Expérience de vie - Témoignage 3 de François K. : "Une visite qui éclaire le chemin"

Au milieu de mes aventures concernant les chats et le Réseau-Léo (voir "Une histoire de chat comme une partie de domino"), une journée fut le point de départ d’une autre importante prise de conscience. Mais cette journée avait débuté un peu en traînant la patte : j’allais chez une Amie chère pour un coup de main et une part de moi se plaignant un peu que le trajet se fait souvent dans le même sens et qu’il m’arrive d’avoir l’impression d’être une réserve énergétique quand elle n’est pas en forme. Je précise qu’il s’agit là d’un ressenti de l’instant juste révélateur de mon « maintenant » et non pas de l’affection que je peux avoir pour cette Amie et la place qui est la sienne dans mon Cœur et sur mon Chemin. Surtout qu’elle sait être là quand j’ai besoin d’elle, comme à ma dernière grippe carabinée où elle avait enfilé son habit d’Ange pour prendre soin de moi et de mes 40°C de fièvre passés… mais on est parfois bizarres voire carrément injustes en nous, il faut savoir le voir, l’accepter et relativiser pour arriver à exprimer notre propre Ange ! Bref, une personne particulièrement importante sur mon chemin afin de mieux me connaître moi-même, mes parts sombres comme celles plus évolutives.

En arrivant à Foix (tiens, tiens ! le complément du doute inclus dans mon texte du matin et la question que je posais « suis-je un léo ? » mais également dans mon état lors du trajet), il y a un endroit très particulier d’un point de vue énergétique (du moins c’est mon ressenti), comme une porte ou je ne sais quoi, sauf que ça me titille au niveau du haut du crâne très souvent quand je passe à cet endroit. A ce passage, vient en moi la question-impression suivante : « j’aimerai bien comprendre cette relation et sa signification et par l’Attention, cette visite en est l’occasion ». Mon ressenti sur la fin du trajet n’a été que vers plus de sérénité bien que mentalement encore sensible sur mon attitude de « traîne-pattes », je ressassais le passé…

Arrivé chez elle, je la trouve très rayonnante, aux antipodes de notre précédente rencontre. Pan sur le bec ! Ça, c’est pour mon attitude lors du trajet jusqu’au point de « Foix – Foi », les miasmes de passé et le troisième accord toltèque « Ne fais pas de suppositions ». Ensuite, dans notre temps de partage, elle me montre un jeu de carte intitulé Féminitude, resté sur sa table de salon. Le jeu ressemble à un jeu de tarot. Je me prends au jeu donc, et tire une carte avec l’Intention de comprendre justement la relation que nous pouvons avoir tous les deux. Et je tire le Diable !

Je connais assez bien la carte correspondante dans le jeu de Tarot dit de Marseille, j’en ai un exemplaire assez remarquable à la maison, héritage de mon père. la carte est bien loin d’être négative comme l’imaginaire collectif essaie de nous l’imposer. Voici les deux cartes, explicites, l’une par le texte et l’autre, sans :



Le texte est assez clair et bien en relation avec ma propre part d’ombre, mon prédateur, bien à l’œuvre durant le trajet ! Je vois l’effet sur mon Amie qui prend la carte au premier degré, laissant l’égrégore collectif lié au diable faire son travail de sape, il est temps de laisser parler la Présence, l’Ange, le Soi au-delà du Moi, de laisser le Silence s’exprimer. D’autant plus que certains signaux corporels ne m’ont pas quitté depuis le passage à Foix, la porte est ouverte (je commence à avoir un petit dictionnaire de ces manifestations dans le physique : crâne qui gratte = ça cherche à s’exprimer là-haut, oreille qui siffle = sois attentif, il y a un message dans ce qui t’arrive, quelque chose d’extérieur qui se signale, joue droite qui chatouille = je suis connecté à ma douce moitié).

Dans ces moments-là, le temps se déroule autrement, assez fractal, beaucoup d’images ou de compréhensions et pourtant un temps humain très très court. La réponse à mon Intention est claire même si je découvrirai un peu plus tard qu’elle n’était qu’un prélude au message à recevoir : notre relation vise à guérir sa relation au masculin et pour moi, trouver l’équilibre-acceptation de l’ombre-prédation. 

