14ème part-âge - Au-delà des murs - par Da'Margi

 

Nous précisons que ce partage rejoint la chronique n°3 de Sand et Jenaël, ainsi que le chapitre 22 des enquêtes d'Eli. Nous vous invitons à en faire la lecture, afin d'avoir une vue plus globale de cette expérience commune.

 

Les murs ont des oreilles et comme nous allons vous le raconter dans ce partage, ils leur arrivent aussi de s'exprimer. C'est ce que nous avons expérimenté depuis que nous vivons dans cette maison de village, située dans les Corbières.

Ainsi, il nous a été donné la possibilité de constater une fois de plus, l'influence d'une mémoire transgénérationnelle sur notre quotidien et toute l'importance de l'identifier afin de s'en libérer. Nous développions également notre perception des mondes invisibles et constations que les limites entre eux et nous, n'existent pas.

 

Mi-juillet 2019, lors de notre emménagement dans la maison mitoyenne de celle de Sand et Jenaël, nous sommes intrigués de voir sur la porte d'entrée, une plaque personnalisée au nom de Mr Edmond.

Martin, notre bailleur, nous expliqua qu'il s'agissait de son grand-oncle, ancien propriétaire et habitant de cette maison qui à l'époque, ne faisait qu'une avec celle de nos voisins. À l'intérieur, régnait une ambiance humide et c'est en réorganisant l'arrière-cuisine que nous avons constaté que les murs de celle-ci étaient trempés. Était-ce l'arrivée d'eau de la machine à laver qui fuyait ? Ou bien le nettoyage à grandes eaux des anciens locataires ? Ou encore une fuite des tuyaux de cuivre passant dans le mur ?

Chacune de ces possibilités fut explorée en vain, aucune n'expliquait cette présence d'humidité. Cette situation semblait relever du mystère et nous indiquait par là même, le début d'une enquête.

 

S'apercevant que plusieurs tuiles étaient cassées, Martin décida de s'occuper des réparations, tandis que Damien réalisait des travaux de rafraîchissement dans la pièce principale.

 

– Après une journée de travail, je constatais que ma progression était particulièrement laborieuse. « Mais que se passe-t-il dans cette maison ? », me dis-je.

J'étais à la fois motivé et las ; quelque chose semblait retenir mes mouvements. Après en avoir pris conscience, je notais une amélioration sans toutefois avoir plus d'informations, mais désormais j'étais plus attentif.

 

Malgré les réparations, l'humidité continua de se propager et prit de sérieuses proportions notamment dans l'escalier. Martin ne comprenait pas, car rien n'avait bougé au niveau du toit.

« Il doit s'agir des pluies qui, portées par le vent marin, s'infiltrent par le mur. Je viendrai cet automne pour m'en occuper. », me dit-il.

 

Au cours des quelques semaines qui nous séparaient de l'arrière-saison, Damien commençait à sentir de petites gênes respiratoires, comme à chaque fois que des moisissures dues à l'humidité apparaissent.

 

À la fin de l'automne, nous avons décidé de rappeler Martin pour poursuivre le travail. C'est à ce moment-là, qu'il proposa de nous montrer l'envers du décor de ce fameux mur. Nous avions alors découvert un endroit abandonné, soumis aux forces de la nature qui détruisent peu à peu ce qui était à l'origine, une grange attenante à nos logements.

Seule une petite partie du toit, située du côté de chez Sand et Jenaël, était encore debout. Elle tenait grâce à un pilier, menaçant à tout moment de tomber. Quant au mur en pierres de notre maison, il était soumis aux intempéries et avait subi d'importants dégâts. Ajoutée à cela l'absence de gouttière, l'eau n'avait donc aucun mal à s'infiltrer.

 

Martin nous confia qu'il avait toujours voulu s'en occuper, mais que cela faisait plus d'une dizaine d'années qu'il repoussait l'échéance. Au vu du danger apparent et de l'ampleur des travaux à effectuer, nous lui avons proposé de l'aide.

