Sauve toi, toi-même... et tu seras !!! par Anne-Isabelle (Anisa)

 

Je vous remercie encore pour votre accueil, d'avoir pu vivre « en direct live » le mode opératoire me permet de bien mieux travailler sur mon « auto dépouillement » et ma guérison.

 

LE DÉNI EST PIRE QU'UNE DOULOUREUSE VÉRITÉ (cahiers de l'Ange 3 Sand et Jenaël)

 

Depuis quelques jours, cette phrase défile dans ma tête, en boucle et en lettres de feu… elle me brûle et consume en moi l’échafaudage de mes certitudes, de mes servitudes.

 

Servitude (latin médiéval servitudo,-inis). Littéraire. État de dépendance complète de quelqu'un envers quelqu'un d'autre.

Synonymes : esclavage - servage - vassalité - contrainte - joug - tyrannie

Contraire : émancipation - affranchissement - émancipation - affranchissement – liberté (Dic. Larousse)

 

Autrement dit : état que je vis et vibre envers mon prédateur !!!

 

(Je précise ici que ce ne sont pas les mots exacts que David et Fred ont prononcés mais l'essence que j'en ai perçu)

Situation avec David exprimée en groupe, nous reprenons la construction de l'escalier qui mène au jardin (tout un symbole qui m'interpelle tant...) et lorsqu'il me parle de tout ce que j'ai porté et des résonances qu'il capte, comment c'est violent, dans moi cela déclenche un tsunami.

Fred me dit « tu parles de la souffrance des autres (ta fille, ton compagnon, ta mère,…) et tu ne parles pas de ta propre souffrance ? »

Ma souffrance ? c'est comme mes douleurs que je ne sens pas ou si peu, tout est masqué, verrouillé par mon propre déni jusque dans la matière.

Cela me percutes de plein fouet et les larmes coulent et m’enlèvent du poids (de la masse). L'étau qui enserre ma poitrine en continu se desserre de quelques crans, je reprend mon souffle.

 

Il y a une chose pire encore que l'infamie des chaînes, c'est de ne plus en sentir le poids. Gérard Bauër

 

En un instant, je vois, je comprends qu'au delà de toutes les situations de reproduction avec ma fille, le miroir qu'elle m'a tendu et la façon dont tout était exacerbé, accentué à son paroxysme au travers d'actes de colère engendrant de la violence, c'était sa façon de me hurler « MAIS REGARDE TOI, TU VOIS RIEN !!!»

SES mises en danger c'est les MIENNES … au-delà des reproductions (sur 3 générations) qui jalonnent nos vies comme des balises de détresse, c'est mon âme qui crie et pleure, à répétition, de plus en plus fort, pour que j'accepte enfin de voir et comprendre... et prendre le chemin de MA RESPONSABILITÉ.

Je revois, celui qui fut mon compagnon, en colère, brisant la vaisselle, me hurlant à maintes reprises :

« ARRÊTE DE T'OCCUPER DES AUTRES, OCCUPES TOI DE TOI !!! »

Quand il est parti, il a laissé une lettre aux enfants et une petite phrase posée sur la table de nuit que j'ai pris pour moi.

« CESSE DE T'EMPOISONNER »

 

Et je pense à ces boules de graisse que j'ai au bord de la paupière gauche (le passé et le féminin), que je perce régulièrement car elles frottent sur le cristallin (le cristal in, à l'intérieur, mon âme) et me gênent et qui reviennent sans arrêt.

Quand je les percent à chaque fois me vient cette phrase « tu as de la merde dans les yeux ». C'est cru et tellement vrai !!!

Oui, je n'ai rien vu, j'ai endossé le costume du sauveur et suis partie au combat. Depuis ma toute petite enfance, j'ai pris pour moi toute la souffrance de maman, et pour ne pas en mourir, j'ai bataillé pour les autres, corps et âme et surtout, surtout, je n'ai pas visiter en profondeur (ou si peu) ma propre souffrance, mes propres incohérences, les archétypes que j'ai investis, mes émotions refoulées...

 

Le sauveur nourrit, habille, héberge, prend en charge plus fragile que lui… Et, ainsi, il le contrôle totalement. «Une manière d'apaiser la propre peur de l'abandon qui le mine ». Ses actions sont compulsives et naissent d’un élan inconscient d’arrêter la souffrance, celle de l’autre, certes, mais dans le but caché d’apaiser la sienne ! Gene Ricaud-François

 

Quand Damien a parlé du charlatan, ça m'a interpellé (comme un résonance, un malaise) mais j'ai tout de suite fermé la porte en me disant que cela ne me concernait pas. Mais là, OUI, je le vois, je le vois faire focus sur l'autre pour ne pas voir ce qui me concerne. L'imposture c'est à mon égard que je la pratique et je suis passée maître dans ce domaine !!! Mon prédateur lui se régale, c'est un festin...

