Sortir du moule transgénérationnel et transdimensionnel - Partie 2 - par David

 

La deuxième nuit après la rencontre avec l'équipe LEO, donc celle qui suivit l’accueil des émotions, je fis un rêve où se trouvait une personne que j’ai connu il y a quelques années. J’étais alors un jeune adulte. Je ne me souviens pas du contenu de ce rêve, hormis la présence de la personne en question. Une personne de sexe féminin. Une des premières choses à mon réveil, fut de chercher des nouvelles d’elle par le biais d’internet. Je tombais sur son profil Facebook et celui de son frère. Je ne fus pas étonné de la voir sur une photo au pied d’une cathédrale, et voir qu’elle partageait des images du (soit-disant) sauvetage de Notre Dame de Paris. Elle est ouvrier du patrimoine. Je savais intimement que j’avais là de nouveaux indices pour mon puzzle en cours de réassemblage.

Maïder, le prénom de cette personne, est un prénom basque qui signifie littéralement, "Marie-belle". Je partage à cet endroit, et à d’autres reprises dans ce texte, des liens d’un ordre plus général que le système d’indices me conduit à faire. Ces liens m’amenent à extrapoler à l’échelle sociétale, la programmation dont je fais l’objet personnellement, et me permettent de mieux connaître la fabrication de ma part SDS.

 

ND de Paris présente deux tours jumelles sur sa façade principale. Deux tours enserrant l’entrée du sanctuaire. La vulve. Cette façade et ses deux tours forment un empilement de H, qui personnellement me font penser à l’échelle de Jacob. Ce qui signifie, toujours à mes yeux, que c’est par l’expérience dans la matière, les pieds sur terre et donc joints à la Déesse Mère Androgyne, que nous pouvons nous élever vers Nous-même.

La vision des satanistes, dont l’incendie de ND est la signature (leur acte est lui-même inclus dans un plan plus vaste, un plan à tiroirs), est complètement l’inverse, tant dans le regard porté sur le féminin qu’en ce qui concerne le sens de l’accomplissement. Pour eux, la femme, notamment celle à qui l’on inflige une souffrance lors d’abus rituels, est réduite au stade de simple réceptacle, servant leur activités occultes. Activités qui consistent à invoquer l’entité démoniaque qui est censée conférer un pouvoir. Ce qui revient à détourner une part de l’essence féminine, qui est d’être le contenant. De ce fait, le maître de cérémonie peut se voir lui-même incarner ce "statut", et se désigner parfois comme la "Grande Femme"…

 

Maïder est la seule personne féminine avec laquelle j’entretins une relation de connivence poussée sans avoir avec elle de rapport sexuel. Nous dormions souvent ensemble, souvent encore habillés, sans que rien ne se passe jamais de ce point de vue là. Car malgré le désir parfois présent, nous savions intérieurement que cela pouvait porter préjudice à la pureté de la relation. Nous revivions évidemment des mémoires de frère et sœur, ou de fine amor, suggérant une empreinte gémellaire que pointe le rêve et le système d’indices dans lequel il intervient.

Les prédateurs s’arrangèrent toutefois pour que la programmation que je décris dans ce récit, prenne le pas sur ce type de relation, et que les suivantes soient marquées par des comportement plus tortueux, m’emmenant sur d’autres embranchements que celui entrevu à ce moment-là. Je ne cherche pas à dresser un tableau sordide de mes "histoires d’amour", mais force est de constater, que, à des degrés divers, durant celles-ci l’ingrédient essentiel du partage était corrompu.

Il y avait aussi des expériences à vivre et des programmes à comprendre. Cette relation avait peut-être simplement pour but de planter le germe d’une reconnexion avec une part qui sommeille en moi. Pour le jour où je serais capable de surmonter la distorsion du jugement.

 

Les jumeaux, l’essence gémellaire, ouvrent-elle à un autre monde, à un monde plus conscient en favorisant une transformation particulière ? Sont-ils le rappel d’un phénomène inhérent à l’existence, comme mes aventures tendent à me le faire comprendre ? La figure d’un dialogue universel, d’une dichotomie à la source de toute dynamique évolutive, lisible au cœur même de notre ADN, formé par deux brins en miroir s’enroulant ensemble selon une spirale ? Symbole profond de l’initiation en tant que rencontre avec Soi, avec le double cosmique ?