Perplexe, il nous répondit « oui, on verra », précisant qu'il avait besoin d'en parler avec son frère Loïc, car lui aussi était concerné – Loïc étant le propriétaire du logement mitoyen dans lequel vivent Sand et Jenaël. Il nous donna alors rendez-vous au printemps, mais le bout du toit n'a pas tenu jusque-là ! Il s'écroula en pleine nuit, à la fin de l'hiver.

Les parents de Martin, vivant dans une maison située de l'autre côté de ce mur, n'avaient rien entendu, cependant ils n'en furent pas moins choqués. Ils informèrent aussitôt Martin de l'urgence à se mettre en mouvement, pour régler cette situation qui, selon toute vraisemblance, relevait d'une affaire familiale.

 

De notre côté, les expériences quotidiennes dans cette maison, nous poussèrent à approfondir notre travail intérieur. En effet, ce fut le contexte idéal pour continuer à dépasser nos propres schémas répétitifs et limitants. Nous vivions une réelle émancipation karmique et il nous était proposé de franchir un nouveau cap sur le chemin de la libération de schémas au Service de Soi (cf. Partage n°13).

 

 

« Il existe deux libertés : la fausse où l'individu est libre de faire ce qu'il veut

et la véritable où l'individu est libre de faire ce qu'il doit. » Charles Kingsley

 

 

Depuis que Margi avait débuté ce travail intense pour aller à la découverte d'elle-même, surgissaient des émotions rarement exprimées auparavant, comme la colère.

 

– Lorsque j'ai mis à jour ce qui était enfoui au plus profond de moi, une petite fille abusée et enfermée dans la prison du silence et de la honte, je compris l'origine de cet émotionnel refoulé, donc de mes souffrances. Le plus gros démon contre lequel je luttais, était dans mon inconscient et maintenant qu'il revenait à ma conscience, la lumière était faite sur cette partie sombre. La guérison était en route, je pouvais alors accepter et accueillir mes capacités d'empathe qui, de toute évidence, étaient emprisonnées elles aussi. Et ce fut quelque temps après notre arrivée dans cette maison, que ce traumatisme émergea au grand jour.

 

Cependant, alors qu'un profond apaisement s'était installé en moi, je m'emportais régulièrement. Une fois, je m'entendis dire : « les murs de cette maison doivent être remplis de colère ! » .

Au fur et à mesure que cela se produisait, j'appris à me laisser traverser par ce que je ressentais, non sans lutte au départ, puis je finissais le plus souvent par pleurer. L'ambiance se détendait et nous pouvions alors discerner les informations qui jusque-là, étaient dissimulées derrière cet émotionnel.

Damien me posait des questions : « qu'est-ce qui t'a fait pleurer ? que ressens-tu ? ».

– « J'en ai marre, je suis débordée, j'ai envie de m'occuper de ranger cette maison, mais je n'y arrive pas ! ».

 

Je compris alors que la réponse que je formulais était celle d'un alter, entrant en résonance avec l'énergie de la maison. Cela nous donnait donc une information : quelqu'un ne savait pas comment mettre de l'ordre dans ses affaires et il était manifestement en colère.

Avec ces nouveaux indices, l'enquête allait prendre un nouveau tournant. Quand arriva la période du confinement, tout s'accéléra !

 

Nous décidions alors d'améliorer notre intérieur et avec l'accord de Martin, faisions tomber la cloison qui séparait l'arrière-cuisine de la cuisine. Le déroulement de ces travaux était pour le coup très fluide. Tout le nécessaire était là ! Nous étions dans un échange de bon procédé, l'essentiel des matériaux étant issu de la récupération des travaux que Martin faisait en parallèle. Sans volonté de contrôle sur le comment faire, tout s'est imbriqué de façon simple et naturelle. En rajoutant à cela le contexte du confinement, cette expérience devenait magique. En effet, alors que la plupart des personnes manquaient d'espace, le nôtre venait de s'agrandir !

