Dévisse ! par Layla

Prises de conscience suite à la seconde partie de la vidéo (Au pied du pont médiéval de Serres (11) - part.2)

 

Plusieurs thèmes à visiter.

La phrase sur mon isolement grandissant depuis une dizaine d'années a déclenché la "vue" du prédateur qui se tient près de moi debout, imposant et bien stable sur ses deux jambes. Il est si près que je suis partagée par la frayeur de le savoir présent et soulagée de le "voir", de nous savoir deux différentes entités. Je m'apprête à me coucher, j'éteins la lumière puis la rallume. Je sens une présence, il n'est pas prêt de plier. "Le combat" commence pour une sorte de terriroire.

 

Ce qui m'amène vers la peur viscérale des animaux que j'éprouve. Elle apparaît dans mes rêves depuis je suis enfant.

Par exemple, je rêvais que je me faisais manger par des chiens. Je me retrouvais dans leur ventre et je me parlais ou je leur parlais.

Il est arrivé quelques rêves où je ne me faisais pas dominer, ils ont été rares jusqu'à maintenant. Ils sont symboliques de mes états de veilles, des périodes que je traversais où un état de calme était plus présent.

 

Dernièrement, je rêve que je suis dans un champ avec quelqu'un à mes côtés tout aussi vulnérable, je vois arriver au loin des vaches et un taureau. Je commence à paniquer. Je cherche un endroit surélevé pour ne pas qu'ils m'atteignent. Il n'y a un mangeroire pour bétail à mes pieds et un arbre au loin. Ils se rapprochent et je m'agite. Tout à coup, vient à mes côtés ma mère, elle me rassure et m'explique qu'ils viennent parce qu'ils ont faim et me montre simplement comment les nourir. Les animaux s'approchent du mangeoire sans se bousculer, calmés tout comme je l'étais par la compréhension de ma mère.

 

Je saisi par ce rêve que rien ne sert de lutter contre, je dois oeuvrer avec, d'une part en reconnaissant mon "animalité"et d'autre part en l'acceptant. J'accepte de le nourir. J'accepte sa présence. C'est ainsi que ma part souveraine oeuvre. Dans ce rêve, ma mère symbolise l'énergie féminine le calme, la compréhension, le centrage, la douceur et la fermeté. Elle me montre la voie.

 

D'ailleurs, hier, je vois apparaître des 4. Je regarde sa symbolique. J'ai à l'esprit que l'information est double, soit guidée par le SDS soit par le SDA. Et j'ai plutôt dans l'idée que l'information est SDS. Le soir, sur la vidéo partage, les Léo parlent de la "quatrième Voie". Je n'y avais pas pensé ! Je prends !

 

Enfant, je regardais une série "V" qui parlait de reptiliens. C'est une série qui m'a marquée. J'ai en rêvé pendant longtemps jusqu' à il y a quelques années où je me suis dit que j'étais ridicule de consacrer de l'attention à des choses qui n'existent pas. J'étais soit une résistante, soit une collabo, soit de la cinquième colonne.

 

Il y en a pourtant un qui est tenace dans mon esprit. Je suis dans la maison famillial. Ma mère est présente. Je lui dis que les visiteurs vont arriver, qu'il faut aller se cacher. J'ai terriblement peur. Ma mère s'affaire dans la cuisine tranquillement. Elle range les fruits dans la corbeille. Je sens leur approche imminente, j'ai si peur. Elle me dit, avec douceur, d'aller me cacher, qu'elle ne viendra pas, qu'elle a des choses à faire. Je pars me réfugier à l'extérieur dans un buisson devant la terrasse de la maison. Je les vois arriver, ils rentrent dans la maison, je pleure, je suis déchirée. Je pense à ma mère. Je l'ai abandonnée par lâcheté. A chaque fois que je me relaterai ce rêve, je ressentirai le même déchirement et la même culpabilité. Le lien dans ma vie de veille est le suivant, depuis enfant je suis hyper protectrice avec mes parents. Au fil des années et surtout depuis quelques années c'est

monté en crescendo, je voulais les protéger des autres et je suis devenue leur tyran. Personne ne devait s'approcher d'eux si d'abord ils ne me montraient pas patte blanche.

 

Je me souviens d'une fois enfant, nous étions devant l'école primaire. Des enfants jouaient au ballon. Ma mère rangeait son vélo. Le ballon tapa son dos. Cela me fit mal. Comment ont-ils osé touché à ma mère si vulnérable, si douce, si aimante. Je criais et pestiférais contre ces enfants (qui étaient de mon âge). Ma mère me calma, me dit que ce n'était pas grave etc...

