Une diète, un dogme ? par Johannes

 

Qu’est-ce qui est bon de manger ? Le sucre, les fruits, les céréales ? Qu’en est-il du gluten et des produits laitiers ? Et le végétarisme ? Ou le régime cétogène ? Mais que faire pour être juste ?

 

Percevant un déséquilibre, beaucoup essaient des diètes particulières pour se sentir mieux. Certaines sont très contraignantes, d’autres moins. L’enjeu est pourtant important. Il s’agit de la santé, du bien-être et d’énergie. C’est vital !

Toutefois, attention aux promesses de telle ou telle diète et aux idéaux qu’elle véhicule ! 

Les raisons pour lesquelles on adopte un nouveau type d’alimentation sont essentielles dans le processus.

 

Notre santé, notre corps nous signalent clairement nos besoins réels. Les écoute-t-on ? Qui mange seulement lorsqu’ils ont faim, par exemple ? Qui évite tel ou tel aliment en raison de son effet indésirable sur leur organisme ? Ou au contraire, qui parvient à calibrer précisément son alimentation aux besoins du corps ?

 

Pour répondre à ces questions, je vous propose le récit de mon expérience. 

J’ai découvert la diète cétogène par le réseau Léo. En me documentant un peu sur le sujet, j’ai été très vite convaincu de sa pertinence pour ma santé physiologique et spirituelle. Ce que je lisais sur ce réseau résonnait fort en moi et je me sentais appelé à suivre cette démarche. J’ai donc essayé. Et là, je me suis planté royalement ! Ce fut une catastrophe. Pour une raison ou une autre, je ne m’étais pas suffisamment renseigné en amont. Je croyais consommer peu de sucre sans savoir que ce n’était pas le cas. Mon organisme a saturé complètement après 3 semaines. J’ai dû stopper la démarche.

 

Quelques mois plus tard, lors d’un changement de rythme de vie, sont apparus de gros problème de digestion, une hyperperméabilité intestinale quasi avérée, une liste faramineuse d’intolérances alimentaires qui allait avec, du sang dans les selles, une fatigue de plus en plus chroniques, une hypersensibilité croissante, etc. 

 

Animé d’une motivation toute autre que lors de ma première tentative, j’ai approfondi significativement mes recherches sur le régime cétogène. En y sautant à pieds joints, le résultat se révéla merveilleusement salvateur pour ma santé. 

 

Pendant une année et demie, j’ai adopté cette diète. La Vie m’y avait poussé et j’avais pris le temps de maîtriser le sujet théoriquement avant de m’y lancer. Toutefois, à la fin de cette période, je ressentais de plus en plus de fatigue et avait de moins en moins de tonus.

J’ai continué de me renseigner (voir « Résumé et traduction du livre "Fat For Fuel" » et aussi « Les effets du sucre » puis encore « Vérités sur les Maladies émergentes »)

 

Ce que j’ai découvert dans l'ouvrage de Mercola "Fat For Fuel", c'est que sans apport de sucre par l’alimentation, c’est à dire pendant que l’on suit un régime cétogène, le pancréas ne produit pas d’insuline. Dans ce cas, le foie se charge de produire le glucose nécessaire à l’organisme. Ce qui est surprenant, c’est que lorsqu’on fait durer cet état de cétose, le foie ne s’arrête pas de produire du glucose. En fait, il « s’emballe ». Et sans insuline pour réguler la production de sucre par le foie, on peut se retrouver en hyperglycémie sans n’avoir consommé aucun sucre ! Et en plus, l’organisme semblerait même finir par stocker à nouveau les graisses et pour préférer le brûlage des protéines à la place des sucres disponibles. Une des conséquences observables : on prend du poids et on perd sa masse musculaire !

 

J’ai donc ajusté mon alimentation à mes connaissances. Aujourd’hui, mon alimentation est plus souple. J’ai banni définitivement toutes céréales et sucres. A l’occasion, je consomme quelques rares produits laitiers soigneusement sélectionnés. Par période, je suis une diète cétogène (env. 30-40g sucre/j) en alternant avec une diète pauvre en sucre non cétogène (env. 150g de sucre/j). Ainsi, je trouve un équilibre qui me convient.

 

A travers mon expérience, j’aimerais souligner à quel point la nature de mes motivations ont été déterminantes dans le succès ou non de l’adoption d’une diète particulière. Comme s’il fallait plusieurs ingrédients : un déséquilibre physique, de l’intuition, une recherche de connaissance et une volonté d’appliquer les découvertes.

Aussi, je me méfie des promotions pour des diètes spécifiques promettant des résultats extraordinaires et en particulier celles qui véhiculent des idéaux. Elles finissent toujours à un moment de devenir un dogme. 

Quand on entre dans le dogme, c’est le moment où la culpabilité de stopper ou changer une pratique prend le dessus soit sur notre ressenti, soit sur certaines connaissances objectives. Le discernement est brouillé. Vous connaissez ? Vivre cela comprime l’esprit et le sclérose. Car alors, c’est le mental qui dirige et on vit dans le mensonge (« ment-al »). 

Je précise que le mental reste un outil et un garde-fou indispensable à l’élévation de la conscience. Seulement, il s’agit d’être bien vigilant de ne pas en faire un dictateur !

 

Personnellement, il est relativement facile de suivre des règles alimentaires qui me disent ce qui est bon ou pas, pendant un certain temps. Pas besoin d’exercer son libre arbitre ! Cette attitude est très proche de celle, encore plus aisée, de suivre les envies du corps de désir et du corps de souffrance, pour compenser les déséquilibres émotionnels. Tout cela reste finalement du ressort de l’automatisme. 

 

Par contre, m’aligner sur les authentiques besoins/ressentis/envie du corps physique, rechercher les connaissances utiles pour éviter les pièges de certaines intuitions et adapter mon alimentation en conséquence, ça, c’est un travail !

 

C’est à ce prix que je protège et nourrit mon corps et mon esprit. C’est le fait de relier le ressenti au savoir qui devient Connaissance et Guidance, et non le fait de dogmatiser une habitude alimentaire pourtant prometteuse en ce sens !

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