 

Damien décida ensuite de repeindre la porte d'entrée, dont il retira la plaque personnalisée au nom de Mr Edmond. Quelques jours plus tard, Mathilde, la mère de Martin, vint observer le résultat et s'étonna de ne plus la voir. C'est l'air visiblement contrarié, qu'elle nous demanda de la lui restituer.

 

C'est le moment de faire un point sur notre compréhension des faits relatés jusqu'ici :

Quand un problème d'eau persiste, nous savions que cela indique probablement la présence d'une mémoire non résolue. De plus, le poids de celle-ci, semblait rebuter Martin au point de reporter année après année, les travaux de rénovation. Dans notre cas, l'eau s'infiltre au niveau de l'arrière-cuisine ; la cuisine étant un symbole fort des relations familiales, nous comprenons que l'arrière de celle-ci représente les relations familiales du passé. En cassant la cloison, nous faisions donc, symboliquement, communiquer le passé avec le présent. Ainsi, nous avons pu commencer à percevoir au-delà des murs, que ce soit dans la matière ou dans l'invisible.

Quant à la contrariété que laissa transparaître Mathilde lors du retrait de la plaque personnalisée, elle semblait révéler un lien d'attachement avec son oncle Edmond.

 

Voici un extrait du Dialogue avec notre ange n°38 au sujet de l'attachement :

 

(…) Pour celui qui se destine à cheminer en "SDA", ces liens affectifs d'attachement ne proviennent que d'un karma non résolu qui reste à dénouer et à dépasser.(…)

(…) L'attachement émotionnel est le principe le plus difficile à surpasser pour l'entendement humain "SDS", car tout un chacun – malgré ce que vous en pensez – a tendance à confondre cet attachement avec l'amour. La notion d'attachement est souvent considérée à tort comme le ciment de l'amour. Mais elle n'en est qu'une distorsion et en aucun cas, une preuve de cet amour. (…)

L'humain parsème son existence de multiples attachements. Il s'attache aux autres, à ses animaux, à ses croyances, à ses blessures, à ses biens matériels…, pour combler un manque, contribuant ainsi à se créer une multitude de liens de dépendances et se sentir vivant. (…)

 

 

Rebondissements dans l'enquête

 

Revenons maintenant à la suite de notre histoire.

Nous étions tous portés, durant ces dernières semaines, par un entrain qui nous a propulsé à nous occuper davantage de notre intérieur. C'est dans cette dynamique que Martin se décida enfin à nous demander de l'aide pour rénover cet endroit. Nous acceptions avec enthousiasme d'impulser ce changement !

Après avoir sécurisé le chantier, réalisé une arase et scellé les tuiles de bordure, nous fîmes une pause, permettant à Martin d'aller chercher la gouttière et le reste du matériel. C'est durant ce temps qu'il se mit à pleuvoir abondamment, ce qui généra une nouvelle fois d'importantes infiltrations d'eau chez Sand et Jenaël.

Cette situation, pour le moins rocambolesque, nous confirmait la présence d'une mémoire engrammée dans nos maisons. S'exprimant désormais sans retenue, elle engendra une cascade d'informations qui n'allaient pas tarder à nous parvenir.

 

Ces informations commencèrent d'ailleurs à émerger lors d'une discussion téléphonique avec Martin ! Damien lui parla de l'influence que pouvait avoir un traumatisme survenu dans le passé de nos aïeux, sur notre vie actuelle. Sans même parler de traumatisme, Martin et Loïc semblaient reproduire des choix de vie identiques à ceux d'Edmond et de son frère à leur époque.

 

Dans mon histoire personnelle, j'avais effectivement découvert l'existence d'un drame familial resté tabou, pour ne pas dire secret, et avais compris l'impact de celui-ci sur mon équilibre émotionnel.

Sur ces mots, Martin et moi nous donnions rendez-vous le lendemain, afin de poursuivre notre conversation. Et alors que je continuais à échanger avec Margi, voilà que j'entendis au loin la voix de Martin ! Comme par hasard, mon téléphone portable l'avait rappelé automatiquement !