 

J'ai aussi de la colère et je comprend que c'est la part de moi qui tend à s'extraire du jeu et qui n'en peut plus de tout ce que j'ai met en place pour ne pas voir, pas sentir, pas ressentir. Mon côté féminin que j'ai tellement blessé et nié, toutes ses vies de femme torturée, brûlée, violée dont j'ai de vagues souvenirs. Et aussi la guerrière qui est en moi, qui peut tuer, tuer sa propre mère sur une autre ligne de temps...

 

Là, je me sens coupable de n'avoir rien vu à ce point là, tout en sachant (double peine), et d'avoir généré par mon aveuglement et mon entêtement ces situations qui ont été crescendo dans la violence. Ma responsabilité est immense dans ce qui c'est passé. Et je vois à ce moment là, le prédateur, ce petit juge qui essaies de récupérer la situation. Le processus de retour à moi même que j'ai entamé me permet déjà de conscientiser partiellement cela, par couche, par strate, l'une après l'autre pour une totale intégration.

 

Je vois, peut être bien pour la première fois en conscience et en profondeur les miroirs, combien les gens (vivants ou décédés), alters qui m'entourent et jusqu'à mon propre prédateur, me montrent exactement ce qui ce passe à l'intérieur. Tout ce qui n'est pas conscient, pas vu, pas reconnu, pas accepté. Ce qui vibre de moi et que j'ai refusé de voir, de comprendre et de traverser en l'amenant au centre de moi même pour le transmuter.

 

Merci à mon En-Je, je vois enfin tout cela, je l’intègre vraiment pour mon propre compte (ce n'est plus l'autre qui porte le chapeau et la victime que je croyais être peut se redresser et le bourreau déposer les armes) ainsi je peux donc enfin y remédier…

En acceptant de m'extraire du rôle du sauveur, du bourreau, de la victime, j'accepte d’affronter, de traverser, de vaincre la déloyauté, la haine (je me suis tellement haï !!) et la culpabilité à mon égard.

Accepter ne veut pas dire approuver. Je comprend maintenant que cela signifie choisir la paix intérieure, cette paix que j'ai toujours cherché sans jamais la trouver vraiment. (Merci à C. Portelance pour cet éclaircissement)

J'en accepte la responsabilité, après tout c'est moi qui ai créé tout çela et si je veux m'en libérer je dois le reconnaître (re - de nouveau, con – la puissance du féminin, naître – venir au monde).

 

Une autre piste qui me renvoies à cette phrase qui a ponctuer mon enfance « si tu avais été un garçon, on t'aurais appelé Michel ».

Être un garçon manqué me renvoies à ma culpabilité (de ne pas l'avoir été) et le processus qui m'a amené à nier ma féminité et étouffer en moi la puissance de mon intuition, de mes émotions, ne rien voir et ne rien sentir...

Je comprend complètement, ENFIN, que c'est moi que je dois sauver, que je ne peux m'extraire de ce jeu pervers si je ne nettoies pas mon propre seuil, mon socle.

Je l'accepte et le traverse…

Je sais que c'est un exercice que je vais refaire souvent.

 

« Traverser = apprendre sans empressement, c'est à dire sans forcer le dénouement et sans le bloquer. » Cahiers de l'Ange

 

Et je sais aussi, jusque dans mes cellules, mes atomes, mon ADN que je peux le faire, qu'en moi il y a assez de volonté, d'endurance et de puissance de retournement pour vivre la totalité du processus : me confronter à la totalité de mon passé et le transmuter.

 

Il y en a certains qui mènent des vies passablement chaotiques sur cette planète, et il y a de bonnes raisons pour tout cela. Le but visé est d’accroître la force du soi de sorte qu’il devienne pleinement informé sur la réalité. Le soi est alors en mesure de décider en toute lucidité quel parcours suivra l’âme, ou quel sera votre chemin personnel à travers la réalité. Les messagers de l'Aube, B Marciniak

 

En toute lucidité, je décide, d'ouvrir grand les portes, de marcher résolument vers cet accomplissement. Je le fais là, encore, je n'ai plus peur, je ne fuis plus, juste traverser, accepter sans jugement, le reconnaître jusque dans mes cellules, mes atomes, mon ADN.

Pas de culpabilité à avoir, de ne pas être descendu suffisamment en profondeur, de ne pas avoir fait avant, c'est juste comme ça et tout le cheminement d'avant, j'en avais besoin pour en arriver là.