 

L’image de Janus la double porte, jean-les-deux-visages regardant le passé et le futur me vient. L’archétype du Fou aussi, associé au 22 (2x11), et celui de la voie initiatique qu’il symbolise, également… Et le mystère de la conscience SDA, qui visiblement possède une sorte de don de permutation remettant le sens des choses à l’endroit, s’additionne à ce troublant inventaire. Je vois cette conscience comme le centre jouxté par les deux portes de Janus, et constate que nous expérimentons progressivement ce don s’exerçant depuis notre centre intérieur. C’est celui qui permet indistinctement, de regarder par la première porte le monde de 3ème densité SDS (le passé) et de voir ce qui est réuni par la séparation, ou de se tourner vers la 2ème porte (le futur), pour recevoir les informations en provenance des densités supérieures encourageant cette réunification. Ce mouvement de va-et-vient offre à la dynamique de compréhension sa forme de spirale ascendante…

 

La vérité et le mensonge sont-ils jumeaux ? Ce qui conférerait à notre univers et à d’autres leur caractère duel ou gémellaire. Ces deux polarités – avec certes un principe d’inclusion pour la vérité et de non-inclusion pour le mensonge – ne se superposent-elles pas aux deux univers jumeaux du modèle cosmologique Janus, mis au point par Jean-Pierre Petit ? Où celui de l’univers alvéolaire, également cautionné par ce chercheur ? Dans ces deux modèles, chaque univers est le miroir inverse de l’autre, de telle sorte que dans l’univers jumeau du notre, les masses sont négatives. L’univers inversé du nôtre n’est pas vraiment habitable et il est plus proche de l’esprit et du psychisme que le monde que nous connaissons. Il semble que la conscience ait besoin de ce duo pour expérimenter avec l’univers-matière.

Certaines autres particularités de cette relation gémellaire découverte par J.P. Petit, sont entre autres, que le temps s’y déroule en sens opposé et que l’anti-matière, la masse négative, repousse la masse positive, la matière, majoritaire dans l’univers sur lequel est généralement focalisée notre conscience. Il y a donc des zones ou poches (alvéoles) d’anti-matière et d’autres de matière.

Ne voit-on pas dans notre quête, la vérité et le mensonge se repousser eux-aussi, tout en se côtoyant et en se mélangeant à des doses infinitésimales, comme c’est le cas pour la matière et l’anti-matière, mais également pour l’Être (le centre SDA, l’Esprit) et le Non-Être (le centre SDS, la matière), ou dit autrement encore, pour la Conscience et l’Inconscience ? Pensons au symbole Yin-yang. N’y aurait-il pas également des poches de vérité au sein du système basé sur le mensonge que nous expérimentons, et vice versa ? Cette vérité agirait en quelque sorte par homéopathie sur l’étendue du mensonge et ce dualisme pourrait être celui qui est au cœur donc, du mouvement d’évolution multidimensionnel. N’est-ce pas ce que nous faisons au travers de notre démarche, repousser l’emprise du mensonge, créer et élargir un espace de vérité dédié à un nouveau futur ? Nous devons donc voir dans ce cas, la frontière de ces deux univers en nous. Cette démarcation matérialiserait alors, autant notre division intérieure que notre potentiel de réunification et donc d’action sur ces réalités jumelles.

 