– « Cela signifie vraiment l'importance de communiquer ensemble ! », lui répondis-je.

 

Je reçus ensuite un appel d'une compagnie d'assurance qui me laissa un message vocal, m'expliquant qu'elle « cherchait à me contacter, afin de me contacter ». Puis un deuxième coup de fil, c'était une autre assurance qui m'appelait « Mr Courjault » et qui elle aussi, voulait me parler de mon habitation !

Je décidai, dans la foulée, de faire une recherche sur ce Mr Courjault, et tombai des nues ! Il est le mari de Madame Courjault, dont l'affaire avait défrayé la chronique en 2006. Dans un déni total de grossesse, celle-ci était allée jusqu'à congeler ses bébés.

En mettant bout à bout tous ces indices, je compris alors l'évidence : quelqu'un dans cette habitation cherchait à me contacter, car un déni de grossesse ou quelque événement dans le genre semblait être également le nœud de l'histoire.

 

Me posant pour y réfléchir, je ressentis bientôt la présence d'une entité qui semblait vouloir entrer en communication. « Communiquons, alors ! », dis-je à haute voix. Je sus d'emblée qu'il s'agissait d'Edmond. Confus dans ses propos, il me "parla" d'une histoire d'amour et d'un enfant. Il semblait souffrir et demandait de l'aide pour continuer à avancer.

 

En partageant mes nouvelles informations avec nos voisins, nous comprenions qu'Edmond détenait vraisemblablement un secret qu'il avait besoin de révéler et ressentions alors la nécessité de communiquer nos compréhensions avec toute sa famille. Certes, les travaux devaient être réalisés, cependant il était pour nous essentiel d'en aborder l'aspect spirituel, afin de tirer complètement leçon de l'expérience.

 

Le lendemain ne voyant pas Martin venir à nous, Margi et moi avons donc décidé d'aller à sa rencontre. Celui-ci nous expliqua qu'il voulait d'abord placer la gouttière et ensuite discuter. Margi sentit à ce moment-là un gros stress monter en elle.

 

– Je détectai alors cette part de moi qui a peur de dire réellement ce qu'elle pense, pour éviter de blesser, déranger ou de susciter une réaction. Ayant déjà vécu des expériences au fil desquelles j'ai appris à reconnaître la souffrance de ce type d'alter, je ne suis désormais plus sous son emprise. La ressentir à nouveau, me donne à présent l'information de l'existence d'une même souffrance chez autrui. Me laissant traverser par cette peur, j'osai dire à Martin : « je crois que tu ne saisis pas l'urgence et l'importance de discuter avant de poursuivre les travaux ! ».

 

C'est à ce moment-là qu'une partie du groupe nous rejoignit. À peine leur avions-nous transmis la réponse de Martin, qu'Edmond fit son entrée.

Il prit la parole par la bouche de Jenaël et très en colère, s'adressa directement à Martin en lui enjoignant de descendre de l'échafaudage pour venir parler. Ce phénomène fut aussi soudain que déconcertant, Martin en fut abasourdi ! Edmond se dirigea alors vers Mathilde, lui saisit les manches en lui disant de se réveiller, car la vérité devait se savoir. Celle-ci eut une peur bleue et rentra chez elle. Edmond fut ramené par Margi et Eli chez Sand et Jenaël, où Jenaël reprit instantanément le contrôle complet de son corps.

L'ambiance se détendit peu à peu, cependant Martin mit un stop à notre collaboration. Désormais, chacun était invité à rester de son côté.

 

Ainsi, à partir du moment où Martin décida de demander de l'aide pour les travaux, tout se mit en branle. Voilà pourquoi, manifestement autorisés à investiguer, nous recevions des signes clairs au sujet de l'origine des fameuses infiltrations d'eau. L'effet groupe permit un recoupement de toutes ces informations et ressentis, révélant l'existence d'un secret de famille.

