement du réseau LEO que je suis avec attention depuis quelques années et plus particulièrement depuis un an où grâce à une lovebite j'ai réellement pris conscience de l'omniprésence de la prédation à l’œuvre à travers nous. Bien que je ne sois pas en capacité de vérifier par moi-même la réalité de la plus grande part des informations et interprétations des expériences données, elles ont pour beaucoup suffisamment résonné fort en moi pour que j'explore un certain nombre de pistes proposées.

Mon programme chercheuse de vérité, en quête permanente de connaissance a été séduite par votre démarche et d'autant plus que je me suis sentie moins seule à oser explorer sérieusement les pistes les plus folles pour ne pas dire délirantes au regard de la (in)conscience collective. Cela a aussi permis de dévoiler un gros bug de ma programmation, en me faisant réaliser que je suis très peu pourvue d'instinct grégaire, d'esprit de troupeau, même quand il s'agit de se reconnaître et d'adhérer à quelque groupe que ce soit, aussi éclairé ou initié puisse-t-il me sembler.

 

Même si je comprends bien qu'il soit utile d'avoir un langage et des conceptions communs pour pouvoir dialoguer, il me semble toujours dangereux d'adopter les visions des autres au point de n'observer le réel qu'avec des filtres qui restent extérieurs même s'ils résonnent en soi. Je vois se reproduire dans tous les groupes que j'ai fréquenté la même tendance des suiveurs/participants, s'évertuant tellement à être de bons élèves qu'ils finissent par ressembler trait pour trait à leurs maîtres-enseignants, utilisant leurs mots, leur attitude et parfois même leur intonation et mimiques.

L'échange et le partage ne sont réellement productifs que tant que l'on garde suffisamment son individualité, son autonomie, sa liberté d'esprit pour pouvoir questionner à tout moment les enseignements proposés et ne pas à nouveau se retrouver sous influence et interférés en remettant sa capacité de discernement et son pouvoir entre les mains de ceux qui semblent plus éclairés, plus compétents ou plus évolués. Selon moi rien ne vaut mieux qu'une information de première main venant de son propre esprit, même si celle-là aussi demande à ne pas être prise pour argent comptant et devrait toujours être interrogeable et éventuellement réfutable.

 

La manipulation se faisant toujours plus subtile et difficile à détecter, il m'apparaît essentiel d'être toujours prêt à remettre en question les convictions qui résonnent au plus profond de soi comme étant des vérités sûres et certaines. Nous savons suffisamment à quel point les prédateurs sont des maîtres de l'illusion pour savoir qu'il est indispensable de pouvoir mettre en doute nos visions, nos pensées, nos ressentis, nos expériences, ainsi que l'ensemble de l'information recueillie dans le monde visible et dans le monde invisible.

Si nous étions réellement conscients et éveillés, nous ne serions plus incarnés ici où tout participe à créer et maintenir l'illusion. Reconnaissant cela, je me défais progressivement du rêve de découvrir la vérité pour garder en conscience que la vérité du moment finit invariablement par s'effacer au profit de la vérité du moment d'après, que je trouve plus juste maintenant de considérer, non pas comme vérité ou connaissance vérifiée par l'expérience mais comme hypothèse de travail, car je suppose qu'il nous est tous arrivé de voir nos plus grandes illusions validées par l'expérience, faute de quoi nous aurions vite pu voir la supercherie.

 

Entre autres découvertes en cheminant avec les LEO, j'ai pu voir que ma conscience humaine est programmée pour être sujette à être programmée et pour se programmer elle-même volontairement, abandonnant une illusion au profit d'une autre, comme nous sommes nombreux à l'avoir fait en tentant de nous défaire du programme judéo-chrétien pour le remplacer avec enthousiasme dans le programme new age, ne ménageant pas nos efforts pour intégrer ses conceptions trompeuses et devenir notre propre contrôleur/programmeur.

 

En tentant d'intégrer maintenant de nouvelles visions plus en résonance avec mon niveau de conscience actuel, comme celles du réseau LEO ou celles de Supraconscience vibratoire, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la validité de ses nouveaux programmes que j'ingère, toujours avec le même enthousiasme, tant elles trouvent une résonance en moi. Mais qui est ce moi ou qui sont ces moi qui ont par le passé tant vibrés aux illusions successives si puissamment validées par mon âme comme des évidences qu'il me semblait reconnaître et que je considère maintenant comme les histoires belles et terrifiantes que l'on raconte aux enfants pour les endormir ?

 

Ce dont je reste sûre c'est que je suis programmée à me laisser conter et à croire ce que l'on me raconte pour peu que cela trouve une résonance assez forte en moi. Ce programme ne serait-il pas le socle de toute la programmation, sans lequel tout risquerait de s'écrouler comme un château de cartes ? Ce qui d'ailleurs a lieu dès que j'ai l'audace de réfuter un fondamental sur lequel mon système est structuré.

