Expérience de vie de Nina - Mère indigne ?

 

Suite au partage de Muriel : "Muriel en langage des oisons"

 

Coucou Muriel, 

Un grand merci pour ton témoignage ! Je l'ai lu le 18/04/2017 : la veille Gaïa et moi, avions reçu la visite du prédateur : c'était dur ! Il s'était immiscé dans une de nos séances de coiffage, nous étions fatiguées : il a plu des claques, il y a eu des cris, des larmes, bref un déchaînement de violence verbale et physique..et encore une fois pour une broutille : un refus d'obéissance et la non-acceptation de ce refus !

 

Il y avait longtemps que la prédation n'avait pas été si virulente. Elle est alors partie se coucher en pleurs et voilà que je reçois la Léo news du 17/04 avec la 1ère partie de la rencontre-partage qui avait eu lieu chez moi : pas de hasard !

La scène que nous venions de revivre sonnait comme un pied de nez de la prédation : "tu croyais que j'avais disparu, que tu m'avais vaincu, beh non, je suis toujours là !" semblait-elle me rire au nez.

Je regardais la vidéo en observant Gaïa... toujours en mouvement, jouant avec la caméra, cherchant de la tendresse auprès de moi, sa place entre nous et par moment s'impatientant de ne pas être le centre de l'attention : elle était égale à elle-même ! Je souffrais alors profondément que nos rapports soient si difficiles, je me reconnais totalement dans ton expression mère "dragonesque" !

 

Lorsque je regardais la vidéo, j'étais comme par hasard, aux prises avec les mêmes émotions qui avaient surgi au moment où je parlais justement de la manipulation du prédateur dans mes rapports avec Gaïa. Je me demandais alors, "pourquoi je revis encore tout ça ? qu'est-ce que je ne comprends pas ?! "

J'ai vraiment passé une sale soirée, dans le mal-être, pas en paix du tout, en souffrance intérieure bref : j'étais sans conteste sous les griffes du prédateur manipulant mon ego ! 

Au cours de cette soirée, j'ai compris que tout ça avait un sens : ne croyant plus du tout au hasard, j'ai analysé toutes les synchronicités qui se présentaient, ce qui m'a évité de me faire happer par la culpabilité et de reprendre assez vite conscience de la situation. Au lieu de m'auto-flageller en pleurant sur la rechute, il fallait que je trouve la réponse à cette question vitale : " Comment le prédateur faisait-il pour me manipuler, me rendre violente et agressive envers Gaïa et faire de moi, sa marionnette ?"

Grâce à ce que je venais de vivre, je comprenais qu'il m'était demandé d'aller encore plus lion (laissons la coquille ;-) dans mes compréhensions, j'ai pris une feuille et un stylo et j'ai commencé à noter mon conditionnement mental !

Je me suis donc mise en quête de mes peurs en m'adressant à Gaïa, j'ai écrit : 

- la peur de ne pas réussir à t'élever seule, 

- la peur de ne plus contrôler la situation si je ne suis pas autoritaire, 

- la peur que tu ne me respectes pas,

- la peur que tu me domines...

J'ai alors conscientisé que toutes ces peurs étaient celles de l'Ego et que c'est lui qui devenait la marionnette du prédateur ! Lequel me hurlant dans la tête le discours suivant : "Tu me manques de respect ! Qu'est-ce que ce sera dans 10 ans ?! Tu as besoin de fermeté ! Je ne te laisserai pas me dominer ou décider à ma place ! Tu dois obéir à ce que je te dis ! etc..." 

J'ai compris en l'écrivant que c'est la voix du prédateur amplifiée par les peurs de l'Ego mais pas n'importe lequel, celui du "peur-sonnage" de la Maman qui me maintient dans cette illusion ! 

Après avoir observé le regard égotique reflétant la peur et donc l'illusion, je me suis attelée à conscientiser la réalité de l'âme, celle qui reflète l'Amour et donc la Vérité !

J'ai donc écrit :

- nous jouons tous des rôles karmiques,

- l'âme que je suis sait qu'elle doit accepter chacune des situations qui se présentent car elles m'apprennent quelque chose sur moi et m'aident à me rappeler qui je suis vraiment !

- la colère est une émotion liée au refus de changement, c'est parce que je refuse que la situation s'inverse que je me mets en colère,

- j'accepte le changement !

- j'accepte qu'elle choisisse de m'obéir ou de me désobéir,

- j'arrête de vouloir que tout soit conforme à mes attentes, pour ce faire je me libère de toutes attentes concernant Gaïa !

- j'accepte de la laisser libre de vivre selon son libre-arbitre,

- j'accepte de renoncer à ma rigidité, à mes croyances sur la parentalité ou l'éducation,

- j'accepte de me laisser surprendre et de lâcher-prise lorsque je ne suis pas entendue ou lorsqu'elle ne fait pas ce que je lui dis,

- je ne dois rien attendre d'elle, ni de ce que sera sa vie !

- je renonce à mes projections la concernant et lui souhaite d'être en accord avec le plan de son âme !

- je renonce à tout exercice de la force, de la contrainte pour assoir ma domination sur elle : je meurs à ce fonctionnement SDS de contrôle et de domination !

- je prends conscience de ce que vivre avec Gaïa, compagne d'éveil, m'apprends sur moi et mon prédateur !

