Quand la Nature, mon corps, le couple et les lignes temporelles m’enseignent - par Marielle

Bonjour les Léo et tous les quêteurs de Vérité :-)

 

J’ai reçu début juillet la réponse de La Direction Générale Adjointe Des Solidarités, concernant « le contrat d’engagement réciproque » m’attribuant le RSA.

La lettre que je leur avais adressée (voir témoignage) expliquant mon impossibilité de justifier des recherches d’emploi a été lue par des consciences limitées, au service du Système de l’exploitation humaine de la 3e densité.

Je n’en ai pas été surprise, bien que la réponse « me laisse une dernière ‘’chance’’ (selon la vision 3D ;-)) de revenir dans le système » puisque le versement du RSA m’a été accordé jusqu’à fin septembre.

 

Sous les conditions et observations suivantes :

« Le RSA n’est pas une allocation servant de mécène.

Vous devez rechercher une activité salariée en parallèle de votre activité au travers de votre blog + fournir copie PPAE actualisé + justificatifs de vos démarches, faute de quoi le RSA sera suspendu. »

 

Le terme de « mécène » m’a fait sourire car je me souvenais d’une période où voulant développer mon activité de thérapeute, j’avais le projet de créer un lieu qui rassemblerait en synergie, un panel de thérapeutes en santé naturelle et globale. Ma propre activité m’apportait des rentrées d’argent très aléatoires qui ne me permettaient pas d’en vivre financièrement. J’avais alors dit à une connaissance « il faudrait que je trouve un mécène pour pouvoir me donner un coup de pouce à la réalisation de ce projet ».

 

En aucun cas dans ma lettre j’exprimais ce besoin, au contraire, je démontrais par mes propos que j’étais fort occupée par un travail de recherches et d’écriture, au service de l’Eveil des Consciences.

 

Je ne savais pas encore que le terme de « Mécène » me mènerait à découvrir d’autres informations sur mon chemin dans la reconnaissance de Qui Je Suis.

 

Le dictionnaire donne cette définition du mécène: « Personne qui aide financièrement, par goût des arts, un artiste, un réalisateur, un savant, un organisme de recherche, etc. »

 

Je mets en caractère gras « goût des arts » car c’est le premier indice éclairant mon chemin.

 

Wikipédia révèle que : « Caius Cilnius Mæcenas, dont le nom francisé est Mécène (vers 70 av. J.-C.8 av. J.-C.), est un homme politique romain et un proche de l'empereur Auguste, célèbre pour avoir consacré sa fortune et son influence à promouvoir les arts et les lettres. […] Il avait l'art de savoir partager alors que se mettait en place un nouvel ordre des choses, il arrivait à concilier les parties, et il était capable de guider le nouvel empire en toute sécurité au milieu d'un grand nombre de dangers. […]  d'une vigilance qui ne s'endormait jamais dans les situations critiques, sachant voir loin et sachant agir. »  (Les caractères gras sont toujours des indices.)

 

  

A mon retour de Vicdessos, j’étais emplie d’enthousiasme, déterminée à manifester « ma nouvelle réalité », toujours dans le service d’autrui mais en « coupant avec mon lieu de Vie » (pour déménager vers l’Aude) et en «coupant avec mon compagnon ».

Je n’arrêtais pas de regarder la carte de France, que je laissais dépliée en partie sur le sol, côté Aude et Pyrénées visible.

Je consultais beaucoup aussi sur internet avec Google Earth, les lieux qui m’attiraient sur la carte, très à l’écoute de mes ressentis sur l’endroit précis qui m’appellerait plus qu’un autre.

 

Au fur et à mesure de mes multiples consultations, mon mental prenait le dessus sur mes intuitions. J’étais tellement (pré)occupée à chercher le lieu, l’habitation qui pouvait me convenir, que je sentais ma détermination laisser place au doute. 

 

Le rationnel 3D reprenait la barre : « par quel moyen matériel je vais pouvoir déménager ? Il me faudrait un camion, je ne pourrais pas utiliser que ma voiture… c’est tout de même une sacrée distance, 900kms, je ne peux pas faire plusieurs allers-retours, il faut que j’anticipe ».

 

J’ai l’intention de profiter d'un covoiturage en août pour descendre dans l’Aude et prospecter sur place pendant 5 jours.

Mon mental à nouveau s’en mêle : « où vais-je loger ? Je n’ai pas de quoi régler une location, même un camping ».

« Je ne veux pas ‘’abuser’’ de l’hospitalité proposée par des personnes qui vivent aussi avec de faibles revenus ».

Je ne me laissais plus porter par « la Vie », j’étais en mode « sur-vie ».

 

Je sentais la colère revenir et avec elle, le sentiment de victimisation. 

La prédation en profitait pour me souffler des conseils du genre : 

« Fais-toi un peu d’argent dans un boulot de 3 semaines pour payer ton séjour »

« Va consulter les agences intérims »

« C’est certain, tu ne peux pas partir comme ça, le nez au vent, sans argent »

 

Tous les questionnements tournaient en boucle, sans réponse.

‘’Il faut passer à l’action’’.

Soit ! Mais je ne savais plus, j’étais complètement désorientée, dans la totale confusion.