J'en viens à penser que la seule discipline susceptible de me permettre de me libérer serait de douter sans cesse de ce que je pense, perçois, ressens... de me méfier systématiquement de tout ce qui se manifeste et se revendique comme étant authentiquement moi, de douter même de la réalité de ce moi illusoire, illusion d'un moi constamment entretenue par l'auto-contemplation que je me complais à considérer comme une observation qui se veut éclairée et consciente de ce qui se réfléchit, s'agit, s'exprime et se ressent à travers moi.

 

Quelle-est cette âme que je devrais sauver si ce n'est la bibliothèque des programmes/mémoires/expériences trompeurs accumulées d'incarnation en incarnation, dans l'ignorance partielle ou totale de son moi réel et des jeux dans lesquels elle a été enrôlée par ignorance et contrainte ?

Comment pourrait-elle me guider pour sortir du piège dans lequel elle s'est enferrée sans avoir encore jamais trouvé la moindre porte de sortie alors qu'elle demeure fragmentée, traumatisée et hyper conditionnée par tant d'expériences dont elle n'a apparemment pas su tirer les leçons?

Serais-je encore là si elle avait suffisamment d'intelligence et de maturité pour transiter sur un plan de conscience plus élevé ?

Devrais-je continuer à me laisser encore manipuler par les impulsions et les aspirations de l'ego et de l'âme, tous deux sous la domination de la prédation en espérant qu'ils pourront m'enseigner et me guider afin que je puisse me libérer de leur emprise ?

Cela ne reviendrait-il pas à confier au loup la bonne garde du troupeau ?

Ne serait-ce pas une nouvelle illusion que de vouloir œuvrer ici à créer un nouveau monde alors que nous sommes encore bien loin d'être libres et souverains, maîtres de nos créations ?

N'est-ce pas une façon subtile de nous distraire de la tâche primordiale de nous réunifier avec notre esprit originel, pour pouvoir faire ce saut évolutif décisif nous permettant de sortir d'ici, tâche qui ne peut s'accomplir qu'individuellement, chacun à son rythme et d'une façon évidemment singulière ? 

N'est-ce pas une manière très habile de réimplanter à un niveau plus subtil encore une forme d'instinct grégaire plus raffiné, nous évitant ainsi la terreur que nous pouvons ressentir à l'idée de nous séparer définitivement de la conscience collective, de nous retrouver absolument seuls, sans plus personne d'autre à qui se référer, sur lequel s'appuyer, avec lequel partager et échanger, coupé aussi bien des humains que des entités parasites qui occupent notre espace énergétique et psychique ?

 

Car c'est bien ce que je ressens les brefs instants où je semble déconnectée de la conscience collective, de cette matrice où nous sommes attachés/enchaînés les uns aux autres. C'est comme si j'étais soudain seule au monde, totalement livrée à moi-même, comme si j'étais le seul être réel dans un monde irréel, où je ne peux plus me relier, me rattacher à rien ni à personne si je ne veux pas me trouver instantanément replongée comme les autres dans l'illusion d'être mon avatar de jeu.

Cela m'apparaît comme l'obstacle majeur, la peur la plus profonde et viscérale qui me retient de faire le grand saut dans le vide, car ça ressemble à l'essence même de la solitude, quand il n'existe plus rien d'autre que soi, qu'un décor et des personnages de fiction. Nous sommes bien programmés à croire qu'un individu seul ne peut vivre ni survivre, que nous ne pouvons exister qu'en relation avec ce qui nous entoure, avec d'autres êtres vivants pour ne pas devenir fou et cela fait sens pour l'humain incarné coupé de sa source de vie, perdu dans le rêve du démiurge.

Comment espérer nous libérer de la conscience collective, de l'esprit de ruche si nous ne sommes pas prêt à rompre toute once d'attachement et d'appartenance à cette humanité si primitive réduite en esclavage ?

 

J'ai envie ici de remercier Iso Sinclair du site Supraconscience vibratoire de venir si profondément ébranler mes bases (comme l'on fait les LEO en leur temps) m'amenant à pousser encore plus loin mes questionnements et à prendre conscience de strates jusqu'alors ignorées de mon programme de domestication. Bien que je ne sois pas non plus en mesure de valider ce qu'elle affirme comme étant la réalité, cela me reconnecte à un savoir inné que j'avais étant enfant, imaginant que j'étais un pur esprit et ne réussissant pas à percevoir le monde extérieur où tant de choses sonnaient si faux comme étant aussi réel que ce que je ressentais en moi.

 

Étant une grande lectrice, j'avais l'impression d'apprendre autant dans les œuvres de fiction que dans le monde soi-disant réel. Je me souviens qu'enfant j'étais connectée à mon esprit qui bien souvent me montrait ou me faisait percevoir et ressentir l'inverse de ce que le monde prétendait m'apprendre et m'imposer comme étant la vérité ou la réalité. Ce savoir inné venait comme se superposer à ce que le monde me transmettait et aussi petite que j'étais, je sentais que ce savoir venu de nulle part sonnait juste, comme une évidence, contrairement à ce que l'on cherchait à m'inculquer, me faisant penser que parfois j'avais la science infuse.