Quand Margi exprima à Martin la nécessité de discuter et que celui-ci se déroba, cela déclencha une colère chez Edmond. Il fallait que ça sorte ! En prêtant son corps, Jenaël permit à Edmond d'exprimer ce qui jusque-là, était refoulé en lui. Il va de soi que Jenaël était bien présent lui aussi et que par sa connaissance du processus de libération, il maintenait un "plafond de verre".

Et dans cet instant où chacun était à sa place, jouant parfaitement son rôle, la vérité pouvait être révélée.

 

Quelques jours plus tard, Damien eut l'occasion de rediscuter de la situation avec Mathilde et son mari et réaffirma qu'il s'agissait bien d'Edmond et non de Jenaël. Il ajouta qu'il existait un secret de famille, dans lequel un enfant était concerné.

Mathilde expliqua alors, que de drôles de choses s'étaient produites depuis cet évènement et notamment, des révélations soudaines de la part d'un parent.

Cela confirmait bien qu'un nœud karmique commençait à se défaire, néanmoins la famille d'Edmond fit le choix de ne plus recevoir d'informations concernant leur passé. Dès lors, tout était clair ! En nous imposant de rester dans "notre monde", nous étions ramenés à notre véritable chemin : celui de persévérer dans la découverte de nous-mêmes, de notre Soi.

 

 

Les bleus de l'âme

 

Lors de cet évènement, les rôles que nous avions endossés, nous ont rappelé certains moments de notre passé avec nos propres familles biologiques. Concernant Damien, cela le ramena à une journée particulière au cours de laquelle, il joua le médiateur au sein de sa famille.

 

– Nous nous étions réunis pour rénover le mur d'une grange qui menaçait de s'écrouler. Après les travaux, l'ambiance étant électrique, je décidai de mettre les pieds dans le plat : « cela ne peut plus durer, il est vraiment temps de communiquer ! ».

Chacun s'étant exprimé sur ce qui lui pesait, cette journée fut le début de l'émergence d'une vérité, jusque-là bien enfouie sous une épaisse couche d'émotionnel.

 

Quelques semaines plus tard, alors que je m'interrogeais sur mon orientation professionnelle, je fus pris d'une puissante colère que je déversais sur un chariot porte bûches.

D'avoir évacué cette tension, je réalisai qu'une partie de moi en voulait à ma mère. En effet, depuis plusieurs années je redoublais d'efforts pour assumer mes choix, évoluant à contre-courant des projets qu'elle avait pour moi.

D'autres questions m'étaient venues ensuite : « quelle était l'origine de ma colère refoulée ? Pourquoi en voulais-je à ce point à ma mère ? »

Mon jeu de piste m'amena à découvrir l'existence d'un drame familial ; celui-là même que je partageais à Martin au téléphone. Il s'agissait de la mort d'un bébé, survenue au bout de quelques semaines de vie, car il souffrait de la maladie du bébé bleu.

 

Aujourd'hui, des indices m'ont orienté vers une histoire familiale, notamment celle de l'affaire Courjault. Quelque part, j'en compris que j'étais informé de la mort d'un nourrisson, faisant le lien entre le bébé bleu mort de froid et la maladie du bébé bleu. Ce dernier, nommé Jean-Claude, aurait été le frère aîné de mon père et serait donc mon oncle aujourd'hui.

 

Voici ce que dit le grand dictionnaire des malaises et maladies de Jacques Martel :

 

ENFANT BLEU : La venue de l'enfant bleu est liée à une malformation de son cœur au stade embryonnaire, qui a comme conséquence de remettre en circulation le sang pauvre en oxygène (sang bleu) dans la grande circulation artérielle, sans passer par les poumons pour y recevoir plus d'oxygène (sang rouge). Si je suis un enfant bleu, aussi appelé bébé bleu, j'ai pu capter, dans le sein de ma mère, une grande peur qu'elle avait en elle de s'ouvrir à l'amour du monde extérieur. Cela pouvait provenir d'une grande blessure et d'un « repli sur soi par rapport à l'amour », causés par un événement qui lui aurait brisé le cœur ». Je ne dois pas tenir ma mère responsable de mon état. Par la loi des affinités, je suis arrivé dans cette famille parce que j'avais des défis semblables à relever par rapport à l'amour. Je ne fais que manifester plus concrètement dans le physique la prise de conscience que j'ai à faire et, ma mère et moi, nous pourrons nous aider mutuellement en cela.