 

 

 

Le canal de prédation dans le couple

 

Déterminée aussi à arrêter de me projeter en couple avec M. je fis part à M. de toutes les « bonnes » raisons qui motivaient ma décision irrémédiable d’arrêter notre relation. Mes échanges furent violents, ce n’était que reproches de ma part, frustrations et colère.

 

Je lui reprochais d’être responsable en partie de la situation dans laquelle j’étais parce qu’il ne s’implique pas et ne se responsabilise pas dans notre vie de couple, je lui reprochais de ne pas savoir trancher, de ne pas couper avec le passé, je l’accusais de m’avoir illusionné avec beaucoup d’idées et de projets dont il n’avait en vérité pratiquement rien acté dans le concret, au point qu’au bout de 5 ans de relations avec moi, il vivait toujours chez sa mère, il n’avait toujours pas fini de trier et de ranger ses affaires personnelles. Je l’accusais de ‘’profiter’’ de l’instant présent uniquement au service de sa personne (de son prédateur, j’en eus la compréhension par la suite), je lui reprochais de ne pas assez communiquer « dans l’authenticité », je l’accusais de procrastiner (combien de fois l’ai-je entendu répéter face à mes interpellations concernant l’implication à créer une vie de couple qui n’est toujours pas matérialisée par une résidence commune « je vais le faire » « c’est prévu » « j’en ai l’intention » « rien n’est figé, n’en fait pas une généralité » « ce n’est pas tout à fait vrai » « ça avance sur d’autres plans » « ça sera fait à telle date »). Je l’accusais de profiter de ‘’mon espoir’’ que notre relation évolue vers un épanouissement mutuel en couple pour m’endormir encore avec de belles promesses et paroles (l’hypnose du prédateur).

 

Quand j’ai rencontré M. (il y a 5 ans) il vivait à 65 ans chez sa mère depuis une dizaine d’années, suite à une rupture de couple, décidée par sa compagne qui l’avait mis dehors et empêché de garder contact avec sa fille, âgée de 4 ans à l’époque dont il n’a plus de nouvelle depuis.

C’était la 2ème fois consécutive qu’il était privé de son droit de père, car il ne voyait déjà plus sa 1ère fille (depuis ses 10 ans)  issue d’une précédente union à laquelle il avait choisi de mettre un terme.

J’avais compris que la succession de ses deux histoires personnelles avait si durement affecté M. qu’il avait perdu pied dans sa confiance d’homme, dans la confiance en la vie. Il lui était devenu impossible de se battre devant la justice pour gagner le droit de visite et de garde de ses enfants, ayant accumulé des retards de versement de pension alimentaire et n’ayant plus de travail.

Pour ne pas sombrer davantage dans la colère, la tristesse, le désespoir, M. avait choisi de s’isoler de sa souffrance, en vivant au jour le jour, allant jusqu’à disparaitre administrativement (plus d’emploi, plus d’argent), ne renseignant plus aucune déclaration administrative.

 

Il était alors allé vivre chez sa mère, veuve et malade, s’enfermant dans une bulle de ‘’sécurité’’ dans laquelle il était nourri, logé, dans la matrice maternelle.

 

Il devint l’homme à tout faire de sa mère, infirmier, cuisinier, taxi, jardinier, gestionnaire, homme d’entretien. Il était au service de sa mère dans une relation que j’ai senti de suite toxique, emplie de frustrations de part et d’autre.

Frustration de la mère dont l’autonomie physique diminuait au fur et à mesure que sa maladie progressait, frustration du fils qui se sentait dépossédé de sa liberté d’homme (infantilisé par sa mère) pour rendre des comptes à sa mère et accomplir toutes ses moindres exigences.

 

Le canal de prédation était grand ouvert entre M. et sa mère.

 

Il y a 5 ans, je n’étais pas au fait de la manipulation transdimentionnelle mais mon hyper sensibilité développée m’informait déjà sur ce que je percevais comme toxique, comme prise énergétique dans leur relation.

Ma fibre « St Bernard » (accentuée par mes prédispositions et formations de psycho-thérapeute) et mon côté « chevaleresque » (mythe du héro) sous l’impulsion de mon propre prédateur qui avait flairé la ‘’bonne auberge’’ pour se nourrir, me poussa alors sur le chemin risqué du sauveur.

 

Je serai ‘’celle qui impulserait la force de vie par mon Amour, pour sauver M.’’

Je me donnais, corps et âme à la prédation sans le savoir.

 

Je considérais la maison familiale de M. comme un tombeau et sa mère comme la gardienne de ce tombeau.

J’exhortais M. d’ouvrir les yeux et de s’extraire de la prison dans laquelle il s’était laissé enfermer.

Je crus que les sentiments d’amour que me témoignait M. lui donneraient l’impulsion de quitter son tombeau.

J’étais convaincue que nous allions ensemble, par notre couple, affronter tous les démons et retrouver notre capacité de créer en conscience la réalité que nous souhaitions.

 

M. est un visionnaire, avec des tas d’idées, une appétence pour aller chercher l’information, pour apprendre, une force de la nature, infatigable dans l’action si nécessaire, opiniâtre, un enthousiasme permanent, épicurien, affable, le rire facile.

En sa présence j’avais le sentiment que tout pouvait être possible, qu’avec notre complémentarité, nous allions réussir tous ce que nous entreprendrions.