Enfant et bien longtemps plus tard, j'ai terriblement souffert de me sentir si seule au monde car je semblais être absolument seule à percevoir ce que je percevais, j'en suis venue à préférer m'isoler autant que possible pour moins ressentir la solitude, tant je me sentais étrange et étrangère en présence et en compagnie des autres et effectivement ne me reconnaissant pas ou trop peu dans le miroir des autres, j'avais très peur d'être ou de devenir folle et pour le moins d'être vraiment anormale.

 

Je réalise aujourd'hui que ma connexion avec mon esprit est fondamentalement différente de celle avec mon âme, l'un apporte un éclairage neutre tandis que l'autre est toujours empreinte d'une forte charge émotionnelle où tout apparaît de façon polarisée bon/mauvais, vrai/faux, juste/injuste. Mon âme est particulièrement moralisatrice, donneuse de leçons, redresseuse de tort, défenseuse de la veuve et de l'orphelin, voulant sauver les brebis égarées auxquelles elle s'attache et jugeant impitoyablement les valeurs qui lui semblent perverties et inversées.

Par les yeux de mon esprit, je ne fais que voir l'ensemble du spectre allant de l'ombre à la lumière sans affect ni impulsion à réagir ni à faire quelque chose pour changer ce que je vois. Je me contente de voir et je sens que cette vision neutre change immédiatement ma vibration, j'observe que si je ne me laisse pas rattraper ensuite par mon émotionnel, cette perception reste assez claire pour que je n'agisse pas sous l'impulsion de mes vieux schémas réactionnels mais de façon inédite, inattendue, créative au lieu d'être répétitive, car une autre voie se révèle spontanément sans que j'ai besoin d'y réfléchir.

 

Alors que mon esprit est libre de tous conditionnements matricielles, mon âme en est imprégnée jusqu'à la moelle, jusqu'au cœur de la moindre de ses cellules, je sais donc qu'en aucun cas je ne peux me fier à son expérience et à ses connaissances pour me guider, tant sa conscience est duelle.

Et ce n'est pas un hasard, si réalisant cela ces 2 dernières semaines, je n'ai quasiment plus été ballottée par la succession continue d'états d'âme très contradictoires qui me mettent hors de moi depuis des mois où je me sentais complètement piégée dans une lovebite XXL, car je ne me suis plus laissée mener par le bout du nez par les ressentis d'attraction/répulsion de mon âme/coeur.

En coupant la parole sous le pied au trio infernal ego/âme/prédateur dès que je le repère au dialogue intérieur sentimentalo/moralisateur qui se représente sans cesse pour me pousser à réagir à ce que l'autre ou moi fait ou ne fait pas, devrait ou ne devrait pas faire ou dire, je retrouve une meilleure capacité de simplement voir ce qui se passe. Je retrouve ainsi une clarté d'esprit suffisante pour ne pas mettre le doigt dans tous les engrenages qu'ils me présentent et accéder à une information moins polarisée m'offrant un marge de manœuvre bien plus grande.

 

Je vois que le profond basculement qui s'opère en moi provient du fait que je ne crois plus que mon âme, ayant infiniment plus d'expérience que moi, saurait par là même mieux que moi ce qui est utile et nécessaire d'expérimenter dans le processus de libération dans lequel je suis engagée. Jusqu'à présent il me paraissait évident que grâce aux fruits de ses innombrables expériences, elle avait nécessairement une perspective de vue si élargie que je pouvais m'en remettre à sa sagesse « d'ancienne » pour me montrer le chemin, riche d'une infinité de connaissances m'étant encore inaccessibles, je n'avais qu'à me laisser enseigner sans discuter ni résister.

 

Ainsi ne la plaçant plus au dessus de moi, je récupère la part de pouvoir que je lui avais cédé, tout comme je récupère la part de pouvoir que j'ai cédé à « l'univers », ne sachant plus trop à quoi ou à qui j'adressais mes demandes, soupçonnant maintenant que cet univers (concept hyper new age) à qui je me confiais pourrait bien être cette fameuse matrice artificielle dont je tente de me libérer, répondant suffisamment à mes demandes pour encore mieux me maintenir sous sa coupe.

 

Dans la foulée, je choisis aussi de récupérer la part de pouvoir que je laisse à mon prédateur de m'enseigner en me révélant mes programmes/mémoires, car si effectivement il peut me permettre de les voir en les amplifiant et les utilisant contre moi, je me reconnais le pouvoir d'apprendre par moi-même ce qu'il s'évertue à m'empêcher d'apprendre. Je me refuse à écouter ses grands discours où s'entremêlent invariablement le mensonge et la vérité, entretenant savamment un brouillard de confusion dans mon esprit et de perturbations aussi diverses que variées dans mes corps émotionnel et physique.