On peut donc imaginer, que chaque ligne spatio-temporelle a un double. Et l’ensemble de ces doubles forme un multivers jumeau au multivers-matière. À la différence de ce dernier qui donne lieu dans certaines densités de tendance SDS, à des lignes où les choses sont vécues comme séparées, dans le multivers éthérique tout est d’emblée interrelié, c’est à dire que la signification de chaque relation y est à priori accessible. Par conséquent, même si nous n’en n’avons pas forcément conscience, tout ce que nous vivons, chacun de nos faits et gestes, sont connectés entre eux et au Tout, au travers de la ligne jumelle de nature psychique. C’est le niveau de l’inconscient collectif et du supralangage, ce sont les plans immatériels par où toutes les densités communiquent et par où toute l’information transite. On peut penser que grâce à cette gémellité, chaque couple de lignes peut co-évoluer à l’intérieur des grands cycles cosmiques. Plus notre attention fera des va-et-vient entre plan matériel et plan informationnel, acceptant par la-même l’information du plan collectif et l’aidant à pénétrer et informer notre expérience, plus cette co-évolution sera efficiente. Et ce, quelles que soient la densité et l’orientation de provenance de l’information, mais seulement en s’alignant sur celle d’origine SDA. Par exemple, on voit que dans mon cas de nombreuses mémoires ou influences de lignes parallèles SDS se manifestent dans cette ligne. Elles constituent une connaissance importante. Mais je ne peux les comprendre et escompter transcender les situations qu’elles soulignent, qu’en intégrant les informations de caractère plus SDA émergeant ça et là dans mon scénario, au travers des échanges ou par le biais de l’Ange. Ces dernières informations me poussant et me guidant à me remettre en question.

En complément, voir le rôle de la force faible (voir Leo dico) et de la rotation des particules qui nous composent, et celle des corps en général ; car il y a là sans doute une description scientifique des allers-retours entre les plans, soit de la connexion avec la ligne jumelle et un au-delà plus vaste.

 

Sur le plan des synchronicités, le supralangage de l’Ange démontra là-aussi sa sagacité, car ce n’est que tout récemment que je découvrais les travaux de J.P. Petit. (https://www.youtube.com/watch?v=JHH-wUP72-k&t=228s)

 

Bien des parties du tableau d’ensemble éparpillées dans ma mémoire et dans le scénario extérieur, que peut nous inspirer l’Ange, et que le dialogue nous permet d’éclairer, sont encore à découvrir et à assembler. Et des pièges à surmonter pour parvenir à cette réunification.

Les indices et les ressentis présents ces derniers temps sont vraisemblablement essentiels, puisqu’ils me poussent à un processus d’accouchement et de remise en question, ainsi que de mise à jour de la Matrice SDS, et privilégient donc la soif de vérité au confort instauré.

 

Voici un extrait du dictionnaire des symboles Laffont, qui paraît concorder avec les informations donnés par l’Ange et mon parcours :

 

"Toutes les cultures et mythologies témoignent d'un intérêt particulier pour le phénomène des jumeaux. Quelles que soient les formes sous lesquelles ils sont imaginés, parfaitement symétriques, ou bien l'un obscur et l'autre lumineux, l'un tendu vers le ciel et l'autre vers la terre, l'un noir et l'autre blanc ... ils expriment à la fois une intervention de l'au-delà et la dualité de tout être ou le dualisme de ses tendances spirituelles et matérielles, diurnes et nocturnes. C'est le jour et la nuit, les aspects céleste et terrestre du cosmos et de l'homme. Quand ils symbolisent ainsi les oppositions internes de l'homme et le combat qu'il doit livrer pour les surmonter, ils revêtent une signification sacrificielle: la nécessité d'une abnégation, de la destruction ou de la soumission, de l'abandon d'une partie de soi-même, en vue du triomphe de l'autre. Et ce sera naturellement aux forces spirituelles de l'évolution progressive d'assurer leur suprématie sur les tendances involutives et régressives. Mais il arrive que les jumeaux soient absolument semblables, doubles ou copies l'un de l'autre. Ils n'expriment plus alors que l'unité d'une dualité équilibrée. Ils symbolisent l'harmonie intérieure obtenue par la réduction du multiple à l'un.

Analysant le rêve d'Alice au pays des merveilles, qui rencontre deux jumeaux après un carrefour, André Virel voit dans ces jumeaux le symbole d'une ambivalence, analogue à la croisée des chemins."

 

À propos des pièges, je sais que chaque effort pour sortir de ma bulle autistique aura tendance à être contrecarré par le système SDS. Car il possède encore de nombreux leviers de contrôle sur ma psyché et sur mon corps physique.

