Chapitre 9.3 : Mémoire d’esclave et morsure d’amour (Love bite) - par Galline

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Voilà où j’en suis de mes compréhensions :

En écoutant la vidéo un après-midi avec Nina, je perçois que l'implantation et l'activation de programme destructeur se fait grâce à la défragmentation de l'identité de l'individu par le biais de la douleur. L’élément nouveau est la présence de la douleur comme facteur clé.

 

Pour mon époux voici ce que j’en retiens : les programmes militaires réactivent une part animale naturelle en l'ADN. Ils amplifient cette part à l'extrême pour augmenter la férocité des soldats et la déconnection avec leur sensibilité (leur humanité). Ils sont alors « dressables » comme des animaux. La douleur permet la programmation. L'entraînement militaire est basé sur la douleur à l'excès par les entraînements au combat. Ils développent leur capacité à recevoir les coups et à les rendre. Car sous prétexte d'apprendre à éviter les coups, on en reçoit un grand nombre avant de pouvoir les parer ! Sous-entendu on souffre et on se défragmente. Et pour ceux qui supportent bien le combat, il y a l'endurance ou le bizutage, les dégradations et les humiliations de la hiérarchie... Il se produit une défragmentation, altérant l'humanité de l'être et développant sa sauvagerie.

Prenez un animal, mettez-le en cage, donner lui des coups et regardez sa réaction. A l'armée, la douleur fait partie de l'entraînement ! La douleur fait partie de la programmation, de l'altération de la personnalité. Ce qui induit par la suite l'hyper-sexualité. Une violence animale crée une sexualité animale. 

 

D'ailleurs la société a bien compris l'intérêt de l’association sexe-argent. La preuve cette publicité coca cola. "I can I kif" 

 

 

 

Le sexe sert dans une prise d'énergie à tous niveaux : au niveau 4D comme une ressource de nourriture immatérielle pour le prédateur ; au niveau 3D comme facteur influençant l’achat, une prise d'argent.

Je vois clairement aujourd’hui les liens inconscients que crée le programme animal « sexe-violence ». Dans le premier cas face au refus du sexe, je vais voir de la violence (soit je l'exprime par de la colère, soit je frappe (combat/jeux vidéo), soit je laisse un autre l'exprimer pour moi (le héros de la série, le terroriste aux infos). Et dans le cas inverse si je vois ma part de violence que je refuse - je compense en allant chercher du sexe. Finalement ces séries (ou pour d’autres les jeux vidéos) sont une autre manière de voir son programme violent. 

 

Lorsque mon époux n’a pas sa dose de violence ou de douleur, il retourne vers la télé voir des séries de super-héros, des supers-soldats qui se battent. Il y a de la douleur émotionnelle, de la douleur physique. Le cerveau humain « réagit », provoque une réaction hormonale identique qu’une situation soit vécue ou vue, exprimée par un autre dans son quotidien ou un autre virtuel dans une émission de télévision (appropriation). 

 

Recherche : « La réalité virtuelle modifierait la chimie de notre cerveau » certains grands brûlés souffrent au point de ne plus supporter les soins (…) «Même sous puissants narcotiques, la douleur est insoutenable». Pour soulager cette souffrance, le scientifique a eu l'idée originale d'utiliser un casque de réalité virtuelle. Les patients sont plongés grâce à ce masque dans un univers de froid polaire. Ils ne ressentent plus l'eau qui coule sur leurs bras, ni les cotons, ni les gestes précautionneux des infirmières. Ils n'ont même plus besoin de morphine. Un miracle.

 

***

 

Je peux en déduire que quand une personne voit une situation de violence, elle voit sa part sombre non-conscientisée - en regardant l'autre à la tv, en voyant son enfant agir, en subissant son patron - pour ne plus avoir peur de sa face sombre du mal de l’ani-mal.

 

Pour ma part : il m'est aisé de voir le programme chez mon époux comment il a été implanté en lui par l'armée à travers des opérations de Mind Control. Des livres en parle, des scientifiques témoignent (MK Abus Rituels & Contrôle Mental - d'Alexandre Lebreton), mais qu'en est-il pour moi ? 

 

Je revis clairement dans cette vie, une mémoire génétique d’embrigadement. Je me sens programmée à mon insu comme lui. Je comprends mieux mon rejet de sa présence. Il est mon miroir. Quand je le vois je me vois ! 