 

Je décide d'être le seul et unique maître à bord et d'endosser la pleine et entière responsabilité de mon cheminement, sans plus m'imaginer que d'autres parts de moi, réelles ou possibles hologrammes destinés à me leurrer (comme on en voit tant dans les séances d'hypnose régressive), seraient plus compétentes et plus averties que je ne le suis. Reste à détecter avec la plus grande lucidité et le plus grand discernement les innombrables tentatives pour m'influencer et me manipuler, qu'elles proviennent de mes programmes internes, de mon prédateur attitré, de mes fractales d'âme et de leurs prédateurs, des entités qui interfèrent dans ma sphère, des morts ou des vivants auxquels je suis reliée consciemment ou inconsciemment, des égrégores en tout genre, des enseignements qui m'interpellent et me parlent et que j'intègre à mon système de croyances...

 

Voici donc la nouvelle voie que je me propose, m'accorder les pleins pouvoirs et la pleine responsabilité de me repérer et de me guider moi-même, ne me reposant plus que sur mon essence supraconsciente pour éclairer le chemin. Bien que je sois tout à fait consciente qu'il ne s'agit que d'une déclaration d'intention, plus facile à énoncer qu'à pratiquer, j'y mets toute la puissance dont je dispose pour affirmer ma volonté d'être libre, souveraine et créatrice en fermant la porte à toute forme de consentement à me laisser contrôler par qui ou quoi que ce soit.

 

Merci d'être aller jusqu'au bout. N'hésitez pas à partager vos ressentis et réflexions.

Nathalie

 


A propos de ce partage de Nathalie - par Christine et Stéphane :

 

Après la lecture de ce partage nous restons avec un sentiment d’épuisement. C’est à tête reposée que nous y revenons pour décrypter l’indice de notre sensation d’une forte prise d’énergie et comprendre pourquoi nous avons ce ressenti.

Plusieurs questionnements ont émergé :

  • Quel est le sens de nos expériences ?
  • Le prédateur, un parasite extérieur à nous ?
  • Illusions de la matrice et guidance ?
  • Sauver notre avatar ou réintégrer nos alters ?
  • Service de Soi versus Service d’Autrui ?

Nous avons effectivement été interpellés par la phrase « Trouver un sens à mes expériences en me fondant sur tout mon système de référence/croyances que je chercher à valider pour me convaincre que ce que je crois est bien LA vérité. »

 

Faut-il questionner le sens de l’expérience par rapport à son système de croyances ou chercher à questionner le système de croyance en fonction du ressenti de l’expérience ?

 

Lorsque je fais une expérience qui est l’expression de mes croyances, c’est le ressenti émotionnel qui va me permettre de m’alerter sur la pertinence de mes croyances et programmations.

 

Le ressenti émotionnel est notre baromètre de la prédation. Mais le prédateur est-il « ce parasite extérieur » à nous ?

Croire que nous sommes le prédateur et non que le prédateur est une partie de nous, nous pousse à extérioriser l’idée de prédation en utilisant la notion de parasite.

Le piège de la prédation est de nous laisser croire que nous sommes parasités, ce qui flatte l’égo qui ne veut surtout pas identifier cette partie prédatrice comme faisant partie de nous !

 

En extériorisant le prédateur, on s’auto-congratule de l’être lumineux que l’on est, puisque la partie prédatrice qui nous montre les aspects sombres en nous n’est pas nous : c’est un parasite extérieur ! En rejetant cette partie, nous nous coupons de tout le travail de prise de conscience de nos croyances et programmations.

 

Notre prédateur se nourrit de l’émotionnel généré en nous par la mise en œuvre de nos programmations. C’est en ce sens qu’il devient un enseignant.

 

Nous sommes effectivement dans une prison matrice et nous restons captifs, justement parce qu’il y a nos programmes et nos croyances qui nous maintiennent prisonniers. C’est en acceptant notre partie prédatrice qui utilise nos programmations et nos croyances que nous pouvons les mettre en lumière/conscientiser pour les libérer. Il ne s’agit pas d’évolution de l’âme, mais de libération par l’expérimentation.

 

Faire le vœu pieux de « mettre fin à toute forme de possession/emprise/co-habitation et co-existence forcées par la ruse et la manipulation » reste un vœu pieux. Car tant qu’on rejette l’enseignant à travers nos expériences, nous ne pouvons prendre conscience de ce qui nous emprisonne de l’intérieur. Les programmes se conscientisent à travers l’expérience qui effectivement génère de l’émotion, signe que nous sommes sous l’emprise de notre part prédatrice utilisant notre programmation inconsciente. Seule l’acceptation de l’action de notre part prédatrice, peut nous permettre de mettre fin à cette programmation.

 

L’illusion de la matrice est possible, justement parce que la majorité, pour ne pas dire la très grande majorité des humains sont totalement sous l’emprise de la prédation via leur programmation. Leurs croyances alimentent la matrice dans laquelle nous sommes prisonniers. Vouloir sortir de cette programmation sans regarder la partie prédatrice en nous qui agit sur ce système, ne fait que renforcer le piège, puisque l’on rejette le levier principal du système.