 

Nous avons ensemble effectivement expérimenté de nouvelles choses, créer une association, créer un blog et un site internet, proposer nos services dans l’écologie appliquée (permaculture, phytoépuration de bassin, vente de produits biologiques alimentaires et de bien-être), ouvert un lieu de distribution de produits locaux par le concept de La Ruche Qui Dit Oui, proposer nos services dans le domaine métaphysique (réharmonisation énergétique de lieux et des personnes), proposé des ateliers en développement personnel.

Nous avons fait de belles rencontres humaines, visité des lieux ‘’magiques’’. Nous avons aussi expérimenté le côté sombre de l’humain. 

 

Cette voie atypique que nous avons prise, nous ouvrait des horizons nouveaux, mais au bout de 3 ans, nous ne vivions toujours pas ensemble, nos propositions d’activités ne se concrétisaient pas suffisamment pour assurer des revenus professionnels.

Mon enthousiasme déclinait, la fatigue et le découragement grandissait. Je me projetais de plus en plus difficilement dans le couple, déçue de m’apercevoir que M. se dispersait beaucoup dans des projets d’activités et que rien ne se concrétisait concernant notre couple.

 

Je n’ai pas voulu voir certains signes antérieurs qui m’indiquaient que M. n’était pas prêt à vivre, en conscience, c’est-à-dire apprendre de nos erreurs respectives et apprendre de nos zones d’ombre respectives.

Ce travail personnel, je n’ai de cesse de le pratiquer, pour décortiquer les apparences et voir au-delà de l’illusion, revoir le programme de mes croyances, analyser mes émotions. 

 

J’ai voulu croire que M. était aussi dans cette dynamique.

Il m’était plus facile de faire correspondre la réalité à mes désirs que de percevoir la réalité telle qu’elle se présentait (avec son cortège d’incohérences, sous la manipulation du corpus SDS et de la prédation).

 

M. et moi n’avons pas la même vision du couple.

M. veut refonder une famille et concevoir d’autres enfants. La famille est importante pour lui, elle lui donne l’occasion de jouer son rôle de patriarche, de montrer son autorité. Ne sont-elles pas des programmations SDS du patriarcat ? N’ayant pu le vivre avec ses enfants, il a essayé de le vivre auprès de sa mère.       

 

J’ai compris que dès notre rencontre, M. projetait de me faire une place dans son projet de vie professionnelle et familiale. Il n’a cessé de vouloir me persuader « qu’il sait mieux que moi, ce dont j’ai besoin ».

 

Lorsque j’ai visionné la vidéo sur les "victimes des love bites" (morsures d'amour), j’ai découvert avec surprise que ma relation amoureuse avec M. avait bien été programmée ainsi.

 

Je comprends alors pourquoi j’ai connu un effet hypnotique dès que je perçus notre relation amoureuse comme une évidence alors qu’elle n’était que le résultat d’une manipulation transdimentionnelle sur mes émotions dont j’avais ouvert les vannes depuis plusieurs années auparavant dans mon cheminement au service des autres. 

M. servait de « portail transdimentionnel » pour soutirer un maximum d’énergie au travers de mes émotions.

 

Je n’ai pas été séduite lors de notre rencontre, par le personnage de M., certaines de ses attitudes et comportements me dérangeaient.

J’ai été à l’initiative de notre rencontre, (croyais-je) car je l’avais contacté en tant que prêtre pour une visite énergétique de la Cathédrale. J’avais eu ses coordonnées sur un blog où une médium (encore un indice de la manipulation transdimentionnelle) relatait avec enthousiasme l’expérience ésotérique et énergétique qu’elle avait vécue dans la Cathédrale grâce à l’accompagnement d’un prêtre prénommé ‘’Frère M.’’

Comme je pratiquais aussi des parcours de ressourcement énergétique dans la Cathédrale, j’étais curieuse d’échanger avec un prêtre sur la question. Un prêtre qui s’intéresse au monde de l’énergie piquait vraiment ma curiosité.

Le cadre de cette rencontre était bien défini pour moi.

 

J’apprenais ainsi qu’il était prêtre orthodoxe, ce qui justifiait alors selon moi, qu’il pouvait s’exprimer plus ouvertement sur les phénomènes de l’invisible, que ne peut le faire un prêtre catholique, conditionné par les dogmes de l’Eglise Catholique romaine.

Il était habillé en civil et portait une énorme croix dorée autour du cou.

 

Physiquement, il ne correspondait pas à mes critères personnels de séduction, de plus son statut de prêtre conditionnait la nature de notre relation et pour terminer, j’étais mariée et heureuse dans mon couple.

 

Par contre, mes antennes féminines me donnèrent l’information au cours de la journée, que M. appréciait beaucoup ma compagnie et semblait déçu d’apprendre que j’étais mariée. Je le trouvais d’un abord plutôt curieux pour me poser des questions relatives à ma date de naissance et à mon signe solaire mais je compris qu’il s’intéressait aussi à l’astrologie, à la numérologie et bien d’autres approches de connaissance de soi qui rejoignaient mes propres sujets d’intérêt ce qui fait que je relâchais ma méfiance.

J’ai fini par le trouver sympathique, un peu ‘’aware’’ comme dit l’acteur Jean-Claude Van Damme, avec des connaissances métaphysiques qui attisaient ma curiosité.

 

Nous décidâmes de nous revoir pour poursuivre les échanges sur nos parcours respectifs en connaissance de soi et connaissance de l’Univers.