 

Que m'est-il arrivé ? Il a subi ses programmes d'altération dans les années 80. J'ai subi ma kinésithérapie au même moment. Dans cette phase de programmation. Il est soumis à des exercices physiques douloureux avec impossibilité de fuir ou de demander l'arrêt de cette torture d'endurcissement. Je subis des exercices douloureux avec impossibilité de fuir ou de demander l'arrêt de cette torture de rééducation (je me rappelle sortir de mon corps tant c'est insoutenable).

Cela est fait par sa hiérarchie et il n'a aucune capacité de se plaindre, d'être entendu ou de dénoncer ces pratiques qui sont cataloguées de "normales" et n'inquiètent personne. C'est le traitement habituel sur des militaires.

De mon côté, cela est fait par une autorité supérieure, l'autorité médicale, le kinésithérapeute, lui-même supervisé par le docteur, je n'ai aucune capacité de me plaindre (mes parents ne me croient pas), ou d’être entendue (je hurle en séance mais ça ne change rien). Je ne peux pas non plus dénoncer ces pratiques qui sont cataloguées de "normales" et n'inquiètent personne, c'est le traitement habituel sur des civils enfants handicapés. 

 

A travers une population test civile : les personnes handicapées, le système poursuit son expérimentation de la fragmentation de la personnalité de l'individu. Les handicapés ayant souvent une très forte part émotionnelle. L'expérience n'en est que plus intéressante, surtout quand je sais que les difformités sont un réveil vivant de l'ADN SDA, Abgal, Atlante. C'est la cible parfaite, d'autant plus que les parents par manque d'information donnent tout pouvoir au corps médical pour remettre leur enfant en conformité avec le système, ne se doutant pas qu'en faisant cela, il se ferme la porte à une libération de leur génétique.

L'enfant "handicapé" ultra sensible est « une solution future » que chaque parent a créé voyant son incapacité à se déprogrammer par lui-même. L’enfant connecte l’adulte à sa sensibilité : avec "sa part féminine intuitive" endormie (voir chapitre 9.1 réparation transgénérationnelle).

 

Me voilà programmée. Mais dans quel but car mon féminin intuitif n'a pas été endormie ? Alors qu'ont-ils induit en moi ? Quel comportement est programmé en moi ? Je m'aperçois que je suis comme un animal (ma part animale a bien été exacerbée dans mon ADN) blessée, meurtrie qui par la peur se couche et obéit à son maître.

Je suis esclave programmée. Cela a introduit chez moi une facilité à être asservie par tout type d'autorité masculine. Je le vois avec ma fille (qui a une personnalité à tendance masculine), je me plie instinctivement à ses volontés. J'ai peur de lui dire non. Je le vois avec mon époux dans mon asservissement total à ses désirs. J'ai peur de lui dire non et de me respecter en écoutant mon ressenti.

 

Quand je le fais, une peur monte en moi. Va-t-il me foutre dehors parce que je le déçois ? Vais-je être forcée à l'acte malgré mon refus car c'est pour mon bien ? (ou le bien de mon bourreau ?) On a visité avec mon mari ces postures là de viols, ce fut douloureux pour nous deux. D'autant plus que quitter l'école, mon emploi, c'est m'en remettre pour le moment à son bon vouloir financier, ce qui a tendance a réactiver ma posture (mon programme). J'ai intérêt pour ma survie à lui dire oui, sinon je vais crever de faim !

 

C'est terrible de voir les verrous de peur qui nous maintiennent dans le programme. Mon mari, en résonance avec ma mémoire génétique, a parfaitement illustré ma mémoire génétique d'esclave sexuelle. Il regarde la télé avec ma fille, tous deux sur le canapé. Je m'approche d'eux pour les embrasser car je vais me coucher, quand mon époux passe sa main dans mon pantalon puis dans ma culotte pour me caresser le sexe. Je réagis et lui dis non (c'est rare de moi car auparavant par normalité je laisse faire). Il se met en colère et me rétorque avec autorité : « je refuse que tu me rejettes et que tu m'empêches de te toucher. Je fais ce que je veux quand j'ai envie, t'es ma femme ! » Sous-entendu t'es à moi et je dispose de toi.

Je sais qu'à ce moment là on revit une vie d'Alger où je suis esclave sexuelle, et son comportement est là pour me le rappeler pour que je me pardonne de toutes les fois où je me suis couchée sacrifiée au sexe (n'ayant aucune envie mais ayant trop peur de l'exprimer). Cette honte de moi, de ne pas me respecter a incrusté profondément en moi la dévalorisation, trace que je porte encore à travers mes boutons d'acné.