Par exemple, après l’entrevue avec les Leo, je pris conscience que les prédateurs m’avaient pendant celle-ci, conduit à reprendre des circuits souvent empruntés. Ce qui était surtout notoire à la fin de l’entretien. Ces circuits me replacent dans une attente et dans un besoin de ramener les choses à moi (à l’ego). Ce qui finit, si je n’y prends pas garde, par me déconnecter de l’échange et par me plonger dans des états d’absence. Dans des circonstances comme celles-ci où beaucoup d’informations sont partagées, ce phénomène peut être associé à l’apposition d’un "casque éthérique", dont je peux presque sentir les contours. Cette technologie a pour fonction de brouiller la réception des informations et plonge mon esprit dans un état cotonneux proche de l’effet de certaines drogues. Scénario qui signale autant la volonté du prédateur de rester caché, que celle qu’il a d’avoir "les mains libres" pour perturber la synergie, garder le contrôle et soutirer de l’énergie.

Le premier texte que j’ai écrit devant parler de ce vécu, démontra d’ailleurs cette emprise et la volonté de m’égarer.

 

Plus que jamais, je saisis que l’évolution spirituelle nécessite d’accepter ce que chaque situation a à me dire et d’acquérir un entraînement dans cet exercice. Il semble que ce soit là la porte qui ouvre aux voies d’appréciation supérieures.

 

 

Mais que s’est-il passé pendant la période cruciale de l’enfance ? Quelle onde de choc programmatoire y a vu le jour pour se propager au reste de ma vie ? Puis-je voir encore plus clairement ce qui a participé au repli sur moi, à l’enfermement dans un sentiment de non-amour, dans une vive colère et dans certains comportements prédateurs ?

Pendant l’accouchement des émotions, j’ai vu comme derrière le rideau tendu sur ma psyché. Et quelques jours après je suis retourné voir "derrière le rideau". Dans un état émotionnel plus calme mais mu par la possibilité de connaître la vérité. Le puzzle a recommencé à se reformer.

 

Je tiens à préciser que les différentes phases de récapitulation que j’ai pratiqué pendant ces deux années, ont certainement aidé l’éclosion que je partage ici. Cet exercice a "préparé" des liens et facilité l’art d’aller voir ce qui est enfoui. Cette vue des coulisses. Ces coulisses dans lesquelles les mémoires des scènes vécues sont toujours actuelles – attendant d’être conscientisées –, ne cessant pas d’influencer mes actions jusqu’à aujourd’hui. Certains passages peuvent perturber.

 

En même temps que je prenais conscience d’aspects plus profonds et plus déterminants, je prenais vivement conscience dans quelle mesure la mise à nu devant le groupe, est une clef pour ma renaissance/rédemption.

Tout à coup il était clair qu’une fois ce qui est enfoui, révélé, les pièges de la prédation et les mécanismes de répétition, auxquels mon ego peut être attaché puisqu’ils lui évitent de regarder à la base de sa programmation et de contacter sa souffrance, n’ont plus de raison d’être. Le fait de fuir et de se caparaçonner, qui constituent une perte d’énergie immense, n’ont plus d’utilité puisque tout est mis "au grand jour". C’est un objectif qui vaut le coup d’être atteint, car il représente un gain énorme.

J’eus la vision d’un échafaudage de mensonges tombant comme un château de cartes, et la conviction que le prédateur lui-même, pourrait comprendre qu’il a tout à gagner d’une telle transparence. Face à cet enjeu, la barrière du jugement, me parut bien moindre.

 

Dans mes souvenirs, un renforcement de la programmation SDS et de ses conséquences (lutte intérieure, intentions contradictoires vis à vis de ma sœur), s’est produit lorsque la proximité charnelle avec sœur, cessa définitivement. Vers 5-7ans. Matérialisée dans ma mémoire, par la fin des bains en commun. Ce fut un des moments les plus douloureux de ma vie, mais mon attitude fut de l’intérioriser. Ce qui peut paraître logique à cet age-là, quand on a très peu d’outils pour exprimer ce que l’on ressent et que la situation a lieu dans un contexte qui n’est pas forcément propice à une extériorisation des ressentis. Mais je pense aussi que peu de monde n’eut même un début d’idée de ce que je vécus alors. Ce qui est clair à posteriori, c’est que l’impression de déchirure éprouvée à cette période, était déjà présente au fond de moi. Elle fut ravivée par la situation, comme elle l’avait déjà été par exemple, lors de la séparation vécue à la naissance. Le scénario/programme se répétait d’une ligne à l’autre, et au sein de la même ligne.