Depuis notre rencontre, M. me téléphonait régulièrement les jours suivants pour savoir comment j’allais. Je lui avais confié que je vivais assez mal le fait que mon mari ne retrouvait pas de travail après son licenciement et que le jugement rendu par la justice sur les conditions abusives et discriminatoires du licenciement se faisait attendre depuis 2 ans.

M. voulait m’aider dans l’épreuve que je traversais, jusqu’à me proposer d’animer ensemble des visites de la Cathédrale, histoire d’alimenter financièrement un peu le quotidien.

Il proposa ensuite que nous animions des ateliers en développement personnel afin de développer mon activité de thérapeute.

 

Nous échangions beaucoup par mail aussi. Il se confia sur sa vie personnelle, sur son cheminement spirituel. Nous apprenions de plus en plus à nous connaitre, l’un et l’autre. M. avait des sentiments pour moi, cela transparaissait dans ses écrits. 

Je n’y étais pas insensible, mais je ne désirais pas remettre en question mon couple jusqu’au jour où il y eu une sorte de switch dans mon cerveau.

 

J’ai senti en moi une énorme émotion monter qui je le savais, balaierait toutes mes résistances dont la croyance que mon mariage était le gage d’une union à vie avec mon mari, jusqu’à ce que la mort nous sépare.

Depuis ce switch dans mon cerveau, j’étais convaincue que M. était ma flamme jumelle, que notre rencontre était inscrite dans le plan divin (oui mais sous l’égide de quel(s) dieu(x) ?), que ce n’était pas le hasard si ce fut le jour de la fête de l’Archange Michaël, que nous avions parcouru la 1ère fois ensemble la Cathédrale.

 

Sont revenues ensuite à ma mémoire sous forme d’images, des vies antérieures où nous étions très proches.

 

J’étais complètement retournée. J’avais peur et j’étais à la fois déterminée à suivre la guidance de mon âme (ce que j’interprétais ainsi alors).

Je voulais tellement vivre ma spiritualité que l’Univers m’avait envoyé un prêtre ! :-)

M. face à mes révélations était aux anges. « J’étais celle qu’il avait toujours attendue » me confia-t-il.

 

‘’La morsure d’amour’’ s’accomplissait.

 

Depuis lors, tout le temps que je vivais encore avec mon mari, j’étais hypnotisée par ma relation avec M.

Il n’y avait pas une seconde où je ne pensais pas à lui. Je me désintéressais de mon quotidien. Tous les prétextes étaient bons pour fuir ma famille et retrouver M.

 

Je vivais cette situation comme un arrachement, et ne supportant pas de vivre dans le mensonge, j’en informais rapidement mon mari, demandant le divorce. J’informais aussi mes enfants, mes parents, mes amis.

 

Je pensais que de son côté M. allait aussi acter son désir de vivre avec moi.

Il n’en fit rien, cachant à sa mère et à sa famille les sentiments qu’il avait pour moi. J’ai vécu ainsi dans la clandestinité pendant 2 ans, où M. me présentait aux yeux des autres comme sa partenaire dans les activités professionnelles que nous mettions en place. Sa mère avait de forts soupçons mais M. démentait catégoriquement.

 

Je souffrais de cette situation et n’avais de cesse de le dire à M. qui me répondait de patienter, qu’il fallait qu’on ait de l’argent pour emménager chez nous, qu’il prenait les choses en mains pour que nos activités fonctionnent. 

Je ne comprenais pas pourquoi il ne voulait pas partir de chez sa mère pour se trouver un logement en attendant que je sois divorcée. Il avait administrativement remis ses dossiers à jour pour percevoir une petite retraite. Il me disait toujours qu’il devait finir de trier, de garder ou jeter selon le cas, ses affaires entreposées chez sa mère.

 

J’en vins même à lui proposer de l’aider dans son rangement afin de précipiter un peu l’occasion de vivre ‘’chez nous’‘.

 

Je désirais tellement être avec lui que je passais tous les après-midi en sa compagnie chez sa mère, pour que nous travaillions ensemble sur nos projets communs (création de l’association, du blog internet, des interfaces de communication sur nos propositions d’activités, préparations d’événements collectifs avec d’autres associations)

 

Sa mère n’appréciait pas l’accaparation de son fils qui devenait moins disponible pour elle.

Elle lui faisait du chantage, lui reprochant de profiter de son hospitalité et de ne pas s’occuper d’elle autant qu’elle voulait.

 

Les prédateurs étaient ravis.

Ils se nourrissaient de nos émotions, de nos énergies. Le prédateur de la mère pompait l’énergie du fils et le prédateur du fils se revigorait auprès de moi qui avais alors de l’énergie à revendre dans l’empressement enthousiaste de vivre mon nouveau couple.

 

Les prédateurs de mes enfants et de mon mari sautaient aussi sur l’occasion pour me pomper allègrement.

 

Comment ai-je pu tenir pendant 3 ans ainsi, menant une double vie, jusqu’à ce que le divorce soit prononcé ? Mon mari espérait que je revienne sur ma position, il ne voulait pas ‘’me lâcher’’. Il me retenait par le lien financier, réglant toujours les charges domestiques puisque je n’avais plus de revenus. Il tenait à assumer son rôle d’époux et de beau-père responsable.

 

 

Qu’est ce que l’AMOUR dans la relation de couple, dans la famille ?