 

J'ai remarqué que chaque programme implanté possède "des verrous de sauvegarde". Quand on commence à se poser des questions ou à vouloir le faire sauter de notre ADN, des réponses automatiques s'activent. C'est comme si en mettant le programme, on avait induit avec des comportements automatiques en vue d'éviter sa déprogrammation.

Quand je parle à mon mari de ce programme sexuel, je vois bien sa réponse automatique : "non, ça ne me concerne pas".

Le premier degré de réponse automatique est le déni. Après quelques explications, il me dit : "C'est normal d'avoir envie de sa femme" (oui mais matin, midi et soir c'est excessif). Le deuxième niveau est la normalité, tout va bien, je vais bien. « Et pourquoi ce ne serait pas toi qui a un problème, tu n'as aucune envie de moi ? », le troisième niveau est la faute sur autrui, ce n'est pas moi, c'est l’autre.

 

Il a raison sur un point, moi aussi je suis programmée comme esclave sexuelle prête à l'emploi. Lui est programmé comme maître sexuel prêt à agir. La partie la plus insidieuse de notre programme est le volet programmateur. Je suis programmée pour agir d'une certaine façon en réponse à un stimuli sexuel et je suis programmée à programmer les autres à agir comme moi. Voilà l'expérience réussie, le sujet embrigadé à son insu, embrigade par la suite. Sa personnalité étant altérée, la programmation devient la normalité. Toute personne qui n'est pas dans cette normalité est différente et donc doit être programmée pour la cohésion du groupe afin qu'aucune différence n'éloigne. Sans différence pas de comparaison, pas de questionnement, le programme devient la norme pour tous. Même si au départ cette norme est un abus.

 

Je comprends également la combinaison de nos deux programmes. Tant que moi je ne réussis pas à dire non quand je ressens en moi une non-envie de sexe, je maintiens le programme en moi et en lui. Car un maître sexuel a besoin d'une esclave sexuelle pour exister. Si l'esclave se déprogramme, cela altère par conséquence la prise d'énergie, car le maître sexuel est seul face à sa programmation est peut la déceler pour ne plus en être prisonnier (ou quitter la personne pour être attiré par une autre personne portant le programme d’esclave sexuelle). Plus mon sacrifice est courant donc normal, plus son programme, ses pulsions, l'homme les percevra comme normales et ne se posera pas de questions.

 

La plus grande force du programme est le déni de la personne programmée étape 3. Le pire déni : la faute rejetée sur l'autre. C'est ton problème pas le mien est bien. C’est la réalité à laquelle je suis confrontée. L'esclave sexuelle qui se libère et révèle ce qu'elle vit. Personne ne la croit. Mon mari par son refus de ce lien sexuel programmé entre nous, me fait vivre la condition d'esclave sexuelle rejetée d’avoir révélée sa condition. Traitée de folle ou de personne à l'imagination débordante plutôt que crue. Il ne ressent que ses pulsions sexuelles en demande d'être assouvies. 

 

Il ne me reste qu'une solution. Maintenant que je suis dans la compréhension du processus, lui dire non avec honnêteté en lui expliquant que je ne souhaite plus me coucher en réponse à une demande directe. Je désire vivre une sexualité libre et en lien avec mes ressentis et non un programme implanté.

 

C'est ce que j'ai fait ce soir-là. La mise en conscience de mon programme plus mon refus d'y adhérer nous à plonger tous deux dans "une nuit de manque". Le programme se révélait à nous. Lui comme moi avons été taraudés par nos envies toute la nuit. Nos hormones en fusion, nous vivions dans le corps un état de manque : celui du drogué qui n'a pas sa dose (de sexe).

Le corps en sevrage du programme, nous vivions des heures difficiles, nous n'avons pas dormi de la nuit blottis l'un contre l'autre comme deux âmes en détresse. Au matin nous sommes épuisés mentalement et physiquement, nous comprenons l'ampleur du programme. Mon mari que le soir avait été complaisant (par gentillesse ?) avec mon refus de sexe, s'apercevait ce matin de l'ampleur du problème qui nous affectait. Nous étions impuissants devant la demande hormonale en nous. Face à ce constat de drogué nous avons accepté en toute conscience de prendre notre dose en attente d'un sevrage définitif du programme sexuel qui nous tient. 