Je laisse s’étirer l’instant à la manière d’un arbre des possibles et émet l’intention de comprendre ce qui se passe une fois résolue la première carte. En reprenant le jeu une autre carte sort d’elle-même en voulant étaler le jeu pour choisir :



La boucle est bouclée, je peux partager avec mon Amie, l’occasion pour elle de voir aussi les implications de sa réaction première... le temps est à la Gratitude en laissant finir l’entrevue, l’occasion pour moi de recevoir pleins de beaux cadeaux de sa part, des pommes (coucou le fruit défendu de la co-naissance !), des pêches et du petit bois pour l’hiver... j’étais dans quel état au fait en partant deux heures auparavant ? Je laisse se tarir doucement la sensation de la Présence sur mon crâne tout en Gratitude pour la leçon et en remerciant d’être arriver juste à l’heure pour récupérer les garçons à l’école… mais comme pour le chat de la veille, il ne s’agissait que d’une introduction !

 

Un Songe éclairant

Après un week-end en duo au calme à partager tout cela, me voilà reparti pour une semaine en solitaire. Le Lundi fut l’occasion de concrétiser l’échange avec la lectrice du Réseau Léo dont j’avais demander le contact la semaine précédente. Un échange agréable qui me donnait quelques pistes sur les recherches alimentaires entreprises début septembre. Mais ce fut surtout la nuit du Lundi au Mardi qui allait m’amener, via un Songe, une clé de compréhension importante vers une meilleure Connaissance de mon chemin de Vie actuel et donner un sens encore plus profond à mon « Marche-sur-Terre » comme disent les Amérindiens.

Voici le songe :

 

Je me trouve dans une maison « bourgeoise » avec beaucoup de moulure en bois et de lambris sur les murs. J’ai la sensation que les plafonds sont assez bas, plus que les maisons modernes. Je sais que les occupants habituels ne sont pas présents mais ils semblent partis vite. Il y a des restes d’un anniversaire ou d’une fête dans la pièce. Un gâteau qui est presque complet est posé sur une table dans un coin de la pièce (gauche) et sur lequel on peut lire un prénom féminin (fin en -ia et sans doute un G comme initiale, sur le moment je le lis très bien mais pas moyen de m’en souvenir au réveil). Il y a un mot à côté sur la table disant qu’on peut profiter des « restes » plutôt que de les perdre. 


Je goûte d’ailleurs un petit gâteau annexe, un salambo ou gland pâtissier, vert et marron. Je retrouve ici, le ressenti que je craque encore une fois face à mon addiction au sucre.

Je passe ensuite dans un couloir entre un toute petite cuisine et une deuxième pièce carrée assez grande. J’ai la sensation que les pièces sont nombreuses dans la maison. Je retrouve mon père en pyjama dans cette pièce (il est un peu moins âgé et atteint d’Alzheimer qu’à présent) ; il me dit attendre ma mère. Je lui demande si il a pris son petit-déjeuner et l’amène dans la toute petite cuisine où je prends des gâteaux de la fête pour lui en donner. Je remarque au passage qu’ils sont presque congelés ici. En les posant sur la petite table en face du réfrigérateur, je remarque par la fenêtre qu’il fait nuit dehors et que la maison est comme un véhicule volant dans une nuit très sombre.

Je pressens deux personnes dans ce qui est comme la poupe de cette maison-volante. Devant, Un conducteur, masculin et du coté de la fenêtre, en retrait, une femme assez âgée. C’est clairement elle qui indique le chemin au conducteur même si aucun ne parle.

 

Je retourne dans la pièce carrée où j’ai vu mon père et là, je vois une série de cartes à demi-sorties d’une enveloppe, posées sur le rebord d’une fenêtre où cette fois il fait jour et qui fait toute la longueur de la pièce. Sur chaque carte est écrit un prénom féminin, je sais que je ne pas besoin de prendre matériellement ces cartes pour en connaître le contenu. Je sens que chacune de ces jeunes femmes a eu une expérience douloureuse avec le masculin, la notion d’abus, de viol me vient à l’esprit. Il y a également une lettre écrite par la femme âgée qui était derrière la fenêtre avec simplement ces mots : « vous ne devez pas oublier ».