 

Le couple en densité 3D, au service de soi, se sert de l’amour pour combler des manques, se rassurer, posséder, jouir.

C’est un amour qui attache, qui étouffe, qui sclérose la relation.

C’est un amour qui dépossède de son pouvoir, de sa maitrise de manifester son Soi.

L’Amour en 3e densité ne s’exprime pas librement car il est conditionné à une notion duelle « j’aime, je n’aime pas »

 

Ce n’est pas de l’Amour, le véritable Amour est une énergie d’expansion, de croissance, d’évolution.

 

J’ai longtemps cru qu’ ‘’être au service de l’autre’‘ était une preuve d’amour. Je croyais que faire à la place de l’autre, rendre sa vie confortable, c’était lui être agréable, et être digne d’être aimée en retour.

 

« Digne d’être aimé » c’est croire que l’Amour est conditionné à la valeur prédéterminée de la personne. C’est en fait un auto jugement, par programmation.

 

L’Amour n’a pas de condition. C’est une énergie qui circule tout le temps, qui est illimitée. Nous l’avons tous en nous, elle circule en nous  sauf quand on décide inconsciemment de bloquer son flux.

 

A l’image de l’eau qui coule en permanence, il n’y a pas de limite à son écoulement, sauf si on décide de construire un barrage* qui arrête la circulation de l’eau.

 

Le couple dont la conscience s’éveille, n’utilise pas l’Amour mais le laisse circuler en lui. L’Amour est libérateur. 

L’homme et la femme qui décident de vivre le couple en conscience, sont honnêtes vis-à-vis d’eux-mêmes et restent vigilants à rester authentiques et vrais. 

Ils ne se mentent pas pour faire plaisir à l’autre, ils savent reconnaitre comme sujet d’apprentissage, ce qui résonne de déplaisant chez l’autre (faisant l’objet d’une réaction) pour aller voir en lui la part de lui qu’il refuse (le barrage*) et toutes les programmations qui y sont attachées pour pouvoir s’en libérer.

 

M. se culpabilise de me voir pleurer. Il se sent alors responsable de mon émotion. 

Sa croyance de « si je l’aime, elle est heureuse » se transforme en « si elle pleure c’est à cause de moi »

 

L’émotion est un moyen de fracasser par les pleurs, le barrage de ma résistance à la libre circulation de l’Amour.

 

Par effet miroir, j’avais espoir que M. s’ouvre davantage à ses émotions pour les manifester.

Il a développé une carapace reposant sur la manipulation New-Age, dans laquelle il se complait. L’illusion bien entretenue par le New-Age de croire qu’il suffit d’avoir des pensées positives « Amour et Lumière » et d’utiliser la loi d’attraction (tronquée par le même New-Age) pour manifester matériellement ce que l’on souhaite obtenir.

 

Effectivement, il a exprimé davantage ses émotions, mais en tant que portail hyperdimentionnel, je me demande si ses émotions n’ont pas alimenté davantage la prédation qui l’empêche de voir ce qu’il a à dissoudre en lui comme croyances et pensées et qui l’empêche de discerner les agissements de son propre prédateur.

 

 

M. désire utiliser la loi d’attraction New-Age pour le service de soi quand je tente de mon côté de créer une réalité reposant sur une motivation SDA.

Je cherche à vivre dans l’abondance en me libérant de la peur de manquer d’argent, quand M. recherche la prospérité à travers des activités lucratives, en continuant de vouloir répondre à  un système économique.

Je cherche à créer une nouvelle réalité, en me détachant de tous liens, du passé comme des relations d’attachement familiales, alors que M. alimente toujours l’attachement avec sa mère et rêve de fonder une famille.

 

Notre relation de couple « à distance », sauf pendant une période d’1 an où il a habité chez moi (période où je ne me suis pas sentie respectée dans mes besoins) a fini par me lasser.

 

Je voyais bien que M. s’investissait davantage dans notre relation de couple seulement quand je lui faisais une crise et qu’il avait peur que je le quitte. Il replongeait ensuite dans une forme de léthargie, provoquée par la prédation et autres entités de 4e densité.

 

J’aurais souhaité qu’il intègre la Connaissance par la volonté de chercher l’information et de l’expérimenter.

Je n’ai pas cessé de lui parler de mes propres intégrations afin de l’inciter à en faire autant mais il me répondait : « Arrête de vouloir tout décortiquer. Tu n’es pas dans la spontanéité ainsi, tu te coupes de la joie, tu ne laisses pas circuler les énergies »

 

M. ne se rend pas compte de ce qui interagit en lui et que s’il ne va pas voir, il se laisse manipuler.

Par contre je ressens de plus en plus la prise énergétique lorsque je suis avec lui, même au téléphone.

 

Comme j’ai l’habitude de me remettre en question, je suis tombée dans la confusion.

Sont venus s’insinuer les doutes sur toutes « les bonnes » raisons de quitter M.  

 

Je sentais la ruse du prédateur mais je ne savais pas si elle reposait sur le fait, qu’il me poussait à quitter M. ou le fait qu’il me manipulait pour que je reste avec lui.

 

Je voulais des réponses claires et précises… sur mon couple, sur mon désir de partir m’installer dans le sud de la France.

 

Peut-être que c’est une fuite de ma part ? Fuir une région ? Fuir un homme ?  

Pendant plusieurs jours, je ne répondis plus aux appels téléphoniques de M., je refusais de le voir.