 

J’ai revécu ce déchirement traumatisant, des années plus tard, lors de circonstances qui m’aident, à la lumière des informations récemment émergées, à mieux comprendre la construction de ma part SDS.

J’observe qu’après la période où intervient l’événement que je vais raconter, j’abandonnais le personnage de l’alcoolique pour me construire une façade beaucoup plus lissée, mais finalement aussi, plus hermétique aux émotions. Sans doute par protection, car à ce moment-là, je ne posais pas plus qu’à d’autres moments, un regard apte à éclairer les chamboulements de ma vie, où se côtoyaient de manière puissante et inattendue, le visage transcendant de la réalité qui surgissait, et les déboires en tout genre.

 

Bien que la scène se déroule au "bout de la Terre", en Finistère, elle annonce ma venue dans le sud de la France et toutes les péripéties qui allaient suivre.

Je venais de rencontrer Laure (ma sœur s’appelle Laurence), qui était devenue ma compagne. Avec elle je plongeais rapidement dans un scénario comparable à celui de 37,2 le matin, le film de Jean Jacques Beineix. Une véritable tornade émotionnelle passa sur ma vie pendant 10 mois. Les situations au caractère borderline, et les révélations spirituelles s’enchaînaient jour et nuit de manière ininterrompue ! L’émotionnel que je contenais, débordait du coté de Laure qui était sous l’impact d’un nombre incalculables de connexions, que sa nature entière et son état (piloté en haut lieu SDS), l’amenaient à prendre toujours "à chaud". Sans qu’elle en soit vraiment consciente, au milieu de ce charivari, elle m’initiait au monde immatériel, qui visiblement était la source de celui beaucoup plus matériel, auquel je souhaitais me cantonner. Ma réceptivité à cet au delà fut réveillée de manière brutale. J’étais terriblement angoissé par ce temps de révélations et mon incapacité à contrôler la situation.

 

Un soir nous vînmes avec d’autres personnes en bord d’océan. Une tempête battait son plein. À un moment, m’apercevant que Laure avait disparu, je partis la chercher du coté de la plage. De grandes vagues frappaient bruyamment la grève. Un vent chargé d’embruns soufflait en continu. La visibilité était très faible. J’appelais Laure pendant de longues minutes tout en explorant le rivage en proie aux éléments. Personne. Je tombais finalement sur ses chaussures. Cette découverte m’apparut aussitôt terrifiante. Mes jambes défaillirent et je tomais à genou en pleurs, la croyant emportée par les flots. J’avais la sensation insoutenable que l’on m’avait arraché une part de moi. Et au fond, le désespoir d’être mis face à l’abîme glacé, d’un manque viscéral m’habitant.

Nous retrouvâmes Laure au petit matin, dans un village situé à quelques Km de là. Elle était dans un état proche de l’hystérie.

 

Je reviens maintenant au contexte familial et à la relation avec ma sœur jumelle. À l’age de la pré-adolescence, à mes débuts dans le domaine de la sexualité, c’est à dire à l’age où je découvrais l’auto-sexualité – il y aurait un rayon à raconter là-dessus du point de vue programmatoire, une autre fois –, moment charnière pour les prédateurs comme pour moi, se produisit un fait dont je n’ai jamais parlé ou, à demi-mots.

Je ne me rappelle plus les circonstances de ce qui s’est passé ou même s’il y en avaient vraiment, mais un jour je rentrais dans la chambre de ma sœur, et je me couchais sur elle, avec l’espoir qu’elle accepterait un rapport sexuel ou se laisserait faire. Elle résista, j’insistais quelques secondes en m’imposant physiquement. Comme elle continuait de me refouler, je me redressais et sortis de la chambre.