 

Je compris que j'avais hérité du même "bleu de l'âme" et lorsque j'ai conscientisé le programme « prends sur toi, ne parle pas » dissimulé en arrière plan, ma vie a changé. Dès lors, je disais ce que je ressentais, peu importe ce que cela pouvait engendrer. Il était temps de prendre mes responsabilités vis-à-vis de moi-même et d'aller au-delà de la peur de m'affirmer.

Je réalisai alors toute la puissance d'une programmation qui dure depuis des générations et m'interrogeais naturellement sur l'influence qu'elle pouvait avoir sur Gabrielle (ma fille).

 

En effet, la révélation de ce drame survint alors que Margi était enceinte. Ayant accueilli l'émotionnel lié à ce traumatisme, je reprenais ma part de responsabilité. Il semblerait donc que celui-ci n'ait plus besoin de s'imprimer dans l'inconscient de la génération suivante.

En posant ma conscience sur ce traumatisme familial, la possibilité d'aller déprogrammer plus en profondeur ces codes génétiques liés à mon passé, m'était offerte.

 

Je compris alors que l'énergie de feu Jean-Claude était toujours présente et qu'elle revenait dans ma bulle de perception afin de me signaler, tout comme Edmond avait tenté de le faire, que le temps était venu pour lui de prétendre au repos de son âme.

 

En écrivant ce partage, je compris également le lien entre mes difficultés à respirer et Jean-Claude. Il s'agissait de l'asphyxie, engendrée par l'asthme pour moi et par un défaut d'oxygénation du sang pour lui.

Je me souvins de ma première crise d'asthme qui s'était produite un soir, chez ma petite amie de l'époque. Alors que debout à la fenêtre, je tentais péniblement de retrouver ma respiration, nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir et des pas monter les escaliers. Peut-être s'agissait-il de son père ? L'ambiance était vraiment terrifiante.

« Claude, c'est toi ? ». L'absence de réponse nous pétrifia. J'ouvris malgré tout la porte de la chambre, allumai la lumière et constatai qu'il n'y avait personne. Pourtant, mon ressenti était clair : nous n'étions pas seuls !

Cette première expérience fut une véritable initiation au langage de l'invisible. Mon inconscient m'avertissait déjà de la présence de Jean-Claude, au travers du prénom Claude et de ma difficulté à respirer.

 

Pendant que j'écrivais, je discutais avec Margi. Soudain tout s'imbriqua dans mon esprit ! Une émotion intense me traversa alors ! Les expériences de communication avec l'astral vécues jusque-là, se relièrent et formèrent un ensemble qui parla à tout mon être.

 

Je compris qu'une gêne respiratoire apparaît chez moi, lorsqu'une entité cherche à communiquer. C'est de cette manière que, par empathie, mon subconscient me signale la présence d'une âme qui demande de l'aide. Jusqu'ici, je croyais que les moisissures (le "Moi si sûr" de lui) étaient les seules responsables de mes problèmes respiratoires. Alors qu'en réalité, ces situations m'invitaient à accepter la communication avec autrui, afin que je puisse acquérir d'autres points de vue.

Mes capacités à communiquer avec l'invisible sont donc là pour m'aider à conscientiser d'autres parts de mon être qui parfois m'étouffent. Ce sont elles qui me délivrent les informations qui me manquent.

 

Désormais, je commençais à prendre conscience à quel point j'étais conditionné à ne voir que la réalité matérielle, me contentant simplement d'une explication rationnelle ; alors que certaines informations peuvent survenir de manière inimaginable, par d'autres dimensions ou par les mondes invisibles.