 

La guidance de notre Soi Supérieur, de notre En-Je, s’exprime dans l’expérimentation mise en place par la prédation. Dans le sens que progressivement nous sommes amenés à des découvertes permettant de nous libérer petit à petit de nos programmations et croyances. Chaque étape est une étape nécessaire pour progresser dans les prises de conscience. Chaque expérience est source d’enseignement. Mais la peur d’expérimenter et le doute permanent nous prive de cet enseignement.

 

La guidance ne peut venir de l’âme, siège de nos mémoires et de nos programmes, ni de l’ego, siège de toutes les croyances accumulées qui nous font répéter en boucle tous nos vieux schémas. Par contre en prenant conscience de cette part prédatrice en nous, nous pouvons alors découvrir ce qui lui permet d’agir et de se nourrir de nos émotions.

 

A travers le jeu de piste des indices de nos expériences, nous pouvons alors nous reconnecter à notre Soi Supérieur, notre En-Je et sortir peu à peu du voile de l’illusion.

 

Considérer que la prédation « fait miroiter la satisfaction de ses aspirations/désirs liées à ses mémoires programmes » ne permet pas de comprendre qu’en fait il s’agit de nos mémoires programmes utilisées par la prédation… et que seule l’expérimentation permet d’en prendre conscience.

 

De même, notre discernement n’est pas « squizé » par son émotionnel. La prédation n’a pas d’émotions et se nourrit justement de nos émotions qu’elle génère à volonté.

 

Vouloir éviter d’expérimenter c’est remettre tout le pouvoir au prédateur qui a tout loisir de rester cacher au plus profond de nous et de nous bercer de l’illusion de l’avoir rejeté bien loin…

 

L’exemple du manque affectif est intéressant. Ce programme, lorsqu’il est actif en nous nous pousse à chercher en permanence à combler ce manque… du moins le prédateur appuie sur la peur du manque affectif pour nous pousser à chercher à le combler, renforçant par la même occasion le programme de manque et lui servant au passage sa dose d’émotion liée à ce ressenti.

 

Il ne s’agit pas alors de décréter que le programme n’est plus valide, mais d’accepter de faire l’expérience du manque, de le traverser et d’accueillir en nous la partie qui souffre de ce manque, en lui donnant le droit d’exister. En acceptant de vivre pleinement l’expérience, on se déprogramme car la peur d’être en manque affectif disparaît puisqu’on l’a traversée.

 

Notre partie prédatrice a du pouvoir tant que l’on veut éviter d’expérimenter le manque. Nous sommes alors capables, poussés par notre ego, de tout mettre en œuvre pour ne surtout pas toucher cet aspect de nous, y compris nous perdre dans des illusions et des schémas répétitifs. Mais lorsque nous acceptons de voir le programme à l’œuvre, alors nous devenons libre d’expérimenter autre chose.

 

Cela illustre la phrase : « La conscience crée la gravité qui modifie la conscience ». C’est bien en acceptant notre part prédatrice que nous mettons en lumière nos programmes et nos croyances et tout ce que nous portons à notre conscience modifie notre réalité. Vivre l’expérience du manque affectif, lorsqu’il est regardé depuis notre Soi Supérieur/En-Je et non plus depuis notre ego manipulé par le prédateur nous permet de réintégrer la partie en nous, l’alter qui souffre de manque affectif.

 

Ainsi la même expérience mise en route au départ par la prédation à partir de nos programmes, devient une source de libération lorsque nous réintégrons les différentes parties souffrantes en nous. Il ne s’agit pas de continuer à polariser en bien/mal juste/faux mais simplement d’accepter que parce que nous avons été fragmentés à travers des vécus traumatisants, nous sommes prisonniers de la matrice.

 

Pour sortir de l’illusion, il est donc bien nécessaire de l’expérimenter pour se rendre compte que, comme la peur se désintègre une fois qu’elle est traversée, l’illusion n’est qu’une illusion. Dans cette matrice de 3D, l’expérience dans la matière est la voie de sortie à condition d’accepter le prédateur en nous. En utilisant nos programmes et nos croyances, il nous permet d’en prendre conscience pour nous libérer.

 

Il ne s’agit pas de sauver notre avatar, vestige judéo-chrétien du besoin de sauver le pauvre pécheur mais d’accepter de réintégrer nos alters, nos différentes parties contactées par l’expérimentation.

 

Il n’est malheureusement pas possible de s’isoler de toute forme d’expérience pour ne plus nourrir le prédateur car cette partie de nous restera alors tapie au fond de notre caverne intérieure.

 

Appliquer une méthode n’est effectivement pas la solution pour mettre à jour sa programmation. Il ne s’agit pas de suivre un gourou ou des préceptes quels qu’ils soient, mais encore une fois, de vivre ses propres expériences pour en tirer ses propres enseignements, en fonction de son ressenti intérieur. Dans ce monde de 3D il y a différents niveaux de conscience qui coexistent : certains vont être plus éclaireurs et permettre à d’autres de bénéficier d’une nouvelle façon de voir. Ils partagent une connaissance que chacun est libre d’expérimenter.