 

Je coupais le canal de prédation.

 

Je pressentais alors que ce canal risquait de s’activer autrement.

J’en eus confirmation quand ma fille me relata le contact transdimentionnel qu’elle subit une nuit dans une grande frayeur.

Mon fils, qui anime un camp de jeunes, m’apprit qu’il était avec les autres animateurs et les enfants, infestés par des tiques, en abondance dans la région où il se trouve (gêne et tique/génétique - je publierai un écrit sur le sujet). Il se sentait extrêmement fatigué, il n’avait pas le moral.

 

Mes nuits n’étaient plus reposantes. Mon sommeil habituellement profond était entrecoupé de réveils, souvent entre 3 et 4 h du matin.

Je n’arrivais plus à me rappeler de mes rêves.

 

La présence de M. me manquait à mes côtés. 

Pourtant, nous ne vivions toujours pas ensemble et les reproches que je lui faisais de plus en plus souvent ternissaient notre relation. 

Alors sont-ce mes projections avec lui qui me manquent plutôt que la réalité que nous vivons ?

Est-ce parce que j’éprouve toujours de l’amour pour lui ?

Est-ce que ce sentiment de vide par moment ne provient pas justement de la coupure prédatrice ?

 

Est-ce parce que je crois encore à la possibilité d’une transformation intérieure pour nous deux qui élèverait notre couple sur une autre réalité, détachée des liens d’attachement, nous permettant d’œuvrer dans la Connaissance des multiréalités afin qu’elles ne nous manipulent plus ?  

 

 

Mon corps m’enseignait aussi.

 

Je m’accrochais plusieurs fois par l’ouverture très large de l’emmanchure droite de ma chasuble, sur la poignée de la porte de la cuisine. Le fait d’être accrochée me retenait dans mon élan de passer la porte.

 

A quoi (quelles pensées, quelles croyances ?) ou à qui (M. ? le couple ?) je m’accroche ?

La porte était toujours ouverte et je m’accrochais à chaque fois que je la passais jusqu’au moment où je fis un trou dans la trame du tissus (les fils cassent et le tissus est séparé en 2).

Le message était clair : 

« Tu ne passeras la porte de la nouvelle réalité que si tu lâches tous les liens qui te retiennent. Le cheminement commun avec M. est terminé. Vous avez chacun maintenant un chemin différent à poursuivre, la séparation est nécessaire »

 

Je raccommodais 2 accros successifs sur ma chasuble (dans le dos à hauteur du bas de l’épaule).

 

Le dos en décodage biologique (cf. "Dictionnaire des malaises et maladies" de Jacques Martel), indique le passé, c’est aussi mon support, mon soutien.

Les épaules sont ma capacité de porter une charge, des responsabilités.

«  Le côté droit du corps représente le principe masculin. Il représente ma relation avec le principe masculin, tant le mien que par rapport aux hommes de ma vie : père, compagnon, etc. […] Il représente le côté actif de ma personne qui prend les idées et les intuitions de mon côté féminin et les met à exécution. […]  C’est lui qui choisit les directions. […] Des malaises du côté droit (pour une femme) me montrent une dualité face à ma vie professionnelle et les clichés auxquels je désire me soustraire. […] C’est lorsque je peux équilibrer mon côté masculin ET féminin que je peux atteindre ma pleine réalisation. »

 

Inconsciemment, le fait de raccommoder les accros, montrait ma volonté dans mon couple de trouver l’équilibre du féminin et du masculin. Mais cet équilibre dans le couple ne peut se faire sans trouver d’abord cet équilibre en soi (que l’on soit homme ou femme).

 

Je prends conscience que j’attends de M. qu’il mette à exécution (le côté actif du masculin), mes idées et intuitions (le côté réfléchi du féminin) concernant notre vie de couple.

 

C’est exactement ce que M. m’a proposé dès notre rencontre d’ailleurs, mettre en commun nos connaissances pour réaliser des ateliers et des animations, dans un cadre professionnel, qui assureraient des revenus.

Sauf que M. a aussi des difficultés à trouver l’équilibre entre son principe féminin, davantage sollicité et son principe masculin plus en retrait qui l’empêche de passer à l’action.

 

Quelques jours plus tard, en sortant de la cuisine (indice de la cuisine : lieu où se préparent les plats qui sont une alchimie de différents produits assemblés) je m’accroche cette fois-ci le pied gauche dans la cale en bois de la porte qui la maintient ouverte. Cette cale représente un chat (message Léonin).

C’est mon petit orteil gauche qui s’est accroché dans mon élan (je portais des nus pieds). La douleur fut intense.

Je jurais un bon coup en me massant l’orteil avec de l’huile d’arnica puis n’y prêtais plus attention.

C’est en soirée que je fus surprise de voir mon orteil gonflé, avec un hématome de sang à l’intérieur qui le rendait rouge violacé. L’effleurage avec mon doigt était douloureux. Je pensais avoir un beau bleu qui allait partir dans le temps mais les jours suivants, bien que le sang se fut résorbé, mon orteil était toujours enflé, je pouvais le bouger mais le toucher me faisait mal.

Je décidais de lui faire des emplâtres d’argile verte + miel de Manuka, suspectant que l’os sous la violence du choc avait dû être fêlé, d’où l’épanchement de sang sous la peau.