 

Cette fois ce n'est pas le programme qui nous incitait à faire un acte sexuel. C'est nous face à l'ampleur de ce programme qui constations que l'abstinence par conviction est une aberration. Elle ne résout rien. Ce qui se passe en nous est physique et concret, un besoin hormonal pressent. Que faire ? Nous nous sommes fait jouir. Je me suis sentie comme une droguée qui reçoit sa dose. C'est bon et ça fait mal en même temps car cela passe par un corps qui s'est replié sur lui par manque. Une fois que j'ai jouis, ce fut le tour de mon époux. Nous étions conscients du caractère mécanique de notre manège. Pour la première fois on ne se leurrait pas avec des idées d'amour et de lumière. Ça c'était bénéfique de ne plus être dans le mensonge d'un prétendu acte d'union de coeur. Non, là c'était l'union de corps et l'entraide mutuelle pour avoir sa dose. J'ai pu jouir mais pas lui.

Mon corps, une fois ma jouissance atteinte, s'est refermé comme une huître l'empêchant de continuer vers sa délivrance. Malgré ma volonté de détente, rien n'y a fait. Je vois là encore le caractère mécanique : une fois ma dose, je suis rassasiée. Dans cette sexualité programmée il n'y a pas de place pour l'autre, juste un service pour soi. Cette sexualité n'a aucun caractère d'union ou de service à autrui. C'est en cela que pour la liberté de nos corps homme et femme, elle est à détecter et à déprogrammer.

 

Mon mari n'ayant pas atteint son point de délivrance, sa jouissance que lui dessert l'hormone dont il est en manque, est en état de stress. Il n'a pas sa dose. Il est comme fou, animal, il dit lui même : « aaah je vais tout casser, je suis furieux, je ne peux pas vivre comme ça. Si tu me prives de ce que j'ai besoin, je te quitte ! »

Son programme se révèle au grand jour : pas de sexe : violence.

 

Le programme se défend et l'incite à rejeter la personne vectrice de déprogrammation : moi. Il part vers la douche. Je l'entends rugir sous l'eau. Pendant ce temps, son accès de violence a réactivé mon programmation de soumission au maître de l'esclave sexuelle. Je l'attends dans le lit et je me vois imaginer le rejoindre sous la douche et lui donner ce qu'il veut pour l'apaiser. C'est terrible, je vis en direct la peur qu'il mette ses menaces à exécution et qu'il me quitte me laissant sans défense (sans argent) !

 

Je comprends mieux pourquoi à la télé tous les programmes tournent autour de ces trois thème sexe, violence, argent, car ce sont les trois piliers de cette programmation. Je reste recroquevillée. Je répète en boucle : "je demande l'aide de ma Supra-conscience pour libérer mon âme. Je demande l'aide de la Supra-conscience pour libérer l'âme de mon époux." Ainsi je ne tombe pas dans la réaction d'esclave sexuelle programmée en moi : le rejoindre pour le sucer (le contenter). Mon époux revient, il est calme. Il a vu dans sa chair. Il aperçu son attitude cette fois par lui-même. 

Je lui mange le sexe et l'aide à jouir. Nous finissons dans les bras l'un de l'autre. Lui, a eu sa dose, moi je suis épuisée de cet acte. Il me dit : "ça ne va pas ?". Je lui réponds : "je suis épuisée, cette sexualité programmée vide l'énergie du partenaire."

Je pense qu'il voit pour la première fois l'impact sexuel sur le siphonnage de vitalité et la mise en péril du corps que cela crée. L’esclave que je suis, qui se tue à la tâche pour le bien-être de son maître. Il me rend alors l'énergie prise. Il a cette faculté de pouvoir diriger l'énergie d’un corps. Cette fois, il dirige son énergie pour me la transmettre. Je la reçois ce qui me revitalise.

 

On opère pour la première fois, le principe des vases communicants mais cette fois consciemment. D'habitude je refuse cet acte, quand je sens qu’il est manipulé à son insu par son prédateur qui lui donne de l’énergie pour me réénergétiser afin que je retrouve du "tonus" en vue de faire l'amour – d’être siphonée en énergie bien plus que ce que j’ai reçu ! Cette fois je ressens au fond de moi, un véritable don d'énergie sans attente ni retour de ma part. Une prise de conscience s'est opérée en lui comme en moi. 