 

J'arrive à présent à accepter cette sensibilité qui fait partie intégrante de moi-même et que je me dois de cultiver pour continuer à progresser. Elle me permet également de comprendre l'hypersensibilité de Margi, pour qu'ensemble, nous puissions décrypter les informations qui nous parviennent de "l'au-delà des murs de la 3D matérielle".

 

Pendant cette expérience « edmontesque », Margi, quant à elle, se revoyait avec son père Guy, lors d'une de ses crises schizophréniques. Elle faisait alors tout son possible pour calmer les choses, envahie par la crainte que la situation dégénère.

 

– Même si le contexte actuel me rappelait mon passé, mon comportement fut différent. Cette fois, j'avais conscience qu'il se jouait quelque chose d'important. Je me suis donc exprimée de façon directe autant envers Mathilde qu'envers Martin.

Alors que je venais de dépasser un programme qui jusque-là m'empêchait de parler, le fameux « tais-toi, ne fais pas de vague », c'est celui-là même qui essayait de me rattraper, en me faisant culpabiliser de m'être exprimée. Je devais assumer mes actes, pour assumer qui je suis et donc cesser de me culpabiliser, afin de stopper la réactivation de ce programme. Grâce à cet évènement, j'ai pu comprendre que je contactai une culpabilité qui ne m'appartenait pas directement, mais dont j'avais hérité.

 

En effet, quelques jours après, je reçus des informations qui me révélèrent le poids d'une énorme culpabilité que transportait mon père, depuis son retour de la guerre d'Algérie. Je venais de réaliser que son état et ce qui s'était passé là-bas, étaient vraiment liés. Il y contracta une jaunisse qui précipita son retour, puis son état psychologique s'était dégradé. Diagnostiqué schizophrène, il reçut un lourd traitement médicamenteux afin de palier au syndrome de l'Après-guerre.

C'est dans ce contexte de non-dits familiaux, que j'ai pu contacter la culpabilité que mon père gardait en lui jusqu'à en mourir. Il s'en voulait d'être responsable de la mort d'une petite fille berbère, au point qu'il ne s'en est jamais remis et n'en a jamais parlé.

 

À la lueur de ces révélations, je comprends d'autant mieux la transe qui s'est produite un jour du mois d'août 2018 (cf. Partage n°4). Ayant hérité des nœuds non-résolus de mes parents et ayant choisi d'entreprendre un travail profond sur moi, je me sentis responsable de mes propres traumatismes et de ceux des générations précédentes, comme de la culpabilité qui en découlait.

C'est aussi pourquoi ce fameux jour, je tenais Gaby fort dans mes bras et ne faisais confiance à personne. Je paniquais qu'il lui arrive malheur, comme il était arrivé malheur à cette petite fille berbère et à cette petite fille que j'avais été.

J'aurais alors pu suivre le même chemin que mon père et finir schizophrène avec un traitement médicamenteux à vie ! Cependant, je venais de m'engager à faire ce travail intérieur, ce qui m'a de toute évidence, valu une aide salvatrice. "Aide-toi et le ciel t'aidera !" Je commençais donc à comprendre comment prendre mes responsabilités vis-à-vis de mes traumatismes, au lieu de les subir et à en tirer leçon.

 

Certes, l'expérience avec Edmond me ramena à une situation passée. Pour autant, je vécus une leçon inédite et inconnue qui me permit de prendre conscience de ma véritable identité et de ma place dans le groupe : une tribu de chamans !

 

Au travers de cet évènement, nous avons pu constater à nouveau, que l'influence d'une mémoire non-résolue sur notre réalité, est considérable. Edmond avait conscience de l'importance de divulguer les informations qu'il gardait en lui et qui étaient, semble-t-il, rattachées à une authentique émotion de colère qu'il n'avait jamais su exprimer de son vivant.