 

Je comprends grâce au réseau Léo et à la vidéo que j'ai visionné dernièrement "Gégé se dévoile", "Rêve de la momie", et "Sur les traces des Cagots" chez Marie-Jeanne que nos émotions, sensations, rêves sont des pistes pour comprendre les liens avec notre entourage, familial... et que tout est indice. J'ai la chance de me souvenir de mes rêves. Les rêves ont une grande place dans ma vie.

 

"Cliquez sur le bouton pour démarrer la connexion", je démarre donc. C'est un signe que je prends. Si j'arrive à comprendre pourquoi mes parents et mon fils créent en moi autant de culpabilité et d'attachement alors je saurai voir quand et comment le prédateur agit. Ces émotions ont été trop présentes pour que je vois ou que j'entende lorsque mes parents tentaient de me raisonner sur mon inquiétude envahissante à leur égard. Ou quand on me montrait que j'étais peut être trop mère poule ou fusionnelle avec mon fils. Par exemple, l'on me disait "Ne dis pas "mon fils". "Dis I. (son prénom)". Finalement, l'en-je m'expliquait à travers autrui que I. Était une entité à part entière, souverain et responsable.

 

Je fais ce rêve il y a plus de 11 ans. Nous sommes dans une école. Il y a quelque chose qui va se passer. Vite nous devons nous cacher sous les tables ou ailleurs dans la pièce. C'est comme une explosion à l'extérieur qui survient. Peu après, nous sortons de nos cachettes, soulagés, en joie. Nous nous comptons, je cherche mon fils. Il ya une marmite posée sur la table devant moi. Il s'est réfugié dedans par ma faute. Je sais qu'il est à l'intérieur, j'ai peur de soulever le couvercle. Je regarde à peine, il a cuit, il y a une masse blanche. Mon intérieur s'arrache. Qui pourra me sauver de cette vision. Depuis, je n'ai jamais pu raconter le rêve en entier.

Ce qui me lie à mes parents et mon fils est une inquiétude féroce.

 

Autre rêve traumatisant le plus récent (début de semaine). Mon fils est parti en boîte de nuit avec ses potes. Je n'ai pas de nouvelles. Je le cherche. Il lui est arrivé quelque chose. Je demande à plein de monde. Il y a le patron que je menace. Il nie puis cède (je me souviens d'avoir été surprise qu'il cède) et me mène à l'endroit où il est. Il est emprisonné dans une sorte de caveau vertical où l'on ne peut se tenir que debout. L'homme soulève un couvercle de métal rond au sol. Je le vois enchainé par le cou, les mains et les jambes. Il est nu et sale. Il a la tête inclinée vers le sol, il est comme absent de lui-même. Je le soulève, le prend dans mes bras. Il commence à pleurer. Je tends à basculer dans l'effondrement. Je pense à ce qu'il a vécu enchainé, utilisé comme un esclave. Il faut que je sois forte, alignée. Ne me laisser prendre ni par l'horreur, ni par la vengeance. Un peu plus tard, dans ce même rêve, je le perds et le cherche partout en vain.

 

Mon interprétation : Ce rêve est une attaque du corpus prédateur pour me paralyser dans mon cheminement et continuer à me priser de l'énergie avec l'attachement et la culpabilité.

Lorsque j'ai mis au monde I., je me souviens du sentiment douloureux de la séparation. Il était dans son berceau. Déjà trop éloigné de moi. Il était un être à part. Comment allais-je le protéger ?

 

Durant toute son enfance, je me tordais d'inquiétude. Je pensais qu'il serait enlevé. Cette peur se matérialisait dans des rêves et dans la vie de veille, je lui disais de faire attention au monde extérieur etc...

 

Qu'est ce que j'ai vécu ailleurs et sous une autre forme pour que j'éprouve autant d'attachement et de culpabilité envers eux ? Voilà les pistes que je cherchais, présentes en moi mais occultées sous un amoncellement de doutes et de renoncement en la force de vie.

J'étais partie pour écrire sur autre chose notamment "savoir se protéger", "la communication Léo"... J'en arrive à déverser ce qui me submerge le plus. C'est un début de compréhension, de libération.

 

Une fois de plus, merci le réseau Léo. 

 

Layla

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