 

Le Réseau Léo ne propose pas une méthode pour des suiveurs « bons élèves », mais des partages d’expérience qui peuvent ou pas parler à celui qui est en quête de la connaissance et qu’il est libre d’expérimenter ou pas pour lui. D’où la clé de l’expérimentation individuelle dans un partage de groupe.

 

C’est ce qui fonde l’aspiration au Service d’Autrui et non une déclaration d’intention au Service de Soi !

Si nous revenons sur nos perceptions du départ nous comprenons maintenant notre ressenti. Après avoir nagé dans un tel flot de paroles, signe d’une volonté prédatrice de 4D SDS de nous noyer dans des concepts et tergiversations contenant beaucoup de demies-vérités. Il nous apparaît clair que la justification de la fuite de l’expérimentation et l’exclusion de la part prédatrice en nous, est un piège subtil dans lequel la prédation veut nous leurrer. Ceci est d’autant plus difficile à percevoir par l’aspect flatteur que prend cette voie, nous laissant croire que nous sommes en toute puissance affranchis d’un prédateur extérieur à nous.

 

° ° ° ° °

 

Commentaire de l'équipe LEO :

 

L'écrit de Nathalie est très fin et pertinent. Il vibre le désir profond d'une conscience qui s'engage de tout son être vers une nouvelle réalité d'existence de 4ème densité.

Nous allons progressivement voir pourquoi la nouvelle nouvelle réalité dont il s'agit ici est malgré tout limitée à une 4ème densité du Service de soi.

 

- Effectivement, l'expérience relatée par Hélène lors de la rencontre de Graulhet est un bon exemple pour comprendre comment la relation aux prédateurs hyperdimensionnels est un apprentissage qui nécessite l'expérimentation de diverses extrémités avant de trouver l'équilibre. C'est bien d'équilibre dont il s'agit, car considérer le prédateur comme un ami intime avec qui l'on peut fusionner pour franchir un palier de conscience ou bien le considérer comme un simple intrus à qui il ne faut prêter aucune attention, sous peine de fortifier son existence, sont des comportements qui dans un sens comme dans l'autre répondent à la programmation psychique du Service de soi. S'identifier aux "dieux" de 4ème densité est un piège tout aussi important que de les considérer comme totalement extérieurs à notre Êtreté.

 

En fait tout dépend de l'altitude que l'on prend pour observer ces interactions : dans notre réalité de 3ème densité, on observe qu'effectivement l'emprise du prédateur externe est totale (par implants, armes psychotroniques, contrôle des pensées, du système hormonal, de l'émotionnel, etc.) et que l'individu plafonné à cet étage-là est dans l'incapacité de se dégager de ces situations générant d'infinies souffrances.

Par contre, grâce à la conscientisation que l'humain n'est pas au "sommet de la chaîne alimentaire" (ou de l'évolution), l'observateur commence à accéder aux lois de l'univers. Ce point de vue élève sa conscience en 4ème densité. Il ne peut plus faire comme si de rien n'était et devient moins "mangeable" et manipulable.

 

Pourtant, si à ce niveau de conscience il s'en tient à la compréhension que le prédateur est un intrus et que pour esquiver le monde de cet intrus, il doit mettre toute son attention vers la Source (de laquelle ne feraient pas partie les Archontes), il tombe alors dans le traquenard concocté spécialement pour ceux qui cherchent à s'éveiller.

Ces chercheurs pensent ne plus être comestibles alors qu'en fait, c'est juste la façon de cuisiner qui a évolué ! A ce stade-là, l'individu est plafonné en 4ème densité de conscience.

 

- Pour qu'un être humain puisse réellement se libérer de l'emprise du prédateur, c'est-à-dire franchir la limitation imposée par la 4ème densité, il doit nécessairement comprendre/intégrer la réalité du cheminement au Service d'autrui : une perpétuelle recherche d'équilibre. La Conscience originelle EST l'équilibre entre les forces évolutives et involutives.

Considérer que l'énergie prédatrice est séparée de la Conscience supérieure à laquelle on est relié, revient à rejeter les lois universelles elles-mêmes. Et il n'y a que par l'acceptation de celles-ci et donc du rôle tout aussi important des forces involutives que des forces évolutives, que l'être en quête de sens peut reconsidérer objectivement la fonction du prédateur. 

La reconnaissance de son rôle au sein de la Création, l'extrait de son statut de simple pompeur d'énergie et d'obstacle sur notre chemin d'évolution. Il devient l'opérateur qui envoie des opérations à expérimenter.

 

A partir du moment où l'enquêteur parvient à conscientiser que ces attaques-intrusions sont en fait des signaux envoyés par sa Supraconscience à travers le prédateur, l'attaque ne peut évidemment plus être considérée comme une atteinte négative mais comme un tremplin. La prise énergétique n'en est plus une et le prédateur n'en est plus un ! Cela grâce à l'acceptation profonde que l'énergie involutive fait intrinsèquement partie de la Conscience originelle. C'est à partir de cette intégration, c'est-à-dire lorsque la conscience de l'individu bascule vers une intégration du sens profond du Service d'autrui, que celui-ci n'est plus plafonné à la 4ème densité et peut évoluer vers les densités supérieures de conscience.