 

Ce soir, je dis à nouveau « non » au sexe. C'est très dur de respecter mon ressenti, de ne pas me « sacrifier » à son envie. Devant mon refus, il réagit souvent avec colère et me laisse seule, je suis « abandonnée » à mon sort. Je retrouve bien la peur de l’esclave de se retrouver seule sans « protecteur ». Ce qui est incroyable c’est qu’à mon insu, cette peur de la solitude crée chez moi des attitudes « d’appât ». Pour me rassurer sur « l’amour de mon mari », pour conserver son attachement, je me lève en string (alors que je viens de lui dire non à un câlin). Quelle provocation, j’attise ses pulsions que je coupe par mon refus, une vraie torture que je lui inflige. Il me dit d’ailleurs : « qu’est-ce que ça te fait de voir toutes mes envies ! ». Je lui réponds souvent je n’en sais rien. Pourtant je fais ça à mon insu pour me rassurer sur son attachement à moi. Je l’attache comme un esclave nourricier à moi (travailleur pour me nourrir, il se tue à la tâche à ma place). Je repousse le bourreau mais le maintien dans mon cercle intime pour son rôle nourricier. Ma prédation est subtile mais tout autant présente. 

 

Ma mémoire d’esclave est bien vivante. Le sacrifice est une notion clé dans ma vie. Je connecte avec mes mémoires d'esclave, de sacrifié. L’esclave persuadée qu’elle ne vaut rien et accepte la situation car elle ne mérite pas mieux. Je connecte souvent avec ce sentiment de dévalorisation et d’auto-flagellation : « bien fait pour moi ! »

L’esclave est alors persuadée qu’elle ne peut pas vivre sans son bourreau. Lui il est la force, elle la faiblesse. Elle ne peut que se soumettre. Ainsi sa part créative, la confiance en sa force intérieure est peu à peu annihilée. Pas de révolte, pas de fuite possible car sa capacité d’autonomie est absente. Le programme esclave est verrouillé de lui-même. On est d’abord esclave de soi-même, de son propre jugement, avant d’être esclave de l’autre. Petit à petit le bourreau devient même le sauveur car il a la charge de subvenir au besoin de l’esclave !

 

L’esclave qui est soumise se sent alors sauvée et en redemande, elle demande à être guidée par celui « qui l’aime » puisqu’elle-même se sent impuissante à se diriger dans sa propre existence (à "s'auto-guider" via son intuition). Le bourreau peut alors avoir toute guise de lui dire quoi faire, comment le faire et quand le faire dans son propre intérêt (SDS). L’initiative devient absente de la vie de l’esclave qui a oublié comment agir de son propre chef.

Je comprends mieux pourquoi j’ai eu besoin dans la première partie de ma vie de faire des études pour être chef, savoir quand décider, quoi faire et quand le faire. Déconnectée par mon programme d’esclave de mon instinct (ma Supra-conscience), je me suis d’abord reconnectée à mon mental pour retrouver confiance et force en moi, en ma capacité à diriger ma propre existence. Bien sûr, pour savoir diriger les autres à mon tour (d’esclave je devenais bourreau), une expérience qui m’a permis de comprendre ce qui se passe en moi depuis ma naissance.

Ce programme, si fortement implanté en mon ADN, que j’ai dû les premières années de ma vie être accompagnée à marcher (la rééducation), puis accompagner pour les études (mon premier couple) et aujourd’hui accompagnée pour grandir/vieillir (mon époux). Petite, je restais des heures statiques sans savoir quoi faire. Mes parents été exaspérés. Ils me disaient :  mais tu ne vois pas ce qu’il y a à faire pour nous aider : range la vaisselle, débarrasse la table…». Une fois l’ordre donné je m’exécutais docilement. Je comprends pourquoi il m’est aussi dur d’être dans une initiative pour moi-même (qui ne soit pas validée par autrui).

Pour l’anecdote, je dois commander de l’argent colloïdal, ce que je n’ai pas encore fait. Je suis stressée rien qu’à l’idée de passer commande de mon propre chef. Il a fallu que mon mari me demande : « Ca y est tu l’as fait ? » pour que je lui réponde « Non, pas encore… ». Il s’est alors mis en colère : « Qu’attends-tu ? Que je le fasse ? » Il semble évident que dans mon inconscient, j’attends l’ordre de le faire comme un bon petit soldat. Je me maintiens moi-même dans ma prison (attendant que l’autre manifeste son pouvoir sur moi ce qui me rassure et m’évite d’expérimenter mon propre pouvoir). Sans ordre extérieur pas d’initiatives de ma part.