Et c'est tout, c'est comme cela, pas de jugement, juste un sentiment de paix et de détente dans tout mon corps qui vient comme un baume, à cet instant.

La vibration du pardon prend place en moi, elle m'apaise et me rend plus légère. Merci

 

« Pardonner signifierait tout simplement "donner la part". Autrement dit, me pardonner renvoie au fait de reprendre ma part de responsabilité dans une expérience donnée, dans les rôles que j’ai consenti à jouer. Dès lors, être responsable signifierait trouver les réponses aux événements que j’attire à moi (mon karma) ! ... » Extrait de « Responsable mais pas coupable ! » par Eli et Frans

 

Alors c'est quoi mon choix ?

C'est définitivement celui de mon âme qui sait que je peux le faire et qui m'a poussé dans mes propres retranchements.

La vie au travers de ma bulle de perception qui m'a malaxé, m'a servi et resservi les mêmes expériences, m'a mise dans l'inconfort permanent pour que je bouge sur mon axe.

Certaines expériences que j'ai comprises et intégrées, d'autres dont je me suis détournée car trop engluée dans l'émotionnel et les schémas emprisonnants de mes résonances karmiques. Rien n'est jamais perdu sur ce chemin là de retour à soi même.

 

Désormais à l'écoute attentive de ce qui me traverse et le plus empathique possible, je visite un à un mes états d'âme et mes émotions, les couche sur le papier, puis y revient…

Dans ce flux et ce reflux, je découvre à petits pas que je porte en moi la puissance de tout transcender et la capacité de l'intégrer au plus profond de moi, ici et maintenant.

Je sais que sur ce chemin, je peux faire appel aux autres aspects de moi-même, bien au-delà de la matière, que je recevrai des réponses (j'en reçois déjà – merci). Aussi j'ose demander pour moi, pour ma libération.

 

Dans les moments de doute et de fatigue où il me semble que je piétine, je me relie à la puissance de mon EN-JE, à vous la Tribu qui m'avez fait découvrir le processus de libération dans son côté pratique et sa puissance de libération, à Sand et Jenaël qui ont défrichés le chemin, expérimenté le processus et tant d'autres choses encore, à tous ceux qui cherchent et qui trouvent.

 

Merci à vous tous !!!

 

Anne-Isabelle (Cénacle-24)

 

« Dès le début de cette exploration multidimensionnelle, les souvenirs que vous vous êtes dissimulés à vous-mêmes referont surface. Vous serez stupéfiés d'avoir pu oublier totalement des événements entiers et de grands pans de votre existence, tout particulièrement des événements survenus lorsque vous aviez moins de douze ans. Vous serez étonnés lorsque vous explorerez la capacité du système nerveux d'interrompre le flot de données que l'esprit ne peut arriver à comprendre. Et pourtant, tous les souvenirs y sont bien enregistrés, de sorte que vous pourrez les faire remonter en votre conscience. Vous aurez maintenant la capacité de saisir un grand nombre de choses parce que vous apprendrez à être neutre et à ne pas juger ce à quoi vous avez participé. Faites l'exploration de votre corps, de votre identité actuelle et de votre vie présente, faites-le sans tarder.

À mesure que l'information contenue dans votre ADN sera reconstituée et remise en circuit, vous serez capables de ressentir à quel point les événements de cette vie sont liés ensemble, ont cheminé conjointement et possèdent un fil conducteur d'intentions en relation avec de nombreux lieux où vous avez séjourné et de nombreuses identités que vous avez occupées. Idéalement, vous cesserez de porter des jugements et, de ce fait, vous serez en mesure de retracer ce qui s'est véritablement produit ici ; et cela vous le revivrez en témoins privilégiés grâce à la mémoire cellulaire.

La seule manière pour vous d'accéder à cette fréquence supérieure repose sur votre capacité à ne pas juger de votre participation au sein de ce processus. Il s'agit là de quelque chose de très complexe et de très important : ressentez ce que nous venons de vous dire. Pour y parvenir, vous devrez faire table rase du paradigme existant et devenir un hérétique de la réalité. Vous commencerez alors à comprendre qu'une existence légitime et réelle vous a été tout simplement cachée. Il faut absolument que vous commenciez à vous souvenir de qui vous êtes. Vous n'êtes pas seuls. Vous ne pourriez pas y arriver seuls. Même lorsque nous vous disons que vous êtes le porte-étendard de votre âme, il y a d'autres aspects de votre être qui ont déjà tout compris ce qui se passe et qui reviennent à votre époque pour propulser ce vortex tourbillonnant d'énergie qui va bientôt avoir une influence considérable sur toutes les réalités. » Les Messagers de l'aube, B. Marciniack

 

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