 

Et c'est aussi à partir de là que l'emprise prédatrice n'existe plus, non pas parce que le prédateur est sorti de sa bulle de perception, mais parce que le chercheur a compris que sur un plan de conscience supérieur, lui-même et l'entité qui le "harcèle" ne font qu'un. Dans le tome 8 de l'Onde, Laura Knight développe d'ailleurs de manière très explicite à quel point la force involutive, perçue comme le Mal, est le programme cul-de-sac vers lequel sont envoyés de nombreux êtres désireux de se sortir des boucles karmiques de la Matrice.

 

Un des gros nœuds que nous avons dû nous-mêmes dénouer dans cette ruse des opérateurs, c'est la croyance insidieusement programmée que JE SUIS (en tant qu'âme incarnée en 3ème densité) la Conscience originelle. Effectivement, depuis une perception de 7ème densité, JE baigne dans le Grand Tout Créateur. Mais ramener cet état de fait dans mes choix et compréhensions du quotidien de 3ème densité, fait avancer le chercheur sur une pente très glissante ! L'apprentissage doit se faire pas après pas. Se projeter dans la strate de conscience la plus élevée revient à griller les étapes, notamment celles qui demandent à réaliser ce processus alchimique intérieur avec l'énergie prédatrice.

 

Comme les Cassiopéens n'ont de cesse de le répéter : "la Connaissance protège et l'ignorance expose au péril". Appliqué à ce cas précis, il est clair que vouloir griller les étapes, sauter les classes "scolaires" par lesquelles l'être incarné doit passer, génère un gouffre d'ignorance, donc met l'âme en grand péril.

 

Au final, il est évidemment important de connaître l'évolution de la Conscience dans les différentes densité, sans jamais perdre de vue que c'est l'apprentissage ici et maintenant que nous devons vivre ! Donc, ne pas chercher à esquiver la leçon du prédateur/opérateur en se disant que cette énergie-là n'a rien à voir avec ma création puisque je suis "pure conscience". En 3ème densité, se relier uniquement à cette "pure conscience" provient d'un subtil endoctrinement New Age.

 

Nathalie aborde un sujet très intéressant concernant l'âme. Elle insiste, tout comme Iso Sinclair, sur le fait que l'on ne peut en aucun cas se fier à la guidance de l'âme. Cela nous a permis d'approfondir quelques notions :

En effet, l'âme est une banque de données qui est le support d'une multitude de programmes provenant des mondes de 2ème densité et du karma humain. Elle véhicule bien nos mémoires du passé avec lesquelles jouent les prédateurs de 4ème densité en réactivant ces boucles rétroactives afin de replonger l'individu dans des déboires émotionnels à n'en plus finir. Mais ce n'est pas tout… l'âme comprend également toutes les mémoires du futur !

 

Alors, est-ce juste de se fier à la guidance de l'âme ?

 

Selon nous, il est plus juste de s'aligner en faisant appel à sa Conscience supérieure, c'est-à-dire à l'Ange ou "En-Je". C'est cette partie de nous-même, sur un plan plus élevé que celui de l'âme, qui a une vue objective sur notre expérimentation en 3ème densité. Mais sa "guidance" s'exécute invariablement par l’intermédiaire des programmes inscrits dans notre âme.

Si nous devions formuler plus exactement cela, nous dirions que la Conscience supérieure (ou Soi intemporel) d'un individu, le guide à identifier chaque programme/mémoire contenu dans la bibliothèque de l'âme. Demander à notre âme de nous guider, c'est en quelque sorte activer le phénomène de mise en lumière de chaque mémoire du passé du Service de soi, pour pouvoir la conscientiser et la transformer. Petit à petit, ce parcours alchimique permet de détecter les mémoires d'un futur au Service d'autrui auparavant imperceptibles. L'âme est donc à la fois le support des programmes du passé/futur SDS, et du futur SDA pour ceux qui l'auront emprunté. On pourrait dire qu'elle est un support de transformation. Grâce à son expérimentation dans la matière, l'être incarné en 3ème densité peut modifier les informations contenues dans la bibliothèque de l'âme – l'ADN – pour manifester un futur évolutif.

 

- Être constamment à l'écoute de nos intuitions profondes et expérimenter par soi-même, comme le souligne Nathalie, est la condition sine qua none d'une véritable progression spirituelle. Celui qui en arrive à servir autrui, s'est forcement d'une manière ou d'une autre retiré dans sa grotte pour apprendre d'abord à se servir lui-même. Nous-mêmes l'avons expérimenté intensément et cette phase fut extrêmement bénéfique puisqu'elle a abouti à la création du Réseau LEO.

Mais le corpus prédateur a tout interêt à ce que nous nous cantonnions à cette démarche d’hermite car le Service d'autrui – cette déprogrammation progressive de nos schémas SDS dans la 3ème densité – repose entièrement sur le fait de travailler grâce aux multiples miroirs que nous offrent nos confrères. Cela afin de co-créer autant spirituellement que matériellement une nouvelle réalité.