D’ailleurs je le vois bien dans la gestion de la maison, il y a des jours où tout s’empile et je suis figée attendant le retour de mon époux. A son arrivée je lui dis : « faisons ensemble le rangement, tu veux bien ? (je suis dans la dévalorisation face à mon incapacité à agir). J’insiste en lui reposant la question : « dis moi quoi faire en premier s’il te plait ? ». Avant je me sentais complètement coupable d’être amorphe. Une culpabilité dont se nourrissait allègrement mon prédateur.

 

Cela explique également mon attitude de prédateur avec lui. Si « je ne peux pas » prendre de décision par moi-même (selon la logique de mon programme d’esclave) alors je suis soumise à la décision de mon bourreau. A moi de lui faire prendre une décision qui va dans le sens que je recherche. Ainsi je le manipule par le « verbe prédateur » (chapitre 9.2 Verbe prédateur et libérateur). Je l’amène à penser ce que je souhaite pour concrètement qu’il prenne les décisions que je souhaite prendre. Il devient ma marionnette dans un service de soi – un service à moi-même - alors que je crois être dans une orientation SDA, au service d’autrui – à son service - par mon « action bienveillante » de l’aider à renter en conscience. Quel piège ! Quelle illusion ! De mon autonomie dépend la sienne !... De mon autonomie à ma prise de décision dépend sa liberté à choisir sans contrainte ce qui est bon pour lui.

 

Mon époux est parfois en doute : « Comment avec tout l’amour que je te porte, es-tu sûre que l’on revit cette relation d’esclavage sexuelle ? » Sous-entendu ce n’est pas ce que je désire, ce n’est pas conscient. En effet, c’est une mémoire génétique qui apparaît à nous pour être vue et libérée de son silence. Il a raison de ne pas me croire sur parole ! La vie fait office de théâtre pour nous montrer la réalité de notre mémoire génétique. Et les faits sont là pour nous aider à voir notre lien prédateur. 

 

Plus je lui dis « non », plus son pouvoir sur moi apparaît au grand jour. Par exemple ce soir il veut m’offrir du poulpe (mon plat préféré) pour me faire plaisir. Je le remercie gentiment et lui dis que je n’ai pas besoin de ce cadeau qui implique pour lui une sortie commerciale, source d’une intense prise d’énergie. Ma réponse ne lui convient pas. Y avait-il une réelle question ? Il se mettait à son insu dans l’auto-contemplation du bourreau qui offrande à sa victime. D’ailleurs cette posture va apparaître de manière flagrante. Dans son ronchonnement un mot lui échappe : « tu me coupes ». Je souris et lui fais remarquer qu’il s’est vendu de lui-même, comprenant lui aussi que « j’ai coupé » un élan de son prédateur.

 

Embêté d’avoir été démasqué, il me répond : « ça, ça va se payer ce soir ! » Je sens en moi la peur monter, la peur de l’esclave sexuelle qui a désobéit de s’exprimer. Et là je vois bien le lien (amour-nourriture), soit je suis aimée de lui, soit je crève de faim. D’ailleurs pour l’anecdote, quand nous étions amants, à cette période je ne travaillais pas et mon frigo était souvent vide. A chaque fois qu’il venait pour faire l’amour, il venait avec des courses pour la semaine (jusqu’à la prochaine fois de sexe pour un prochain frigo !). Nous revivons cette mémoire depuis un certain temps inconsciemment. Aujourd’hui nos yeux s’ouvrent sur notre quotidien.

 

Nous avons chacun des mémoires d’esclave et de maître qui se combinent et s’entretiennent par nos comportements respectifs. Quand l’un se débranche, l’autre le rebranche. C’est pourquoi la déprogrammation est une préoccupation personnelle et mutuelle où l’entraide est essentielle. Car si l’un est réticent à voir, il va constamment tenter, à son insu, de rebrancher l’autre au programme.

Je l’ai bien vu que la finesse du programme est de nous rendre à notre tour programmateur de l’autre à notre insu. C’est notre peur qui nous fait renier notre programme et le maintenir. Quand l’un veut se déprogrammer et l’autre refuse, cela amène à une confrontation : la décision du « coupe-le » (couper le lien du couple, l’expérience que relate Hélène "Coupe-le" attachement et Anneau de Pouvoir - Chap X). 

Parfois, celui qui a trop peur veut couper le lien avec celui qui lui montre son mécanisme. C’est ce que l’on a vécu ce soir là.

 

Mon prédateur m’entretient dans la vision que mon époux ne veut pas se déprogrammer et qu’il devient « un danger » pour moi. Quand un programme est actif celui qui est en présence du « programmé » se fait happer son énergie et donc sa vitalité (ce qui amenuise ses forces et sa santé).