Dans la foulée de cette observation, je suis pris dans un vortex qui m’emmène dans un autre lieu, moitié maison, moitié grotte où règne une ambiance de début d’été. Cette fois, je n’occupe pas mon corps actuel mais je vois et entend à travers le corps d’un homme. Il est en présence d’une femme, et je sens le lien d’Amour Inconditionnel qui les unis. Je vois ensuite un chemin qui monte avec un grand chêne et quand le personnage retourne dans la première pièce, une sorte de coursive au-dessus d’une piscine intérieure, il y a deux petites filles et l’une dit : « Papa, aujourd’hui j’ai fait plein de bêtises à l’école, j’espère que tu es content ! ». Il ne sait que répondre face à cette inversion manifeste de valeurs et cherche sa compagne, la sent pas loin sans la voir. Il retourne alors sur le chemin extérieur vu précédemment.

Ce chemin le mène dans une semi-grotte, la pierre jaune-orangée bien que dure donne l’impression de liquide figé. Dans les murs, il voit trois personnages masculins pris à l’intérieur, à l’image de Han Solo dans les films de Star Wars… les corps émergent à partir du nez jusqu’au genou. Le regard s’arrête sur le visage et les parties génitales.


L’Homme sent la Femme derrière lui sans la voir et il comprend que ces trois hommes figés et lui-même sont la même personne.

Il retourne dans la maison et cette fois trouve sa compagne. Son visage s’est subtilement transformé et ressemble à une sorcière derrière des traits aimants, comme si sa bienveillance n’était que feinte, une façade. Il sent également un danger, comme une volonté d’asservissement, de vengeance... Il esquisse un jeu diplomatique, essayant de ne pas montrer son inquiétude face à ce qu’il a senti et se tourne vers la porte à l’opposé de la Femme. Il sent pourtant que le lien d’Amour Inconditionnel est toujours là mais en retrait à présent.


Le Songe s’arrête ici et je me suis réveillé avec la certitude d’avoir vécu un moment très important pour la compréhension de mon chemin de vie avec plusieurs points clés :

La maison est dans mon ressenti, le siège des réincarnations, du karma auxquelles j’ai accès via mon ADN, comme si chaque pièce était le lieu où se retrouvait la conscience entre deux incarnations. La présence de mon père et ce qu’il me dit faire (attendre ma mère) me confirme cela, lui qui n’est plus vraiment ici avec sa conscience fortement altérée mais encore attaché au monde physique. La manière dont la maison se déplace et les personnages à la poupe m’ont fait penser à la parabole du Calèche (voir cette parabole en détail en cliquant dessus) dans la sagesse orientale. Calèche représentant notre chemin de Vie.

J’ai retrouvé également l’importance de régler mon addiction au sucre, via l’histoire des gâteaux, travail qui est un combat depuis plusieurs années.

Le vortex m’a totalement donné la sensation de remonter dans mon ADN jusqu’à un « passé » très ancien, même s’il ne doit pas s’agir de la faute originelle vu les trois personnages figés dans la caverne. En tout cas je n’ai eu accès qu’au quatrième « exemplaire ». Cet instant m’a aussi fait penser au moment dans la trilogie Matrix où Néo fait face à l’Architecte et aux échecs de tous les Néo qui l’ont précédé.

La relation est forte avec ma visite à Foix de la semaine précédente et une explication complémentaire du message reçu à cet instant.

Au jour d’aujourd’hui, je sens qu’il s’agit là d’un point majeur que j’ai la potentialité de résoudre :

Guérir cette relation entre le Féminin et le Masculin et en finir avec les dégâts du Patriarcat dans mes relations avec les femmes que je croise.


Je ne ressens pas de culpabilité face à ce conflit même si je n’ai pas été un saint dans cette incarnation vis à vis du Féminin. Ce que j’expérimente via les relations avec les femmes qui me sont proches me montre cela et me donne cette occasion. Que ce soit avec la Maman des trois garçons, ma Mère, ma Belle-Mère, mon Amie citée plus haut où plus simplement les Femmes que je croiserai à l’avenir... Pour couronner le tout, le lien que je sens avec ma Compagne est très proche du lien ressenti à la fin du songe et nous avons pu expérimenter tous deux qu’il s’était tissé par delà les incarnations.

Il est l’occasion, la Force pour nous aider à conclure cette boucle de conflits irrésolus qui revient sans cesse. Assez d’incompréhension, d’erreurs d’où naissent souffrances, juste l’envie de marcher à nouveau main dans la main en harmonie… A moi à présent d'arriver à garder mon Attention et poursuivre ce chemin en conscience plutôt que dans un semi-sommeil...

 

François K.

avant-tout.entre-mondes.fr

 

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