 

Et nous avons pu constater, lors de cette longue période d'introspection qui nous permit d'ouvrir les yeux sur l'ampleur des prises énergétiques entre individus et entités interposés, que pour rien au monde, nous serions sortis de notre grotte (nous aurions pu simplement continuer à partager nos expériences derrière nos écrans !), si nous-mêmes dans le futur (l'Ange) ne nous avait pas expressément secoué pour nous ouvrir à nos miroirs.

Nous avons dû toucher profondément cette peur d'autrui habitant chaque humain – la peur de se faire soutirer de l'énergie – pour finalement être capable de "faire descendre" dans la matière (par le projet de l'ÉCOLEO) l'apprentissage pour lequel nous avons choisi de nous incarner !

 

Et si nous sommes capables de nous ouvrir ainsi, c'est parce que nous avons pu changer nos paires de lunettes concernant les impitoyables jeux de prédation dans l'arène qu'est la Matrice. Notre nouvelle paire de lunettes nous permet de reconnaître la perfection de ce terrain de jeu ! Plus besoin de fuir le jeu de l'illusion, mais simplement le transformer en acceptant de le vivre par l'intérieur.

La prise énergétique devient alors une donnée par laquelle l'opérateur nous communique notre état d'avancement. Nous ne diabolisons pas les situations ou personnes sources de prédation. Nous éprouvons d'ailleurs une infinie gratitude envers les âmes qui endossent le rôle de prédateur pour nous accompagner dans notre cheminement. Et cela ne nous empêche pas de rester vigilants et de nous aligner pour trancher quand il le faut !

 

La création d'une Nouvelle Terre au Service d'autrui qui se détache progressivement de celle qui fonce vers son anéantissement, passe inévitablement par la mise en commun de tous nos potentiels (potes en ciel) génétiques jusqu'au plus profond de la matière. C'est par l'apprentissage que nous offrent nos miroirs prédateurs/opérateurs que l'ange s'incarne et que l'humain élève sa conscience.

 

Pour conclure, en observant la course du cavalier seul de Nathalie ou celle du "roi dans son royaume" qui croit qu'il/elle peut se débrouiller tout(e) seul(e) dans son monde (sans l'aide de personne, ni de son âme, ni de ses alter et parties transdimensionnelles du passé et futur), nous rappelons seulement ces quelques lignes de Ouspensky citant Gurdieff :

 

« Voici l'essentiel : un "groupe" est le commencement de tout. Un homme seul ne peut rien faire, rien atteindre. Un groupe réellement dirigé peut faire beaucoup. Du moins a-t-il une chance de parvenir à des résultats qu'un homme seul ne serait jamais en mesure d'obtenir.

Vous ne réalisez pas votre propre situation. Vous êtes en prison. Tout ce que vous pouvez désirer, si vous êtes sensés, c'est de vous évader. Mais s'évade-t-on ? Il faut percer les murailles, creuser un tunnel. Un homme seul ne peut rien faire. Mais supposez qu'ils soient dix ou vingt, et qu'ils travaillent à tour de rôle : en s'assistant les uns les autres, ils peuvent achever le tunnel et s'évader.

 

En outre, personne ne peut s'échapper de la prison sans l'aide de ce qui se sont déjà échappés. Eux seuls peuvent dire de quelle façon l'évasion est praticable et faire parvenir aux captifs les outils, les limes, tout ce qui leur est nécessaire. Mais un prisonnier isolé ne peut pas trouver ces hommes libres ni entrer en contact avec eux. Une organisation est nécessaire. Rien ne saurait être achevé sans une organisation. »

 

 

Télécharger
Le prédateur ne fait pas partie de mon
Document Adobe Acrobat 126.0 KB

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    Vyninho (lundi, 22 octobre 2018 09:51)

    Bonne et super analyse !
    Pour rajouter, la prédation est vraiment un caméléon ! Se déguise à merveille...
    , il/elle nous mène dans les dédales de la 3/4 densité de dimension, on y reste souvent par confort (émotionnel) et manque d'objectivité.
    Restons toujours vigilant pour ceux qui veulent cheminer en SDA.
    N'oubliez pas c'est un voyage! On apprends tout le temps et pour toute chose ( dualité y oblige).
    Gratitude à tout le monde!

  • #2

    Kirsten (lundi, 22 octobre 2018 16:05)

    Merci et Bravo les Coeur Léonine.
    C'est très riche et très fine. Votre cheminement va dans une sens qui vibre clairement de la vraie compassion neutre, sans attachement. Le voie Christique, en équilibre entre les tentations d'ahriman et Lucifer, guidée par la vibration transparente, et authentique de l'En- Je, En-tier ( les trois forces qui nous enseigne uni en équilibre:Conscience-Christique, Ahriman et Lucifer) à travers nos corps subtiles( émotionnelle, etherique, âme), aux service d'Autrui.
    Kirsten