Toutes ces peurs nées de l'illusion et ces croyances limitantes font obstacle au déploiement de l’Énergie Faible ! Renoncer à user de la force me rend faible, or cette faiblesse permet à l’Énergie d'Amour d'entrer en moi. Donc j'accepte de ne plus commander ni condamner.

Écrire tout ça avant de me coucher, m'a permis au réveil de comprendre et d'accepter de mourir à ce rôle de mère ! J'ai pris conscience du poids des responsabilités, elles-mêmes sources de peurs et d'attentes, qui sont véhiculées par l'illusion d'être mère !

Le conditionnement et toute la programmation attachés aux rôles de parents, nous prive de la liberté de les créer et de les vivre simplement. Il va sans dire que le suicide de ma mère lorsque j'avais 5 ans, est en lien avec ma problématique. Comme tu le soulignes bien, le pardon a été la clé, mais il s'agit tout de même d'une mémoire karmique qui vit en moi.

J'ai pu prendre conscience qu'une partie de moi n'acceptait pas les attentes de fille qui étaient projetées sur moi et celles de mère que je projetais sur elle. M'entendre m'appeler "Maman" faisait naître un sentiment d'agacement, probablement parce que je peux ressentir la souffrance de ma mère d'en avoir été une, et/ou que ce mot a le pouvoir de me connecter à l’égrégore dont il est porteur ! Bref, quoiqu'il en soit, nous sommes toutes liées et dans cette vie, j'aspire à me déconnecter !

C'est pourquoi, je témoigne aujourd'hui de vouloir me libérer de la culpabilité liée au fait de renoncer à ce rôle de mère ! Car j'ai compris que l'ego de Maman n'est pas l'ego de Nina - et en ce qui me concerne évidemment en lien avec mon karma - je le trouve trop dense, trop sclérosé, trop souffrant, trop plein de tous les archétypes qui ont forgé les contours de ce rôle ! 

J'ai réalisé que je n'y arriverai pas car la seule évocation du mot, charrie en moi tout son conditionnement ! Alors faute de néotypes qui refléteraient la vérité de notre condition d'âmes incarnées en apprentissage, j'y renonce ! Après tout, qu'est une mère ?...

Dans l'appellation "Maman", il n'y a pas de place pour ma liberté d'être. Mon cheminement vers l'âme consiste à me départir de chacun de mes masques conscients et inconscients.

J'ai compris que le prédateur n'est rien de plus que le scénariste, quant à moi, je joue et je réalise la scène qu'il a écrite. Moins je joue de rôle, plus le scénario se simplifie et plus ma réalisation peut correspondre au dessein de mon âme et de ma supraconscience.

Demander à Gaïa et l'encourager à m'appeler par mon prénom (qui vient lui aussi de changer ;-)), sonne comme une libération ! 

Je le lui avais déjà suggéré en début d'année, car j'avais senti la bouffée d'air que ça me procurait lorsqu'elle m'appelait Nina, mais je n'avais pas osé aller au bout du processus... par peur (toujours elle !) de la priver d'un soi-disant épanouissement ou équilibre psychologique. Je me disais, elle qui déjà n'a pas de "Papa", tu vas pas aussi la priver du "Maman"...

En ce jour 5 (18/04/2017), nombre qui symbolise la liberté et le mouvement, j'ai eu la révélation que je devais me libérer de ce rôle karmique de mère, afin de couper l'herbe sous le pied de nos prédateurs, ils trouveront probablement autre chose mais je sais qu'il incombe de nous détacher de nos peurs égotiques mère-fille et de ce profond conditionnement. J'avais vu la vidéo de Burensteinas et entendu la symbolique de ton prénom, comment expliquer cette concordance qu'autrement que par un profond conditionnement et une subtile programmation matricielle véhiculés par des archétypes dont notamment celui de la mère !

En expliquant à Gaïa ma compréhension ce matin, elle m'a dit : "je sais mon âme cette nuit est venue parler avec ton âme"... puis elle ajouté : "tu es ma mère mais je t'appelle Nina, c'est tout !".

Il ne s'agit donc pas de renier mais de se désencombrer et d'atteindre au détachement qui nous permet de nous maintenir dans le Vrai et dans l'Amour ! C'est pourquoi, conscientes de la force des mots, nous choisissons de retrouver notre autonomie d'âmes sœurs : je suis Nina, elle est Gaïa, simples avatars dont nous avons besoin pour vivre dans cette matrice d'illusion !

Je vous remercie de m'avoir lue et vous souhaite à tous une bonne quête en vous-même !

Nina

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Commentaires : 2
  • #1

    Laure (lundi, 24 avril 2017 12:20)

    MERCI BEAUCOUP de ce témoignage qui résonne en moi amicalement Laure

  • #2

    Armelle (mardi, 25 avril 2017 14:09)

    Bonjour Nina,
    Quel témoignange (oups coquille!). Quelle résonance aussi dans mon parcours de mère qui a découvert fort tard ce que tu évoques si bien. Mon fils a aujourd'hui 34 ans et notre cheminement mère -fils a été complexe et très très lourd. Grâce à un "travail" quasi similaire au tien j'ai pu enfin me dégager de ces culpabilités et rôles depuis peu. Cela aura pris du temps mais cette nouvelle liberté nous fait aujourd'hui respirer plus librement même si nos prédateurs respectifs pointent encore quelquefois le bout de leur nez..... Merci à toi