Cette scène resta secrète. Bien qu’elle affecta notre relation, je n’en parlai jamais avec ma sœur. Cela fut un virage dans le développement de ma sexualité. Une articulation majeure de ma programmation en général et de la honte que j’ai de moi-même. C’est là aussi que je situe la naissance de l’alter prédateur sexuel.

 

Je me souviens que c’est la première fois où j’agis dans le domaine sexuel avec l’attitude de celui à qui l’on doit quelque chose. Je pense que cette attitude occultait autant le fait qu’un interdit était bravé que celui de l’intrusion et des problèmes de conscience qu’elle me posait. Et elle s’appuyait sur mon statut de "petit roi" au sein de la famille – correspondant sur un autre plan à la "mission" d’avoir à résoudre certaines problématiques de la fratrie – et sur celui de sauveur que je m’étais attribué vis à vis de ma sœur.

 

Entre l’œdipe dirigé vers ma mère, l’attachement à ma sœur et le jugement de mon monde intime, un grand pan de ma sexualité et de ma vie affective resta longtemps tourné vers l’intérieur de la famille. Figé dans la configuration instituée par cet événement incestueux.

La possibilité d’une relation avec quelqu’un d’extérieur parut inaccessible durant des années et je nourris une grande timidité. Ce qui peut paraître bizarre vu le nombre important de relations que j’ai eu par la suite. Mais je pense que, même si elles remettaient parfois en scène ce qui y était stigmatisé, ces relations m’évitaient d’avoir à regarder au fond de moi. Bien des fois également, par leur non-sens, les relations que je tissais revêtaient une forme d’auto-punition.

 

Cela me ramène à parler de ma relation avec Hélène, afin d’illustrer la reproduction de cette structure programmatoire dans le temps, au travers du vecteur de la sexualité que j’aborde ici.

Mais avant cela, je dois évoquer un phénomène : le fait que le développement de ma programmation fut caractérisé par une période de latence. Celle-ci correspond à la première partie de ma vie d’adulte. Cette période où je m’adonne à l’alcoolisme et à l’usage de divers stupéfiants. C’est celle qui précède mon installation dans la région audoise. Je pense que ce temps de latence était nécessaire aux Maîtres du Service de soi pour qu’ils parviennent à une programmation plus complète et plus efficiente, par le biais d’événements supplémentaires. En me retournant sur mon parcours, je vois d’ailleurs surtout celle-ci se révéler dans les relations que je nouais après mon arrivée dans l’Aude, notamment durant le passage où l’influence New-Age était la plus forte.

Sans doute à cause de cela, la présence de mes programmes sexuels SDS fut particulièrement marquée dans mes rapports avec Hélène, puisqu’ils arrivèrent après cette période d’"optimisation". Sans doute aussi parce que c’est dans ce cadre, que les programmes en question commencèrent à être mis en lumière. Vous trouverez la possibilité de parfaire le tour d’horizon de cette programmation à travers les écrits d’Hélène, où vous aurez accès aux compréhensions de celle qui était face aux comportements induits par cette programmation-là.

 

Dès que nous avons commencé à avoir des rapports sexuels, de nombreux liens antérieurs porteurs de mémoires de viols et d’abus, se manifestèrent. Hélène était assaillie par diverses sensations et son corps réagissait fortement. Elle pouvait ressentir du dégoût, avoir de violentes nausées, des spasmes respiratoires et finissait souvent par se crisper totalement. La vibration de mes mémoires de violeur, mais également leur présence transparaissant dans mes comportements, déclenchaient systématiquement une réponse émotionnelle et corporelle chez elle.

Bien que j’essayais d’être à l’écoute de ce qui se passait et de ce que me transmettait Hélène, ses réactions incontrôlables provoquaient quasi inéluctablement l’amplification de mes comportements/programmes intrusifs. Avec la contrariété, de grandes tensions s’emparaient de mon corps, appuyées par le fait que le prédateur focalisait mon esprit sur l’objectif du coït. Je passais alors comme sur un mode automatique dont j’avais beaucoup de mal à sortir et durant lequel je tentais de forcer la pénétration.