 

Cet incident, nouvel "accrochage" m’interpella et je regardais la signification dans Le Dictionnaire de Jacques Martel :

 

« Les orteils représentent les détails de l’avenir. Se cogner l’orteil est vivre de la culpabilité. Je peux trop m’en faire pour les petits détails à régler pour le futur et cela m’éloigne de l’essentiel. Si je veux aller trop vite sur le but que je me suis fixée, mes orteils seront affectés. Je suis fatiguée de toujours avoir la responsabilité que tout se passe en harmonie. 

Le petit orteil est relié au cœur. Il représente la famille ainsi que tous les aspects familiaux de ma vie, particulièrement l’amour, l’harmonie familiale. Il est relié à l’audition et à l’intuition.

Il symbolise la sagesse, l’intégrité, la vérité, l’ouverture vers soi-même et les autres, la communication. Une blessure (émotivité grande) au petit orteil indique que je vis un manque d’harmonie à l’intérieur de mon couple. J’ai besoin d’un changement au niveau de mes relations avec les autres afin que celles-ci soient en harmonie avec mes nouvelles idéologies, croyances et aspirations. »

 

Je fus soufflée par une telle justesse des propos, correspondant exactement à la situation que je vis.

 

Effectivement, depuis ma rencontre avec M. j’ai cheminé au fur et à mesure de mes prises de consciences, fruits d’un travail permanent de recherches, de quête de vérité, sur moi et sur le sens de la vie, pour me rendre compte aujourd’hui, que je ne suis plus la même qu’en 2012.

Je n’ai plus la motivation de développer mon activité de thérapeute. Je ne veux plus me laisser exploiter par le système, avec la peur de manquer d’argent.

Je me suis mise à écrire beaucoup, à partager certains écrits sur mon blog et sur le Réseau Léo.

Partager, témoigner, apprendre, chercher, expérimenter sont devenus essentiels dans mon cheminement.

 

Je ressens aussi le besoin de laisser place à ma créativité, à me ressourcer par elle, cette créativité qui nourrit mon âme.

 

J’ai reçu dernièrement confirmation de la direction à prendre lors d’une promenade où mes pas m’ont dirigé en Basse-Ville de Chartres sur une passerelle qui surplombe la rivière de l’Eure.

 

J’étais face au mécanisme de vannage qui laissait couler l’eau dans un gros bouillonnement bruyant de bulles. L’immense saule pleureur qui était derrière moi caressait mon visage de ses feuilles au grès du vent. Je me laissais hypnotisée par le bruit de l’eau, le regard vague… j’entrais dans un état modifié de conscience.

 

 

 

 

Mon environnement commença à communiquer avec moi, à travers moi, dans une sorte de monologue où me parvenaient des affirmations, des questions et des réponses.

 

Cette eau est le reflet de l’effervescence bouillonnante de la vie en moi. 

Les feuilles du saule représentent toutes les idées inspirées de mon monde intérieur qui caressent mon esprit.

 

Je vois alors une fillette escalader la passerelle pour s’aventurer sur le muret du vannage et rejoindre le petit espace en terre, aménagé de fleurs et de plantes décoratives. Ses parents marchent sur la passerelle en gardant un oeil leur fille.

 

"Prise de risque" pensais-je, craignant qu’elle tombe à l’eau. La fillette serait-elle un reflet de moi ? Que peut-elle m’apprendre ainsi ?

 

Mon féminin doit prendre le risque sous la vigilance et la confiance de mon masculin, de s’exposer au monde. L’eau qui bout en moi est la Vie qui ne demande qu’à s’expanser à travers moi.

 

J’entends au même moment le père dire à sa femme : « Je me rapproche car je ne la vois plus » en parlant de leur fille.

 

Une émotion survint alors, remontant de mon ventre jusque dans la gorge pour s’arrêter au bord de mes yeux.

‘’Je ne sais pas faire… je n’ose pas’’

Quelle est la peur sous-jacente ?

‘’Peur de tomber, de me noyer’‘

‘’Je n’ai pas confiance en ce pont qui se déploie au fur et à mesure que je chemine dessus, ce pont qui me permet d’aller d’une rive (réalité présente) à l’autre (nouvelle réalité). Je suis encore conditionnée par des croyances anciennes que je dois lâcher pour croire à tous les possibles.’‘

 

Il est temps de quitter les peurs enfantines et ancestrales conditionnant ce monde qui arrive à sa fin.

Un nouveau monde émerge, seuls les courageux s’enhardissent à poser le pied sur le pont qui les mène à l’autre rive.

 

‘’J’ai pris ce pont, convaincue et guidée par la part plus grande de moi, cette part omnisciente qui sait où se trouve mon chemin. Je ne peux être sur les 2 rives à la fois, l’une connue qui me sécurise malgré ses conditionnements brimant ma liberté d’Être et l’autre rive qui m’attire inexorablement, malgré la peur de l’inconnu et les doutes qu’elle soulève.’‘

 

La fillette a pris une grande branche trouvée à terre, sorte de grande perche qu’elle transporte avec elle.

 

‘’Jeu d’enfant pour se confectionner une canne à pêche ? 

La cane me renvoie à l’oie et à tout son codage symbolique (messagère de l’autre monde dans la tradition celtique… l’au-delà… l’Aude là !! :-))

Pécher, c’est faire mordre à l’hameçon le poisson qui servira de nourriture.