Elle était donc devenue un émotionnel destructeur, entretenu par le programme du silence et du repli sur soi, au point d'en arriver au cancer du côlon qui signa sa fin de vie. C'est ce même mécanisme de découragement qui a certainement engendré la "maladie du bébé bleu" de Jean-Claude, et la schizophrénie pour Guy.

 

L'émotion , « e-motion », étant l'énergie redonnant sens à la vie, nous avons pu constater qu'une émotion refoulée, donc non-libérée, a le pouvoir inverse, menant à l'involution, jusqu'à la mort.

 

Une fois dans l'astral, l'âme d'Edmond, demandant à se libérer, attira l'attention d'individus réceptifs. Portés par la connaissance du processus chamanique, nous ne pouvions que l'accueillir. Jenaël lui prêta alors son corps, afin qu'Edmond puisse exprimer toute sa colère refoulée. De notre côté, nous jouions les représentants du système familial d'Edmond, tels des accompagnants "amortissant" chacun une partie de son émotionnel.

 

Comme nous l'avons relaté dans ce partage, notre vécu résonnait avec l'émotionnel véhiculé par Edmond. C'est grâce à cette résonance que nous avons pu comprendre et entendre sa souffrance ; et par la suite, résoudre notre karma transgénérationnel en lien avec Guy et Jean-Claude.

Cette expérience fut une véritable initiation durant laquelle nous avons pris conscience de la possibilité pour l'âme, qui n'a plus de prolongement corporel en troisième densité, de s'extraire d'une situation a priori complètement bloquée.

 

Nos âmes se sont manifestement entendues à un niveau supérieur, afin de réaliser ce travail de libération. Cette entraide nous a permis d'aller au-delà des croyances qu'il existe une séparation entre le visible et l'invisible. En effet, Edmond était bel et bien présent ici-bas et il a pu s'exprimer, se libérant ainsi des chaînes qui le retenaient à un monde entropique dans lequel personne n'écoute personne.

 

Voici un passage de la chronique N°3 de Sand et Jenaël :

 

"L'initiation" qui vous a été proposée, peut être considérée comme une compétence spirituelle ou chamanique tribale qui, si elle est correctement comprise, appliquée et assumée par des esprits matures et conscients, est certainement capable d'accomplir des miracles. À commencer par remanier certains programmes en 3ème densité, programmes qui par conséquent, influencent d'ores et déjà votre réalité actuelle. Vous pouvez donc considérer les tribulations que vous venez de traverser, comme un apprentissage proposé par votre Soi/enseignant supérieur du Service d'Autrui. Alors, ne croyez pas que cet échange d'âmes entre Edmond et Jenaël était une "défaillance" de la part de ce dernier.

Car le  temps passé pendant cet apprentissage, a considérablement renforcé vos capacités de métamorphose de l'âme, afin que peu à peu, elles puissent se "réinitialiser" à sa fréquence d'origine pour retrouver ses facultés souveraines et légitimes. Votre incarnation actuelle éprouve grandement vos âmes, car elles se préparent désormais à fédérer des communautés en 4ème densité. Ne gaspillez donc pas vos facultés de dissociation avec de futiles illusions, car le processus que vous débutez en ce moment, vous conduira progressivement à votre guérison et vous amènera à vous rencontrer vous-mêmes dans le futur !

 

En approfondissant notre travail de libération de nos programmes respectifs « prend sur toi, ne parle pas » et « tais-toi, ne fais pas de vague », nous avons pu nous détacher des liens karmiques qui nous retenaient dans des schémas du passé. De plus, ce fut le début d'un réel apprentissage des capacités chamaniques inhérentes à une famille d'âmes, ayant fait le choix d'emprunter la voie du Service d'Autrui.

Nous continuons donc notre chemin, conscients que se prêter au jeu de l'expérience en toute confiance, est le seul moyen d'avancer vers notre guérison.

C'est ainsi que nos Consciences supérieures nous guident vers un paradigme encore inconnu.

 

Dam'Margi

 

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