Un sentiment de rejet et une énorme frustration me gagnaient, stimulés par le regard porté par le prédateur sur les autres problématiques auxquelles nous faisions face. Petit à petit je me repliais sur moi-même sans pouvoir prendre du recul.

 

Le besoin sexuel reste encore aujourd’hui, un levier de contrôle privilégié des opérateurs transdimensionnels. Le système de prédation mise particulièrement sur ce curseur ces derniers temps. Il sait qu’il a là un bon moyen de m’empêcher de sortir de mes fonctionnements.

 

Attention, mon propos n’est pas de dire que la sexualité est mal, ni qu’elle est bien d’ailleurs. Mais d’expliquer que dans mon cas, comme dans beaucoup d’autres je pense, l’excitation sexuelle et les conditionnements sur lesquels elle peut reposer, sont un moyen pour le Service de soi de nous hameçonner.

 

Mais avant d’aller plus loin sur cette manipulation, je dois dire qu’encore une fois, je sens que l’Ange se sert du système SDS, et des moments où il augmente son degré de manipulation, pour me rendre son scénario contrefait plus visible. Grâce à l’Ange une permutation de mon point de vue s’exerce, et je vois au-delà de la mascarade du Service de soi, l’existence d’un véritable mode d’échange, augurant d’une implication différente dans la réalité, c’est à dire de la possibilité d’utiliser mon pouvoir créateur de manière consciente. Cela découle aussi du fait que je demande régulièrement à mon Soi supérieur de me montrer la vérité, et que j’accepte de plus en plus ses leçons.

 

Les prédateurs suscitent ma libido (au mois de février pendant une dizaine de jours !), et l’orientent vers tel ou tel type de femme. Où bien ils peuvent également amener l’une d’elle à prendre un rôle principal dans mon film, en jouant sur mon pouvoir d’attraction alors sous influence. Dans ce cas la stimulation a lieu lors de l’entrée en scène de la personne. Mais en règle générale, et surtout en ce moment, les prédateurs font feu de tout bois, et les deux "options" sont utilisées en même temps.

Pour ce faire, et ceci par exemple, lorsque ma libido est au calme plat et que je suis concentré sur mon processus de conscientisation, ils projettent directement des scènes et des images dans ma psyché pour réveiller des fantasmes, ce qui avec l’action des hormones et autres neurotransmetteurs, forme un cocktail très très efficace. Sauf que je commence à bien cerner la technique, et parfois, la tournure grossière que prend le stratagème me saute aux yeux. Mais comme de nombreuses addictions le font, malgré la conscience du danger et du coté illusoire de l’objet de notre désir, lorsque survient un sentiment de déstabilisation, on y retombe souvent. Je me fais encore baladé, dans le sens que cela mobilise encore beaucoup de mon énergie et de mon attention sous une forme mécanique.

 

Actuellement, certains profils de femmes suscitent ma libido de façon récurrente. Ce sont les femmes matures (ayant à priori déjà procréé et ayant donc parfois des enfants en bas-age) et les lolitas perdues "s’interrogeant sur le sens de leur vie". Je précise que ces critères sont ceux du prédateur, et qu’il identifie ses "cibles" selon ses "paramètres". Vous l’aurez deviné, l’une, la femme mature correspond à l’image de ma mère, et la figure de la femme-enfant, à celle de ma sœur et au rôle du sauveur que j’ai pu jouer avec elle.

Ces profils se chevauchent parfois, et je m’aperçois qu’ils transparaissaient souvent dans le "choix" de mes partenaires passées. D’ailleurs, force est de constater que nombre d’entre elles cumulaient à mon avis ces deux facettes. Tandis que d’autres étaient sans doute plus spécifiquement rangées, dans l’une ou l’autre de ces catégories.

La femme mature a souvent un fessier généreux. Aspect de la programmation imprimé dans mon subconscient, l’orgasme au sein de ces chairs amples, est perçu comme une façon de disparaître en retournant à une sorte de néant primal. Je peux être assailli par diverses pulsions comme celle de rechercher les sensations engrammées dans ce fantasme – qui se superpose peut-être à l’archétype de la déesse païenne corpulente, qui sait ! Les impressions convoitées sont associées à l’idée d’un extase apte à subjuguer ma conscience et à me faire oublier temporairement les déconvenues et l’absurdité du destin SDS. Une petite mort et une plongée plus profonde dans les circuits de l’inconscience. Encore un parallèle évident avec les effets chimiques et psychiques des drogues et des comportements addictifs en général.