Un programme était bien opérant mais j’étais focalisée sur le sien (en aucun cas sur le mien !) : son programme violence qu’il exprimait avec son enfant. Le matin, il m’avait dit : « je ne monte pas la chercher sinon je veux me faire tuer ! ». Par la suite il avait tenté de lui imposer son choix vestimentaire. Il luttait l’un contre l’autre : « tu te tais, c’est moi qui décide. C’est moi qui commande. » Elle lui répondait vaillamment : « non c’est moi qui commande ». Au moment de l’habiller, pour ne pas perdre l’équilibre quand il luit met son pantalon elle lui tient les cheveux si fort que je ne peux m’empêcher de lui dire : « ne va pas scalper ton père quand même. »

Ils sont comme deux généraux l’un contre l’autre dans une lutte de pouvoir. Les coups pleuvent. Elle a déjà reçu une rafale de trois fessée et un cri qui tue (une grosse colère d’une voix forte, il lui crie dessus pour la soumettre). 

 

Je n’en pouvais plus du déni de mon époux. Je n’arrêtais pas de lui faire remarquer qu’elle n’était pas la source du problème, juste le révélateur. Elle agissait ainsi en réponse à leur mémoire génétique commune de combattant pour qu’il voit et pleure sa mémoire guerrière. Mais rien n’y faisait, il s’obstinait à ne rien voir de son propre sentiment. Accusant l’autre d’être à la source de l’affrontement. C’est sûrement comme cela que leur bataille plus ancienne a dû commencer entre eux, dans un autre espace-temps. L’autre (sa fille) qui va trop loin et ne respecte pas les règles (de territoire ?) et crée l’attaque qui déclenche la guerre, le second (son père) est victime dans l’obligation de riposter et de la réprimander pour son arrogance (l’arrogance de la jeunesse). Mon mari exprimait cette posture de « victime » obligée de se défendre.

 

La prise d’énergie était totale ! J’étais moi-même impactée comme si je recevais les coups ! Je revivais moi aussi une mémoire génétique profonde. Je n’en pouvais plus de voir ma fille « se faire massacrer ». J’avais la perception qu’elle était une innocente victime face à un ennemi bien plus fort qu’elle. Alors je me suis mise à la défendre par mon corps. Je suppliais à mon époux, de me frapper pour recevoir les coups à la place de mon enfant. Je voulais qu’il me tape, persuadée que s’il levait la main sur moi, il percevrait sa violence sous jacente et en pleurerait. J’étais prête à tout pour qu’il aille voir son programme.

En réalité j’étais en train d’aller voir le mien. J’étais prête à risquer ma vie pour qu’il vive en conscience, libre (de ses programmes). Donner ma vie pour sa liberté. Je voyais toute la violence en moi : ma capacité à me flageller, ma capacité d’auto-destruction. Mon programme violence s’exprimait pleinement. Ma violence je ne la retournais pas contre les autres mais contre moi. J’étais sur un programme d’auto-violence.

 

Une image m’est alors « montée » : celle d’un père à la peau noire qui se mettait devant son fils pour être choisi à sa place afin que son enfant soit libre de tout esclavage. Je compare aujourd’hui nos programmes à un esclavage moderne. J’étais alors ce père prêt à me faire mal pour sauver mon fils (mon époux) de son sort néfaste. 

 

Remarque : ce qui est étrange c’est que mon époux représentait à la fois le bourreau, le persécuteur violent : le colonialiste (image qu’il vit aussi avec sa fille qui « veut le scalper » : remake de l’invasion du blanc contre le siou. Ils ont d’ailleurs regardé ensemble le film Avatar) ainsi que le persécuté (le fils attrapé par le blanc envahisseur). 

 

J’en pleure de voir ma capacité sacrificielle. Il m’implore de me taire, tant mes pleurs et mes explications (de notre mémoire commune : ce sauvetage père-fils) le bousculait. Il se mit alors à me reprocher mon attitude de transparence préférant alors vivre avec « une femme normale ».

Je lui ai expliqué que c’est ma normalité ce chemin de déprogrammation, arrêter c’est pour moi comme arrêter de respirer ! Il me demandait alors de ne plus en parler. Je refuse lui exprimant que c’est comme m’emmurer vivante (je ne peux pas, je refuse se sacrifice là !). Il ne nous reste plus qu’un choix : se séparer. Le voilà furieux : « je ne t’ai pas épouser pour te quitter mais tu ne me laisses pas le choix ! ».