Le prédateur est toujours présent.’‘

 

La nourriture du prédateur peut être un enseignement sur la voie du chaman. Le chaman apprend à déjouer les ruses du prédateur pour ne pas se laisser prendre à son filet et devenir le poisson ou le *dindon de la farce*.

L’illusion, cette grande farce qui nous nourrit depuis des éons, est toujours présente sur l’ancienne rive du pont.

Faire le choix de quitter la rive de l’illusion c’est entrer de plein pied dans la responsabilité créative consciente. La responsabilité est l’hameçon de la Nouvelle Réalité. Choisir de lancer le fil de pêche c’est aussi apprendre à patienter sans avoir d’idée préconçu sur le genre de nourriture qui va s’accrocher à l’hameçon. Dans la nouvelle réalité émergente (l’autre rive du pont) il n’y a plus de programme, de projection, mais une page blanche qui reçoit le texte que nous désirons écrire au fur et à mesure, en connaissance de cause, avec le soutien de la Connaissance.

 

Le saule projette en mon esprit le souvenir d’un atelier auquel j’avais participé l’année dernière, pour apprendre à fabriquer un panier en osier ou en rotin. (Nota bene : les tiges de Saule sont utilisées aussi pour confectionner de l’osier vivant pour des clôtures, des haies, des cabanes)

 

"Au fur et à mesure que mon panier prenait forme sous mes doigts, je me sentais vivante, en alignement avec toute mon Êtreté. Je n’étais plus dans la contrainte, plus dans la peur, plus dans le doute, plus dans le jugement, plus dans l’attente, j’étais présente à l’instant, heureuse de tordre et de croiser les brins de rotin. Je ne pensais plus, mon mental s’effaçait pour me laisser agir et façonner de mes mains un magnifique panier."

 

 

 

"J’ai dans ce travail utilisé mes dons manuels, une dextérité précise et minutieuse, un savoir-faire que je devinais avoir pratiqué en un autre espace-temps où l’art du tressage permettait de fabriquer une multitude d’objets de la vie courante.

 

Voilà ce que j’aspire à vivre dans ma nouvelle réalité, être au service des autres (communauté, société) grâce à mes dons et qualités, en étant détachée de la rentabilité, du profit, de la pression, toujours connectée à mon âme et à ma multidimentionnalité d’Être.

 

Mon travail n’est plus un travail (exploitation de l’homme par l’homme) mais un art dans et par lequel s’épanouit toute ma créativité, mon intuition, ma sensibilité, ma persévérance, mon aspiration pour le beau, le naturel, l’authentique. Une créativité inspirée qui devient inspirante pour les autres.

A ce moment là, un homme originaire du grand-sud (Maghreb) s’approche de moi. D’une main, il photographie la rivière, de l’autre, il tient un lancet de canne à pêche muni d’un moulinet."

La photo a saisi l'image de tout le dialogue. C'est un instantané d'une ligne temporelle du futur.

 

Cette communication survenue inopinément, fut écrite au fur et à mesure que me venaient les mots.

J’ai toujours avec moi du papier et un crayon, même quand je me balade.

 

Dans ma quête de savoir dans quelle direction aller, tout se met en œuvre pour me guider.

 

J’ai besoin de retourner dans la nature, pratiquer une activité manuelle, reprendre contact avec la matière, la terre.

Je suis restée trop longtemps dans le mental, l’intellect, dans l’image-in-air.

 

Je sais maintenant que mon équilibre, ma capacité à être dans ma force intérieure, repose sur le point de rencontre du matériel et du spirituel. 

 

Alors OUI, je serais de passage dans l’Aude du 6 au 11 août, et heureuse de rencontrer ceux qui le souhaitent, pour une balade ou échanger simplement avec moi.

 

J’ai contacté ma référente Pôle Emploi pour l’informer de mon projet de déménager dans le sud et de me former et travailler auprès d’un artisan d’art qui souhaite transmettre son savoir-faire.

 

J’ai commencé à lister sur internet des artisans pour ensuite les contacter un par un.

Je suis ouverte à tous types d’art, la vannerie, le travail du cuir, le travail du bois, la poterie, la peinture sur terre ou bois, confection de bijoux. Ce sera le coup de cœur avec l’artisan(e) qui précisera mon choix.

 

Si vous avez des pistes, contacts ou autre, merci de me les partager.

 

A bientôt,

Marielle (Cénacle Dépt 28)

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Isa (vendredi, 04 août 2017 18:25)

    Merci, c'est passionnant.
    Mécène = mes scènes
    Bon séjour dans lAude !

  • #2

    Leroy Jerôme (mercredi, 09 août 2017 14:25)

    Merci Marielle pour ce texte et toutes les informations que tu donnes au sujet de ta vie, de tes ressentis et de tes projets.
    Je me retrouve dans ton histoire comme celle d'Hélène et l'une et l'autre m'avez apporté beaucoup de compréhension dans ce que j'ai vécu avec ma dernière compagne.
    La prédation m'a également fait vivre "la face obscur de cupidon".
    Merci pour le texte que tu as écrit sur le pardon. Il m'a aidé couper les liens d'attachements...
    J'espère que nous aurons l'occasion de se voir prochainement. Je te souhaite de réussir pour tous tes nouveaux projets dans l'Aude-là!
    Un grand merci. Jérôme