 

Du coup, arrivé à ce point de la conscientisation, la structure psychique conditionnant mon rapport à moi-même et aux autres (le tableau de commande des opérateurs SDS), et plus particulièrement à la polarité féminine, m’apparaissait clairement. Cette structure alimente la fameuse bulle/armure/fermeture émotionnelle, c’est à dire à la partition des différents alter, formant en quelque sorte les morceaux de l’armure. Évidemment c’est une structure duelle, que les schémas suivants, imbriqués, m’aident à visualiser :

 

# comportements de sauveur et de dominant – actes intrusifs s’apparentant à l’inceste et au viol

peur d’être abandonné – sensation de déchirure intérieure

 

# recherche de fusion avec l’autre – forte libido – présence d’un alter-prédateur-sexuel

/

déception – frustration – dévalorisation

 

# façade sociale – jeux de rôles sur le mode extraverti

/

repli sur soi – auto-exclusion – honte – introversion

 

# paranoïa – rébellion – sentiments d’injustice et de rejet – victimisation

/

culpabilité – besoin de se racheter – auto-punition et auto-jugement

 

Ces schémas sont source de multiples cercles vicieux comme nous avons pu le constater. C’est à dire que l’on peut considérer que les situations que cette structure génère, tendent à agir sur moi comme des boucles de rétro-action involutives qui renforcent et masquent la structure de base. Ce qui fait que l’énergie continuant à s’y accumuler, alimente en retour la répétition des situations observées. Et ainsi de suite.

L’occultation de ces schémas est favorisée par l’influence transdimensionnel de scénarios semblables, et par un contexte de non-dits et d’ententes tacites (familiaux et sociétaux) grâce auquel chaque protagoniste pense s’assurer son capital affectif et matériel.

 

J’intègre à quel point une telle structure, à la fois psychique, vibratoire, chimique, généalogique et multidimensionnelle, reconduite par le système de contrôle d’instant en instant, peut conditionner toute une vie : l’intime, la famille, le métier, l’apparence, les comportements, les centres d’intérêt, sans oublier la physiologie. Et finalement toute une société…

Cette programmation a en effet son pendant à l’échelle collective, comme la majorité des programmes qui n’existent que parce qu’ils influent en même temps le niveau individuel et le niveau social.

L’incendie de Notre Dame de Paris est un viol perpétué à différentes fins manipulatoires, et un blasphème cherchant à atteindre le pourvoir guide et créateur féminin.

 

Une page vient d’être éclairée. Ce qui consistait visiblement à me donner une vision plus complète de mes schémas à travers l’angle de la sexualité et celui de ma relation au féminin. Cette mise en lumière laisse apparaître d’autres ramifications à l’origine des comportements pointés au fil de ce texte. La page éclairée appelle à tourner d’autres pages pour libérer les messages qu’elles contiennent. Pour preuve, pendant la finalisation de ce texte, un enchaînement de circonstances m’ont confronté à d’autres facettes de ma bulle-armure, matérialisées par d’autres alter. Ceux que je nomme le justicier, le juge, ou encore le parano. Ce sont des facettes que j’avais donc déjà identifiées, mais que du coup j’étais disposé à voir plus en profondeur. Ce qui m’as permis d’accepter l’énorme auto-jugement (et le jugement) – se rapportant aux mémoires citées précédemment mais aussi à d’autres – qui les obsèdent, et de lâcher davantage le contrôle et la rigidité derrière lesquelles je me retranche lorsque je suis dans la peau de ces personnages. En parallèle, je sentais le besoin impérieux de laisser la place à une part plus spontanée qui étouffe, et qui semble avoir pour rôle de m’aider à m’ouvrir et d’aider ma conscience SDA à s’épanouir.

 

Suite au prochain épisode.

 

David

 

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