Il prend les clés de la voiture pour partir. J’accepte impassible. Quelques minutes plus tard il revient. Il a fait son choix. Il me dira simplement : « je ne peux pas (partir), je t’aime ». Est-ce l’énergie quantique faible de mes pleurs qui a ébranlé son émotionnel ? Affaiblissant ainsi l’influence de son prédateur (l’énergie quantique forte) qui lui indiquait la fuite ?

 

Je remarque qu’à chaque fois qu’un programme est sur le point de « sauter », l’ultime menace apparaît : « je te quitte ». La dernière lutte de sauvegarde, la peur ultime est brandi par le prédateur dans notre psyché : la solitude. Voyant ma détermination – malgré la menace de me quitter – à ne rien changer à mon comportement de démantèlement de mes attitudes, il cède et se met à pleurer.

J’ai vu en lui le bourreau persécuteur qui comprend qu’il ne pourra jamais soumettre sa victime. Il renonce à essayer comprenant que la véritable force n’est pas dans la violence mais dans la sensibilité, la transparence. Il perçoit à travers moi que le courage du cœur rend vaillant. Ainsi moi dans mon émotionnel, je suis dans « ma force faible ». Pourtant je suis reconnue par une part de lui-même comme vaillante aussi honorable que lui dans « sa force forte ». L’énergie quantique faible qui fait plier l’énergie quantique forte et ouvre une brèche libératrice du masculin piégé dans cette prison de « l’homme fort ». Un masculin qui peut à nouveau respirer en étant force faible : émotion.

 

D’un point de vue mémoriel, sur un autre espace-temps. Je suis le père, mon époux est mon fils. Je me sacrifie devant lui pour sa liberté. Cependant, il semble que mon sacrifice de père est vu par mon enfant comme l’acte d’un faible (l’émotion d’amour, l’énergie quantique faible si elle est non acceptée, son pouvoir ne peut être vu). Ce qui a contribué à mettre mon fils dans la peur et la soumission à l’autorité. (Si je ne cède pas voilà ce qu’ils me feront.)

De victime soumis il devient bourreau. Préférant le camp des forts (l’énergie quantique forte : les armes), il se retourne contre son propre peuple pour l’asservir et avoir du pouvoir, la récompense. Il est promu comme l’autorité, comme père de sa communauté (le chef). Il réprimande ainsi tout geste de rébellion, de manque d’autorité à son égard ou de refus de soumission de la part de son propre sang (c’est la situation qu’incarne sa fille qui se rebelle à son autorité). Pourtant les actes de bravoure, de sacrifice (comme celui qui l’a connu avec son père dans l’enfance) se multiplient face à ses châtiments. Personne n’a peur de perdre la vie, d’être humiliée pour défendre ses valeurs (c’est l’image que je représente : la rébellion silencieuse sans arme).

A l’époque de cet espace-temps, il préfère fuir cette réalité émotionnelle qui le questionne sur son propre pouvoir (le départ en voiture). Pourtant aujourd’hui, il revit la scène symboliquement et cette fois il pleure la perte de son pouvoir sur l’autre (moi représentant l’esclave qui lui échappe). Il pleure l’illusion du pouvoir de la force forte qui ne soumet pas. Cette force par l’autorité (maritale, paternelle…) qui n’apporte en définitive pas la force mais rend faible, rend seul car éloigné de son cœur. 

 

Je pourrais comparer la force forte (limitée, celle de s’imposer) avec la part masculine en soi et la force faible (mais illimitée, celle de ressentir) avec la part féminine en soi. Ce soir là, j’ai reconnecté avec ma part masculine, avec la force forte de dire sans me soumettre. Mon époux a reconnecté avec sa part féminine, la force faible de ressentir sans faiblir. Le choc pour nous deux est grand.

 

Le lendemain, je vis dans le monde du silence, j’ai cessé de vouloir être au centre de mon monde en parlant, enseignant, protégeant. Je me tais pour laisser l’autre vivre ce qu’il a à vivre sans craindre pour lui ou sa vie.

 

Je suis soulagée de ne plus assumer ce rôle de « sauveur-serviteur » de la conscience de l’autre. Je respire juste de vivre sans tout analyser pour partager ou enseigner. Je suis ainsi plus présente à moi-même et à mon corps. Je suis plus proche de l’instant que je vis. Une libération.

 

Merci de votre lecture.

Galline (inscrite au cénacle dépt. 83)

 

 

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